Les mots sont, les mots font, les mots disent Les mots coulent, les mots roulent sur un fil

30/04/16

Bilan du mois : Avril 2016 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

Bday Spring

Mes lectures du mois ... 

 

♣ Quelqu'un pour qui trembler, de Gilles Legardinier ♥♥♥♥½

♣ Ce que je peux te dire d'elles, d'Anne Icart ♥♥♥♥

♣ Les vacances d'un serial killer, de Nadine Monfils ♥♥♥♥

♣ Debout les morts, de Fred Vargas [Relecture] ♥♥♥♥

♣ Carnets noirs, de Stephen King ♥♥♥♥

 

♣ Just Juliette, de Teri Wilson ♥♥♥½

♣ De force, de Karine Giebel ♥♥♥½

♣ Jours parfaits, de Raphael Montes ♥♥♥½

♣ Principes mortels, de Jacques Saussey ♥♥♥½

♣ L'Aiguille creuse, d'après Maurice Leblanc ♥♥♥½

♣ Marie d'en haut, d'Agnès Ledig ♥♥♥

♣ Une affaire de sang, de Bonnie MacBride ♥♥♥

♣ Le Tabac Tresniek, de Robert Seethaler ♥♥♥

♣ La Lune était noire, de Michael Connelly ♥♥♥

♣ No et moi, de Delphine de Vigan [Relecture]  ♥♥♥

 

♣ Nil, de Lynne Matson ♥♥♥♥

♣ Camarades, de Shaïne Cassim ♥♥♥♥

♣ La Légende de Lee-Roy Gordon ♥♥♥♥

♣ Roi de Pique, de Kat Spears ♥♥♥♥

 

♣ Le Mystère Dédale, de Richard Normandon ♥♥♥½

♣ Poppy Pym et la malédiction du pharaon, de Laura Wood ♥♥♥½

♣ #Scandale, de Sarah Ockler ♥♥♥½

♣ L'Empire des auras, de Nadia Coste ♥♥♥

♣ Digitale, de Sarah Wagon ♥♥♥

♣ Paranoïa, de Melissa Bellevigne ♥♥♥

♣ Pour l'honneur de la tribu, de Wendy Constance ♥♥♥

♣ Les Chroniques de Zombieland, de Gena Showater ♥♥½

 

Séries TV

Our Girl, série britannique (BBC 2013) créée par Tony Grounds

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Une série drôlement romancée, et follement romantique, d'une jeune anglaise qui trouve sa voie dans l'armée, et qui se révèle encore plus forte en Afghanistan où Molly Dawes va s'investir plus que de raison (tant d'indiscipline... ça frise le cour martiale !) mais on ferme les yeux pour se laisser bercer par cette belle histoire, avec de l'amour à bord ! ^-^

 

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Bonjour pompier, de Matthieu Maudet & Michaël Escoffier

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Quelle chouette lecture de pompier ! Mais attention, celle-ci n'est pas une histoire comme les autres.

Notre pompier a certes du pain sur la planche et doit intervenir pour éteindre le feu chez son pote qui tentait de faire du popcorn, mais aussi chez un autre copain, en train de faire du barbecue en pleine forêt, et vous imaginez bien la catastrophe. Les enfants noteront ainsi TOUT ce qu'il ne faut PAS FAIRE pour éviter les départs de feu, chez soi ou à l'extérieur.

On a donc bien suivi notre pompier dans ses manœuvres, brandissant tous les accessoires adéquats - le casque, la lance, la grande échelle. Le lecteur est au taquet. Et puis, c'est la fin de journée pour notre pompier. Il est l'heure de rentrer à la maison. Hop, le pompier enlève son casque et ses lunettes... Surprise ! c'est une fille. ^-^

La fin de l'histoire aussi est rigolote, car notre pompier prend peur en découvrant de la fumée s'échapper de la fenêtre de son refuge. C'était avant de tomber sur un comité d'accueil ... qui a roussi le gâteau d'anniversaire. Quelle chouette lecture, pleine d'action et de conseils glissés en douce, sur la flamboyante thématique du pompier, qui passionne toujours les enfants.

