"Maman avait oublié de prévenir la nouvelle baby-sitter à propos du sous-sol."
Chloe Saunders voit des fantômes. Depuis son plus jeune âge, en fait. La puberté aidant, ses visions cauchemardesques reprennent, l'adolescente pense devenir folle, son père décide alors de l'interner à Lyle House, un centre qui accueille d'autres jeunes souffrant de troubles psychotiques. Le choc est rude mais Chloe est résolue à soigner son mal. Les pensionnaires qu'elle croise la font trembler, eux aussi ont leurs secrets et elle est curieuse d'en apprendre plus, même si cela risque de l'entraîner sur les chemins de la dissidence, jusqu'à mettre sa propre vie en péril !
L'histoire a du potentiel, et encore... à force de lire des romans de la catégorie YA Paranormal, les mêmes intrigues s'embrassent et se copient entre elles. C'est le risque. J'avais de bons échos concernant l'auteur, Kelley Armstrong, qui s'illustre avec sa série des Femmes de l'Autremonde, j'avais donc placé une confiance absolue dans Pouvoirs Obscurs. Hélas, j'ai été déçue. Je n'ai pas beaucoup apprécié ce premier tome, qui souffre de son leadership car l'histoire prend énormément de temps à se mettre en place. Par contre, l'ambiance de Lyle House est suffisamment glauque pour vous donner la chair de poule et cela n'est pas pour me déplaire. Cela donne un peu de piment.
Les personnages aussi ont peiné à me séduire - l'héroïne est banale et ennuyeuse. L'archétype des adolescentes empotées, qu'on a très envie de secouer. Or, dans l'ensemble, nos protagonistes sont tristement caricaturaux. C'est dommage. La fin connaît quelques soubresauts qui veulent sortir le lecteur de sa torpeur - ok, ce n'est pas fondamentalement mauvais, mais ça ne m'excitait pas davantage. Je suis sortie de ce roman lessivée et passablement déçue. Frustrée d'avoir trop espéré et d'en avoir si peu reçu. Nous verrons pour la suite, ce n'est pas gagné.
Pouvoirs Obscurs #1 : L'invocation - Kelley Armstrong
Castelmore (2011) - 375 pages - 12,90€
traduit de l'anglais (USA) par Olivia Bazin
Il s'agit d'une trilogie. L'éditeur français a privilégié une parution rapprochée des trois tomes puisque la suite paraîtra respectivement en mars et mai 2011.



J'avais lu et apprécié le premier tome, 

Evernight est un pensionnat réservé à une élite, qui ouvre occasionnellement ses portes à une poignée d'étudiants plus ordinaires et issus de milieux divers, dans le cadre d'une politique de "mixité des genres". Bianca est nouvelle, elle a suivi ses parents qui viennent de décrocher un poste d'enseignants, elle ne leur dit pas merci, tant elle se sent peu à sa place parmi la clique snobinarde et dédaigneuse qui constitue la crème d'Evernight. 
Ce dernier tome ne déçoit pas, il est à l'image de toute la série : élégant, palpitant, révélant des faits importants sur la condition féminine du 19ème siècle, dénonçant les violences des bas quartiers londoniens. En gros, c'est une série à la fois instructive et distrayante.
Est-il possible d'apprécier ce qu'un livre nous offre, même si au final on se sent également déçue ? C'est ce qu'il m'arrive ! Je suis incapable d'affirmer ce que j'ai ressenti pour l'ensemble de Si tu m'entends. J'ai été captivée par l'intrigue policière, je me suis ennuyée quant au lien télépathique qui se noue entre le frère et la soeur, j'ai trouvé la fin triste et chiante, je n'ai pas du tout été sensible à l'histoire d'amour, j'ai trouvé insupportable d'avoir une tordue et de ne pouvoir l'éviter, j'ai aimé le cadre et le paysage de la Cornouaille... Bref, voilà un roman qui me laisse un goût mitigé. Beaucoup de frustration, d'amertume et un sentiment de malaise qui n'a cessé d'enfler au fil des pages. 










