Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chez Clarabel

Publicité
6 mai 2011

Pêle-mêle Clarabel #33

Quel bonheur de retrouver les petits héros de Perdus ? Retrouvés ! d'Oliver Jeffers.

IMG_3775 IMG_3776

Le pingouin rêve de voler, le petit garçon cherche toutes les astuces possibles, mais il faut se rendre à l'évidence : les pingouins ne volent pas. C'est alors qu'une affiche attire son attention (Vous rêvez de voler ? Le spectacle forain recherche un nouveau boulet de canon vivant.) et le pingouin disparaît. Quel drame. Nos deux meilleurs amis sont séparés et sont tristes l'un sans l'autre. Bien entendu le petit garçon n'abandonne pas l'idée de retrouver son pingouin et d'être présent au moment où celui-ci en aura le plus besoin ! Tout est là : l'amitié, la séparation, la tristesse, l'obsession du rêve qu'on n'atteindra jamais, l'espoir, la trouille, le sentiment d'abandon et d'impuissance, les retrouvailles qui vous nouent l'estomac... Ce sont des émotions fortes, tantôt joyeuses ou désabusées, que parvient à nous transmettre Oliver Jeffers avec un style faussement minimaliste et encore moins naïf. Et puis ses petits héros sont vraiment attachants ! (kaléidoscope, 2011)

Cette histoire de boulet de canon vivant m'a fait penser à JIM POP de Tom Henni,

IMG_3779

Ou l'incroyable numéro du célèbre homme-canon : Jim Pop est projeté en l'air mais, coup de théâtre, il s'envole au-dessus du filet et est propulsé si loin qu'il fait le tour du monde ! L'album est composé de doubles pages où l'on suit dans la partie supérieure ce qu'il se passe sous le chapiteau du cirque et dans la partie inférieure nous suivons la trajectoire fantasmée de Jim Pop autour de la planète. Les couleurs sont pétantes, comme l'histoire !

IMG_3780 IMG_3781 IMG_3782 IMG_3783 IMG_3784 (Rouergue, 2011) 

Un autre spectacle qui ne manquera pas de vous faire sourire, Le loup ne nous mangera pas ! d'Emily Gravett.

leloupne

Emily Gravett revisite le conte des 3 petits cochons et du loup. Cette fois, notre trio n'a peur de rien et le prouve à travers une formidable représentation : ils viennent de capturer le grand méchant loup, admirez ! La bête est docile, apprivoisée, courbe l'échine et connaît son maître. (Effectivement, le Loup se plie à leurs caprices avec une déconcertante facilité !) Le stress monte. Quel suspense. Quand arrive le show où nos cochons dodus et roses se glissent entre les crocs acérés, le coeur du lecteur loupe un battement... Prudence est mère de sûreté. Voyons, les cochons ! Les histoires de bravoure sont souvent des cochonneries. Héhé. Nous avons là du Emily Gravett tout craché - c'est facétieux, joliment croqué, judicieusement détourné, avec un final qui survient après le roulement de tambours. (Ce n'est pas mon préféré non plus. Je trouve qu'il lui manque cette petite touche magique et espiègle qui caractérise le style de cet auteur, dont j'admire beaucoup le travail.)  (Kaléidoscope, 2011)

Publicité
5 mai 2011

"I understand I can't have you. But I want to know you're in the world with me."

forget_you

Oui, encore une comédie romantique mais qui puis-je si mon coeur en redemande ? Il s'agit aussi d'un autre roman de Jennifer Echols, auteur que je viens de découvrir avec Going Too Far et que je chéris d'amour fou. C'est dit ! Forget You raconte une nouvelle fois l'histoire compliquée d'une jeune fille de dix-sept ans, Zoey, qui découvre sa mère après sa tentative de suicide. Son père est fou de rage (il a quitté le foyer pour une autre femme) et menace quiconque de parler de l'incident en dehors des murs de l'hôpital, puis il part en voyage de noces et laisse sa fille pendant une semaine sous vidéosurveillance.

