27/11/09
La prime ~ Janet Evanovich
#1 de la série Stephanie Plum
Pocket, 1995 - 330 pages - 6,50€
traduit de l'anglais (USA) par Philippe Loubat-Delranc
Stephanie Plum, est-il encore besoin de la présenter ?
Bientôt trente ans, divorcée (sans aucune amertume), dîne encore chez ses parents, vit avec son hamster Rex et vend tous ses meubles depuis qu'elle a perdu son emploi et n'a plus un sou en poche. La situation devient urgente, il lui faut un nouveau boulot qui lui rapporte le plus d'argent possible et sans attendre. Un boulot qui respecte la loi, cela s'entend. Et qui n'implique pas de vendre son corps. Son cousin Vinnie lui offre une semaine d'essai pour être chasseuse de prime - sa mission : mettre la main sur Joe Morelli, un flic accusé de meurtre.
Joe Morelli, c'est aussi son béguin d'enfance. Son premier amour. Celui qu'elle a appris à aimer détester de tout son être. L'envoyer au trou s'annonce excitant, Stephanie s'en frotte les mains.
Or, dès la première rencontre, les retrouvailles ravivent les sentiments enfouis, les noms d'oiseaux volent, l'un et l'autre jurent de lui faire payer toutes ses fautes. Et Morelli s'enfuit.
La traque commence, entre-temps Stephanie fait la connaissance d'un boxeur macho, pas très rigolo et plutôt du genre grand méchant loup, la belle se trouve dans de beaux draps, et qui vient sauver lui la peau ? ... Morelli, oui toujours le même !
En fait, Stephanie et Joe jouent au chat et à la souris. On sent bien que la tension entre ces deux-là est aussi sexuelle, sensuelle, et j'en passe. N'en attendez pas davantage, nous n'en sommes qu'au premier livre de cette série !
C'est une parfaite comédie policière, dont l'intérêt premier - on le sait - n'est bien évidemment pas de savoir si Morelli est coupable et qui est le témoin manquant et pourquoi tous ceux qui parlent à Stephanie finissent par manger les pissenlits par la racine. Non, non. On devient accro à cette série, parce que Stephanie + Morelli (mon coup de coeur, pour l'instant) + Ranger = ambiance muy caliente !
Ranger, qui ? Un autre spécimen mâle, également chasseur de primes, qui intervient trop rarement dans ce premier livre pour rendre service à Stephanie Plum (la scène où elle est menottée sous la douche, hiiii !). On le voit peu, mais on devine son potentiel.
A suivre avec un sourire coquin sur les lèvres, en frappant des mains d'impatience.
« Difficile de croire à quel point ces coquilles Saint Jacques me faisaient envie. Plus qu'une bonne baise, plus qu'une nuit fraîche, plus que des sourcils. J'avais envie de prendre des vacances loin du monde des adultes. J'avais envie que ma maman me prenne dans ses bras, qu'elle me remplisse mon verre de lait, qu'elle m'épargne toutes les obligations du quotidien. J'avais envie de passer quelques heures dans une maison pleine d'affreuses chaises rembourrées et d'oppressantes odeurs de cuisine. »
-) l'avis de fashion, qui est la première instigatrice de cet engouement blogosphérique ! ;o)
26/11/09
doudouthérapie # 1
pour toi, Bladelor ... une première salve de romans qui font du bien en période de flottement.
Le mec de la tombe d'à côté ~ Katarina Mazetti
Désirée a 35 ans, elle est trop jeune pour être veuve. Benny en a 36, il est célibataire et agriculteur. Tous deux se rencontrent au cimetière, ils sont assis sur le même banc et c'est sur un délicieux malentendu que commence leur histoire. Il a suffi d'un sourire, mais pas n'importe lequel..., pour que Désirée et Benny tombent dans les bras l'un de l'autre. Et ainsi naît une passion dévorante.
Ce roman a tout pour lui : il est romantique, fou, actuel, coquin, humoristique, cocasse et virtuose ! Il parle d'amour, mais aussi de la difficulté des couples à accorder leurs violons, grâce à des personnages mémorables et adorables (Désirée est bibliothécaire, citadine, indépendante et cultivée ; Benny travaille la terre, s'occupe de ses vaches, il vit dans la maison de ses parents, qui est vieillotte, sale et en pleine campagne, et il lit un livre par an).
Et malgré tout, c'est une histoire d'amour, une vraie, qu'on va suivre. Avec les bons moments et les versants glissants. Rien de sérieux, du genre prise de tête ! Et pas trop de miel, ni de clichés écoeurants. Non, c'est franchement drôle. Simple. Un vrai coup de coeur.
Babel, 7,50€
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Dans les rapides ~ Maylis de Kerangal
Elles sont trois copines, Lise, Marie et Nina, elles ont 15 ans et grandissent au Havre.
Elles se sont connues en cours d'aviron. Elles laissent filer les jours comme l'eau qu'elles brassent dans le froid tous les mercredis après-midis.
Nous sommes en 1978.
Un Dimanche pluvieux, elles sont prises en stop dans une R16 pistache et là c'est le choc : "déboule une voix de fille, une voix de fille qui sonne comme une voix de fille justement, une voix qui chante vite, et fort, et vite et fort et vite". Blondie !
Les trois filles vont courir acheter le disque, le passer en boucle en se pâmant sur cette voix, cette personnalité, ce culot de fille leader d'un groupe de mecs. C'est la rencontre du rock, du mot "rock" et ce qu'il implique.
Comme Blondie, les filles aussi veulent partir à New York et conquérir leur liberté !
"Dans les rapides" est un roman qu'on lit les cheveux au vent, avec la nostalgie euphorisante de se baigner dans les beaux jours de la fin des 70s et à l'aube des 80s.
C'est l'hymne de la jeunesse, d'une volonté de prendre l'instant présent à bras le corps, de croire en ses rêves et de suivre son étoile.
C'est aussi la figure époustouflante de Debbie Harry, la blonde icône du groupe Blondie, une image glamour et une présence étincelante. Blondie fascine, elle montre aussi à ces trois adolescentes une vie plus rock.
Avec son style syncopé, son écriture débraillée et sa gouaille de rockeuse, Maylis de Kerangal file le vent en poupe à son histoire qui commence presque par "il était une fois" et qui clame en musique la passion d'une époque, d'une griffe et d'un genre révolutionnaire.
