Le Camp, de Christophe Nicolas
Cyril vient prêter main forte à son amie Flora qui emménage dans la maison de sa grand-mère dans un petit village du Languedoc. Marie, sa fiancée, doit les rejoindre le lendemain... sauf qu'au moment où elle débarque sur le quai de la gare, personne ne l'attend. Le boulanger itinérant accepte de la prendre en stop et c'est ensemble qu'ils découvrent un village mort, vidé de toute sa population. Que s'est-il passé ? Le lecteur, lui, le sait. Car au cours de la nuit, Cyril, Flora et tous les habitants de La Draille ont été déportés malgré eux dans un bunker, où ils se sont réveillés héberlués et dévastés par ce kidnapping. On imagine tout ce petit monde cloîtré dans un espace exigu, dans l'ignorance totale du pourquoi, du comment, et du après. Aussi, les nerfs sont à vif, les esprits s'échauffent, même s'il devient urgent d'imposer le calme pour comprendre au mieux leur situation et espérer y survivre sans trop de dégâts.
Ce roman est tout simplement incroyable ! On plonge littéralement dans une ambiance unique, sombre, inquiétante et très pesante. Une vraie réussite. On découvre ensuite une histoire qui dépasse l'entendement, mais qui est rondement menée et nous entraîne dans une spirale infernale, où se mêlent action, angoisse, suspense, événements proches du paranormal et aussi du thriller. Excitation garantie. Seul le dénouement pêche à nous embarquer totalement, eu égard à la tension psychologique qui n'a jamais faibli, la solution proposée apparaît tarabiscotée et quelque peu poussive. Mais ceci ne ménage nullement mon enthousiasme général. Une lecture que je recommande !
Fleuve Éditions / Coll. Outre Fleuve, Mars 2016