Non seulement Zoey se sent misérable et malheureuse, elle craint aussi de tomber en dépression et préfère agir plutôt que de ruminer toute seule chez elle. Le soir du suicide loupé de sa mère, Zoey débarque sur la plage où a lieu une party avec ses camarades du club de natation, plus quelques footballeurs, dont Brandon, son meilleur ami... avec lequel elle décide de coucher à l'arrière de sa voiture. Couic, ça s'est fait. Elle a désormais un petit copain, tant pis s'il l'évite le plus possible après ça, elle s'accroche comme une moule à son rocher. Puis arrive l'accident de voiture. Un soir d'orage. Zoey se trouve dans les bras de Doug, le type qu'elle déteste le plus, ils échangent des baisers passionnés et se murmurent des mots doux. MAIS QUE S'EST-IL PASSE !?!

Zoey a un énorme trou de mémoire de sa soirée, entre le moment où elle a croisé Doug sur la plage (grosse prise de tête) puis lorsqu'elle se retrouve dans ses bras comme si sa vie en dépendait, il s'est passé un truc démentiel qui a fait chavirer le navire, mais impossible d'en savoir plus. Zoey refuse également d'admettre sa défaillance (peur d'admettre qu'elle devient folle comme sa mère), veut croire à une liaison solide avec Brandon mais passe un temps fou avec Doug, pas toujours charmant, mais somptueusement sarcastique et impitoyable dans sa façon d'être (et de protéger Zoey).

Cela va durer tout le bouquin (soit, 300 pages), c'est agaçant et insupportable de suivre la demoiselle aussi bornée et débile par son absence de jugeotte, par contre c'est forcément irrésistible de scruter l'attitude de son garde-fou, à eux deux l'histoire est montée sur des ressorts, c'est épuisant mais ça rend leur idylle plus forte et vibrante. De même, on est tenu en haleine sur le mystère de la soirée et on fait défiler les pages pour grapiller le moindre indice et recomposer le puzzle. Le dénouement, d'ailleurs, ne finit pas de surprendre. Bref, j'ai adoré !

Forget You - Jennifer Echols
Published July 2010 by MTV

LUENVOLu en VO - 23

4 mai 2011

Gus vs. Greg

Ça sent les vacances d'été dans les librairies ! Voici deux romans pour les juniors qui mêlent l'humour et le divertissement et sonnent le rendez-vous avec leurs héros devenus des copains comme pour de vrai.

IMG_3841

Comment ça commence : C'est sérieux, les vacances. Faut qu'elles soient réussies assez pour qu'on ait bien les forces de repartir pour une année de merdouille. Faut faire un grand nettoyage du cerveau.

Le ton est donné, avec Gus. Les vacances sont et seront phénoménales, sinon ça ne vaudrait pas la peine d'en avoir. Toute la famille roule jusqu'en Bretagne chez le grand-père pour des vacances où la météo fait grise mine, où les algues vertes polluent les plages et interdisent qu'on y pose le petit orteil, mais c'est un rendez-vous imparable car Gus retrouve le cousin Elliot et ensemble ce sont les quatre cent coups assurés. Deux semaines pour s'éclater, rigoler, se moquer des grands ados qui glandouillent, se rincer l'oeil sur la plage et espérer un premier baiser. Puis, direction l'île de beauté. Cela ne ressemble pas à la Bretagne, c'est même très éloigné de ce que Gus a l'habitude de connaître et ça lui plaît aussi, même si son coeur reste à jamais breton...

Le petit Gus ne déçoit pas, il jure toujours comme un charretier, il a des avis sur tout mais confond pas mal les propos entendus dans la bouche des adultes, comme le cou long à la place du colon (!). Son impertinence de gamin intrépide permet aussi à l'auteur de pointer du doigt ce qui dérange (l'immobilier qui pousse comme des champignons et dénature le paysage, la pollution liée aux excréments des porcs dont l'élevage s'intensifie, l'utilisation des kalachnikovs contre les binious pour préserver son chez-soi, et le saucisson d'âne, les bonnes galettes, le vin blanc, le homard... bref c'est qu'on se régale pas mal aussi avec le petit Gus, même si les parties de pêche en Corse sont moins fructueuses.)

