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Chez Clarabel

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15 juillet 2013

Desert Crossing (La fille mirage) ★

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Jamie et sa sœur Lucy se rendent pour les vacances chez leur père, à Phoenix. Kit, un ami d'enfance, est également du voyage. La route est longue, ennuyeuse, la chaleur est accablante, les garçons tentent de tromper l'ennui en avalant une petite bière. Quand soudain, en plein désert, le ciel vire au gris orageux et une averse s'abat sur la route. La visibilité est nulle. Et c'est le choc, la voiture cogne contre un corps inconnu, les adolescents sont pétrifiés avant de revenir sur le lieu de l'accident pour y découvrir ... une jeune fille décédée.

Ils trouvent refuge chez une femme, Beth, qui vit seule et fait de la sculpture pour gagner sa vie. La police arrive peu de temps après. Les dépositions sont prises, Jamie est emmené au poste, comme le veut la procédure. Lucy est au bord de la crise de nerfs, non seulement elle s'inquiète pour son frère, mais elle s'interroge aussi sur l'identité de la victime et sur les raisons qui l'auraient poussée à se balader seule sur la route. Au fil des heures, et des jours, cela devient même une obsession. Sans rien dire à personne, Lucy avait dérobé le bracelet de la fille et cherche à travers lui des indices.

Car l'histoire va se transformer en enquête criminelle, pas de façon échevelée, avec musique de fond un poil grinçante, le niveau de stress poussé à son maximum, non, non, c'est plus diffus. Le roman distille une aura plus sourde, plus oppressante, on partage les pensées de Lucy, on ressent son angoisse, sa perplexité, quand son frère flirte avec Beth ou quand Kit se rapproche d'elle alors qu'ils ne se supportent pas, c'est comme si la tragédie dont ils ont tous été témoins venaient les secouer pour les forcer à agir de façon erratique ou irraisonnée.

On découvre ce roman surtout pour son ambiance, pour sa tension psychologique et pour ses personnages qui se révèlent forts et fragiles à mesure que l'histoire avance... J'ai une préférence pour toute la première moitié du livre, plus pointilleuse sur l'aura dramatique, la deuxième partie est plus convenue (mais c'est aussi là que se construit l'enquête). A tenter.

La fille mirage, par Elise Broach
éd. du Rouergue, coll. doAdo, 2013 - traduit par Etaïnn Zwer

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12 juillet 2013

“Je veux mettre du rêve dans le réel. On en a bien besoin, non ?”

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Doria vient de rompre avec son petit copain et se réfugie dans l'appartement de son père, boulevard Montmartre. La jeune femme ne collectionne que les échecs, même son boulot de comédienne ne décolle pas et son compte bancaire vire au rouge. Aussi, elle a besoin de se refaire une santé, de recharger les batteries. Chez son père, le calme et la sérénité s'imposent d'office. Doria apprécie le petit cocon de l'immeuble, avec sa cour carrée, ses voisins qui vaquent à leurs occupations, qui se saluent, et qui respectent l'intimité des uns et des autres.

Et puis un projet immobilier menace de tous les expulser, Max et sa fille entrent en résistance et créent une association. C'est le combat de David contre Goliath, mais qu'importe ! La joie et la bonne humeur sont communicatives, les locataires veulent y croire. A côté de ça, la vie suit son cours : Doria a craqué pour le beau Sacha, qui veut devenir une rock star, elle a aussi revêtu sa parure d'espionne en contrant un cambriolage chez l'architecte Léo Klein, le type à la mèche impeccable, forcément on craque pour lui, la belle Manuella organise des apéros coquins autour d'une vente d'objets sexy et rigolos, la guérilla est déclarée avec le patron de bar, Karim, mais qui aime bien châtie bien...

En somme, ce roman est la promesse de s'incruster auprès d'une bande sympa et attachante. Les résidents du 19bis boulevard Montmartre forment une autre idée de la famille ou de l'amitié. Qu'est-ce qu'on s'y sent bien ! A vrai dire, j'avais à peine entamé ma lecture que je l'ai terminée seulement quelques heures après, tellement le plaisir était bon, la sensation d'être à l'aise et d'avoir trouvé sa place ne semblait plus vaine. J'ai franchement adoré ! C'est le rendez-vous idéal pour l'été et les vacances, c'est frais, généreux et ça insuffle un vrai bonheur de lire.

