16/04/12

Les Satellites

Ça y est, j’ai compris le secret des jeunes ! … Les jeunes sont des petits satellites qui tournent dans l'espace, en faisant des ronds... C'est pas plus compliqué ! 

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Aurélien est un jeune homme dont l'existence bourgeoise et confortable tend à le gonfler un petit peu, il a besoin de changer d'air. Il décide de trouver une mère adoptive, et pourtant il n'est ni orphelin ni fils endeuillé. Il va donc rencontrer Olivia, la quarantaine, jolie, élégante et exubérante, via une petite annonce dans le journal. Aurélien se fond dans son existence comme un poisson dans l'eau, il est heureux et toujours aussi nonchalant. Sa soeur Nicole manifeste cependant des signes de jalousie, elle découvre alors l'existence d'un autre fils qu'Olivia aurait voulu adopter quelques mois plus tôt. En l'apprenant, Aurélien devient obsédé par ce Michael et se considère soudain comme un second choix qui ne fait rêver personne.

Cette histoire est tout à fait surprenante et raconte l'extraordinaire oisiveté de deux jeunes gens de bonne famille, qui vivent une relation fusionnelle de frère et soeur, et qui se cherchent des buts ou des envies dans la vie, à défaut d'autres choses. Qu'ils cherchent à quitter le cocon familial ou à accepter une demande en mariage sans amour, ils sont la parfaite démonstration d'une jeunesse désabusée et désoeuvrée. Le tableau n'est pas flatteur, et pourtant il ne manque pas de charme. Les illustrations de Claire de Gastold apportent aussi une touche déterminante dans la description du cadre (les détails de leur habitation montrent un lieu baroque et très chargé, mais de toute beauté !). Bref, on suit l'errance du couple avec la sensation fugace d'être dans un film de la Nouvelle Vague. On y découvre l'instantané d'une époque où la jeunesse est en quête d'elle-même. Il y a aussi toute une galerie de personnages secondaires fort attachants! 

Les Satellites, par Alexandre Franc & Claire de Gastold
Gallimard, coll. Bayou, 2012 

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17/02/12

C'est pas du Van Gogh (mais ça aurait pu...)

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Encore une BD dévorée avec bonheur, j'en lis beaucoup en ce moment, ça et puis des histoires sur les zombies... j'y reviens toujours ! Bref, je ne pouvais louper ce titre de Bruno Heitz, un auteur qui me fait à chaque fois éclater de rire. (Ma fille est fan de sa série Louisette la taupe.)
C'est pas du Van Gogh, mais ça aurait pu... reprend l'histoire de Jean-Paul, déjà croisé dans J'ai pas tué De Gaulle. Il est en planque chez sa tante Ninine lorsque celle-ci lui parle d'un secret de famille qui pousse notre bonhomme à partir sur les routes de France à bicyclette. Direction : Arles. Jean-Paul doit tenter de comprendre ce qu'aurait pu découvrir son oncle défunt en se rendant sur la tombe de sa mère. L'enquête piétine, notre héros est mauvais et goguenard, il méprise tous ceux qu'il rencontre... jusqu'à ce qu'il mette les pieds dans le plat et se retrouve dans de sales draps. En vrac, on trouve des hollandais, une mère supérieure, un professeur qui écrit des livres, un héritage mirobolant, une nymphomane, une lettre mystérieuse, un marché de dupes... pfiou !
C'est une aventure cocasse dans un décor de la France des années 50, avec pour personnage central, l'ombre de Van Gogh, mais surtout le très débonnaire Jean-Paul. Quelle farce, celui-là ! Certes, le scénario est farfelu et simple,  mais il tient la route, on est tenu en haleine, on sourit, on mord à l'hameçon, on s'interroge... Bruno Heitz affiche une vraie tendresse pour l'époque, les anti-héros et les séries policières à la Maigret. Une belle réussite ! 

C'est pas du Van Gogh, mais ça aurait pu... par Bruno Heitz  (Gallimard, coll. Bayou, 2011) 
pour feuilleter :  clic