Le petit Gus en grandes vacances, par Claudine Desmarteau (Albin Michel, 2011)

IMG_3839

Comment ça commence : Pour moi, les vacances d'été, ce n'est rien de plus que trois mois d'entreprise de démoralisation.

Greg Heffley a une vision très différente des vacances, trois mois à ce régime, ça fait suer ! Cette année, la famille est un peu juste et doit annuler le départ à la mer, ce qui ne bouleverse point notre héros puisqu'il conçoit de rester chez lui, à dormir, jouer sur sa console et regarder la télévision. Or, sa mère ne l'entend pas de cette oreille et le force à sortir - virée à la piscine municipale, avec passage obligatoire devant la douche des hommes (eeerk), obligation de travailler pour rembourser le père de son meilleur copain (trop de smoothies avalés sur son compte !), petite fête d'anniversaire (en comité restreint, ça suffit les invitations loupées), grand projet d'envergure avec un club de lecture (à la durée de vie éphémère), etc. Ce qui est drôle avec Greg, c'est ce ton blasé qui l'accable dès qu'il est confronté à la moindre aventure dans sa petite vie. Ce garçon est paresseux, a un culot monstre et n'est pas très dégourdi. Malgré tout, on adhère à son humour et à sa philosophie de la vie - c'est impayable et on en redemande (le 5ème tome paraîtra en février 2012).

Journal d'un dégonflé : ça fait suer ! par Jeff Kinney (Seuil jeunesse, 2011)

La série a été adaptée au cinéma, voyez la bande-annonce du premier film :

3 mai 2011

Réel ou pas réel ?

(...) Rien n'indique que l'amour, l'attirance ou même la compatibilité de caractère pèseront dans ma décision. J'examinerai simplement ce que chacun de mes compagnons potentiels aura à m'offrir. Comme si, au bout du compte, tout se ramenait à la question de savoir qui du boulanger ou du chasseur saura me garantir la plus grande longévité. C'est horrible à dire de la part de Gale, et horrible à laisser dire de la part de Peeta. Surtout quand on sait que la moindre de mes émotions a aussitôt été récupérée et exploitée par le Capitole comme par les rebelles. Si je devais trancher maintenant, le choix serait simple. Je survivrais très bien sans aucun des deux.

IMG_3843

Vous ne serez jamais assez préparés pour encaisser le choc de cette lecture : troisième et dernier tome de la série Hunger Games, La Révolte surpasse les attentes les plus folles et Suzanne Collins n'hésite pas à nous servir un roman sans concession. C'est dur, douloureux, déprimant, violent, révoltant et plus encore. L'émotion est présente à chaque page car enfin la rébellion est en place. Katniss, l'héroïne, devenue le symbole du peuple oppressé, n'est pourtant plus que l'ombre d'elle-même, cassée moralement, doutant de chaque implication de ses paroles et gestes, mise en scène et manipulée par tous. C'est vous dire comme c'est fort et inattendu... La couverture d'un bleu représentant l'espoir n'est pas anodine, Katniss va s'arracher de ses chaînes pour obtenir sa liberté, mais à quel prix ! ? J'ai lu le roman en VO sitôt sa parution (fin août 2010), j'avais le coeur lourd au moment de tourner la dernière page, j'étais pleine d'amertume (et je le suis encore un peu) car ce livre est tout simplement bouleversant. Les mois ont passé et je n'ai pas su l'oublier. Aujourd'hui, même sa version française me fait frissonner et me rend la tête lourde. J'ai relu tous les passages les plus éprouvants, les plus renversants et de nouveau j'ai vibré au rythme du Mockingjay - le geai moqueur. C'est captivant, mais frustrant aussi. Bien des moments vous échapperont, vous feront hurler de dégoût et d'incompréhension. Mais c'est ce qui élève cette série au rang de rendez-vous exceptionnel et inoubliable. Mon coeur s'est à jamais perdu dans le District 12...