Loulou & Cie / L'école des Loisirs ♦ Avril 2016

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Roi de Pique, de Kat Spears

Roi de Pique

Jesse Alderman, surnommé Sway, est le roi de la magouille. Au lycée, il est connu pour sa capacité à résoudre tous les dilemmes de ses petits camarades - cela peut varier des réponses aux prochains contrôles ou aux provisions (alcool, drogue) pour pimenter leurs sauteries. Jesse a toujours la solution. Aussi, lorsque le quaterback vedette lui demande de servir d'entremetteur pour décrocher un rendez-vous avec une certaine Bridget Smalley, le garçon dit banco avec cette fidèle nonchalance qui le caractérise. Seulement, en rencontrant la demoiselle, il est agréablement surpris par ce beau brin de fille, à mille lieues de la pintade écervelée qu'il s'imaginait. Bridget est cultivée, brillante et dévouée (elle rend visite à sa grand-mère qui perd la tête ou s'occupe de jeunes handicapés toutes les semaines). On croirait une sainte, si ce n'est que la demoiselle révèle vite un tempérament farouche et qu'elle va réussir à toucher notre solide gaillard pourtant rompu à la dérobade. Jesse cultive la distance et l'insouciance pour ne pas s'attacher, pour ne plus éprouver le chagrin de la perte, comme celui enduré après la mort de sa mère. Son attitude détachée masque donc une profonde blessure, mais n'allez pas imaginer un roman de pure cucuterie, à la sensiblerie exacerbée, c'est beaucoup mieux que ça, car tellement plus caustique et drôle, et franchement savoureux. J'ai adoré suivre ce rebelle de Jesse Alderman succomber à la douceur et à la tendresse de Bridget ! ^-^ On tombe fatalement sous le charme de cet improbable héros ♫♪ qui pique ton cœur ♪♫ et on adopte dans la foulée la ribambelle de satellites qui gravitent dans son espace (grand-père Hiram, frangin Pete, gothique Joey...). C'est très, très bon. L'humour est sarcastique, le cynisme brandi en étendard, et ça fuse à tous les coins de page, mais ça ne manque pas d'émotion ni de chabadabada... Bref. C'est tout bon. Une étonnante découverte, qui dépasse de loin la faible appréciation laissée par la couverture VF. 

“ Si tu n'es pas trop exigeante, je pourrais passer le reste de ma vie à essayer de te mériter. ”

Nathan, Septembre 2015 - Traduit par Anne Delcourt (Sway)

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Couverture originale

♫♪♫♪♪♫♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♪♫♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

 

Hollydays - Caroline (MC Solaar cover)

 

 

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29/04/16

La Légende de Lee-Roy Gordon, par Aurélie Gerlach

La Légende de Lee-Roy Gordon

Un nouveau roman décapant d'Aurélie Gerlach, après son hilarante série de l'impossible Lola Frizmuth au Japon ! Cette fois, il est question de Paris, de Birmingham, de musique rock, de revival, de mafia, de duos improbables, de whisky et de salade de pâtes au cheddar, mais aussi de paradis perdus, de vocation et d'inspiration, sur fond de création artistique et d'énergie libératoire. En bref, une rencontre explosive. J'ai beaucoup, beaucoup aimé. L'histoire concerne Morgane, dix-sept ans, un bac loupé et plus l'envie de retourner au lycée, une jeunesse qui vivote et le besoin de se trouver une voie et de prouver sa valeur. Morgane répond donc à une petite annonce, pour servir d'assistante à une ancienne légende du rock qui tente son comeback en enregistrant un nouveau disque. D'abord recalée, la jeune fille finit par convaincre la bande qu'elle est un élément indispensable, qui apprend vite et dont la curiosité est sans limites. L'aventure peut commencer, une aventure truffée de hauts et de bas, de situations cocasses et d'entourloupes grandguignolesques, qui donnent forcément un ton mordant au roman. Et quelle bouffée de fraîcheur ! Aurélie Gerlach a de l'humour à revendre, du bagout et de la répartie en toutes situations. Je suis définitivement fan de son style déjanté et décomplexé, ses personnages sont attachants, l'histoire dégouline de musique et ça fait du bien, c'est hyper stimulant à lire, ça vous touche et vous embarque vers un univers folklorique hyper tendance. ♥

Gallimard Jeunesse, Coll. Scripto - mai 2015

Couverture et illustrations : Sandrine Martin

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Pour l'honneur de la tribu, de Wendy Constance