C'est tout l'esprit d'une jeunesse en province, déchantée et exubérante, qui nous rappelle de beaux moments et quand on finit le livre, on se dit "déjà !?" avec dépit, mais réconfortée d'avoir passé quelques heures lumineuses, et inoubliables !
Naïve, 12,00€
Après cette lecture, impossible d'échapper à la discographie de Blondie ! ... La musique vous trotte dans la tête, pour un bon bout de temps.
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Le corps de Liane ~ Cypora Petitjean-Cerf
Après un conte enchanteur et enchanté (cf. Le musée de la sirène), Cypora Petitjean-Cerf continue d'émerveiller avec cette histoire sur la féminité et l'amour, où elle démontre avec élégance et sans maniérisme l'étendue de ces deux pôles qu'on cherche toutes à atteindre. Ce n'est pas rien si ce livre est dédié "aux mères et à leurs filles", car Huguette, Christine et Liane rassemblent en trois générations les affres de leurs conditions liées à leur sexe. Les personnages de Roselyne, Eva, Armelle et Lamia viennent apporter à leur façon une bouffée de fraîcheur qui perpétue le ravissement. C'est beau, c'est attachant. Au départ, elles sont toutes paumées, songeuses et s'isolent sans trop en dire, puis la richesse du roman viendra les confronter à s'ouvrir et se dire "des beautés". Il y a un superbe message dans ce roman, sur l'espoir, sur l'envie et ça vous donne un sourire jusqu'aux oreilles.
De belles lectures comme ça, personnellement je trouve que ça fait du bien et qu'on en a besoin de nos jours ! A recommander, chaudement !!! lu ICI
Livre de Poche, 6,50€
Dans le même esprit que "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda ou "Mangez-moi" d'Agnès Desarthe.
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Famille, tracas & Cie - Laurie Colwin
J'ai souvenir d'une lecture un dimanche, par saison grise et pluvieuse. J'étais tranquille chez moi lorsque j'ai ouvert ce roman, et puis doucement, mais sûrement, j'ai coulé tranquille dans cette ambiance. Je suis en fait amoureuse des romans de Laurie Colwin, lui ou un autre, quelle importance, j'aime la sensation qu'ils me procurent, ils savent tous me bercer.
L'histoire de ce livre n'est pas exceptionnelle, on suit un couple qui a peur de ses propres engagements du fait d'un passé marqué par les séparations. Au fil des pages, on comprend que le rythme sera fluide, paisible et trop confortable pour le goût de certains. Qu'importe... Lire L. Colwin, c'est s'embarquer vers un ailleurs bon chic bon genre (la côte est des états-unis, début des années 80), tout est raffiné, distingué, simple, pas un pas de travers. On y trouve des week-ends à la campagne, une veillée de Noël, le goût de chiner, vraiment une vie facile, sans souci matériel. Les seules contraintes sont de se heurter à la belle-famille, lui trouver une place au sein du couple, se questionner sur la maternité, le travail, la tentation d'aller ailleurs... Pas un roman tape-à-l'oeil, mais rassurant.
Livre de Poche, 6,50€
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Le treizième conte ~ Diane Setterfield
Par son roman dense, épais et foisonnant, Diane Setterfield renoue avec la tradition des grandes passions romanesques du 19ème siècle. L'histoire se passe dans le domaine d'Angelfield, théâtre de drames, de mystères et de folie. Les personnages sont beaux, dessinés avec ivresse et dévotion. On retrouve chez Vida Winter, cette vieille dame au coeur de toutes les intrigues, un portrait remarquable, fait d'excentricité et qui dégage un pouvoir d'attaction.
L'oeuvre entière force l'admiration, on suit une jeune fille passionnée de vieux livres, Margaret Lea, qui vient d'accepter la proposition d'écrire la biographie de la célèbre auteur de bestsellers, Vida Winter. Elle débarque dans le Yorkshire, sur les terres des soeurs Brontë - comment ne pas y penser ? Elle découvre qu'un livre ancien, Le Treizième Conte, serait le commencement d'une autre histoire - la sienne, qui était enfouie depuis sa naissance.
Remarquable sur toute la ligne ! Ce roman vous happe et ne vous lâche plus ! !
Pocket, 7,80€
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Un Noël blanc ~ Jennifer Johnston
Constance Keating est une héroïne attendrissante par son entêtement, son cynisme et sa légèreté. Elle a quarante-cinq ans, vient de rentrer à Dublin pour y mourir en paix dans la maison de son père. Au commencement du roman, elle envoie une lettre à Jacob Weinberg, écrivain perdu dans le monde, père de sa petite fille. Elle lui demande de venir la chercher. La suite, c'est un peu la valse des souvenirs, entre l'enfance, la jeune fille qui grandit et souhaite s'émanciper, partir hors d'Irlande, devenir écrivain. Avec en toile de fond, l'amour, bien sûr.
Comme dans "Petite musique des adieux", j'ai retrouvé dans "Un Noël blanc" la même chaleur, le sentiment d'un cocon dans lequel une femme meurtrie s'enferme, épaulée par l'amitié d'un homme, amoureux repoussé. Constance se noie dans sa maladie, se voue à sa mort et écrit ses derniers souvenirs qui affluent (attention, ce n'est pas morbide non plus). Il y a même l'apparition du fantôme de sa mère qui complète ce kaléidoscope de la mémoire. C'est tout bonnement ardent, émouvant et vibrant. Constance est impossible et butée, mais son combat la rend si passionnante. J'ai une nouvelle fois beaucoup aimé cette lecture de Jennifer Johnston, auteur que j'affectionne définitivement. A conseiller vivement.
Le Serpent à Plumes, 7,50€
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Couleurs ~ Clare Morrall
Kitty a 32 ans, elle est mariée à James mais ils vivent tout deux dans des appartements séparés, dans le même établissment, et sur le même palier. Le couple se porte très bien, mais Kitty et James sont incapables de vivre ensemble. De plus, le couple a perdu leur bébé, Henry. Kitty aimerait de nouveau avoir son enfant à elle, mais elle n'en parle à personne. Il y a, en général, un gros manque d'affection chez cette jeune femme, marquée par une histoire d'enfance où elle n'a jamais connu sa mère, qui est morte quand Kitty avait 3 ans. C'est entouré de son père (un peintre fou) et de ses quatre frères qu'elle a grandi. Cependant, dans leur maison, personne ne parlait de cette maman disparue. Gros silence radio. Déjà, Kitty partait avec un gros handicap, une habitude génétique du non-dit, du silence et du secret familial.