Hunger Games, tome 3 : La révolte - Suzanne Collins
Pocket jeunesse (2011) - 415 pages - 17,90€
traduit de l'anglais (USA) par Guillaume Fournier

2 mai 2011

Un auteur : Yann Coridian

Yann Coridian est apparu sur la scène littéraire en 2010 et a déjà publié 3 romans chez l'école des loisirs (à paraître bientôt, un texte dans le recueil s'intitulant : Mon royaume est un cheval aux côtés de Susie Morgenstern, Christian Oster et Brigitte Smadja). La rencontre a eu lieu au détour d'une lecture, et aussitôt mon coeur a fait des bonds idiots pour me signaler que j'étais grillée, car totalement sous le charme !

Cela a débuté avec Le grand petit déjeuner (un père et son fils partagent un tête-tête attendrissant autour de la table du petit déj' où s'entassent du fromage, des yaourts, des oeufs brouillés, du chorizo, du café et du lait chocolaté), l'ambiance est délicieuse, chaleureuse, intimiste et les illustrations de Gabriel Gay ont accentué cette impression de bulle. J'en suis sortie heureuse, mais vraiment heureuse. Pour bien faire, j'ai donc mis la main sur les deux précédents titres de l'auteur, à commencer par Le jour où mon papa a perdu son papa. J'avais repoussé sa lecture, je ne me sentais pas le courage, j'ai eu raison, c'est beau et triste et sensible, bref ça met la tête à l'envers et le coeur au bord des lèvres, mais c'est raconté avec humour et tendresse aussi donc ça fait du bien. Puis, est venu Mon idiot de beau-père, un texte beaucoup plus drôle et foufou. La mère d'Adam a un nouvel amoureux dans sa vie, un breton répondant au prénom de Loïc (ça rime avec colique). Ce type est un peu dingue, à vrai dire. Lorsque sa mère doit s'absenter pour son travail, elle confie son fils à ce beau-père mystérieux. La cohabitation n'est pas du goût du garçon de neuf ans, qui veut montrer que c'est lui le chef de la maison, mais c'est exactement l'inverse qu'il va se passer. Adam devient témoin et complice de la facétie de cet homme, nous offrant une lecture plus que sympathique ! Une vraie bouffée d'air frais.

IMG_3833

Le jour où papa a perdu son papa, Neuf de l'école des loisirs, 2010 (illustration de couverture : Adrien Albert) ; Mon idiot de beau-père, Neuf de l'école des loisirs, 2010 (illustration de couv: Adrien Albert) ; Le grand petit déjeuner, Mouche de l'école des loisirs, 2011 (illustrations de Gabriel Gay).

Publicité
2 mai 2011

like Belgian chocolate - absolutely sinful and completely irresistible

IMG_3829

Plaisir coupable, mais plaisir véritable ! Finding Sky s'approche de la romance fantastique en s'emparant de certains clichés mais préfère rebrousser son chemin pour emprunter une voie singulière et drolatique ! Est-ce que le fait que l'auteur, Joss Stirling, soit anglaise apporte un truc en plus ? Oui, me dis-je, car le récit est franchement plus décapant et enlevé, passant presque en revue le choc des cultures avec un esprit tout à fait distingué mais piquant et charmant !

Bref, c'est l'histoire d'une petite anglaise, Sky Bright, qui arrive à Wrickenbridge dans le Colorado (par contre, l'histoire se passe en Amérique, comme vous pouvez le constater) et qui fait aussitôt la rencontre de Zed Benedict, le bad boy du lycée. Ces deux-là ne s'aiment pas beaucoup, jusqu'à un fameux match de foot qui va renverser la tendance. Aussitôt il ne la quitte plus, lui fait une déclaration incroyable selon laquelle ils seraient des âmes soeurs, mais Sky prend ses jambes à son cou, convaincue qu'il se fiche d'elle dans son dos.

L'alchimie est forte entre les personnages, cela fait des étincelles partout, Sky et Zed possèdent à eux deux l'intelligence, la finesse, l'entêtement, bref ça le fait et c'est ce qui rend la lecture terriblement excitante. A côté, l'histoire est sympa aussi, même si je trouve toute la partie se passant à Las Vegas un peu moins croustillante (accessoirement, une bande de tueurs est à leurs trousses). Je ne dévoile pas la particularité de Sky (elle a été abandonnée à l'âge de six ans et a tout oublié de son passé) ni celle de Zed et de sa famille, même si je ne pense pas que cela tue le suspense non plus. L'intérêt (oui, oui) de ce roman réside inconstestablement dans le jeu amoureux de notre couple vedette ! Leur relation n'est pas mielleuse, et ça fait bêtement glousser sous cape. J'aime, forcément !

