“Let us dance in the sun, wearing wild flowers in our hair...”

02/09/14

La Patience du diable, de Maxime Chattam

Il est clairement préférable d'avoir lu La Conjuration primitive avant celui-ci.

La Patience du diable

L'histoire nous renvoie auprès de Ludivine Vancker, lieutenant à la Section de Recherche de Paris. La jeune femme est encore fortement traumatisée après les douloureux évènements survenus dix-huit mois plus tôt. Elle a tout tenté pour garder la tête hors de l'eau, même un stage chez le criminologue Richard Mikelis, avec qui elle a appris à cerner la sombre psyché des dangereux sociopathes. Très attachée à son boulot, elle peut s'appuyer sur une équipe solide et efficace, dont Segnon, son socle, sa valeur sûre, qui veille sur elle comme un bon papa gâteau.

Bref, un soir, en région parisienne, l'équipe intervient pour une arrestation de dealers, mais découvre avec horreur qu'ils ne transportent pas de la drogue, mais de la peau humaine ! Une découverte que les inspecteurs ne recoupent pas tout de suite avec la soudaine épidémie de violence qui sévit en France : deux ados qui tirent sur les passagers d'un TGV, des bombes artisanales déposées dans des salles de cinéma, des pistolets à eau remplis d'acide abandonnés dans un centre commercial, un commando suicide dans un restaurant... Le monde est devenu fou !

Mais tout ceci rappelle tristement à Ludivine la sinistre « conjuration primitive », une théorie flippante à laquelle elle avait été confrontée, et qui semble se rejouer sur les mêmes accords, à un seul détail près : l'implication du diable en personne. Hallucinations ou nouveaux préceptes délirants? La gendarmerie est à cran. Le lecteur aussi. Parce qu'on nous assomme de nouveau avec une succession de violence, avec force détails macabres et sanguinolents, et qu'on n'a pas le temps de dire ouf que les faits nous abreuvent, nous étouffent.

C'est la mécanique imparable de M. Chattam, et c'est sombrement efficace. Le livre est peut-être un tout petit peu moins bon que le précédent, avec un goût de réchauffé, mais le résultat est au final infaillible : on ne lâche jamais le morceau et on gobe tout !! La version Audiolib est en cela angoissante à souhait. La réalisation sonore étant quasi inexistante, cela vous fige une ambiance, glaciale et stressante, c'est bluffant. La lecture a de nouveau été confiée à Sylvain Agaësse, qui avait parfaitement réussi à instaurer une tension palpable dans le précédent opus et renouvelle brillamment l'exploit.

On sort de là avec le sentiment d'avoir vu ses cauchemars réveillés et sa paranoïa exacerbée ! Un cocktail de sensations dérangeantes mais tellement grisantes, qui nous fait revenir livre après livre...

Audiolib, juillet 2014 ♦ texte intégral lu par Sylvain Agaësse (durée d'écoute : 14h 45) ♦ éditions Albin Michel, mai 2014


01/09/14

Petit bilan du mois d'août ♪♫•*¨*•.¸¸ ♥ ¸¸.•*¨*•♫♪

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Août... le temps des vacances, quatre semaines de vagabondage, ponctuées entre les rires, les retrouvailles et un bon bol de verdure, de bord de mer et de lectures sur transat, les doigts de pied en éventail.  

Ont donc été lus et appréciés :

♣ La Patience du diable, de Maxime Chattam

♣ Le Passage du diable, d'Anne Fine

♣ Zone B, de Marie Hermanson

♣ La Théorie Gaïa, de M. Chattam

♣ Ma vie, mon ex et autres calamités, de Marie Vareille

♣ Tombée du ciel, de Cecelia Ahern

♣ Saison de lumière, de Francesca Kay

♣ L'école des saveurs, d'Erica Bauermeister

♣ Le château de Cassandra, de Dodie Smith

 

J'ai aussi trouvé le temps de découvrir Parade's End  (moyen) et The Killing  (redoutable, stressant... mais au scénario parfois exagéré). 

Clap de fin sur les vacances.

... Avoir le blues du retour. Plonger son nez dans les nouveautés de la rentrée. Maudire l'anticipation générale qui gommerait presque la léthargie volontaire du mois d'août. Pas avant le 31, pitié... à chaque jour suffit sa peine. Septembre dans les bacs. Fermer les yeux pour ne pas en pleurer. Y croire fort, très fort. Et mijoter des petits lots de consolation réparateurs... Here we go again ! 