Pour l'honneur de la tribu

Cheval Sauvage tente de prouver à son père qu'il est également un grand chasseur, à l'instar de son frère aîné, mort tragiquement au cours d'une partie de chasse en solitaire. Le garçon éprouve toutefois des difficultés à concilier sa nature sensible et compatissante, notamment à l'égard des animaux, avec son éducation rude et directive. De plus, son cousin Zuni rêve de décrocher le rôle de chef de la tribu et ne cache pas son ambition, n'hésitant pas à braver les interdits et bafouer les règles de sécurité pour vivre son heure de gloire. Une compétition s'engage alors entre les deux garçons quand un autre chef de clan, Mogoll, sollicite leur aide pour retrouver sa fille cadette, Mésange Bleue, qui vient de disparaître. Or, celle-ci a volontairement quitté sa tribu où elle ne se sentait plus à sa place, martyrisée par sa belle-mère et ignorée par son père. Elle souhaite traverser les grandes plaines pour rejoindre la famille de sa mère décédée en couches. Cheval Sauvage parvient à retrouver sa trace et fait le choix de tout quitter pour l'accompagner. Son cousin Zuni n'est pas dupe et piste nos deux fuyards pour gagner davantage de galons. Ce garçon est usant... Tant de ténacité, à son stade, c'est machiavélique. Sans compter que le voyage dans lequel s'engagent Cheval Sauvage et Mésange Bleue est long, périlleux, sans espoir de réussite !

Cette formidable épopée est cependant racontée avec un entrain jovial et captivant qui fait sincèrement plaisir. On plonge ainsi dans une saisissante reproduction de la Préhistoire en Amérique du Nord, où l'on découvre les us et coutumes des tribus, mais aussi les créatures féroces que les hommes n'hésitaient pas à abattre pour survivre (d'où la réflexion finale sur l'extinction des espèces). C'est également un grand roman d'aventures, riche en émotions, dont la lecture se veut modeste et distrayante. Comme il est assez rare de trouver des ouvrages pour la jeunesse se déroulant durant la Préhistoire, cette référence est agréablement surprenante.

Gallimard Jeunesse, Mars 2015 - Traduit par Marie Leymarie (Brave)

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28/04/16

L'Empire des Auras, de Nadia Coste

L'empire des Auras

En 2059, la société est compartimentée selon la couleur de votre aura : les bleus ont tous les privilèges, jugés supérieurs aux rouges, lesquels sont décrétés dangereux et vivent en marge du système. Chloé entre pour la première fois dans un lycée mixte (sa famille n'a plus les moyens de lui payer un lycée d'élite depuis que son père est au chômage). Ce mélange des classes la terrorise, d'autant plus que l'usage des téléphones est strictement interdit car le directeur encourage les uns et les autres à se côtoyer au-delà de leurs préjugés. Mais pour une jeune fille éduquée selon des principes strictes, cette pédagogie est un choc. Pourtant, en cours, elle se lie d'amitié avec une jolie métisse, Jodie, et deux garçons fanfarons, Florent et Ben. Fidèle à sa réputation de coureur de jupons, celui-ci convainc Chloé de sortir en douce de chez elle pour flirter au parc. Toutes ces nouvelles émotions étourdissent notre demoiselle, mais auront aussi un impact sur son aura et sa relation avec ses parents. 

Ce roman incite à la réflexion en traitant de la différence qui divise une société et la fragilise, pendant que les hautes instances abusent de leurs pouvoirs pour creuser les écarts. Ce sujet est hélas toujours dans l'air du temps. Nadia Coste s'adresse aux plus jeunes en installant son histoire dans un contexte familier (l'école, les camarades, l'amitié et l'amour). On sent à ce sujet un fourmillement de sensations, des bisous très poussés, des mains qui s'égarent, des corps qui se touchent et qui se cherchent... J'avoue avoir été surprise par tant de précipitation et de hardiesse. Nos jeunes sont assoiffés et ont des pulsions foudroyantes à assouvir. Je ne m'y attendais pas du tout. Mais l'histoire est entraînante, le contexte et les enjeux sont progressivement établis, l'action ne manque pas et le bouquin se lit tout seul. Très belle couverture de Séverin Millet. 

