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Chez Clarabel

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7 septembre 2013

La famille Fraskato et son cirque fabuleux de John Yeoman et Quentin Blake

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Roulez, roulez tambours, voici le cirque Fraskato.

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Voici l'oncle Décimus sur sa trottinette, Philibert qui jongle avec des œufs, Jess et Bess et leurs tours de magie, les chiens chanteurs et les perroquets acrobates...

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Alors, prenez place au bord de la piste et applaudissez les artistes !

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C'est coloré, absolument barré, fantasque et délirant.

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C'est un hymne formidable aux histoires de cirque qui donnent des étoiles dans les yeux. L'histoire est simplette, avec une pointe d'humour british, mais ce sont surtout les illustrations de Quentin Blake qui retiennent notre attention, tant elles sont pétillantes ! Un album joyeux et bariolé.

La famille Fraskato et son cirque fabuleux de John Yeoman et Quentin Blake (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, août 2013)

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7 septembre 2013

7 septembre 2013

J'ai mis dans ma valise de Soledad Bravi

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Qu'est-ce qu'on met dans une valise pour voyager ?

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Des choses indispensables comme une brosse à dents, une sucette, une crotte de nez...

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et aussi une tondeuse à gazon, un ours polaire, un sous-marin...

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Cette valise est comme celle de Mary Poppins, elle avale tout mais est-ce que sa propriétaire est d'accord ?

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Le résultat est absolument désopilant ! L'humour de Soledad Bravi est - un peu - comme un clin d'oeil aux vieilles chansons de Dorothée, dans les années 80 (ici ou ). Son dessin est toujours délirant, un  mélange entre le cocasse et la candeur. Avec aussi cette petite touche d'humour subtil, derrière l'absurde... car à la fin, la petite fille ne proteste pas contre la qualité du contenu de sa valise, mais plutôt contre la quantité. Question de nuance. J'adore. ☺

J'ai mis dans ma valise de Soledad Bravi (Loulou et Compagnie, septembre 2013)

6 septembre 2013

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, Audiolib (27 h) lu par Christine Pâris

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Très sincèrement, j'ai trouvé ce troisième volet long, trop long, partant dans tous les sens, offrant des perspectives peu réjouissantes, on piétine beaucoup, on bavarde, on doute énormément, on n'agit plus, on fait trois pas en arrière et même les plus téméraires deviennent tout fripés sur eux. Bouh, quelle débandade!

Joséphine a le cœur brisé et a coupé tout contact avec Londres. Son amoureux attendra, ou pas. A ce stade, leur petit jeu me semble interminable, peu crédible, c'est dommage. Même Shirley va perdre de sa superbe, en tombant folle amoureuse d'un homme qu'elle doit s'interdire d'aimer, afin de protéger son fils... Gary pose en effet des questions qui dérangent, part en quête de ses origines, revient déçu, se fâche et traverse l'Atlantique. La belle Hortense se sentira flouée, abandonnée. Qu'importe, j'aime terriblement leur relation orageuse, j'en redemande !

Le reste m'apparaît alors comme du vulgaire remplissage, des personnages comme Josiane, Marcel, Henriette ou Zoé me paraissent fades, ennuyeux, Junior, lui, est franchement ridicule (à seulement 2 ans, il lit La Bruyère, parle comme Einstein et porte des mocassins !), j'ai détesté Chaval, pas aimé qu'on se moque de Denise, grande amatrice de romances... En gros, j'ai ressenti de l'ennui pour une grande partie de l'histoire, tout en refusant de décrocher pour vouloir en savoir plus. Quelle terrible contradiction.

Ce troisième livre, trop volumineux, m'est finalement apparu inégal et frustrant. Toutefois, j'ai beaucoup aimé les passages sur Hortense et Gary. ♥ Rien que pour ça, je lirai le quatrième tome (en cours d'écriture).