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Post Mortem

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Les zombies sont en train d'envahir ma vie, je ne sais pas ce qu'il se passe, mais ils sont partout ! Post Mortem de Pierre Maurel en est l'exemple (un parmi tant d'autres, on y reviendra plus tard...). Dans cette histoire, le gouvernement a développé un moyen pour prolonger la vie des morts afin de les utiliser comme main d'oeuvre gratuite, sauf que le climat social est à la grogne et de plus en plus d'opposants aux morts-vivants manifestent contre cette concurrence déloyale.
Jérémy est un pauvre type déboussolé, qui vient de perdre son boulot et qui en a un peu sa claque du système. Or, un soir, il est renversé par une voiture et tombe dans le coma. Sa mère accepte le protocope du post-mortem et les ennuis commencent. Car dans le même temps, la colère devient plus forte, des petits groupes passent à tabac les zombies, la ville est en état de siège. Heureusement Jérémy a deux amis sur lesquels il peut compter, même si sa nouvelle vie ne ressemble plus à rien, il est dégoûté de lui-même et veut en finir pour de vrai. C'est comme ça qu'il rencontre Hélène et son père, un couple en cavale.
Tous les cinq prennent la fuite, se heurtent au chaos en ville, n'y comprennent plus rien et découvrent ce que le gouvernement tente de cacher derrière une guérilla urbaine. Bref, l'histoire n'est pas facile à présenter mais elle est rapidement captivante à lire. L'atmosphère est morose, un peu dégoûtante parce que les zombies sont affreux et bavent tout le temps, sans quoi ce sont bien eux les victimes et les opprimés. L'histoire dénonce, à travers une histoire fantastique, les dérives de la politique et de l'économie, puis la colère populaire et la tendance à vouloir fustiger de faux coupables, au lieu de chercher plus loin la cause du conflit. Ici les humains sont contre les zombies qu'ils accusent de leur voler leur boulot, on assiste à des scènes de haine, jusqu'à la décision de concentrer tout ce petit monde dans des baraquements. Ni vu, ni connu. Cela ne vous rappelle rien ? 
Même histoire, même combat. Il s'agit une nouvelle fois de politique-fiction, et c'est terriblement réaliste. Cela se lit d'une traite, ça marque, c'est fort et ça fait réfléchir. La fin est ouverte, je ne pense pas qu'il y aura une suite, peut-être est-ce frustrant... mais l'issue paraît logique, si on y réfléchit bien. 
Pierre Maurel, pour moi, une découverte : à suivre !

Post Mortem, par Pierre Maurel (Gallimard, coll. Bayou, 2012) 
feuilleter l'ouvrage : http://www.bd.gallimard.fr/ouvrage-A63855-post_mortem.html 

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15/02/12

La Team : Gang of Paname

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Alors là, je vous préviens, grand moment d'humour. C'est d'ailleurs ma fille qui a lu cette bd avant moi et qui était bidonnée dans son coin en tournant les pages. A mon tour, ensuite, de faire connaissance avec cette fameuse Team qui est constituée de Snoop et de ses deux copains Piou et Chatguy. Ce sont trois lascars qui vivent dans une cité où ils aimeraient tant être pris pour les durs qu'ils s'imaginent être au fond d'eux, mais en fait Snoop et ses potes sont trois rigolos. A travers une succession d'histoires courtes, nous les suivons au collège, à la piscine, au centre commercial (le coup du Père Noël qui ne vient jamais dans leur cité, trop la haine ! ...) ou à la campagne. Snoop est un dur au coeur tendre, il est amoureux de Mimine et c'est un as de l'exposé (zoom sur l'Egypte ancienne où les pharaons dansaient le break, d'où Mickaël Jackson aurait tiré son influence). Avec humour et impertinence, cette bd parle donc de ces instants de complicité entre amis, des grandes prises de considération à vouloir faire l'intéressant, pour briller devant ses potes ou l'élue de son coeur, quitte à raconter de jolis bobards (qui ne trompent personne). On se souviendra des merveilleuses vacances à New York où Snoop a tout appris des règles des caïds, alors qu'il a fait du poney dans une colonie ! C'est frais, c'est rigolo, c'est punchy et ça file le sourire. Simple, mais efficace. 

La Team, tome 1 : Gang of Paname par Wassim Boutaleb J. (Gallimard, 2012)
son blog : http://waz-island.blogspot.com/ 

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24/01/12

Is there life on Mars ?

Haddon Hall, c'est l'histoire d'une maison, à Londres, à la fin des années 60. C'est aussi et surtout LA maison qui a accueilli le couple David et Angie, et leurs nombreux amis artistes. David est encore un musicos à l'univers obscur, pas bien défini, qui pressent cependant un génie en puissance. Il crée, bidouille et tente de multiples expériences. Il essuie quelques succès d'estime, sans quoi il bute, il tâtonne. Il mène une vie d'artiste incompris, entouré de ses potes, les Marc, John, Mick et compagnie... À ses côtés, Angie, son amoureuse, lui apporte le glamour. Et l'amour libre.

Look androgyne et attitude équivoque, nous sommes en pleine époque hippie. Une période de recherche, de doute, d'insouciance. C'est ce qu'on découvre à travers cette lecture, nimbée d'une aura psychédélique fabuleuse, délicieusement décadente, parée de touches d'humour. C'est aussi balancé de rock-n-roll en déroute et de pop qui explose. Auréolant d'envie et de nostalgie une époque où tout était possible et attendu. Sous la plume de Néjib, on assiste avec fascination à la naissance d'un mythe. Ou quand David devint Bowie. Tout un art.