Seuil Jeunesse, Avril 2016 ♦ ill. de couverture : Séverin Millet

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27/04/16

Digitale, de Sarah Wagon

Digitale

À vingt ans, Jade est déjà calibrée pour devenir une Guérisseuse digne de ce nom, forte d'un héritage controversé qu'elle tente de surpasser (sa mère était qualifiée de déficiente). Mais qu'est-ce donc ? Le monde dans lequel vit Jade Stone s'est reconstruit en prenant le contrôle des émotions de l'humanité - celle-ci s'est détruite à coup de guerre et de bombe atomique. Pour se relever après un massacre sans précédent, hommes et femmes vivent désormais sous l'ascendant d'un système de puces qui programme leurs faits et gestes, leurs pensées, leurs paroles, leurs pulsions. Même leur parcours sentimental est étudié de long en large, chaque couple formé d'après une recherche dans la base de données et une étude de compatibilité. La spontanéité n'a plus lieu d'être, mais chacun vit dans une parfaite harmonie. Ce discours, Jade l'entend depuis ses dix ans. À aucun moment elle n'a osé contester le principe, dans sa famille sa mère était réputée pour être instable et irrécupérable, aussi la jeune fille a grandi avec la volonté de satisfaire à toutes les attentes. Et puis, tout bascule lorsqu'elle se voit confier le cas de Sacha Fleery, un néodéficient qui résiste à tout embrigadement. Son caractère impétueux et survolté interpelle notre héroïne, de plus en plus troublée par ce jeune homme, et pas seulement parce qu'il a osé l'embrasser exprès pour la tirer de sa léthargie. Jade est curieuse, soucieuse de mieux connaître cet individu, et s'investit plus que de raison dans son travail.

Cette lecture n'offre aucune originalité et m'a d'ailleurs fait penser à la série de Teri Terry (Effacée) ou de Heather Anastasiu (Glitch). Je n'ai pourtant pas été déçue par la version qu'en propose Sarah Wagon, jeune auteur française, qui signe là son premier roman, fortement inspiré par le courant dystopique en vogue. Un peu de chauvinisme SVP. Le roman propose donc une intrigue solide, qui combine habilement la réflexion et l'action, mais peine néanmoins à susciter une véritable émotion. C'est là mon problème, je n'ai rien ressenti pour les personnages, j'ai été entraînée dans leurs découvertes et leurs combats, mais je n'ai pas vibré à leurs côtés en tournant les pages frénétiquement. J'attends de la suite qu'elle me surprenne sur ce plan-là ! Quant au reste, à défaut d'être innovant, c'est écrit avec intelligence et se base sur un rythme enlevé et engageant. 

PKJ / Août 2015

Digitale

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26/04/16

Les Chroniques de Zombieland : Alice et le miroir des maléfices (2), La Reine des Zombies (3) de Gena Showalter

Alice et le miroir des Maléfices

Reprise des réjouissances : l'héroïne Alice Bell se remet doucement de ses blessures après la violente attaque subie à la fin du tome 1 -cf. Alice au pays des zombies. Son corps est meurtri, son petit ami s'en veut terriblement, mais la demoiselle insiste pour reprendre du service. Elle tourne en rond comme une folle dans sa chambre. Il lui faut de l'action. Et donc elle déboule au gymnase pour l'entraînement où elle rencontre Gavin, une recrue venue prêter main forte. Leurs regards se croisent, et ouhlàlà... chaud devant ! La vision qui frappe Ali montre le couple en position lascive et sulfureuse. C'en est trop pour son copain Cole qui cogne son poing contre le mur. Grrr, sa frustration sera terrible. Il frappe encore un grand coup en annonçant à sa dulcinée que c'en est fini de leur relation amoureuse. Ali n'est pas contente du tout et lui promet une guerre sans pitié. Elle est d'autant plus rageuse que son ex s'affiche déjà avec une nouvelle conquête - laquelle minaude sous le nez de la reine déchue. Ali riposte et lui colle la raclée de sa vie. RIEN NE VA PLUS chez nos mercenaires de la nuit. Leurs hormones en folie dictent leurs actes et leur raison - les cœurs chavirent et les regrets s'installent en creusant leur amertume. En bref, le navire prend l'eau. On en oublierait presque les zombies sanguinaires, leurs attaques intempestives guidées par une entreprise secrète et la présence d'une taupe au sein de l'équipe. Autre problématique : Ali se découvre une personnalité double. Une Alice maléfique, contaminée par la toxine Z, qu'elle cherche à combattre pour ne pas basculer du côté obscur.

Et je soupire, de dépit. Cette série cristallise, selon moi, la médiocrité et le mauvais goût du genre. C'est très bas de gamme et d'une vulgarité affligeante (personnages, dialogues, attitudes). Tout sonne faux, creux et de troisième zone. La traduction est une nouvelle fois très décevante, la version originale n'étant probablement pas de grande envergure, on reste dans du littéral strict, peu recherché ou fignolé. L'histoire ensuite se cantonne à des psychodrames risibles et immatures, ou bascule dans des scènes de baston pas franchement glamour. Il n'y a aucune finesse, aucun soupçon d'élégance. Après, on peut se dire que c'est juste un bouquin d'action, avec des gosses de 17 ans qui zigouillent des zombies et se débattent avec leurs hormones. Il n'empêche que cela manque cruellement de raffinement et de subtilité, du coup la lecture n'est pas toujours agréable à parcourir. 