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, par Katherine Pancol
Audiolib, 2010 / éditions Albin Michel, 2010 - texte intégral lu par Christine Pâris (durée : 27 heures)

6 septembre 2013

La valse lente des tortues, Audiolib (20 h 20) lu par Marie-Eve Dufresne

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La suite est peut-être moins excitante, car moins nouvelle, mais elle nous permet de retrouver Joséphine, ses proches et amis, dans un quartier chic de Paris où une sombre histoire de meurtres en série va sévir ! Eh oui, nous voici avec une intrigue mêlant un serial-killer, une enquêtrice chevronnée, un témoin embarrassant et des doutes qui gonflent à tous les étages... Cela accompagne les pérégrinations de nos personnages, qui continuent de se frotter à la vie avec le même désarmement.

Joséphine, par exemple, se sent étrangère dans son grand et bel appartement, qu'elle vient d'acquérir pour plaire à sa fille. Hortense a une ambition démesurée, elle part à Londres étudier le stylisme, elle est intrépide, impatiente, capable de tout broyer sur son passage. Seul Gary lui tient tête et la mène par le bout du nez. C'est un vrai régal de suivre leurs échanges !

De son côté, la petite Zoé cherche à sortir de l'ombre de sa sœur, elle devient une adolescente influençable et plus que sentimentale. Très marquée par l'absence de son père, elle va commettre des petits trucs débiles et exiger qu'on joue cartes sur table avec elle. Sauf que, toute vérité n'est jamais bonne à entendre !

Tandis que Jo butine entre son bel amant et son amoureux transi (super chaud le réveillon de Noël !), Iris prépare son retour sur le devant de la scène. Plus belle, plus redoutable que jamais. Leur mère, Henriette, a aussi juré de ne pas s'avouer vaincue et mijote une vengeance diabolique. Marcel, Josiane, leur petit Junior... rien ne va plus à Paradise Island. Shirley manque cruellement, aussi quel plaisir de la retrouver chez Joséphine ! La vie semble plus facile avec elle.

Ce deuxième tome tourbillonne, virevolte et étourdit le lecteur en un claquement de doigts. Encore une fois, j'ai trouvé que c'était mignon, charmant, facile et agréable à parcourir. Par contre, cela se termine sur une pointe d'amertume, on a mal, on souffre et naturellement on enchaîne avec le très volumineux troisième livre, Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

La valse lente des tortues, par Katherine Pancol
Audiolib, 2011 / éditions Albin Michel, 2008 
Texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée : 20 h 20)

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6 septembre 2013

Les yeux jaunes des crocodiles, Audiolib (19 h) lu par Marie-Eve Dufresne

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Ne supportant plus l'infidélité de son mari, Joséphine Cortès le fiche à la porte et se retrousse les manches pour élever seule leurs deux filles, Hortense et Zoé. Sa sœur, Iris, qui n'est que beauté et splendeur éblouissante, s'est mis en tête d'écrire un livre, pour épater la galerie. Toutes deux concluent alors un pacte, qui se résume à : tu l'écris, je le vends, tu deviens riche, et moi célèbre.

Joséphine est une jeune femme banale, qui manque de confiance en elle, elle n'a jamais reçu le moindre soutien de sa mère, même sa sœur a tendance à la regarder de haut, et pourtant elle est remarquable, intelligente, passionnée par le XIIe siècle, compatissante et généreuse. D'ailleurs, chez elle, dans son appartement à Courbevoie, on se sent à l'aise, on se donne le mot pour y déposer ses coups de blues, ses doutes, ses angoisses ou ses espoirs.

On boit du thé, on avale des petits gâteaux, on épluche des légumes, on sifflote, on tremblote, on a le cœur lourd, on s'interroge, est-ce normal d'éprouver de l'attirance pour le mari de sa sœur ? que fait son amie Shirley à Buckingham Palace lors d'un bal officiel donné par la reine ? Antoine réussira-t-il sa reconversion au Kenya avec son élevage de crocodiles ? Marcel et Josiane vivront-ils enfin leur amour en paix ? Henriette n'a-t-elle pas juré de livrer bataille jusqu'à son dernier souffle ? ...