Finding Sky - Joss Stirling
Published October 2010 by OUP Oxford

LUENVOLu en VO - 22

30 avril 2011

Le samedi, c'est permis (d'avoir un coup de coeur) !

Bauchette avait vu juste en révélant Amélie Graux, une illustratrice qu'il fallait suivre de très près ! Je viens de lire Moi, j'aime pas comme je suis (texte d'Alma Brami) et je suis complètement SOUS LE CHARME !!!

IMG_3816

C'est l'histoire d'une petite fille qui a un peu de mal à s'accepter telle qu'elle est : ses joues sont trop rondes, elle a des poils sur les bras, son nez est en trompette, ça la gêne même si maman trouve ça ravissant, elle porte de longs cheveux noirs tressés et envie les beaux cheveux, blonds et raides, de sa copine Sonia. Tous les garçons n'ont d'yeux que pour elle, ou plutôt ils baissent les yeux dès qu'elle éclate de rire. Et puis, il y a Thomas. Il trouve que la petite fille a les plus beaux yeux de toute la Terre. De quoi rosir de plaisir, en baissant la tête et en esquissant un sourire. Qu'est-ce que c'est mignon !!! Et les illustrations d'Amélie Graux rendent l'album encore plus touchant et craquant - j'ai fondu de plaisir en voyant les bouilles des enfants. C'est irrésistible !

IMG_3817 IMG_3818 IMG_3819 IMG_3820 IMG_3821 

(Albin Michel jeunesse, 2011)

Et j'en profite pour vous parler des Trois Grains de Riz par Aki parce que j'ai BEAUCOUP aimé aussi !

IMG_3791

Il y a quelques mois je découvrais la série d'Aki - Pan & Chat (déjà un régal d'humour), j'avais tout de suite adhéré à son style et à son humour (cela me rappelle Anouk Ricard) et j'étais drôlement contente d'apprendre la parution d'un autre livre. Les trois grains de riz sont donc trois soeurs, Eve, Del et Ninie, qui font beaucoup de bêtises en s'amusant chez elles. Elles passent leur temps à se taquiner, se faire peur et créer des nouveaux jeux dans le dos des parents (c'est simple, ils sont transparents !). Cela se présente comme une bande dessinée avec des saynètes (comme le grand album de Rita et Machin !), c'est très court à chaque fois (trop court aussi, frustration quand tu nous tiens !), mais qu'est-ce que c'est drôle ! Les fillettes sont toutes très expressives, j'étais pliée de rire à la moindre chute ou réplique tordante. (Et quand on a soi-même des soeurs, c'est sûr que ça réveille de bons vieux souvenirs et que ça fait ricaner encore plus doucement...) Enfin bref, Trois Grains de Riz est une lecture rigolote et rafraichissante, qui vous fait passer un bon moment et qui fait rugir la bête en vous car le ventre crie famine et en voudrait encore !!! (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

IMG_3792 IMG_3795 IMG_3793 IMG_3794

la bonne adresse : http://www.delphinemach.com/wordpress/

30 avril 2011

Pêle-mêle Clarabel #32

C'était notre découverte d'un soir, Le bébé tombé du train par Jo Hoestlandt & illustré par Andrée Prigent.

IMG_3568

J'ai été ravie par cette lecture, en fait ! C'est l'histoire d'un vieil homme seul, Anatole, dont la maison se situe près d'une voie ferrée. Il est coutume qu'il retrouve toutes sortes de choses dans son jardin, comme des lettres ou une brosse à cheveux, le genre de détails auxquels il a fini par ne plus prêter attention... jusqu'au jour où il découvre avec étonnement un bébé, un vrai bébé qui rampait dans les herbes. Aussitôt Anatole décide de l'adopter et prend soin de l'enfant ; commence alors une belle relation entre le vieil homme et le petit Virgile. Le temps passe, on toque à sa porte mais Anatole rembarre les gendarmes, mais pas cette jeune femme qui se présente à lui. Je me suis laissée porter par l'histoire, n'ayant rien deviner malgré les indices, et la fin a été un beau cadeau que j'ai déballé avec ravissement. J'aime définitivement cette collection (Trimestre, chez Oskar jeunesse) où la voix d'un auteur devient complice du talent d'un illustrateur pour un plaisir de lecture garanti.  