Kitty est un personnage très "à fleur de peau". Elle est fragile, un peu déséquilibrée, en manque de repères, et à un moment, elle n'arrive plus à faire face. Le roman laisse présager le drame et le "clash", Kitty devient de plus en plus dangereuse et imprévisible. Elle n'est plus logique, c'est au lecteur, alors, de s'accrocher si le coup de coeur a eu lieu. Car personnellement, j'ai trouvé que Kitty était une femme bouleversante et attachante. Son histoire de famille, son mari incroyable de dévouement, sa névrose pathologique, bref autant d'éléments disparates, font que, en fin de compte, on ne peut plus se passer de ce roman ! On le dévore, on ne veut plus quitter cette "bulle". Mais je peux comprendre que certains puissent être agacés, Kitty est tout de même un "cas particulier".
J'ai adoré !
J'ai Lu, 6,70€
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J'aimerais tant te retrouver ~ Fanny Brucker
Claire, Rose et Nicolas ont en commun ce besoin de fuir, de s'enfermer dans leur coquille, de se protéger et de chercher. Quoi ? Le bonheur, l'amour, la sécurité. C'est ça, et plus encore.
Claire a quitté son compagnon car elle ne supportait plus cette vie qu'elle menait avec les enfants d'une autre et où elle ne trouvait plus sa place. Rose a perdu son mari et s'est réfugiée dans sa maison qui ressemble à un ranch, elle mène une existence tranquille, coupée du reste du monde. Nicolas vient d'apprendre qu'il n'est pas le père de l'enfant de sa partenaire, cela réveille sa blessure secrète : être un orphelin, né sous X. Il a choisi de placarder une petite annonce dans les journaux locaux de Rochefort pour retrouver sa mère. Quarante ans après.
En Charente Maritime, ces trois âmes en peine vont se croiser, se toucher, se comprendre et bouleverser tout lecteur qui va vouloir s'intéresser à leurs histoires. Forcément, l'attirance est totale, la séduction imparable. Il y a un charme indéniable derrière ces parcours, les personnages sont remplis de générosité. Ils sont bancals, ont besoin de raccomoder leurs cicatrices, portent un regard lucide et triste sur ce qui les entoure.
Mais c'est poignant, c'est très beau, raconté avec justesse, sans pathos. On sent comme une famille de bras cassés qui se serre les coudes parce qu'ils ont compris qu'ensemble c'est tout, et la beauté des paysages, la chaleur derrière les rapports humains, l'espoir de se tendre vers un inconnu meilleur rendent forcément ce roman tendre et attachant.
Inutile de préciser que j'ai beaucoup aimé. Voici typiquement le genre de lecture réconfortante, qui inspire mille pensées et qui provoque milles soupirs. J'en avais vraiment besoin, j'ai franchement savouré !
« Cet endroit était merveilleux comme un dessin d'enfant. Un dessin qu'elle avait fait, ou qu'elle avait vu, elle ne se souvenait plus. Séjourner ici revenait à s'installer dans un livre. Un album aux grosses pages en carton colorées, avec des animaux partout dont on retient les noms, des fleurs, un arrosoir, des pommes rouges et des papillons. »
JC Lattès, 18€
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et aussi ...
Un amour vintage ~ Isabel Wolff
L'amour comme par hasard ~ Eva Rice
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Miel et vin ~ Myriam Chirousse
toutes les infos en cliquant sur la couverture !
à suivre, d'autres lectures pour compléter cette doudouthérapie ...
25/11/09
Préparer Noël #2
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Olga est adorable ! On craque devant cette petite fille décidée, intelligente et futée, à la répartie stupéfiante, bourrée de bonnes intentions, hélas souvent incomprise. D'abord, elle pense que son prénom est et restera celui d'une petite fille, que sa mère crie tout le temps alors qu'elle est très gentille, que son papa est beau mais écrit très mal, que personne ne l'écoute jamais (comme d'habitude), elle décide alors de trouver un remède miracle pour empêcher de faire ce qu'on n'a pas envie de faire !
Ce pavé (418 pages) est en fait un livre beau et simple, qui regroupe les douze aventures d’Olga, précédemment parues dans la collection « Mouche ». Geneviève Brisac a su créer un personnage des plus attachants, qu'on suit à travers ses multiples péripéties (Olga au ski, n'aime pas l'école, va à la pêche, s'inscrit au club, Olga et le chewing-gum magique, etc.). C'est beaucoup mieux que Martine, beaucoup moins cucul la praline, et les illustrations de Michel Gay sont comme des petits griffonnages qui participent totalement à l'esprit du livre.
C'est espiègle, il y en a pour tous les goûts et c'est une lecture qu'on apprécie lire et relire, jamais on ne s'en lasse !
Ecole des Loisirs, 22,00€
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Écrit par La Comtesse de Ségur
Illustré par Magali Clavelet
Les Petites Filles modèles fait suite aux Malheurs de Sophie parus dans la même collection des éditions Tourbillon. J'aime beaucoup les livres de cette collection, pour mémoire nous sommes tombées folles amoureuses d'Edouard Tulane, depuis notre découverte du catalogue va de surprise en surprise.
Avec cette édition, c'est aussi le plaisir des illustrations de Magali Clavelet, qui donne une touche contemporaine et plus affective au classique de la Comtesse de Ségur.
Camille et Madeleine sont deux petites filles délicieuses. Au château de Fleurville, elles font le bonheur de leur maman. Leurs amies, Marguerite et Sophie, plus jeunes, sont loin d’être aussi raisonnables...
Intemporel.
Tourbillon, 12,95€
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Un petit monsieur et une grande dame s'aiment d'amour fort. Or, ce n'est pas facile de conjuguer ses différences, ce n'est pas impossible non plus.
On n'a pas besoin de se ressembler pour pouvoir s'aimer ! La grande dame et son petit monsieur l'ont bien compris, eux. Ils s'aiment infiniment ! Et leurs coeurs sont si grands qu'à l'intérieur il y a de la place... pour tous leurs enfants petits et grands.
Des couleurs douces, une histoire gentille, l'hymne de ceux qui s'aiment envers et contre tout... Les deux Sandrine (Lévy et Lhomme) réussissent encore à éblouir le lecteur grâce à ce livre qui ne manque pas de charme !
Un peu plus, pour les yeux...