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L'artiste est par nature un être insatisfait. Parfois il se surprend à connaître des moments de plénitude.
Mais ce sentiment le quitte aussi vite qu'il est venu.

Haddon Hall : Quand David inventa Bowie, par Néjib (Gallimard, 2012)  smileyc002

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06/12/11

Teaser Tuesday #34

GROS COUP DE COEUR pour le Carnet intime de Zep.

On le connaît sous un autre visage, celui du papa de Titeuf, on le découvre voyageur et rapporteur des histoires muettes dissimulées à travers les arbres et les pierres, c'est un amoureux de la moisissure, des choses bancales, du temps qui stagne et qui lutte contre le modernisme, c'est beau ! Solitaire ou amoureux, papa poule ou touriste désabusé, il nous invite à nous poser. A observer. Parce que,

"L'appareil photo prend sans considérer. Le dessin oblige l'oeil à apprendre."

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Et j'aime aussi lorsqu'il se décrit comme "un rebelle en dessinant des feuilles de platane."

Carnet intime, par Zep
Gallimard, 2011. 

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13/09/11

Coucous Bouzon, d'Anouk Ricard

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Qu'est-ce que j'aime me perdre dans une lecture où il est permis de ricaner bêtement parce que c'est drôlement bon ! Anouk Ricard, j'en suis dingue. Oui, oui. Avec son style naïf et son air de ne pas y toucher, elle nous bichonne des histoires complètement déjantées et, limite, irrévérencieuses. J'a-do-re !!!
Coucous Bouzon, c'est le nom d'une entreprise qui ne ressemble à aucune autre. Le patron est un joyeux luron qui recrute son personnel en lui demandant s'il est capable de toucher ses pieds les bras tendus, c'est un fana des réunions qui ne servent à rien et prend son pied à organiser des stages en forêt pour coacher son équipe. Le p'tit nouveau, Richard, n'est pas loin de penser qu'il est tombé chez les fous ! Mais très vite il se pose des questions sur le départ de son prédécesseur, Guy Monier, celui-ci serait finalement porté disparu et sa famille le pleure à chaudes larmes en passant à la télé.
Sûr que l'histoire prend des tours et des détours ahurissants, c'est cocasse à souhait et ça vous fait glousser de bonheur. C'est à la fois une comédie grinçante et un thriller psychologique, où les dérives de notre société sont épinglées impunément, mais ça ne se prend surtout pas au sérieux, ce qui est extrêmement bénéfique et rafraîchissant.
Résultat, on est bidonné du début à la fin (92 pages jouissives). 

Coucous Bouzon, par Anouk Ricard (Gallimard, coll. Bayou, 2011). smileyc002

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09/09/11

On ne savait pas encore qu'on dessinait mieux que les autres de notre âge. On ne les connaissait pas.

IMG_5323 On était toujours les deux ensemble.

Au premier coup d'oeil, le graphisme peut déconcerter (une gros trait noir, sur fond blanc) mais ce serait se méprendre et passer à côté d'une tendre histoire sur l'enfance et les souvenirs. Piero est le frère de Baudouin, autrement surnommé Momon dans le livre, ils sont frères et ont grandi un peu à l'écart des autres, tous deux partagent la passion du dessin.

Cette passion ne les quittera jamais, même si en grandissant il faudra faire des choix et apprendre à se sacrifier en écoutant la voix de la sagesse. En attendant, c'est une histoire terriblement attachante, où il est question de jeux insouciants, de complicité, de rêves et de fantasmes, et même à l'adolescence les idées folles ne les quittent pas, les sorties entre copains deviennent leurs nouvelles préoccupations, l'attirance vers l'autre sexe aussi... Et tout ça, à une époque différente de celle d'aujourd'hui, une époque plus heureuse et apaisante, ça fait du bien de s'y plonger.

Une belle lecture, vraiment. Où l'auteur se dévoile avec humilité et pudeur, c'est touchant. Comme une envie de "continuer l'enfance". Bref, c'est tout simplement réussi. C'est aussi un formidable hommage. D'un frère à l'autre. D'une vie à une autre. Et un hymne au dessin comme souffle de vie.