Nous avons également lu le dernier roman d'Agnès de Lestrade, Le jour où j'ai abandonné mes parents.

IMG_3564

Karla-Madeleine n'a pas seulement un prénom impossible à porter, elle a aussi des parents insupportables, tellement différents l'un de l'autre qu'ils passent leur temps à se chamailler. Et quand arrive un gros souci domestique dans la maison, pendant les vacances, et qu'il leur faut donc plier bagages pour aller au camping, Karla-Madeleine ne va plus vouloir supporter les querelles entre ses parents et va choisir de vagabonder entre les allées. Elle y fera une bien étrange rencontre ! Ceci l'amènera à mettre son grain de sel dans les relations conflictuelles de ses parents, en réalisant qu'il existe bel et bien de la tendresse et un amour fou entre eux, puis elle voudra raccomoder ses parents avec leurs familles respectives à l'occasion d'un évènement inattendu. L'histoire doit son rythme enjoué et agréable à son héroïne pétillante, car c'est drôle et facile à lire, même si j'ai trouvé la première partie plus avenante (les situations finales me semblaient trop téléphonées). Très sympa et idéal pour les vacances ! (Rouergue, coll. Dacodac, 2011).

Lu aussi La mensongite galopante d'André Bouchard.

IMG_3569

Voilà une lecture particulièrement loufoque ! Adrien a besoin d'attirer l'attention de ses copains et s'invente donc un oncle imaginaire, Honoré Aubenard, milliardaire après avoir déterré un poireau, soldat de Napoléon et portant désormais un oeil de verre en diamant. Aussi, quelle surprise pour lui lorsqu'il croise dans la rue cet homme pour de vrai et lorsque celui-ci prétend que Adrien est en toc ! L'oncle fait alors tout pour prouver qu'il a raison, convoque même Napoléon pour une partie de cartes avec les parents d'Adrien, fait des merveilles auprès des copains en les invitant à bord de son hélicoptère personnel. Bref, c'est un cas grave de mensongite galopante (une maladie contagieuse qui fait qu'on ne peut pas s'arrêter de mentir) ! C'est d'ailleurs une surenchère perpétuelle entre Adrien et cet oncle imaginaire-qui-existerait-pour-de-vrai, car tous deux, en fin de compte, apprécient d'être la vedette et n'aiment pas qu'on la leur prenne ! Chaque nouvelle page tournée promet un mensonge encore plus dingue et délirant, c'est un texte rigolo, qui montre surtout le bon côté du mensonge (et ses conséquences démentielles) parce que cela ouvre la porte à la folle du logis, et le jeune lecteur appréciera probablement. (Gallimard jeunesse, 2011)

29 avril 2011

Des fois, si on est triste, c'est mieux quand il pleut. Comme ça, dehors, c'est pareil que dans votre tête.

un peu de muguet, comme le bouquet de la princesse Kate !