Mic_Mac, 9,90€
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Annie va déménager, quitter son jardin où, au même instant, la neige est en train de tomber. Quelques flocons avalés, et aussitôt les souvenirs reviennent... Noël, la confiture de rhubarbe, la glace à la vanille, l'orange et la violette, les gaufres de Mamie, la pochette en papier peint qui contient tous les dessins, plonger son visage dans les draps qui sèchent au jardin, le premier plongeon, le matin de Pâques, la fée du printemps.
Les souvenirs sont doux comme les premiers flocons.
Cathy Delanssay, avec sa tendresse habituelle, nous raconte la douceur de grandir avec ses rêves et ses secrets.
Très joli.
Balivernes, 13,00€
Préparer Noël #1
dans un mois, c'est noël ; déjà la course aux cadeaux, les envies qui vont et viennent, commencent donc les petites listes des suggestions, pour glisser dans les chaussettes ou au pied du sapin.
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« Un jour je me suis rendu compte que je n’avais pas vraiment de couleur préférée.
Ce que je sais, c’est que si le monde était sans couleur, il ne serait pas noir et blanc comme dans les vieux films. Si le monde était sans couleur, il serait bêtement invisible à nos yeux.
Ce livre n’explique ni comment, ni pourquoi les couleurs existent.
Ce livre est un imagier, une suite d’illustrations, de photographies portée par les envies et les idées de raconter les couleurs à ma manière. »
Régis Lejonc
Un album à feuilleter, à lire à voix haute, rien que pour s'entendre énoncer la palette des couleurs, blanc vanille, opalin, argile, écru, laiteux, ivoire, platine, zinc, bulle, neige, arzel ou sable ... Rouge capucine, brique, framboise, cinabre, andrinople, amarante, groseille, sang, magenta, cardinal, cramoisi, tomette, alizarine, vermeil, cerise, tomate, écarlate, anglais, grenat, fraise, vermillon, ponceau, coquelicot, garance, carmin, ... Les illustrations, ou autres accompagnements, ne manquent pas d'idée ni de génie. Ce sont de belles découvertes et de la réflexion en douceur qui se glissent indicieusement dans cette lecture. Pour petits et grands.
Editions Thierry Magnier, 16€
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C'est bien de ... lire un livre qui fait peur, acheter des bonbons chez la boulangère, faire ses devoirs sur la table de la cuisine, jouer au flipper, faire un volcan de purée, choisir un parfum de glace, être abonné à un journal, se lever le premier dans la maison, parler sous les étoiles, mouiller ses espadrilles, goûter après la baignade, regarder ses billes, sentir Noël, être malade, faire un feu d'artifice, s'asseoir dans l'herbe à la fin d'un match de foot, plonger dans un pot de confiture.
Et ceci n'est qu'un échantillon.
On fait du neuf avec du vieux.
En clair, il s'agit de la compilation des « C’est bien » de Philippe Delerm, en format album, illustrée par plein de gens (en fait, plusieurs illustrateurs jeunesse). 4 textes inédits sont venus compléter cette édition, en plus des illustrations très différentes les unes des autres qui renouvellent sans cesse l'ambiance et accentuent l'impression qu'on ne lit jamais le même livre.
Delerm, ensuite, c'est l'assurance de la tranquillité, une valeur réconfortante, la simplicité de raconter les petits moments de la vie, lesquels sauront à un moment ou un autre toucher le lecteur, enfant ou adulte.
Quelques noms parmi les illustrateurs qui participent au projet : Marc Boutavant, Olivier Balez, Loïc Méhée, Barroux, Déborah Pinto, Vincent Bergier, Eric Gasté, Anne Simon, Nancy Ribard, Olivier Latyk ... et j'en oublie.
Milan jeunesse, 19,95€
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Un artiste indien s'approprie le conte de "La Petite Sirène" : une version poétique et personnelle de cette histoire bien connue, qui conserve le caractère fabuleux du conte originel de Hans Christian Anderson.
L'édition est vraiment très belle, au toucher la couverture a un effet toilé et le texte à l'intérieur a été imprimé sur un beau papier épais. Les illustrations possèdent un certain charme (par contre, ma fille n'y est pas sensible), j'en retiens principalement une impression de passion chaude sur fond d'excentricité exotique. Le conte de La petite sirène est une histoire assez cruelle, pourtant l'interprétation ici est plus poétique, la fin offre une nouvelle perspective, elle n'est pas non plus un pendant de féérie à la disney, c'est une autre perspective qui me plaît beaucoup.
Un bel album original, avec une couverture-surprise grâce à ce petit poisson qui s'enlève pour révéler la petite sirène.
Feuilleter l'album.
Syros, 16€
24/11/09
Noir & Blanc
... pour toi, Emmyne





#1 - 95% de ma garde-robe est en noir #2 - le chien sur la couette vache #3- ma collection des classiques du cinéma #4- deux superbes albums, dont je peine à trouver les mots justes, pour dire tout le bien que je pense d'eux : Miroir de Suzy Lee et Je veux qu'on m'aime de Leo Timmers #5- des livres anglais, qui font partie de séries que j'affectionne #6- un couple star, pas à la ville, mais de coeur et de fibre artistique

Marilyn forever.
nb : les photos ont été vieillies grâce au bakumatsu koshashin generator.
Best of Vanessa
il est là !

La playlist enfin dévoilée, le CD1 n'offre rien de nouveau, mais le CD2 vaut davantage le coup pour les pépites... rares et précieuses ! Enjoy !
*CD2*
1-Marilyn & John (version acoustique - inédit)
2-Dans mon café
3-La déclaration d'amour (Live - duo avec - M - / inédit en CD)
4-Jackadi
5-I love Paris (inédit)
6-Emmenez-moi (Live)
7-La ballade de Johnny Jane (Live - duo avec Jane Birkin)
8-When I say
9-Concia chachacha
10-St Germain
11-This will be our year (Live)
12-Les filles électriques (Live - duo avec Alain Souchon)
13-Made in Asia
14-Abracadabra
15-I wouldn't dare
16-Scarabée (version acoustique inédit)
17-Varvara Pavlovna (version originale studio - inédit en CD)


et le concert privé, donné en acoustique, à la cigale, ce 22 novembre, nous montre une mise en scène très circus, avec une Vanessa en maître de cérémonie, sensible, délicate, très belle ... la grande classe !
en mode, subjuguée ...