La recette est facile, mais goûteuse et savoureuse. On a laissé les mots naviguer, les histoires flotter et les anecdotes nous embarquer vers des contrées accueillantes. C'était bon, c'était bien ! Je me suis sentie à l'aise, comme dans une petite bulle, chouchoutée et heureuse. C'était une jolie entrée en matière, pétillante et chaleureuse, qui parle de la vie et des gens avec simplicité, sincérité et bonne humeur. Je poursuis l'aventure avec La valse lente des tortues...

Les yeux jaunes des crocodiles, par Katherine Pancol
Audiolib, 2010 / Albin Michel, 2006 - texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée : 19 heures)

5 septembre 2013

instantanés de lecture #6

L'image du jour :

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C'est extrait du dernier album en date de Vincent Cuvellier et Ronan Badel, issu de la série des Emile (♥). Notre petit grincheux préféré fait encore des siennes, il a décrété qu'il avait froid et qu'il porterait la doudoune, en plein été, sous un soleil de plomb, même à la piscine, avec juste un maillot de bain en-dessous... C'est tout, c'est comme ça, il ne faut pas le chercher, pas le contrarier, notre Emile.

Et moi je l'aime pour sa petite trogne sympathique et son sale caractère. ♥

Emile a froid, par Vincent Cuvellier et Ronan Badel (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2013)

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5 septembre 2013

“Never say 'no' to adventures.” (Chitty Chitty Bang Bang) ☺

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Frank Cottrell Boyce s'est inspiré du roman de Ian Fleming, Chitty Chitty Bang Bang: The Magical Car, pour imaginer une suite originale et farfelue, où il met en scène la famille Klaxon à l'aube d'une aventure extraordinaire. Le père vient de perdre son boulot et prévoit un grand voyage autour du monde. Il fait l'acquisition d'un vieux combi VW, qu'il retape entièrement avec son fils Jem, et l'équipe d'un moteur d'avion dégoté dans un arbre.

Le ton est donné, c'est haut en couleurs, absolument délirant et décoiffant, on sourit beaucoup, on s'enthousiasme pour les péripéties de cette famille attachante, qui s'envole donc pour Paris, Le Caire et plus loin encore. Au fur et à mesure de leur périple, ils enrichissent leur voiture de nouveaux équipements, trouvés par hasard (vraiment ?), et sont pourchassés par un Mini Jack obsédé par leur véhicule qu'il veut acheter à tout prix.

Ne pas connaître l'œuvre originale n'est absolument pas handicapant, par contre je savais qu'avec un auteur comme Frank Cottrell Boyce, je n'allais pas m'ennuyer un seul instant ! La lecture est tourbillonnante, on s'amuse d'un rien, la famille Klaxon est dingue, tendrement excentrique, on les adopte immédiatement. L'histoire n'est qu'action, rebondissements, clins d'œil, frissons, humour et facétie. Les enfants vont adorer. C'est la petite lecture récréative par excellence.

Chitty Chitty Bang Bang fait le tour du monde, par Frank Cottrell Boyce
Gallimard jeunesse, mai 2013 - traduit par Catherine Gibert
Illustré par Joe Berger

5 septembre 2013

“Ils ont leurs rêves et leurs projets. Ils ont leurs attentes, leurs espoirs et leurs inquiétudes.”

Sur la photo, ils sont onze. Onze élèves de terminale S d'un lycée tout à fait convenable d'une ville tout à fait ordinaire. Ils viennent de fêter le bac et leur départ en vacances. Et pour l'heure, ils se sentent des ailes : huit semaines de vacances et l'avenir devant eux !

