Émile le boucher avait tout pour être heureux, un métier qu’il aimait, une jolie clientèle, mais il lui manquait l’essentiel…Attention, Émile ! L’amitié peut surgir sans prévenir...
DES ILLUSTRATIONS AU CHARME VINTAGE COMME J'AIME ET UN HUMOUR TRES SECOND DEGRÉ A SAVOURER PARCE QUE MIJOTÉ AUX PETITS OIGNONS.
Au Cochon d'Émile, par Stéphane Henrich (Kaléidoscope, 2012)
Le nouveau guide de survie de Françoize Boucher est d'utilité publique, puisqu'il va mieux vous expliquer, aux petits et aux grands, les relations entre parents et enfants. Un vaste programme. Pour cela, Françoize Boucher a opté pour L'HUMOUR en une série d'exemples archi gribouillés, avec des couleurs flashy, et des commentaires désopilants, mais toutes les situations mises en scène sont VRAIES. Parents et enfants ont tout à apprendre de cet ouvrage !
Comment mieux vivre en famille, grâce à Françoize Boucher. Une lecture franchement drôlissime. Je le conseille pour les parents de jeunes adolescents, ils se reconnaîtront.
Le livre qui t'explique enfin tout sur les parents : Pourquoi ils te font manger des légumes et tout le reste, par Françoize Boucher (Nathan, 2012)
La maison de Michael Glass est en ébullition, après les vampires, ce sont des bikers qui débarquent pour faire la peau de ses habitants. Eve et Claire sont terrorisées, Shane n'en mène pas large, se sentant responsable du désastre, puisque c'est son père qui est à la tête des caïds. Frank Collins est de retour à Morganville pour tuer le maximum de sangsues et assouvir sa soif de vengeance. Or, tout se passe mal et c'est Shane lui-même qui va servir de bouc-émissaire. Notre petite Claire, éperdument amoureuse, veut sauver le garçon et tente tout et n'importe quoi pour y parvenir. Alors, ça court dans tous les sens, ça hurle, ça tue, ça menace et ça ne fait pas dans la dentelle. Cette série est riche d'un univers furieusement gothique, l'atmosphère est oppressante, toutefois on y adhère complètement. Par contre, là où le souci se pose, c'est concernant le charisme des personnages. Claire, en tête, est une stupide petite chose, qui n'en fait qu'à sa tête et qui se met dans des situations compromettantes, sans prendre en compte les émotions de ses proches. Elle agit selon son instinct, et son instinct lui dicte de sauver Shane. Le garçon, dans son genre, est un sombre idiot qui agit aussi avant de réfléchir. Heureusement, dans ce tome, il est passablement absent. Et j'ai beau essayé, mais je n'arrive pas à croire une seconde à leur histoire d'amour. Claire a seize ans, on croirait une vierge effarouchée, non, franchement, c'est ridicule. A côté, nous avons le couple Eve-Michael, beaucoup plus excitant, sauf que l'auteur le place trop souvent dans l'ombre. Elle a néanmoins pris une initiative importante en faisant évoluer le personnage de Michael, parce qu'à ce rythme-là, je trouvais que le garçon était inutile, coincé dans un rôle de figuration. D'autres personnalités se révèlent, comme la Fondatrice Amelie, ou Sam le rouquin, sans négliger le très pervers Oliver. La série s'appuie donc sur un univers vampirique plus sombre et roublard qu'il ne paraît, parmi lequel les humains sont comme des marionnettes, manipulées, abusées, exploitées sans vergogne. Bref, un socle solide mais des personnages un peu creux. J'espère davantage de la suite !
Vampire City tome 2 - Rachel Caine Hachette, coll. Black Moon, 2011. Traduction de Alice Delarbre. en VO : The Dead Girls' Dance
La vie maritale offre à Alexia l'occasion de s'envoyer en l'air, par dirigeable, et de découvrir l'Ecosse et ses kilts, avec un aplomb tout à fait remarquable. Il faut dire que la paranaturelle a déjà frôlé la mort par deux fois, c'en est assez pour rouspéter et fourrer son nez dans les affaires de son mari, de plus en plus cachottier. Alors que tous deux affrontent son ancienne meute de Kingair, un phénomène d'humanisation frappe les créatures surnaturelles, sans raison valable. Comme c'est étrange ! De plus, la meute est rancunière et veut protéger ses secrets, mais Alexia n'en peut plus de faire semblant et brûle de mettre les pieds dans les plats. La connaissant, cela promet d'être virulent. Et de nouvelles rencontres, comme la modiste française, Mme Lefoux, aux allures excentriques, sèment le trouble dans l'esprit de notre héroïne, ça et les déboires sentimentaux de miss Ivy et la soudaine obsession lubrique de sa soeur Felicity, quel chantier ! Je ne sais plus si je suis amoureuse de l'univers de Gail Carriger, ou de ses personnages, ou de l'humour, ou même de l'intrigue bien fournie et mystérieuse, sans oublier le point final, crucial, mémorable, impitoyable. Tout ce que je sais, c'est qu'il ne faudrait pas attendre trop longtemps pour dévorer la suite. Miam !