Par contre, j'ai toujours trouvé les couvertures accrocheuses. Seul bon point du lot.

Mosaïc, Octobre 2015

Traduction : Emmanuel Plisson (Through the Zombie Glass)

La reine des zombies

Dans le dernier tome, une attaque massive vient surprendre nos tueurs de zombies dans leurs cachettes pourtant sécurisées. Ali n'a pas le temps de pleurer la perte de ses amis qu'il lui faut s'armer jusqu'aux dents pour partir en guerre, car leurs ennemis ont juré de les éliminer une bonne fois pour toute. Le moral est au plus bas, les forces sont diminuées, c'est la panique générale et l'organisation peine à serrer les rangs à nouveau. Au cœur de cette pagaille, les amours trouvent enfin un semblant d'harmonie, les sentiments s'affirment, les corps se touchent et les dernières barrières tombent, pour s'acheminer vers une fin émouvante et inattendue. On trouve aussi un chapitre spécial, celui de la rupture racontée par Cole. La logique veut donc qu'un tome 4 complète cette aventure, sa lecture étant purement optionnelle, sauf si l'on s'intéresse au parcours de Frosty. Le changement de traducteur a permis une copie plus fluide et digeste, même si je reste peu convaincue par la série en général. 

Tome 3 : La Reine des Zombies ♦ Traduction : Barbara Versini (The Queen of Zombie Hearts)

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25/04/16

#Scandale, de Sarah Ockler

scandale

MESSAGE SPÉCIAL À L'ATTENTION DES ESPADONS DE LAVENDER OAKS EN CETTE VEILLE DE BAL DE PROMO

Mes chers petits poissons, voici venu le week-end du bal de promo. Vous savez ce que ça signifie : sexe ! scandale ! Et paillettes !
Oui, paillettes, car la soirée de cette année aura pour thème : parade scintillante des créatures mythologiques. Je sais, c'est un peu flou, mais tout ce qui compte, c'est que ça fasse des étincelles. Alors levons nos verres pour féliciter les membres du comité d'organisation, grâce à qui notre lycée va briller de mille feux. Santé !
Casques en alu ou pas, n'oubliez pas de partager vos meilleurs clichés du week-end sur ma page Lady Blabla, #scandale, afin de participer au grand concours Scandale du mois. Après, ce sera terminé, les enfants. C'est le dernier #scandale avant le diplôme.

Ce roman ne révolutionnera pas le genre, et n'en a d'ailleurs pas la prétention, puisqu'il se lance en toute décontraction dans une histoire de déballage sur la planète Facebook de tous les petits secrets d'une bande de lycéens, et de leurs comportements peu avouables, au cours du sacro-saint bal de fin d'année. Le délit est signé d'une main anonyme, mais tout accuse vertement une pauvre victime innocente - en l'occurrence, Lucy Vacarro, notre héroïne davantage portée sur les massacres en ligne et les tournois de zombies à abattre. Tout a commencé sur un énorme malentendu. Lucy a voulu rendre service à sa meilleure amie Ellie, alitée pour cause de grippe, en acceptant d'accompagner son petit copain Cole pour la soirée, sauf que Lucy est secrètement amoureuse de Cole et se sent comme un chamallow tout mou dès que le garçon s'approche d'elle. Les festivités se poursuivent dans le chalet de Cole où leurs camarades se livrent à une débauche de plaisir et d'interdits à braver. Lucy prend des photos et des vidéos pour donner à Ellie l'illusion de participer à la fête... et puis la soirée dérape : un baiser échangé, une annonce surprenante, un téléphone égaré. Le lendemain matin, sur la page FB de Lucy Vacarro, défile l'étendue du carnage. Tout le lycée se retourne contre elle - Lucy est huée, vilipendée sur la place publique. Ses meilleures amies ne lui font plus confiance. Et Cole... fidèle soutien, à la rescousse. Ouf. Même si sa cote de popularité est au plus bas, Lucy se découvre une flopée de bons samaritains qui vont soutenir sa campagne de rédemption, tout en menant leur enquête pour démasquer l'instigateur du complot. 