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C'est un court roman qui se lit comme un recueil de nouvelles ou qu'on découvre tel un assortiment de Polaroids. Il nous fait suivre quelques jours dans la vie d'adolescents de 17-18 ans, en juillet ou août. Tout simplement, sans esbroufe. Et pourtant, le ton est juste, grave et renvoie une impression d'authenticité désarmante.

Ces grands adolescents sont à l'image de tant d'autres, ils viennent de décrocher le Bac, s'offrent un été pour oublier, décompresser, avant d'attaquer leur vie d'adulte. Ils sont en vacances, en famille, ils travaillent, ils souffrent de solitude, ils dorment, ils rêvent, ils font les 400 coups, ils aiment pour un soir, ils pleurent sur le bord de la baignoire, ils prennent de grandes décisions, ils dessinent déjà leur avenir... A leur façon, souvent balbutiante, toujours radicale.

Un drame va frapper nos jeunes gens, ils ont rendez-vous en septembre et ils réaliseront qu'ils ne sont plus cette bande de onze minets sur la photo, prêts à dévorer le monde. C'est un retour sur Terre douloureux, solennel mais intéressant. Ce texte est vrai, sincère, et l'on peut facilement s'y identifier tant les personnages sont représentatifs de la majorité des adolescents.

Rendez-vous en septembre, par Anne Vantal
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, juin 2013 - ill. de couverture : Sandrine Martin

4 septembre 2013

Demain, Audiolib (9 h 30) lu par Olivier Blond

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Matthew est un homme désespéré depuis la mort de son épouse, survenue un an plus tôt. Il vit seul à Boston et s'occupe de leur fille unique, mais ne parvient pas à reprendre goût à la vie. Un jour, il fait l'acquisition d'un ordinateur portable lors d'un vide-grenier. C'est ainsi qu'il fait miraculeusement la connaissance d'Emma, avec laquelle il s'entend à merveille. Tous les deux se fixent rendez-vous dans un restaurant de Manhattan.

Le même jour à la même heure, ils poussent chacun à leur tour la porte du restaurant. Ils sont conduits à la même table et pourtant... ils ne se croiseront jamais. Il apparaît que ces deux-là se sont infiltrés dans une faille temporelle, Emma vit en fait un an plus tôt, à New York. Matthew est bel et bien dans le présent, a du mal à expliquer le pourquoi du micmac mais entend rebondir aussitôt en demandant à Emma de sauver son épouse ! La belle désillusion pour notre célibataire, qui se voyait partager un avenir radieux aux côtés de Matt et sa petite fille...

Elle va d'abord bouillir de colère, de frustration et d'incompréhension, avant de capter qu'elle seule détient les rênes du destin de tout le monde ! Machiavélique, notre Emma ? C'est une question parmi tant d'autres que l'on va se poser. L'intrigue va effectivement bien nous balloter, pour brouiller les pistes et révéler une succession de données toutes plus surprenantes les unes que les autres. A ce petit jeu, l'auteur est habile et nous mène par le bout du nez. C'est plutôt pas mal ficelé et entraînant, même si ça ne nous scotche pas non plus à notre fauteuil.

C'était le premier livre de Guillaume Musso que je découvrais, je n'en garde pas un souvenir trop mauvais mais je ne pense pas que je retenterai l'expérience, car je sens que c'est une mécanique trop chichement huilée pour me convaincre totalement. C'est à considérer comme une lecture de vacances, distrayante et captivante car j'ai bien aimé le début de l'histoire, beaucoup moins la fin (convenue, lisse et attendue). La lecture faite par Olivier Blond s'est avérée très agréable elle aussi. En somme, je n'ai rien à ajouter à ce qui fut un plaisir fugace et éphémère, dont l'impact s'effacera très vite, au fil du temps.

Demain, par Guillaume Musso
Audiolib, 2013 / XO éditions, 2013
Texte intégral lu par Olivier Blond (9 h 30)

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