Bjorn le Morphir ~ Thomas Lavachery
Médium de l'Ecole des Loisirs, 2004 - 194 pages - 10,00€
photographie de couverture : Franck Juery
Prise au piège par une redoutable tempête de neige, la famille de Bjorn vit recluse dans sa maison, en compagnie de quelques-uns de leurs proches (Dizzir le demi-troll, Hari le pêcheur, Drunn le berger et Maga la cuisinière). Le siège peut commencer, la nature n'est pas simplement en colère, cette fois la neige est redoutable, elle tombe en gros flocons pendant de longs mois, elle se glisse par tous les interstices de la maison, elle cherche à les anéantir. Les Vikings sont habitués au froid, ils résistent et la structure de leur abri est solide, chacun prend son mal en patience. Mais vivre confinés à 11 finit par rendre marteau, le frère de Bjorn a son épée qui le démange et met au défi son cadet en lui infligeant une raclée - humiliante - devant tous.
Bjorn est un enfant chétif, faible, réservé. Il manque de courage, ne manifeste aucune curiosité pour les armes ou le combat, et pourtant il l'ignore encore, mais c'est un morphir, c'est-à-dire qu'il va se réveiller courageux et avec un destin à accomplir. Cela débute par des rêves où un garçon sans visage vient le forcer à se battre avec son épée, puis la menace d'une étrange créature de glace, venue dans leur refuge pour semer le chaos, voit la réalisation de ce secret éclater au grand jour. Bjorn le Morphir, se dit-il. Quelle ironie.
Son frère Gunnar lui porte désormais un autre regard, teinté de jalousie. Leur père Erik, un ancien guerrier redoutable, lui offre son précieux collier de dents de Vorages en récompense. Maga, la cuisinière, sombre dans la folie, et Drunn a presque la bave qui lui pend au bord des lèvres, l'oeil mauvais. Sigrid, la charmante cousine qui était restée muette, se glisse dans le lit de Bjorn en lui sussurant des mots d'amour. (!) Tsss. C'est du propre...
Bon, toute l'histoire ne se déroule pas non plus dans cette maison menacée par la neige, même si j'aimais l'idée, la tension est bien en place mais il faut faire évoluer tout ce petit monde vers d'autres aventures. Hélas, au même moment où l'histoire connaît de nouveaux rebondissements, introduit d'autres personnages et rend l'action plus palpable, j'ai commencé à me lasser.
C'est un bon roman, idéal pour les jeunes lecteurs (niveau collège) qui apprécient l'héroïc-fantasy, ici déclinée à partir du folkore viking (très bonne idée, d'ailleurs). Le roman est d'ailleurs devenue une série (cf. ci-dessous la liste des titres publiés) et même une BD publiée chez Casterman a été éditée dernièrement pour relancer l'attention du public pour ce héros sympathique.
C'est donc un bon roman, même je n'ai pas senti d'intérêt plus grand envers les personnages ou l'histoire. Et c'est aussi un détail, mais j'ai vraiment tiqué sur la partie qui concerne Sigrid, lorsqu'elle se faufile dans le lit de Bjorn (ils ont tout de même douze ans !). Heureusement l'histoire fait la part belle à l'incroyable épopée qui s'offre au garçon, le courage, la loyauté, l'amitié sont autant de valeurs qui rendent ce récit plus consistant. Je laisse néanmoins cette série entre les mains des lecteurs qui sont plus sensibles à l'aventure épique et fantasy.
-) Lael a aimé, mais sans plus. Sylvie est plus enthousiaste.
Titres disponibles :
23/11/09
Morsure Magique ~ Ilona Andrews
Kate Daniels - Tome 1
Milady, un label des éditions Bragelonne, 2009 - 350 pages - 7€
traduit de l'anglais (USA) par Sara Doke
C'est sur la bonne foi des commentaires positifs que j'ai eu envie de lire cette série, parce que l'emballage ne faisait drôlement pas envie...
Atlanta, dans une ère future. Kate Daniels est une mercenaire qui agit en free-lance pour la Guilde, ses missions consistent à capturer des créatures paranormales pour les empêcher de nuire. La Magie est devenue la source principale d'énergie pour la société, avec hélas des impondérables comme les monuments qui s'effondrent ou le recours à l'ancienne énergie, appelée tech, pour les consommations courantes.
Très indépendante et rebelle jusqu'au bout des ongles, Kate a toujours mené sa barque à la barbe de l'Ordre, jusqu'au jour où elle apprend la mort tragique de son tuteur, lequel était Chevalier Divin. Aussitôt, Kate décide de mener son enquête, se place sous la protection de l'Ordre et découvre des faits étranges, comme la présence d'un vampire décapité sur la scène du crime, à côté du corps mutilé de Greg Feldman.
Plusieurs pistes la guident vers la Meute, où sont rassemblés les Changeformes, avec Curran, le Grand Seigneur des Bêtes, qui est à leur tête et ne supporte pas l'insolence de Kate, bien qu'il consente à lui apporter son aide. De même, la jeune femme se rend auprès du Peuple, c'est-à-dire les Nécromanciens ou les nécronavigateurs, lesquels ne s'entendent pas avec la Meute, de plus ils considèrent les vampires comme leur vecteur de communication, une nouvelle fois Kate n'est pas accueillie avec le tapis rouge mais obtient du chef Ghastek son entière collaboration.
Je reconnais que ce n'est pas le résumé le plus exaltant qui puisse exister, mais c'est difficile d'expliquer le monde dans lequel vit Kate Daniels, cette nouvelle héroïne sans foi ni loi, ni quels sont les personnages et leurs rôles dans l'histoire. En fait, comme tout lecteur, il faut savoir pénétrer dans ce nouveau monde sans la moindre connaissance et ainsi apprivoiser petit à petit ce qu'on nous offre.
Je n'ai pas été mécontente de ma lecture, lui trouvant un aspect sombre et énigmatique qui change de la bit-lit habituelle (d'ailleurs, ici il s'agit davantage d'un polar noir à la sauce fantastique). L'auteur a privilégié l'intrigue aux personnages, même si Kate Daniels est une héroïne au tempérament affirmé, elle manque singulièrement de féminité ou d'un minimum de douceur (histoire d'arrondir les angles). Face à elle, Curran s'impose comme un personnage charismatique, capable de lui tenir tête, mais s'il fallait espérer une quelconque étincelle de romance entre eux, c'est loupé. Niet. Il n'y a pas le moindre soupçon de sensualité, ou tout juste effleuré, c'est dire comme c'est frustrant. Parce qu'il y a du potentiel ! J'espère que la suite développera la relation entre ces deux-là, aussi explosive s'annonce-t-elle.