Piero - Baudouin
Gallimard, 2011 - 123 pages - 15€ 
Le présent ouvrage a fait l'objet d'une première publication aux éditions du Seuil en 1998.
couverture illustrée par Piero 

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04/07/11

Sur le chemin des vacances #2 : Le Viandier de Polpette - Olivier Milhaud & Julien Neel

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Où que vous soyez, il faut que vous glissiez cette bande dessinée dans votre besace. C'est un vrai régal de lecture !
Le Viandier de Polpette raconte l'histoire d'un ancien militaire (Polpette), chargé de nourrir les troupes durant la guerre, et qui s'est reconverti dès lors qu'il a découvert le petit paradis qu'est le Coq Vert. Ce lieu-dit appartient au jeune Fausto de Scaramanda, un fils de comte qui a connu l'exil dès son âge tendre et qui a su rendre cet endroit unique et au charme bucolique irrésistible.
C'est, par excellence, le lieu de perdition d'une petite communauté attachante et atypique, on y trouve Alméria, la responsable des bains, madame Sweep ou mademoiselle Emma, de parfaites soubrettes redoutablement efficaces, messieurs Diego Suarez et Léopold, deux clients qui font partie des murs, Andrew le spécialiste des cocktails qui ne décroche jamais un mot, sans oublier Biryani l'intendant et Polpette notre cuisinier taiseux qui exprime tout son art dans ses petits plats (à souligner, "viandier" signifie "livre de recettes" en vieux français).  
Non seulement c'est drôle, particulièrement cocasse et truculent, et c'est fichtrement gourmand ! On pourrait se contenter de se fondre dans cette ambiance délicieuse, le lecteur est déjà séduit, mais le scénario nous réserve quelques surprises (le retour du père de Fausto, par exemple). De plus, c'est une bd qui propose un brassage d'inspirations littéraires tout à fait étonnant (on parle de "sweet fantasy", mais pas seulement). Ce mélange des genres peut déstabiliser même s'il révèle aussi une volonté de proposer un univers à part très pertinent (et auquel j'ai vraiment adhéré !). 
Cette lecture vous transporte et ça fait un bien fou, ce n'est pas anodin si on trouve l'allusion à une "bulle" qui vous coupe du reste du monde, car vous quittez le Coq Vert avec une pointe de nostalgie et beaucoup de regret. (De prochaines aventures sont annoncées - ouf !) 

Le Viandier de Polpette - Olivier Milhaud & Julien Neel smileyc002
Gallimard, 2011.  

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07/06/11

Elle est de retour !

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Akissi, la petite héroïne de Marguerite Abouet et Mathieu Sapin, est toujours aussi espiègle et craquante, je suis définitivement fan ! Nous la retrouvons dans 7 histoires toutes simples et rigolotes, au milieu de ses copains ou dans sa famille, c'est à chaque fois une vraie partie de plaisir.

Son ami Edmond se prend pour Spectreman et n'hésite pas à dégringoler des toits pour lui ressembler, Akissi le prévient : seuls les asiatiques sont en plastique, il n'a aucune chance, mais lorsqu'il se découvre un pouvoir pétrifiant sur leur maître d'école, les deux camarades n'en croient pas leurs yeux ! Akissi est usée de coiffer ses couettes tous les matins, elle pense alors qu'en attrapant les poux de sa copine Sido, sa mère acceptera de lui raser la tête. Elle rêve ! C'est comme pour l'histoire du doudou vivant, quand Akissi invite une petite souris à se nicher contre elle pour la nuit, y'a de la rumba dans l'air et pas seulement (très berk et amusant, faut le faire !). Le must de la cocasserie a lieu lors du festin dominical, Akissi est traînée par sa mère à la messe mais elle n'en peut plus, elle veut faire pipi et se perd dans les couloirs alors qu'elle tombe sur un petit buffet appétissant... je ne vous raconte pas la chute, même si elle se devine. Vraiment très drôle ! Comme la fois où Akissi doit retourner chez le dentiste, à force de manger des bonbons en cachette, ça se paie, or la fillette a une sainte horreur du dentiste et ne veut pas qu'on lui arrache sa dent. C'est vu, déjà vu, sauf que ça le fait quand même. On rigole, et on rigole encore rien qu'en voyant la salle d'attente paniquée.

Akissi est une série destinée avant tout pour les jeunes lecteurs (dès 6 ans), mais il n'y a pas de raison de s'en priver, c'est un condensé de bonne humeur, c'est pétillant, c'est frais, c'est simple et facile, cela raconte les petites aventures facétieuses d'une héroïne un peu peste, un peu canaille, mais très attachante. Bref, du plaisir sur toute la ligne ! J'ai toutefois trouvé le lexique moins coloré, c'est dommage, j'avais craqué pour toutes les expressions découvertes dans le premier tome, mais ceci n'empêche pas mon appréciation générale : l'humour, la gaité, le dépaysement, j'aime tout, tout, tout !

Akissi, tome 2 : Super-héros en plâtre - Marguerite Abouet & Mathieu Sapin
Gallimard, 2011.

Et je veux la suite de Bienvenue ! Pour bientôt ?

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