IMG_3746

La maîtresse de Zoé a choisi de sensibiliser sa classe aux soucis de l'environnement, des économies d'énergie et du recyclage. Les élèves doivent travailler sur un projet commun et rapporter les petits gestes du quotidien effectués pour sauver la planète (éteindre la lumière d'une pièce non occupée, ne plus faire couler l'eau inutilement en cas de brossage de dents, éviter les sacs en plastique...). Dans le même temps, la cousine de Mimi doit passer quelques jours chez elle pendant que ses parents voyagent à l'étranger. Gwen s'attache très vite à une peluche mais Mimi se trouve embarrassée car elle n'imaginait pas s'en séparer pour l'instant. Zoé, en tant que moyenne superhéroïne à la réputation désormais fondée (il s'agit tout de même du 4ème titre de la collection), a bien du pain sur la planche ! Cette série possède un capital sympathie tout à fait appréciable, et même si ma lectrice a bien grandi depuis les débuts de cette série, elle conserve un attachement certain pour Zoé et ses aventures cocasses. L'esthétique de l'ouvrage est toujours aussi charmant (couverture cartonnée à la couleur pastel, beaucoup de dessins à l'intérieur du journal), l'humour de Zoé est une petite bulle de fraîcheur, le propos de l'histoire (Zoé toute verte ?) interpellera les enfants probablement concernés par le sujet (l'école de ma fille en a fait la priorité absolue dans tous ses projets depuis quatre, cinq ans maintenant). Ce n'est pas une lecture révolutionnaire, elle fait du neuf avec du vieux, et Zoé également recycle ses pouvoirs et son ingénuosité. Cela reste, cependant, un vrai plaisir de retrouver la délicieuse Zoé tout court ! (Un prochain tome paraîtra en septembre 2011 : Zoé tout court et le tutu terrible).

Zoé tout court - toute verte ! par C.M. Harper (Nathan, 2011)
traduit de l'anglais par Anne Delcourt

Adobuzz vous invite à jouer pour tenter de gagner des livres "Zoé tout court: Toute verte" de Clarise Mericle Harper. Il vous suffit de répondre à 2 questions et de laisser vos coordonnées pour prendre part au tirage au sort final.

Et pour les enfants qui désirent élargir le sujet, voici Ma planète écologie (19 activités pour comprendre la biodiversité) par Sally Zalewski.

IMG_3742

Voici un concentré d'informations et d'astuces pour découvrir la nature, mettre en garde les enfants contre les dangers de la pollution d'une manière ludique et didactique et les sensibiliser à la protection de l'environnement.

Photographies de Philippe Bourseiller & illustrations d'Iwona Seris (La martinière jeunesse, 2011).

28 avril 2011

"I'd rather be weird and happy than normal and miserable."

IMG_3741

Marisa est une adolescente angoissée, qui déprime facilement parce qu'elle est rapidement submergée par les émotions et qu'elle n'arrive pas à gérer ni à exprimer ce qu'elle ressent. Ce qui explique parfois ses fous rires incontrôlés ou ses airs évasifs. La nouvelle année commence, avec sa réserve de bonnes et mauvaises surprises. Et je n'imaginais pas, un instant, et d'après la couverture, avoir affaire à un roman aussi simple et réaliste que celui-ci.

Il s'agit effectivement d'un joli diaporama, étalé sur une année scolaire, des hauts et des bas de la vie d'une jeune fille de seize ans (ou presque). C'est un sujet rebattu mais il a été traité avec beaucoup de justesse, de sensibilité et d'empathie. Toutefois, c'est fastidieux de supporter les crises de jalousie, les bouderies, la petite soeur qu'on claquerait volontiers, et la meilleure amie qui se cherche, chatte sur le net pour trouver des types plus âgés et qui ensuite reproche à Marisa de la laisser tomber pour son mec.

Bien que j'ai lu le roman sans déplaisir, j'ai été un peu déçue tout de même (faute de compatibilité, bien entendu). De plus, je n'ai pas été touchée par l'intrigue romantique, même si ce ne sont pas les potentiels qui manquent, entre le canon du lycée, le voisin au coeur d'artichaut (et à l'humour ravageur) et le pirate des ondes. Je reste persuadée que que ce roman cherche à entrer en connexion immédiate avec son lecteur, l'un et l'autre doivent se comprendre, ressentir les mêmes choses, ou sinon c'est peine perdue. Ceci dit, et en dépit du fait que l'héroïne ne soit pas une fanfaronne non plus, il règne une atmosphère heureuse et optimiste de bout en bout, ceci voulant rappeler que les troubles émotionnels liés à l'adolescence sont bien souvent passagers et qu'ils trouvent tôt ou tard leurs solutions.

Waiting For You - Susane Colasanti 
Published July 2009 by Viking Juvenile (first published May 2009)

LUENVOLu en VO - 21

Publicité
Chez Clarabel
Publicité
Newsletter
Publicité
2023 Reading Challenge
Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
hide
Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
Ps I Love You


Clarabel's favorite books »
Publicité