Morsure Magique est un livre qui repose sur l'action, le suspense, la magie, la provocation et la violence. Ce n'est pas gore non plus, mais les scènes de combat avec force détails de corps mutilés ou torturés ne manquent pas. Ce n'est pas le comble de l'insurmontable, c'est un autre type de lecture, moins dans la légèreté, plus dans les coups d'éclat. Je ne suis pas fan, mais j'ai été assez scotchée par la puissance que dégage l'histoire. Le personnage de Kate me pose néanmoins un léger problème, tant elle est blindée pour la riposte, trop dure à cuire et arrogante. J'ai peur que cela finisse par lasser, aussi j'espère qu'un compromis sera trouvé pour la suite (le mystère sur ses origines pourrait la rendre plus vulnérable, ou plus humaine et attachante).
J'ai également trouvé que la construction de l'histoire manquait de fluidité, le rythme est parfois cassé, trop abrupt, comme si on passait du coq à l'âne, aurait-t-on oublié de sauter des lignes ? Malgré ces notes légèrement critiques, j'ai été surprise par l'emprise qu'exerce cette lecture, car mine de rien je n'ai pas été capable de reposer mon livre avant la dernière page tournée.
22/11/09
Au Bord de la Tombe ~ Jeaniene Frost
Série : Chasseuse de la Nuit - Tome 1
Milady, label des éditions Bragelonne, 2009 - 505 pages - 8€
traduit de l'anglais (USA) par Frédéric Grut
# I Can Feel A Hot One - Manchester Orchestra
Une chanson tout à fait appropriée à cette lecture ... Hot, hot, hot. Et terriblement grisante. Hmm.
Cat est une nana très jolie, étudiante le jour, elle traîne le soir dans les bars minables de l'Ohio. Elle allume les types, pas n'importe lesquels, juste les vampires, qu'elle déteste cordialement. Elle les attire dans un piège avant de les tuer de sang froid. Elle est très douée pour ça, son physique de rousse plantureuse lui vaut bien des égards, mais sa mission lui vient d'une vengeance personnelle (sa mère a été violée une vingtaine d'années plus tôt par un vampire). Et aussi étrange que cela puisse paraître, Cat est née de cette union ! Elle est mi-humaine, mi-vampire. Sa vie n'est pas facile, elle est détestée par ses grand-parents chez qui sa mère et elle ont trouvé refuge, celle-ci d'ailleurs la pousse à tuer plus, toujours plus, et ne la lâche pas une minute, elle craint tellement que sa fille succombe à la partie vampire de son sang, bref elle fait tout pour lui faire détester les créatures de la nuit, elle est même hyper agaçante pour ça, mais bon... Cat est formatée pour la haine et la vengeance, jusqu'à présent son palmarès est impressionnant, elle a aligné les macchabées sans se faire repérer. Cela n'empêche pas la jeune femme de se sentir seule et frustrée parce qu'elle a été abusée par son ancien petit ami, Cat est une héroïne forte en apparence mais vulnérable en fouillant de plus près.
Et puis, elle rencontre Bones. Un vampire qui est aussi chasseur de primes. Elle a prévu de l'envoyer en enfer, mais le type lui a tendu un piège. Le tête-à-tête est explosif ! Une trêve est pourtant conclue lorsque Bones comprend que Cat devient un atout inestimable. Il lui promet de l'aider à retrouver son père en échange elle l'aide à arrêter un vampire qui appartient à l'équivalent de la pègre. Une mission corsée, ardue et pimentée s'annonce. Beaucoup de sensualité, de baston, de provocation gratuite, de scènes olélé sont à prévoir. Et c'est terriblement aguichant ! Mygod, je n'ai pas vu le temps passer.
C'est de la bit-lit convenue et sexy, rien de neuf sous le soleil, mais c'est tout ce qu'on demande à ce genre de lecture ! L'héroïne est au départ une nénette inhibée, qui se révèle finalement une vamp irrésistible et qui n'a pas froid aux yeux, pfiou, quel contraste ! D'un autre côté, Bones est l'archétype du héros impitoyable mais pas méchant, car il oeuvre pour la bonne cause, lui aussi tue des vampires, c'est un monde à part, ni tout blanc, ni tout noir, on le découvre petit à petit, et comme Cat, nos préjugés tombent comme les feuilles des arbres durant l'automne ! L'histoire entre ces deux-là vaut son pesant de cacahuètes, il y a de l'amour, c'est fatal, en même temps je n'ai jamais trouvé que c'était mielleux (ni vulgaire) et la fin échappe même à l'idée que tout conte de fées est possible ! Ouf. Vivement le prochain, j'ai hâte !
En vo, le tome 2 s'intitule One Foot in the Grave.
4 tomes sont actuellement déjà sortis.
Un spin-off sort en 2010 avec le personnage de Spade, le meilleur ami de Bones. ^-^
21/11/09
Monsieur Schnock l'infâme escroc ~ Andy Stanton
Bayard jeunesse, 2009 - 190 pages - 4,90€
traduction de l'anglais par Vanessa Rubio
illustrations : David Tazzyman
Monsieur Schnock est un Grinch : il est sale, il est méchant, il est laid, il pète, il rote. Il vit à Lipton-les-Baveux et a pour but dans son existence d'être vilain, hypocrite, mesquin et foncièrement méprisable. Dans ce livre, il mijote un sale coup avec son seul ami, Billy William III, le boucher le plus répugnant du pays, qui cultive d'ailleurs sa réputation avec un soin immonde et dégoûtant. Bref, ces deux sales compères ont décidé de s'emparer de la boîte à biscuits du dénommé Alan Taylor. Il s'agit d'un petit bonhomme en pain d'épices, avec des raisins secs en guise d'yeux, qui se promène avec une boîte à biscuits pleine à ras bord de billets. Alan Taylor est très, très riche. Il habite une maison aussi tape-à-l'oeil mais il est seul. Pour s'offrir des amis, il a choisi d'organiser une fête, chez lui, et convie tous les habitants à se joindre à la party en distribuant son argent. Une jeune fille de neuf ans, Polly, et son copain Vendredi Ousamedi s'y rendent par curiosité et surprennent le vol des deux lascars du haut de la grande roue. L'aventure commence, Monsieur Schnock et Billy William troisième du nom ont prévu de traverser les mers pour se réfugier à Paris, en tant que milliardaires, et mener une vie de pacha (en commençant par acheter la Tour Eiffel pour la détruire et la remplacer par une statue de cafard géant).