Grands boulevards, par Tonie Behar
JC Lattès, 2013

11 juillet 2013

“If you were a woman, all I'd have to say is 'Colin Firth in a wet shirt' and you'd say 'Ah.”

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Jane Hayes voue une passion obsessionnelle pour Pride & Prejudice, plus particulièrement pour Darcy, et aussi Colin Firth. Comprenant qu'elle met en péril son avenir sentimental, sa grand-tante lui lègue en héritage un voyage unique à Pembrook Park où elle aura tout loisir de vivre à l'époque de Jane Austen et d'y trouver l'amour. En somme, c'est la promesse de se plonger pour de vrai dans son roman préféré.

Mais son expérience va se teinter de déconfiture et de déception, car ses rencontres ne sont pas aussi prometteuses, ou alors elles sont basées sur des leurres car les autres participants ne sont rien de moins que des acteurs ! Jane, elle, n'a pas le goût de s'amouracher pour quelques semaines, pour une aventure sans lendemain, par contre elle espère profiter de l'occasion pour soigner son idée fixe et tirer un trait sur Darcy !

Alors, c'est vrai que l'idée de base me plaisait mais je n'ai hélas pas été transportée par l'histoire. Je n'y ai pas trouvé de petite étincelle, de récit enlevé et tourbillonnant, ni d'humour ou de trait d'esprit. En fait, c'est plat, ronronnant, on s'ennuie presque et les personnages m'ont fait peu d'effet. Je suis déçue, mais je pense donner une chance à l'adaptation cinématographique (avec Keri Russell dans le rôle de Jane Hayes).

Coup de foudre à Austenland, par Shannon Hale
éditions Charleston, 2013 - traduit par Julia Taylor
illustration de couverture : Roxane Lapassade

11 juillet 2013

☼☼ This Old Heart Of Mine (Is Weak For You) ☼☼

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Ce livre regroupe 2 histoires courtes inédites, pour annoncer le retour de la série Stéphanie Plum sur le marché de l'édition française ! Hip-hip-hip !!!

Bon, sincèrement, les histoires ne valent pas tripette mais elles m'ont tout de même fait passer un très bon moment de lecture, tant par ses scènes d'anthologie (agression de lutins de Noël ou cours d'éducation sexuelle via un film de performance acrobatique et autres gadgets pour faire monter la pression...), sans oublier la belle brochette de personnages délirants (Mamie Mazur accro à la chirurgie esthétique, la pulpeuse Lula, pas beaucoup de Morelli ou de Ranger, mais du Diesel à la fossette au menton, qui surgit de nulle part, s'incruste chez Stéphanie et lui fait un gentil rentre-dedans sans que ça porte à conséquence...). Forcément, vu sous cet angle, c'est obligé de dire banco.

A signaler, Pocket réédite les 9 tomes de la série jusque 2014, avec de nouvelles couvertures illustrées par Arthur de Pins. Pour l'occasion, les deux premiers tomes sont proposés au prix découverte de 3,50€. Puis - enfin - la suite inédite à compter de 2015. Croisons les doigts !

Une Plum sous le sapin / Recherche Valentin désespérément, par Janet Evanovich
Pocket, 2013 - traduit par Axelle Demoulin et Nicolas Ancion

10 juillet 2013

☼☼ La fille qui lisait des romans d'amour ☼☼

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Cassandra est une indécrottable romantique, qui se gave de romans d'amour et imagine son idéal masculin à l'instar des héros de ses lectures. Même en pleine journée, elle est capable de décrocher de la réalité pour se perdre dans ses fantasmes. Il est même parfois un peu surprenant de tomber sur une scène à l'érotisme débridé, sans prévenir, avant de réaliser qu'il s'agit d'un rêve éveillé. Une fois qu'on détermine bien la frontière, on peut se prêter à sourire car ce sont souvent des situations cocasses.