Changeless (Parasol Protectorate #2) - Gail Carriger Published April 1st 2010 by Orbit
Quelques perles :
“I like fish," chirruped Tunstell. "Really, Mr. Tunstell? What is your preferred breed?" "Well"--Tunstell hesitated--"you know, the um, ones that"--he made a swooping motion with both hands--"uh, swim.”
***
She reached inside the wide ruffle and pulled out a little vial. “Poison?” asked Lady Maccon, tilting her head to one side. “Certainly not. Something far more important: perfume. We cannot very well have you fighting crime unscented, now, can we?” “Oh.” Alexia nodded gravely. After all, Madame Lefoux was French. “Certainly not.”
J'ai aimé cette petite Muette, qui appartient à une famille nombreuse et bruyante. J'ai aimé ses silences et ses dialogues intérieurs. Un jour, elle rencontre un nouveau camarade de jeux, lui aussi est réservé et ne parle pas beaucoup, et pourtant ces deux-là vont avoir le déclic. La fillette va découvrir qu'elle a des tas d'histoires à raconter, alors elle se libère. C'est le feu vert pour elle, pour se lancer dans l'action et suivre le mouvement de sa tribu agitée. Et quelle poésie derrière chaque page, quelle délicatesse aussi. L'ensemble est admirablement illustré par Alexandra Pichard, avec simplicité et sobriété, de quoi apporter un peu de fraîcheur au texte d'Anne Cortey. Vraiment, une jolie association. Une lecture vraie, belle, touchante.
Les mots dehors, moi avec eux. On dansera, on trébuchera. Et puis on verra bien...
Muette, par Anne Cortey et Alexandra Pichard (Autrement, 2011)
Découvert ce roman graphique, ou cet album, ou bien ce recueil de petites annonces illustrées :
Missed Connections est à la base un site où des inconnus adressent à d'autres inconnus des petites annonces suite à leur rencontre furtive, mais intuitive. Ce sont des petites bouteilles lancées à la mer. Sophie Blackall a découvert ce phénomène et s'est aussitôt passionnée pour toutes ces histoires, à tel point qu'elle a rassemblé les textes les plus drôles, les plus poignants, les plus poétiques dans un recueil, en y apportant sa touche personnelle, à savoir les illustrations. Le résultat est parfait ! Et le point commun entre toutes ces histoires, c'est le grand vide qu'elles laissent. Avec cette question imparable : et si ... ? Parce que nous restons là avec nos incertitudes, nos interrogations. Nous ne savons pas si les messages trouveront une réponse. C'est l'autre charme de la vie, après la rencontre et ce sentiment qui fait qu'un petit détail de rien du tout peut à jamais nous bouleverser, il y a aussi le fait de ne pas savoir. Et de vivre avec. En somme, ce livre s'adresse à tous les amoureux des signaux de fumée, et des lettres écrites dans le sable.
Bec-en-l'Air avait percé deux trous dans la nuit noire. « Mais derrière la nuit on y voit clair ! » s’écria-t-il. « Ohé ! Y a quelqu'un ? » De l’autre côté de la nuit, là où l’on voit clair, il n’y avait pas le moindre petit bec en l’air.
De l'autre côté, dans la nuit noire, Bec-en-l'Air s'était endormi. Mais par les deux petits trous, ça faisait des courants d'air, ça sifflait, ça soufflait à lui ébouriffer les plumes.
Où il est question de la création du monde et de l'univers si poétique et distingué de Betty Bone. Très chic.
Bec-en-l'Air, par Martine Laffon et Betty Bone (éd. Thierry Magnier, 2011)
J'ai l'impression qu'en ce moment je suis très sensible à des histoires dont l'atmosphère dégage une sensation de cocon et de sérénité (ou est-ce parce que c'est ce dont j'ai le plus besoin et envie ?). Pas de doute, Anne Brouillard excelle dans ce domaine ! Elle avait su m'enchanter avec un autre titre, De l'autre côté du lac, un voyage unique, beau, chaleureux et apaisant. Une fois encore, la magie a eu lieu et la délicatesse a été au rendez-vous.