A décrire, le livre est aussi horrible que ses abominables personnages (et dire que la galerie des protagonistes est encore plus chargée en phénomènes de foire serait un doux euphémisme). C'est un livre spécialement concocté pour les jeunes lecteurs (dès 8-9 ans) qui aiment les histoires drôles, rapides, folles et qui n'ont pas peur d'un humour un peu cracra (juste par petites touches, il ne faut pas abuser). L'effet est immédiat, éclats de rire en cascade, cris de stupeur et mines offensées (feintes, bien sûr !).
Et un mot d'ordre, récurrent : La vérité est une meringue au citron.
Comme le dit la quatrième de couverture, c'est une histoire pleine d'actes de bravoure, de mouettes bizarres, avec aussi des orties, de l'amitié, et des listes, où vous apprendrez tout ce qu'il y a à savoir sur les habitants de Lipton-les-Baveux !
Par contre, à l'heure où une conscience écologique s'impose, il est dommage d'avoir entre les mains un livre capable d'imprimer jusqu'à 8 lignes de texte par page !
existe aussi : Chroniques de Lipton-les-baveux, Tome 1 : L'abominable monsieur Schnock
20/11/09
La sauce était presque parfaite (bonus)
Je ne pouvais pas vous parler de La Sauce Etait Presque Parfaite, sans vous évoquer le fameux coup du gigot ...
Une recette, Gigot d'Agneau Frappé.
Un épisode (de la série Hitchcock presents), L'inspecteur se met à table (en vo, Lamb to the slaughter) avec la débutante Barbara Bel Geddes (la future Ellie Ewing dans Dallas).
Enjoy !
1 ALFRED HITCHCOCK PRESENTE L'INSPECTEUR SE MET A TABLE V.F
envoyé par kirivalse
La suite de l'épisode ICI
La sauce était presque parfaite (80 recettes d'après Alfred Hitchcock)
par Anne Martinetti & François Rivière
Photographies : Philippe Asset
Editions Cahiers du Cinéma, 2008
(présentation de l'éditeur)
Alfred Hitchcock était le fils d'un épicier en gros de l'Est londonien, et lui-même un bon vivant amateur de bonne chère, ce dont témoignent autant les photographies de ce légendaire metteur en scène que le contenu de ses films. De ses premières œuvres anglaises aux grands chefs-d'œuvre de la période américaine : Marnie, Les Oiseaux, Complot de famille, Hitchcock n'a cessé de faire référence à la gastronomie. Le rituel même des repas est souvent associé à l'action du récit : ainsi le fameux dîner chez la romancière Sedbusk dans Soupçons, le repas de famille dans Jeune et innocent, le pique-nique face à la Principauté de Monaco dans La Main au collet, l'acharnement du policier de Frenzy sur une volaille trop cuite.
Les biographes du très gourmand Alfred ont relaté avec abondance son appétit pour la cuisine bourgeoise française comme pour les rituels anglais (les soles de Douvres, les " pies ", etc.) puis son assiduité aux bonnes tables de Hollywood : Chasen's et Romanoff notamment. Cet ouvrage mêle le récit, par François Rivière, de la vie et de l'œuvre d'Alfred Hitchcock du point de vue des nourritures terrestres, et les recettes retrouvées par Anne Martinetti au fil de scènes mémorables des films, recomposées pour réaliser soi-même les bons petits plats du maître du suspense. Il est organisé géographiquement de Londres à la Côte Ouest des Etats-Unis, en passant par New York, avec quelques voyages dans le monde. De gourmandes soirées Hitchcock entre amis en perspective !
C'est Lily qui m'avait donné envie de lire ce livre. J'ai donc profité de l'offre ^partenariat Livres Alapage^ pour me faire plaisir !
Parce que ce livre est un pur régal, LA bible pour tous les amateurs du grand Hitch. Ce sont des anecdotes, en plus de 80 recettes recopiées d'après la cinématographie du Maître, qu'on découvre, j'ai peine à trouver les mots tant cet ouvrage est excellent, il a su combler ma curiosité et ma gourmandise, j'avais les yeux qui roulaient partout, à chaque page, j'étais friande des détails, admirative des suggestions culinaires (parfois basiques !) et je ne perdais pas une miette des scènes reprises pour illustrer chaque recette, replaçant ainsi dans le contexte les spaghettis au Chutney (Le crime était presque parfait), la truite Chicago Express (La mort aux trousses), l'Hamburger à la cubaine (L'étau) ou la célèbre Pecan Pie (Pas de printemps pour Marnie).
La Sauce Etait Presque Parfaite signe le mariage réussi entre le cinéma et la gastronomie, grâce à Anne Martinetti et François Rivière.
Sur le site de l'éditeur, il est possible de consulter quelques pages.
19/11/09
Love ~ Hélène Bruller
Drugstore, 2009 - 65 pages - 13,90€
«Love» est le nouvel album d'Hélène Bruller, à la couverture aussi colorée et pétillante qu'un disque de Mika. (copyright : lematin.ch)
Grande première, Hélène Bruller a cessé de parler d'elle dans ses albums (Je veux le prince charmant ; Je veux toujours le prince charmant ; Hélène Bruller est une vraie salope ; Les autres filles... et leurs mecs ; etc.). Du moins, c'est ce qu'elle nous annonce en préface où elle annonce qu'elle a de l'amour à revendre et souhaite attirer notre attention vers cette espèce rare et précieuse que représentent ses amis ! Mais à travers le portrait des uns et des autres, c'est aussi (et toujours!) un peu d'elle dont il est question. Et ça tombe bien, car j'aime beaucoup son humour.
Hélène Bruller a plutôt du souci à se faire après la publication de son album : ses amis, elle les aime beaucoup... surtout quand ils sont nuls (dixit la 4ème de couverture). Et ça balance pas mal, les petites vannes, les plaisanteries bien vaches, les tacles par derrière, les pointes d'ironie, l'humour gras, bienvenue à la soirée Petits Meurtres entre Amis. C'est autour d'un dîner que les présentations sont faites, du meilleur ami hype-gay, à la copine hyperactive ou karma-girl, qui a besoin de prier avant chaque bouchée de nourriture avalée... Je ne vais pas faire le tour de la galerie, car tous les personnages ont à tour de rôle leurs grands moments (mention spéciale pour testostérone man, l'homme qui dit non et l'homam).