Pour se consoler de sa fraîche rupture sentimentale, Cassandra décide de rejoindre sa meilleure amie Val dans un hôtel de grand standing à San Diego, pour y rencontrer le cousin de celle-ci, Raphaël, au physique d'Apollon et aux manières de gentleman, et aussi Connor, son associé aux répliques sarcastiques mais au doux accent irlandais. Cassandra craque pour le premier, puisqu'il incarne son modèle de perfection, mais se surprend à brûler de désir pour le deuxième, qui n'hésite pas non plus à la titiller, ayant saisi qu'elle possédait un caractère volcanique, bien loin de l'image lisse et polie qu'elle voudrait donner, derrière ses romans à l'eau de rose.

J'ai aimé toutes les brèves interactions qu'il pouvait y avoir entre Cassandra et Connor, il n'y a pas photo, ce potentiel remporte tous les suffrages. A côté, Raphaël fait pâle figure. D'ailleurs l'auteur n'a pas veillé non plus à nous le rendre particulièrement attractif, puisqu'à part un physique avantageux, il est vite assommant et terne et passif, donc bof. L'histoire montre aussi qu'une consommation excessive de romances rend l'héroïne aveugle et butée, elle s'attache à une image et se voile la face, risquant presque de passer à côté du bonheur !

Du coup, le couple se retrouve dans les bras l'un de l'autre un peu précipitamment (le dernier chapitre, et puis hop !). A noter aussi qu'il n'y a point de sensualité au cours de l'histoire, si ce n'est dans les fantasmes de Cassandra. Certes, c'est drôle et insolite, mais un peu lassant aussi, j'avoue, j'ai vite cherché à sauter les passages. Bref, tout ça pour dire que cette lecture n'a pas été désagréable, l'histoire est mignonne mais reste aussi conventionnelle, on se trouve à mi-chemin de la chick-lit, la dérision en moins, et c'est bien dommage. En somme, c'est gentillet, mais pas aussi alléchant que le résumé le supposait.

La fille qui lisait des romans d'amour, par Inara Lavey
Milady, coll. Central Park, 2013 - traduit par Lise Capitan

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10 juillet 2013

☼☼ A la recherche de l'homme idéal ☼☼

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Les trois frères Armstrong ont pour projet insensé de reconstruire la ville de leur enfance, Sweetness, qui a été ravagée par une tornade dix ans plus tôt. Toutefois, le moral des troupes est en berne et les frères imaginent qu'en invitant la gente féminine à rejoindre leurs rangs, la motivation générale sera décuplée. Une petite annonce conviant 100 demoiselles à changer de vie est donc publiée dans le journal. Peu de temps après, des convois de poules ragaillardies se profilent à l'horizon, pour la plus grande joie de Porter Armstrong, qui malencontreusement va se blesser à la jambe lors d'une mauvaise chute.

C'est ainsi qu'entre en scène le docteur Nikki Salinger, au physique ordinaire et à la confiance bafouée depuis la trahison de son fiancé. C'est pour le fuir qu'elle a décidé de se joindre aux autres filles du groupe, mais tout de suite elle comprend son erreur et manifeste son intention de partir. Les frères Armstrong sont paniqués. Sans médecin à bord, les autres jeunes femmes vont quitter le navire dans son sillon. Il faut ainsi la convaincre de rester, et c'est la mission de Porter de tout mettre en œuvre pour y parvenir.

Il ne reculera devant rien, quitte à exagérer sa douleur, payer les ouvriers pour se rendre dans son cabinet, provoquer une panne de voiture ou lui montrer les beautés de la région. Au départ leur relation est légère, Porter est taquin mais maladroit, Nikki est blessée en son for intérieur et oppose à toutes ses tentatives de séduction une opposition farouche, autant dire que les dialogues sont pétillants, drôles et dévoilent une petite tension électrique qui fait doucement glousser. Et puis le cadre de Blue Ridge Mountain est pas mal dépaysant aussi, c'est rustique, complètement saugrenu mais le charme opère !

