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Chez Clarabel

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17 septembre 2013

Faire partie de ceux grâce à qui tout est à sa place dans le monde. ♥☺

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Ava, 14 ans, est envoyée chez son oncle Vincent pour les vacances d'été, le temps que ses parents règlent leur divorce. Ce dernier vit dans un manoir sur l'île de Jersey, un cadre magnifique, toutefois Ava ne connaît pas son oncle, qui l'accueille fraîchement, car lui aussi semble préoccupé par l'organisation d'une expo sur un trésor viking. Peu de temps après son arrivée, une jeune femme est assassinée. Billie Gombrowicz était jeune, belle et venait de trouver fortune avec son grand-père. Pourquoi, mais pourquoi a-t-on voulu lui nuire ? Billie erre comme une âme en peine, devenue fantôme, elle se sent dépossédée, victime d'une injustice.

C'est alors qu'elle réalise que la petite Ava, dans son coin, est capable de la voir et de lui parler. Elle fait style de rien, mais elle possède un don hors du commun, depuis l'âge de trois ans, elle est capable d'entrer en contact avec les fantômes. Un peu ringard, pense-t-elle, après avoir tenté de camoufler cet aspect des années durant. La voici donc confrontée à son pire cauchemar, sauf qu'elle ne va pas trop déchanter ... ou du moins, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'on tente de l'empoisonner avec son thé !

Est-il besoin de préciser que j'ai beaucoup apprécié ce roman ? C'est dit. J'ai adoré cette magnifique promenade sur l'île de Jersey, où l'auteur n'a pas lésiné sur les moyens pour nous donner l'impression d'y être pour de vrai, avec force détails et descriptions pointilleuses, c'est un régal. On s'attache aussi à son héroïne, Ava est une jeune fille simple, réfléchie, avec les deux pieds sur terre, mais ne frisant pas la crise cardiaque lorsqu'elle est confrontée à du sang ou des fantômes. Non, c'est une ado courageuse et intelligente, qui vit avec son temps mais qui ne se prend pas la tête non plus en futilités.

L'intrigue aussi est passionnante, l'ambiance en général m'a d'ailleurs un peu rappelé les romans d'Alan Bradley avec son héroïne Flavia de Luce. Si vous recherchez un récit ponctué de suspense, de thé Earl Grey, de poison, de complots, de trésor et de vieilles histoires sur la guerre, vous aurez tout loisir de trouver votre compte avec cette lecture ! C'est un excellent début de série, baignant dans un cadre enchanteur, la promesse d'une évasion dont on souhaiterait ne pas revenir trop vite...

Ava préfère les fantômes, par Maïté Bernard
Syros, février 2012 - ill. de couverture : Jérôme Meyer-Bisch

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17 septembre 2013

Chouette (chienne) de vie ! de Christian Voltz

Et le bonheur final, nom d'un chien !

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 C'est l'histoire d'un personnage “simple” qui a une vie toute “simple”... enfin presque... car la vie n'est pas toujours rose, qu'on se le dise !

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Métro, boulot, dodo. Non, vraiment, la vie n'est pas rose.

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Au boulot, il ne supporte plus les vociférations de son chef. Alors, il claque la porte.

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C'est comme ça qu'il croise sur sa route un pauvre chien paumé ... qui va donner un sens nouveau à sa vie.

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Comme toujours, Christian Voltz s'amuse avec les images bricolées d'objets récupérés. Quant au texte, c'est purement jubilatoire ! Tout est écrit avec des expressions imagées de noms d'animaux (tête de mule, sac à puces, chienne de vie, gai comme un pinson...). C'est le festival des inventions et des chouettes trouvailles. Ce titre est une franche réussite !

Chouette (chienne) de vie ! de Christian Voltz (Rouergue jeunesse, septembre 2013)

17 septembre 2013

“Ce roman est l'histoire d'un chien mais ce n'est pas - je le répète : ce n'est PAS - une histoire triste.”

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Je n'avais pas encore ouvert ce livre que déjà il me plaisait, rien que par sa couverture. Le contenu ne m'a pas déçue non plus. C'est l'histoire d'un garçon de 12 ans, Homer Pudding, qui vit dans une ferme avec des chèvres, des poules et des chiens. Il rêve de trésors et de mondes à explorer, comme son oncle Drake, parti en ville pour assouvir sa passion. Mais la famille apprend que celui-ci a été avalé par une tortue (!) et qu'il aurait légué à son neveu son trésor le plus précieux, soit un chien, court sur pattes et à l'air triste, qui plus est n'a pas d'odorat.

Après avoir digéré son chagrin d'avoir perdu son oncle préféré, Homer adopte l'animal et va découvrir que ce dernier n'est finalement pas aussi commun qu'il voudrait le laisser croire. C'est en déchiffrant son collier et la médaille qui s'y trouve qu'Homer a une illumination : son oncle lui a adressé un message caché, un mystère, une mission secrète ! ... Son cœur d'aventurier n'en peut plus de palpiter dans sa poitrine, il faut agir, en toute discrétion, car le père du garçon a mis un véto sur ses rêves de chasse au trésor.

C'est un roman tout à fait surprenant qui s'offre à nous, dès lors qu'on croise un homme-nuage à la page 86, on est en droit de reconnaître qu'on va basculer dans le délire le plus complet. Toutefois, l'histoire est bien cadrée et ne part pas dans tous les sens. On suit pas à pas notre jeune héros, assisté d'une demoiselle épatante (la fille du voisin et 'ennemi' de son père), on le suit donc au hasard de ses péripéties, agrémentées d'humour et de rebondissements. Résultat, le ton est enjoué, sympathique, très bon enfant, c'est agréable de s'y trouver. Et puis les personnages sont des originaux très attachants, que demander de plus ?