Dans sa chambre, bébé dort. Sa maman vaque à ses occupations dans la pièce d'à côté en fredonnant une douce berceuse. Le merle, sur sa branche, se garde bien de perturber cette tendre tranquillité, tandis que dans le jardin les enfants jouent au ballon.
Voilà une histoire qui s'épanouit dans la simplicité, et dont l'absence d'artifices ne nuit surtout pas à la qualité. Il suffit d'admirer les lumières, subtiles et raffinées, de cet après-midi ensoleillé, dans une maison où règnent le calme, l'ordre et le confort. Oui, parce que la description du milieu ordinaire et ménager a aussi un effet rassurant et touchant. Le lecteur se sent à l'aise. Le texte se veut une chanson qui peut être chuchotée ou reprise grâce à la partition glissée en page titre. Tout cela mis ensemble fait de cet album un instant complice pour une lecture définitivement apaisante.
Cette œuvre a été imaginée par Anne Brouillard à la demande du département de la Seine-Saint-Denis, dans le cadre de son aide annuelle à la création d'albums pour les tout-petits. Plus de 8000 exemplaires seront offerts aux enfants dans les crèches et PMI du département.
Berceuse du merle, par Anne Brouillard (Seuil jeunesse, 2011)
Une belle lecture de saison, avec cet album au charme norvégien, Tout schuss !
Nous sommes dans un petit village de montagne en Norvège. Le jour se lève sur le mont Trafollé, et déjà les pistes sont prises d'assaut. C'est une journée bien chargée qui s'annonce, et qu'on découvre, page après page, en suivant là les skieurs, là les athlètes, là les explorateurs et là les promeneurs. Bienvenue dans un univers à part, ici la lecture se veut dépaysante, nous baignons dans la culture nordique, dans les années 50. Impossible de ne pas respirer, et raffoler, ce délicieux parfum de désuétude (la page des cagoules, notamment). On suit des tranches de vie amusantes, avec des détails cocasses et attendrissants, les illustrations sont ravissantes et la séduction opère doucement mais sûrement. Voilà un album simple, attachant et qui sait délivrer tous les beaux côtés de l'hiver. A découvrir, au chaud.
Tout Schuss ! par Bjorn R. Lie (Ed. Thierry Magnier, 2011)
Ce troisième tome se consacre au coeur du problème : la relation tumultueuse entre Merit et Ethan. Ces deux-là se tournent autour depuis le début, ils s'attirent et se repoussent, vont-ils enfin passer à l'action ? Oui. Amen. Sauf que la messe n'est pas dite, et de nouveau la passion tourmentée de notre couple vedette va revenir sur le devant de la scène. Comme c'est frustrant ! D'un autre côté, c'est ce qui alimente la série, et ici, pas de doute possible, l'intensité sexuelle est à son apogée. Merit est une héroïne admirable, elle aura besoin de toute sa force pour affronter ce que Sullivan va lui infliger. Ethan est odieux, oui, mais il est sexy et irrésistible dans son genre. Ce vampire est toxique, que voulez-vous, c'est ce que les filles veulent. Il serait, toutefois, difficile de résister à ses déclarations. Lorsqu'il abat ses cartes et annonce enfin qu'il est totalement démuni face à sa Sentinelle, ou lorsqu'il reconnaît qu'il a besoin d'elle plus qu'il n'en a jamais eu conscience dans sa longue existence, la lectrice pousse de grooos soupirs extatiques. Avec toutes ses hormones en ébullition, on en oublierait presque qu'une intrigue politique se dresse à côté. Les métamorphes se réunissent à Chicago pour décider s'ils veulent affronter le climat haineux de la population ou s'ils préfèrent rentrer chez eux à l'abri, en laissant tomber les vampires, leurs pires ennemis. Fait exceptionnel, l'Alpha Gabriel a sollicité l'aide de Sullivan et de Merit pour sa protection. Un contrat sur sa tête a été ordonné. Cela sent le grabuge et la trahison. Nos représentants de Cadogan ont de sérieux soucis à se faire. Et justement, la problématique politique frappera de plein fouet leur relation si compliquée... Ce tome 3 signe pour moi mon addiction totale et incompressible envers cette série. La lecture a juste été parfaite, j'en veux encore.
Twice Bitten (Chicagoland Vampires #3) - Chloe Neill Published October 2010 by Gollancz