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31/07/14

Petit bilan du mois de juillet ♪♫•*¨*•.¸¸ ♥ ¸¸.•*¨*•♫♪

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Juillet, repos, douceur, langueur... voici nos lectures préférées du mois :

♥ Addiction, de Blake Nelson

♥ Comment tomber amoureux... sans tomber, de Susie Morgenstern

♥ Muchachas, de Katherine Pancol

♥ Un petit goût de noisette, de Vanyda

♥ Les demoiselles de Spindle Cove, de Tessa Dare

♥ Harry Potter à l'école des sorciers, de J.K. Rowling

 

... et nous tirons notre révérence pour la saison. Les vacances, enfin...

Passez un bel été !  

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Cet été-là, de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

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Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été à Awago Beach où leurs familles louent des cottages. Ensemble, elles partagent les baignades, les barbecues sur la plage, les paquets de marshmallow avalés au coin du feu, les films d’horreur visionnés en cachette, mais aussi les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Cet été-là, Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, tandis que Windy rêve de devenir la reine du hip-hop. 

Toutefois, chez Rose, l'ambiance n'est pas à la fête. Ses parents ne cessent de se chamailler, un secret plane au-dessus de leurs têtes. Au lieu de s'en libérer, la mère de Rose ressasse son amertume et s'enfonce dans la dépression. La jeune fille fuit le foyer le plus souvent possible pour se changer les idées, mais même son amie Windy ne la fait plus rire comme avant. C'est finalement le garçon du drugstore, celui que les filles surnomment le Dud, qui détournera son attention vers ses amourettes d'été particulièrement mouvementées. 

Cette histoire a le goût de l'enfance, des vacances, des espoirs et des désillusions, tout ça sur fond de désir d'enfant, de frustration, d'accident, d'abandon, d'adoption ... L'histoire est assez classique et se présente comme une chronique douce-amère - une tranche de vie qui capture parfaitement les miracles d'été et la période de transition. Mais cet été-là sera-t-il le cataclysme voulu pour tous les personnages ? la fin reste ouverte !

J'ai aimé le charme ouaté de cette lecture, sa délicatesse et sa simplicité, mais j'ai surtout été fascinée par l'art graphique de cet ouvrage, aux illustrations magnifiques et empreintes d'une grande subtilité. Une lecture charmante et débordante de sensibilité, à laquelle il manque néanmoins un petit souffle...

Rue de Sèvres, mai 2014

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Revivre à Butternut, Tome 2 : Un merveilleux été, de Mary McNear

Un merveilleux été

Daisy avait prévu des retrouvailles au sommet, entre sa mère, son père et elle, autour d'un déjeuner familial pourtant voué à l'échec. Un, sa mère ne pardonne pas ce coup bas. Deux, son père a déserté le foyer peu de temps après sa naissance. Trois, Daisy le voit en cachette depuis un an.
Caroline s'inquiète, à juste titre. Elle connaît le pouvoir de séduction de Jake, ne s'explique pas son soudain retour dans leur existence, se fait du souci pour sa fille et redoute tous les faux espoirs qu'il peut faire naître, avant de les briser sans état d'âme.
Pour l'heure, Jake s'installe à Butternut dans un chalet près du lac, qu'il vient d'hériter. Caroline veut le tenir à distance.
Et puis, entre son amant, son boulot et ses soucis financiers, elle n'a pas la tête pour basculer dans ses vieux souvenirs... pourtant, tenaces. Le corps lui aussi parle, sitôt que Caroline est en présence de son ex, elle se déteste de sentir son cœur battre plus fort.
En parallèle, nous suivons aussi l'histoire sentimentale de Daisy, qui a rencontré un ancien camarade du lycée, désormais garagiste avec son ami d'enfance. Will Hughes était le vilain petit canard, qui n'aimait pas l'école et rêvait d'une vie meilleure pour oublier la misère chez lui. C'est aussi un redoutable tombeur, habitué à faire craquer les filles à l'arrière de son pick-up.
Tout un poème.
Il tente aussitôt sa chance avec Daisy, mais la soirée tourne au désastre. « Je suis vierge. Pas lépreuse. » lui confie-t-elle. Et lui se sauve à toutes jambes !

L'anecdote prête à sourire, mais n'a pas eu l'effet escompté. J'étais plutôt épouvantée.
En vrai, l'histoire est doucereuse, mais assez plate et dépourvue de séduction digne d'une romance d'aujourd'hui. Certes, je n'aime pas la vulgarité ni l'étalage de chair ou les descriptions scabreuses... Un juste milieu, c'est parfait ! Là, c'est une lecture qui semble appartenir à un autre temps. 
À moins d'être férue de sentimentalisme exacerbé, de se contenter de miel onctueux, qui colle aux doigts, ne jugeant pas anormale l'absence de passion au programme ?!
Donc, l'histoire ne surprend pas, ou peu. Grosso modo, elle se base sur les secondes chances, un genre qui ne m'enthousiasme pas follement. Seule la fin s'en tire à bon compte, en proposant une alternative originale. J'ai plutôt apprécié.