En fait, le ton du livre se retrouve dans l'extrait avec la Wonder Woman, la femme trop parfaite qui, même en retard, arrive avec des bougies de votre parfum fétiche, souriante et pleine d'excuses, bref impossible de lui en vouloir d'être ce qu'elle est (juste parfaite !). Donc, il est dit ceci : On reconnaît bien le style d'Hélène : même ses compliments sont des saloperies.
J'ai déjà lu les autres albums d'Hélène Bruller, j'ai toujours pris grand plaisir à les découvrir (surtout celui du Prince charmant). Ce sont des retrouvailles sympathiques, pour qui n'a pas peur de la garce-attitude de la maîtresse de maison, et le ton délicieusement barré et graveleux lui donne juste ce qu'il faut de piquant. C'est bon de se détendre, puis de faire son propre tour de table et ricaner en pensant, welcome back mauvaise foi girl ou sors de ce corps, mère teresa ...
Le Souffle des Marquises ~ Muriel Bloch & Marie-Pierre Farkas
Naïve, 2008 - 250 pages - 14€
Eleonore, jeune lilloise qui ne vit que pour la musique, se heurte au refus obstiné de son père, pourtant premier piston de l'orphéon, qui prétend que ce n'est pas la place d'une fille d'être musicienne. Nous sommes en 1862. Pour la punir de jouer en cachette, il l'envoie à Paris travailler dans la blanchisserie de la tante Angèle. C'est un nouveau monde pour l'enfant, un monde bruyant, coloré, vivant et opportuniste. Car sur son chemin des livraisons, Eléonore découvre l'atelier d'Adolphe Sax, le génial inventeur du saxophone. Elle se fait passer pour un garçon afin de travailler chez lui, son rêve se réalise, même si elle ne peut plus jouer, elle vit auprès des instruments de musique. Son oncle et sa tante la soutiennent, jusqu'au jour où son identité est révélée.
D'autres aubaines vont se présenter à elle, comme de faire partie d'une fanfare de femmes (avec tous les déboires à venir, puisqu'elles n'avaient jamais le droit de jouer en public. Les filles aux aiguilles, dit-on.). Elle rencontre aussi un garçon, Joseph, lui aussi cleftier aux ateliers Sax, il deviendra son premier amour.
L'époque n'est pas uniquement à la fête, la France de Napoléon III va basculer dans la guerre, les quartiers populaires vont se révolter, la Commune s'installer. Eléonore va choisir son camp, elle fera aussi la connaissance de Louise Michel, son coeur battra toujours plus fort, ses certitudes vont s'envoler mais la demoiselle va comprendre que son existence est vouée à un destin extraordinaire.
La musique est toujours associée à ses pas, et ce sera sur un air entraînant et sur le swing de Mississippi qu'elle n'hésitera pas à faire le grand saut !
Le Souffle des Marquises est un titre prometteur et qui affiche bien son ambition : en plus du souffle romanesque, c'est un hymne à l'amour, à la liberté, à la vie, à la passion pour la musique. C'est aussi un roman historique, la deuxième moitié du livre - avec le soulèvement populaire sur les buttes de Montmartre - rend l'histoire plus authentique, plus soucieuse des détails, avec parfois le risque de s'éloigner des personnages, mais la palette des figures est vraiment belle, intéressante, la fiction se mêle à la réalité avec une aisance qui ne donne pas à rougir.
On suit le personnage d'Eléonore avec bonheur, ses choix et son caractère affirmé font d'elle une héroïne admirable, en avance sur son temps. Le vocabulaire, aussi, donne une tonalité joviale et enlevée à l'histoire, nous sommes vite transportés à une autre époque, nous suivons les tourmentes et c'est un formidable tourbillon qui emporte le lecteur.
La suite s'annonce d'ailleurs totalement dépaysante, mais tout aussi ^chantante^.
-) a été lu sur le conseil de gaëlle.
Le deuxième tome est déjà publié : Le Swing des Marquises.
Le troisième est prévu pour mars 2010 : La Samba des Marquises.
Autre idée de lecture, Toni Mannaro (Jazz Band) dans "Ballade Nocture" - un récit de Manuela Salvi, illustré par Maurizio A.C. Quarello (lu ICI)
18/11/09
Kimonos ~ Annelore Parot
Milan jeunesse, 2009 - 32 pages - 14,50€
Une nouveauté en amenant une autre, voici encore un magnifique album sur la thématique japonaise.
Enjoy !
Trouvé sur le blog de l'éditeur :
La kokeshi est une poupée de bois japonaise, qui est apparue il y a plusieurs siècles au Japon. Composée de deux parties, une tête et un corps, son graphisme privilégie des formes rondes (elle n’a ni jambes ni bras). Elles sont offertes à de multiples occasions : naissance, anniversaire…
Il existe deux sortes de kokeshi : les kokeshi traditionnelles et les kokeshi modernes (dont les tenues, formes, fonctions sont plus libres). Toutes symbolisent la beauté et l’art par la simplicité et la pureté des formes. Chaque kokeshi est unique.
Les kokeshi vivent entre deux mondes dits « opposés » : la ville et la nature. Elles sont le lien entre ces deux environnements. En effet, leurs tenues, leurs motifs sont inspirés de visuels graphiques très « nature ». Mais une nature maîtrisée, raffinée, bref « idéalisée ». Les kokeshi adorent les fleurs, les arbres et particulièrement les cerisiers en fleurs. Elles aiment regarder les fleurs de ces arbres s’envoler.
Il n’existe pas 2 Kokeshi identiques. Chacune a un vêtement, une coiffure, un accessoire unique.
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L'album d'Annelore Parot est le troisième opus de la série Kokeshi, après Yumi et Amie(s), en savoir plus sur son site. C'est une merveilleuse découverte, qui pourra plaire aux plus jeunes lecteurs. Outre la beauté des illustrations, on y trouve aussi du vocabulaire japonais et des petits jeux amusants. Le livre est constitué de volets, de battants, de pliages, de cache-cache et j'en passe. Le plaisir est au rendez-vous à toutes les pages, même si c'est hélas toujours trop court. A tous les amoureux du Japon et des belles illustrations, je vous le conseille !
-) Celsmoon aussi est également conquise