Ce roman traite avec décalage du pouvoir de la Bête engendrée par Mark Zuckerberg - le pouls de nos jeunes lycéens bat au rythme des ragots et autres publications décadentes publiées par une prétendue Gossip Girl (cette Lady Blabla fait grand bruit mais occupe finalement une place minime dans l'intrigue). L'histoire montre surtout qu'on ne trahit jamais un groupe soudé par un accord tacite de complicité dans le crime. On boit, on couche, on trompe... mais ça reste entre nous. C'est donc loin d'être une lecture guindée, qui cherche à dénoncer une problématique et apporter des solutions peace & love. L'histoire est davantage farfelue, mêlant un humour sarcastique à des situations peu crédibles (la directrice qui se connecte elle-même sur sa page pour “liker” des petits chats adorables et des bébés gazouillants), avec aussi des créatures improbables comme le mystérieux Prince-Moucheté (WTF) et des anti-geeks radicaux (dont le combat ne soulève pas les foules). La tourmente de Lucy est rapidement tournée en dérision, d'où une sensation de lecture légère et assez superficielle, qui préfère envoyer des paillettes et des réparties rigolotes. Ce n'est pas désagréable à lire, pour qui espère un rendez-vous distrayant et comique, mais ça reste également assez sommaire et longuet. 

Nathan, Juin 2015 ♦ Traduit par Anne Guitton 

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23/04/16

Nil, de Lynne Matson

Nil

« Nil, c'est cette fille qu'on repère au chalet après une journée entière de délire sur la neige, quand on plane de bonheur. Elle est jolie, super sexy. Cheveux longs, tenue moulante, un sourire d'enfer. Elle a un nom du genre... Mallory. Mais dès qu'on apprend à la connaître, la vérité vient nous déchirer les boyaux. La vérité, c'est qu'elle est cruelle. Sans cœur. Le genre de fille qui couche avec notre meilleur ami quand on a le dos tourné. Et quand le masque tombe, le glamour disparaît. Voilà, c'est ça, l'île de Nil. Une beauté à ne pas en croire ses yeux, jusqu'à ce qu'on voie à travers ce qu'elle est vraiment. »

Nil est un roman captivant, envoûtant, énigmatique et rondement passionnant. 

Tout démarre abruptement. Charley se trouve sur le parking du centre commercial, sous un soleil implacable et une chaleur intenable. La jeune fille fait un malaise et tombe dans les pommes. Au moment de se réveiller, c'est là que tout bascule. Elle se retrouve au beau milieu d'un désert de pierres rouges, seule au monde. Avec la sensation de figurer dans un épisode de la Quatrième Dimension. Où, pourquoi, comment... C'est le flou total et c'est franchement flippant. Une dizaine de jours plus tard, elle croise enfin d'autres jeunes de son âge, tous plongés dans la même galère, mais également mieux organisés et plus renseignés sur les mystères de cette île. C'est ainsi que Charley s'attache à la compagnie de Thad, le beau gosse attentionné, qui craque en douce pour la nouvelle, et de partir tous ensemble à l'aventure et à la découverte de cette étrange contrée, aussi inquiétante que belle et dangereuse. 

L'essentiel est donc planté, à vous maintenant d'en saisir l'essence ! Mais franchement, c'est un roman prenant et redoutablement efficace. L'histoire emprunte plusieurs influences - de Koh Lanta à la série Lost, du Labyrinthe de J. Dashner à Hunger Games 2 de S. Collins - ce n'est pas non plus strictement comparable, c'est juste une question d'ambiance et d'impression. Pour ma part, j'ai été immédiatement happée par l'atmosphère curieuse et impénétrable de Nil. On ne sait pas où on met les pieds, ni où on va, mais on suit la direction imposée et on a le cœur qui bat à cent à l'heure en s'imaginant des tas de possibilités et en craignant aussi les mauvaises surprises. J'ai été bonne cliente pour le coup et j'ai basculé dans l'univers de Nil avec un étonnement manifeste. Tout m'a clairement enthousiasmée : le décor et ses zones d'ombre, les personnages, l'action, le suspense, les secrets et les tendres émois. Tout a du bon, c'est parfaitement calibré, mélangé, dosé et ajusté pour plaire au plus grand nombre. Il me tarde de lire la suite, tant cette première immersion m'a carrément transportée. Je recommande, sans hésiter. ♥♥♥

PKJ, Février 2016 ♦ Traduit par Guillaume François 

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