Enfin je ne regrette pas cette découverte, lue en vacances, sous le soleil, la combinaison parfaite, pour une lecture idéale, fraîche et divertissante. Le deuxième tome arrive début août (Si l'amour s'en mêle).

A la recherche de l'homme idéal (Les héritiers de Blue Ridge Mountain #1), par Stephanie Bond
Harlequin, coll. Prélud., 2013 - traduit par Elisa Martreuil

9 juillet 2013

“L'espoir porte un costume de plumes.”

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Frances est correctrice à la rubrique Livres d'un magazine en pleine tourmente économique. Autour d'elle, les têtes tombent, les postes vacillent, mais Frances tient bon la barre. Elle vient de décrocher la protection de sa supérieure, un miracle qui s'explique depuis la tragédie dont elle a été témoin, un soir, sur une route de campagne. En rentrant de chez ses parents, Frances est arrivée la première sur les lieux d'un accident de voiture. Une femme, blessée, mourante, lui a confié ses derniers mots. Peu de temps après, la famille a cherché à la contacter pour en discuter. Et cette famille, c'est celle de l'écrivain célèbre, Laurence Kyte... Sans calcul, sans rouerie, Frances va glisser une ballerine dans ce cercle réservé aux privilégiés.

Et c'est comme ça, de fil en aiguille, qu'elle réussit à se fondre une place parmi les Kyte, à se rendre indispensable sans devenir envahissante, à demeurer discrète mais attentive, observatrice, toujours à l'écoute, mystérieuse et intrigante... C'est un portrait de femme comme on a rarement l'occasion de lire, Frances est une jeune femme quelconque, même si sa famille pense qu'elle est excentrique. Elle mène une existence insipide, qui trouve du piquant suite à un drame dont elle va exploiter toutes les trames, toutes les failles avec une intelligence remarquable.

Paradoxalement, à aucun moment on a envie de la détester, de la rabrouer. On suit son petit bonhomme de chemin, on s'interroge sur ses motivations, on n'a pas envie de la prendre pour une arriviste, on estime même son ascension menée sans panache, mais avec brio. Pas de manichéisme dans l'histoire, du moins pas de façon apparente, ni selon ma propre interprétation, c'est aussi pour cette raison que j'ai été captivée par ma lecture, tant la personnalité de Frances demeure trouble et insaisissable. Un roman où règne une véritable tension psychologique, à découvrir !

Le beau monde, par Harriet Lane
Plon, coll. Feux Croisés, 2012 - traduit par Amélie de Maupeou

9 juillet 2013

«Parfois, la frontière est mince entre le rêve et la réalité, entre l'illusion et le palpable». (La mort en rouge)

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Un soir, seul dans son appartement, passablement alcoolisé, Clément sursaute aux coups frappés à la porte. Un homme hurle au désespoir, avant de se jeter du haut des cinq étages. Planqué derrière le judas, l'étudiant est mortifié. Il a cru voir la silhouette d'une jeune femme nue, aux cheveux rouges, mais les premiers éléments de l'enquête tendent à conclure au suicide. Seulement le lieutenant Serinam ne souhaite pas boucler le dossier aussi hâtivement, d'autant plus que son ancienne collègue, et amoureuse, Lou Venucci, désormais détective privée, est également sur la piste de la mystérieuse “femme aux cheveux rouges”.

Particulièrement bien ficelé, le roman a su mêler avec habileté des secrets familiaux, enfouis depuis la 2nde Guerre Mondiale, à des événements plus récents, frappés de tragédie, et qui surviennent sans crier gare, en semant un chaos indescriptible. Le scénario s'appuie sur une mécanique imparable (rebondissements à gogo, chapitres courts, un rythme infernal, pas le temps de dire ouf, et quelques flashbacks pour puiser aux sources du Mal...). C'est imparable, on mord à l'hameçon quasi immédiatement ! Et puis, les personnages aussi sont très attachants, notamment Clément, que l'on ne voyait pas du tout occuper une place aussi importante dans l'intrigue.

