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Chez Clarabel

4 octobre 2006

Prenez soin du chien - JM Erre

prenez_soin_du_chienDans la rue de la Doulce-Belette, deux immeubles se toisent dans toute leur splendeur et décadence, avec à leur bord des locataires triés sur le volet par un propriétaire commun mais mystérieux. Seul l'agent immobilier, Monsieur Naudet, sert d'intermédiaire pour les visites, les réglements de compte et les réunions d'urgence. Car effectivement, dans ces deux immeubles, des drames en série vont surgir. Cela a commencé par un crime atroce, celui d'une locataire, mademoiselle Chiclet, assassinée chez elle par un pervers. Max Corneloup, auteur de romans-feuilletons, emménage dans l'appartement et prend très vite en grippe son voisin d'en face, Eugène Fluche, qu'il soupçonne d'épier tous ses faits et gestes. De l'autre côté, Eugène surprend également cet individu collé à ses fenêtres et qui passe son temps à l'espionner. Une guerre muette s'engage, les deux hommes consignent le tout dans leurs journaux intimes. Puis, le mystère du chien de madame Brichon retentit. Le fidèle Hector a disparu, sa maîtresse (et voisine de Max Corneloup) est convaincue qu'il a été zigouillé. La dame devient dingue. Roulement de tambours, d'autres délits vont survenir, des vengeances sourdes, basses et aveugles, jusqu'au gong final à paraître dans le "Paris Massacre" très prochainement...

Si cela n'a pas suffit pour vous convaincre de vous "jeter" sur ce livre, je ne saurai vous engager plus. Ce premier roman a la verve des franchouillards, des histoires impertinentes et amusantes qui manquent cruellement chez les auteurs débutants. Le roman est un doux mélange d'histoire policière, de moeurs de voisinage et d'une comédie de théâtre de bouvard. C'est franchement drôle ! JM Erre est ingénieux, non sérieux, intéressant et, pour tout cela, il mérite qu'on l'encourage et s'intéresse à cette galéjade mémorable ! Jusqu'au bout, on s'étonne et bravo l'artiste !

Buchet Chastel

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3 octobre 2006

Celui d'en face - Gabrielle Ciam

celui_d_en_faceJe suis une femme seule, j'ai quarante ans, je vis confortablement dans un appartement au coeur de Paris. Et j'en ai fini avec le sexe, pour de bon. C'est la parole de la narratrice, qui s'adresse à un homme, inconnu du lecteur. Elle lui raconte son expérience excitante d'avoir flirté avec son voisin d'en face, cet inconnu qui a introduit son intimité, sans jamais se dévoiler. Un jour, elle est apparue nue dans le salon et elle a bien senti qu'on l'observait, en face. Troublée, elle a eu le besoin de "se donner" à cet anonyme qui a su émoustiller son désir. Elle croyait en avoir fini, c'est tout autre chose qui commence : l'apprentissage du désir, les sens en éveil, l'attente du regard, le besoin de se livrer à l'inconnu. Il est "celui d'en face", celui qui compte pour elle, "ce que je voulais, c'est qu'il me regarde, qu'il pose les yeux sur moi, de loin, à l'affût, et qu'il me voie m'offrir".

Le jeu qu'elle joue est celui du chat et de la souris. Un homme et une femme se guettent, s'épient et se contemplent. Les préliminaires ont été absous, il y a une volonté explicite dans l'art d'être désiré, c'est cru dans les gestes, mais élégant dans les paroles. Car Gabrielle Ciam a renoué avec l'érotisme, comme dans son premier roman "Le train de 5h50", où il était question aussi d'observation et de fantasmes fous. "Celui d'en face" n'est pas obscène, et la narratrice parvient à attiser sa flamme par sa confession à son interlocuteur inconnu. La fin est charmante, on attend quelle suite l'affaire a donnée !... Ce 3ème roman de Gabrielle Ciam est capiteux, impudique, affriolant... enfin bref, ce sont les femmes qui en parlent le mieux ! Lisez-le !