Pleine d'indulgence envers cette série, car séduite par l'ambiance estivale et heureuse de retrouver à Butternut un nid douillet et accueillant, j'ai plutôt été déçue du rendez-vous. Le contenu est effectivement charmant, mais beaucoup trop lisse... À la place, cher éditeur, j'aimerais la suite de la série (Destiny) de Toni Blake, merci !!! ;o)

J'ai Lu, coll. Promesses, juillet 2014 ♦ traduit par Sophie Dalle

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30/07/14

Harry Potter à l'école des sorciers, de J. K. Rowling

Harry Potter à l'école des sorciers de J

Cet été, je pars à Poudlard !
Je viens d'écouter le 1er tome de la saga, qui est intégralement lu par Bernard Giraudeau (la 1ère édition date de 2004). L'acteur prête à chaque personnage une voix propre (au risque, parfois, de surprendre et décontenancer), mais délivre là un magnifique jeu d'interprète pour une lecture enlevée, vivante et chaleureuse des aventures du plus célèbre des apprentis sorciers.
Cela m'a permis, par la même occasion, de découvrir ce tout premier tome que je n'avais jamais lu ! Bien évidemment, j'ai été complètement fascinée. Ce livre pose ses marques, installe un univers, des personnages, une trame romanesque follement captivante... tout ne demande qu'à se développer, mais c'est déjà un véritable enchantement.
J'ai aimé renouer avec les origines de la série, rencontrer les Weasley et adopter leur formidable esprit de famille, me familiariser à la magie en même temps que les jeunes héros, aimer Neville (déjà) et déceler en Hermione une jeune fille vulnérable, se sentant seule et sans ami. Bref, tout un tableau à peindre, un monde à construire, à explorer et fantasmer ! (Au cinéma, Chris Columbus a réalisé un travail titanesque... et époustouflant ! Tout y est.)
J'ai failli être déconcertée lorsque j'ai d'abord découvert les voix attribuées à Hagrid ou Ron, mais aussi la lecture linéaire des noms des personnages, Malfoy ou Granger en français dans le texte... Un choix qui n'a pas manqué de m'arracher un sourire !
Cela n'altère en rien le charme dévastateur de cette lecture, que je redécouvre avec enthousiasme et une passion qui ne s'essouffle guère. Je poursuis bien évidemment l'aventure !  ♥

Gallimard jeunesse, coll.  Écoutez lire, rééd. octobre 2013 ♦ texte intégral lu par Bernard Giraudeau (environ 8 heures d'écoute) ♦ traduction de Jean-François Ménard

Mon chat fait ouaf ! de Sandrine Beau et Céline Decorte

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Les animaux de la ferme sont devenus fous ! Le chat fait ouaf, le chien fait cocorico, le mouton fait meuh, le lapin fait groin-groin, la vache fait miaouh... Le fermier n'en croit pas ses yeux, ni ses oreilles.

Il rassemble tout son petit monde, intrigué. Mais qu est-ce qui se passe par ici ? Sont-ils souffrants ? 

Non, non, c'est juste une blague ! Puisqu'aujourd'hui c'est CARNAVAL !!

Ah, ouf. 

Car le fermier, aussi, leur a réservé une petite surprise... hin-hin-hin. 

Cet ouvrage destiné aux tout-petits les invite de manière ludique à identifier les animaux de la ferme et à associer au mieux l'animal et son cri (le canard fait hi-han ?). La lecture est très, très drôle, elle offre aussi une mise en page très aérée (le texte, simplement à gauche), les illustrations sont adorables... et la chute, impayable. Elle vous réserve même une double surprise à la fin !

Une lecture efficace, pleine de fraîcheur et d'humour, comme je les aime. 

p'tit Glénat, avril 2014

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Le monde t'appartient, de Ricardo Bozzi et Olimpia Zagnoli

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La liberté de jouer, la liberté de grandir, la liberté d’être triste, la liberté d’apprendre... 

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Cet album est incontestablement magnifique !

Depuis le graphisme épuré et légèrement rétro, la délicatesse du texte, son sens profond, l'invitation au rêve, à la réflexion, l'imagination débordante, la candeur, la poésie... bref, tout est simplement SUPERBE !

Ce n'est pas seulement un album à lire, c'est surtout un livre à contempler. Le texte, qui séduit par petites touches, se dévoile doucement et est encore plus appréciable à lire à voix haute. Les légendes ne sont que sensibilité et évoquent la liberté sous toutes ses formes, car « le monde t'appartient et tu appartiens au monde ».

C'est l'exemple parfait d'une lecture belle et intellligente, qui se distingue par son élégance et sa sobriété. L'impact n'en est que plus fort !! 

Grasset jeunesse ♦ juin 2014

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