Mais il est préférable d'en dévoiler le moins possible, pour apprécier davantage toutes les subtilités de l'histoire, qui sait dérouter, cogner, faire sourire et attendrir tout à la fois ! On se surprend même à douter de la réalité et à fantasmer sur une apparition surnaturelle de la silhouette féminine ... Un fantôme, peut-être ? Pierre Gaulon sait jouer avec nos nerfs, et nos certitudes ! Bref, c'est une très sympathique découverte et j'espère que l'auteur produira d'autres ouvrages avec Serinam, Lou et Clément.

La mort en rouge, par Pierre Gaulon
City éditions, 2013

8 juillet 2013

Un requiem allemand - La trilogie berlinoise 3 (Audiolib)

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C'est le dernier chapitre de la Trilogie Berlinoise, l'histoire se passe en 1947 et Berlin panse ses plaies. Bernie est envoyé pour une mission d'espionnage à Vienne. C'est l'heure des règlements de compte, les criminels de guerre sont jugés et sévèrement condamnés, on veut oublier, effacer et avancer. Mais les blessures sont profondes, les épouses monnaient leurs corps contre des médicaments, du parfum, de la nourriture ou de l'argent. Les maris serrent les poings et rangent leur fierté dans leur poche. C'est le temps de l'amertume, et de l'opportunisme... Les anciens bourreaux ont déjà retourné leurs vestes, changé d'identité et pactisé avec les ennemis d'hier. De nouvelles cartes sont à dessiner, pour une autre face du monde qui est encore marquée à vif.

Difficile d'être à l'aise dans un décor aussi apocalyptique et désolant. Bernie, lui, n'a toujours pas su gagner ma sympathie mais c'est un fichu bon détective, qui va tremper dans des combines de politique et de rouerie avec dextérité. C'est bien parce que j'ai aimé le contexte historique de la série que j'ai pu m'attacher à elle, en dépit de mon aversion pour les détails glauques et les descriptions graveleuses (notamment sur les relations entre les hommes et les femmes, c'est un monde très dur, franchement peu glamour !). Ceci dit, c'est une trilogie qui vaut le détour, malgré mes réserves liées au comportement cavaleur de Bernie Gunther.

Un requiem allemand - La trilogie berlinoise 3, par Philip Kerr
Audiolib (2012) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet  (durée : 9 h 52)

8 juillet 2013

Dans les bois éternels, de Fred Vargas

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Quel rapport entre deux morts égorgés porte de la Chapelle, un cerf éventré en Normandie, un vol de reliques, une infirmière évadée de prison et le fantôme d'une nonne ? Inutile de trop en dévoiler, car cette lecture se déguste et vaut bien une plongée en apnée ! Ah, retrouver Fred Vargas et son commissaire Adamsberg aura été pour moi purement jubilatoire. Il serait d'ailleurs temps que je m'y remette, je m'en rends compte, cela m'avait manqué. Donc, cette nouvelle enquête est captivante, du début à la fin, on se demande bien où l'auteur nous balade, on croit avoir deviné le dénouement et on tombe avec grandeur dans le panneau. Oui, c'est du bon, du très bon !!!

Thierry Janssen, en lecteur virtuose, nous guide dans ce dédale infernal et nous visse sur notre siège. J'ai franchement beaucoup apprécié mes retrouvailles avec cette série à l'humour froid, mais salvateur. J'ai repris des nouvelles de Camille et de la situation amoureuse de notre commissaire, qui ne s'arrange pas, je n'étais pas surprise un seul instant de la tournure des événements. Fred Vargas, ce n'est pas seulement l'assurance de lire un roman policier intelligent, complexe et bluffant, c'est aussi un style impeccable, un ton qui fait mouche, et la perspective de croiser des figures lunaires, mystérieuses et fascinantes.

Je recommande chaleureusement ! N'hésitez pas à tester la version Audiolib, d'une qualité sans égale, cela vous prendra 12 heures et des pépettes de votre temps ... Pendant les vacances, c'est une paille ! ☺

Dans les bois éternels, par Fred Vargas
Audiolib (2013) - Texte intégral lu par Thierry Janssen / durée d'écoute : 12 h 26

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