Arléa

3 octobre 2006

Ce que je sais d'elle - Béatrice Hammer

ce_que_je_sais_d_elleUne femme a disparu, laissant derrière elle un mari et deux enfants. "Un enquêteur" interroge la famille, les amis, les collègues et les gens du quartier, ceux qui ont côtoyé cette mystérieuse femme. Car à la lecture des différents témoignages, on s'aperçoit que celle-ci n'était pas tout à fait la même : secrète, certes, mais pour certains, destructice et croqueuse d'hommes, pour d'autres, artiste utopiste, excellente professeur de maths, introvertie mais rancunière, une mère, une femme, une épouse lassée par son quotidien, qui a pris les voiles. On pense qu'elle est morte, qu'elle a été enlevée, qu'elle s'est enfuie avec un amant, qu'elle a changé de vie... Chacun tente d'apporter une solution, ou sa propre explication pour rejeter le sentiment de culpabilité, pour refuser de voir et de comprendre pourquoi cette femme s'en est allée sans mot dire. A la fin du livre, il n'est vraiment pas possible d'apporter un portrait défini de cette femme : elle est tout et rien à la fois. Ses traits sont flous, son caractère fuyant... peut-être n'a-t-elle jamais existé ? Il est possible de créer l'image fantasmée d'une personne, il est plus difficile de cerner la vérité. Ce livre de Béatrice Hammer démontre que toute personnalité est nuancée, qu'elle est le fruit de l'imagination des gens qui nous entoure. "Ce que je sais d'elle" de Béatrice Hammer a de plus une conclusion assez délirante et ouverte aux plus folles spéculations !

Arléa

3 octobre 2006

Le corps incertain - Vanessa Gault

le_corps_incertainVanessa Gault n'a pas trente ans quand son médecin lui annonce qu'elle souffre de la sclérose en plaques. Cette brillante enseignante a cette pensée fulgurante : une vision d'elle assise dans un fauteuil roulant, un plaid sur les genoux, avec trois ans à vivre. Mais qu'est-ce que la SEP ? Comment son corps peut-il la trahir ? Comment la maladie se déclare, comment ruine-t-elle le quotidien et la croyance d'avoir la vie devant soi ? Il faut tout revoir, tout réapprendre. Apprivoiser son corps, le mal qui ronge, les sursauts et les plongées vers la douleur, la paralysie des membres. La SEP est avant tout "un mal secret" qui, un jour, devient "un corps exposé". Dans cette seconde partie, Vanessa Gault expose la honte infligée par le regard extérieur qui se pose sur ses cannes, devenues indispensables pour marcher. La maladie ayant progressé, la jeune femme s'affaiblit et perd la force de marcher, de tenir debout. Devenir handicapée, aux yeux de tous, devient une humiliation ordinaire, affreusement banale mais douloureuse. "C'est rarement de la cruauté volontaire; c'est plus souvent de la maladresse, de l'indifférence, de la bêtise".

"Le corps incertain" est le récit touchant, très peu émouvant, d'une femme douée et intelligente, qui regarde sa maladie avec lucidité. Elle ne se lamente jamais, elle s'emporte quelquefois et épingle les mauvais points dans le système (médical, de la sécurité social, dans la rue, les transports communs, en amitié, etc.). Mais à aucun moment elle ne donne le sentiment de s'apitoyer, il y a une telle force chez elle. Son récit est une leçon de vie stupéfiante. Quand je parle d'un récit peu émouvant, c'est surtout dans le sens qu'elle ne nous tend pas un kleenex pour étancher les larmes. Jamais. Pourtant, il est clair que son combat n'est pas de tout repos, tant la maladie est lâche et perfide. "Je ne suis pas une personne en bonne santé; mais je suis capable à certains moments de faire certaines choses, et peu de temps après je ne peux plus. Et je vous assure que je ne fais pas semblant." Concernant son témoignage, il a beaucoup à nous apporter, à nous apprendre !

Arléa

2 octobre 2006

Je pose mes valises !

MarilynM

Il me faut un nouveau chez-moi. Et si j'essayais ici ! ...
Posons donc valises, livres, images, commentaires trop souvent enthousiastes et exaltés de la lectrice passionnée que je suis !...

Clarabel est toujours dans la place ! ...  Le nouveau blog va prendre ses marques. Un temps d'adaptation, de restauration, d'apprentissage de la bête ! .. ;-) 

Et je signale au passage que le Blog de Clarabel ne sera pas fermé au public et toutes mes données resteront disponibles !

 

 

 

 

 

edit du 30/10/2014 :

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Citation extraite de :  Pickwick, Eva Giraud.

 

edit du 05/11/2014 : 

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Paroles de : Big Bang (au Pays Des Candides) - Brigitte

 

edit du 01/12/2014 :

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edit du 05/01/2015 :

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interlude janvier 2015 :

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Paroles de : No woman, no cry - Bob Marley

 

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courant 2016

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Halloween 2015

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Noël 2015-16

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Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
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Amours et autres enchantements
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