J'avais beaucoup apprécié le roman de Suzanne Selfors, Café givré, je la découvre cette fois dans un registre différent, un peu plus délirant mais tout aussi charmant. Cette lecture est conseillée aux enfants, dès 8 ans pour de bons lecteurs, mais elle peut être recommandée pour la lecture orale puisque l'histoire est très imagée, avec des situations cocasses, de l'action et de la fantaisie à foison.

Homer et le chien formidable, par Suzanne Selfors
Seuil jeunesse, septembre 2013 - traduit par Rosalind Elland-Goldsmith
illustration de couverture : Anne-Lise Boutin

16 septembre 2013

« Le désespoir tue. »

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Sur une route de campagne, un bus est détourné de son trajet, disparaît quelques heures puis réapparaît les clefs sur le moteur ronronnant, les phares allumés. Plus de conducteur, ni de passagers à bord. Que s'est-il passé ? Au large, dans un petit chemin paumé, la carcasse d'un autre bus sert de lieu d'incarcération de ces otages hors du commun. Ils sont une petite trentaine, beaucoup sont âgés, d'autres voyagent en famille, avec leurs enfants ou leurs grands-parents. Les ravisseurs étaient organisés, ils ont agi en vitesse. Ils ont enfermé tout le monde, avec seulement un peu d'eau et une baignoire pour leurs besoins intimes. Leur délivrance est prévue dans moins de 24 heures.
Le décompte a commencé.

Comment vous dire, tout le mal que ce livre fait ! C'est une lecture cauchemardesque, en long, en large et en travers. On est là, à bord de ce bus, avec tous ces pauvres gens, en train de se demander s'ils vont s'en sortir, puis de composer avec la promiscuité, la chaleur, le manque d'espace, l'envie de boire, de manger, de se soulager... C'est infernal, la tension est incroyablement palpable, distillée avec langueur, car on devient abruti par l'attente et l'enfermement.

Cette lecture vous serre à la gorge, vous prend en étau, elle vous étouffe. Vous êtes prisonniers du même calvaire que tous les personnages, vous assistez au meilleur, mais surtout au pire. Car dans une telle situation, très vite les instincts se réveillent, la folie guette, le désespoir se répand. Quel livre bouleversant ! J'avais les larmes aux yeux au moment de le finir. J'étais plus qu'éprouvée, j'étais éreintée, mise k-o. C'est vraiment une lecture démoniaque, dure et implacable, par contre je ne regrette pas de l'avoir découverte, j'ai beaucoup aimé, même si j'ai été malmenée, j'ai vécu des sensations fortes et mémorables.

Le bus, par Madeleine Robitaille (éditions Mic Mac, coll. Caféine, avril 2010)

16 septembre 2013

“La nature trouve toujours moyen de se venger des outrages qu'on lui fait subir !”

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« Quinze ans, pour mes parents, c'est l'âge de faire un grand tour hors du nid, pour apprendre à être autonome. Voilà pourquoi ils m'envoient passer le mois d'août dans le Sud, sur une île. » Accueilli par la famille Casanova, Maxime comprend qu'il devra s'adapter à une vie plus modeste, mais centrée sur la nature, dans ce petit village de pêcheurs.
En compagnie de Maria et de son petit frère Ange, Maxime va passer ses journées à vadrouiller et explorer l'île. Un jour, lors d'une excursion dans les montagnes, ils sont surpris par une violente tempête et des torrents de boue qui ravagent tout sur leur passage. C'est cette tache noire dans le ciel, qui menaçait depuis quelques temps, qui vient d'exploser et déverser sa colère sur la terre.
Le décor change du tout au tout, les paysages idylliques et vacanciers se transforment en un univers de désolation apocalyptique. Les éléments sont déchaînés, nos trois jeunes gens ne sont plus en sécurité. Par aubaine, ils trouvent refuge chez un éleveur de chèvres, qui vit seul, loin de toute civilisation, avec des idées réactionnaires et un comportement de plus en plus fébrile.

C'est un récit prenant, sombre et inquiétant, dans lequel on avance à l'aveuglette, en se sentant cerné par l'angoisse, le doute et l'accablement. On fait corps avec les personnages, on partage leur galère, on ressent leur énergie, leur abattement, leurs espoirs et leurs rêves (brisés).
Il y a, certes, un message écologique derrière cette terrible histoire : la nature est fâchée et veut nous rappeler que c'est elle qui commande. Pour la calmer, il faut faire preuve de repentance et lui montrer notre respect.
Mais que d'émotions au programme ! D'ailleurs, on sort complètement groggy par un tel acharnement. C'est diabolique et éprouvant, même le retour "à la normale" est bouleversant, mais c'est tellement fort et poignant.
J'ai été scotchée, j'en aurais voulu encore un peu plus, surtout lors du passage au monastère, m'attendant probablement à des embrigadements louches et flippants. Mais je divague, je divague... Lisez ce livre, c'est du bon, du brut, un sacré remontant !

Prisonniers du chaos, par Roland Godel (éd. Thierry Magnier, août 2010) - ill. de couverture : Véronique Figuière

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13 septembre 2013

« Nature peut tout et fait tout. » (Nature extrême) ☺

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Lors d'un voyage au cœur de l'Alaska, cinq adolescents s'égarent et trouvent refuge dans le chalet où devait se tenir le camp de vacances (Harmonie Nature) qui a été annulé. La situation est critique, mais pas désespérée. Après tout, les placards débordent de victuailles, couvertures épaisses et vêtements chauds. Même la chaudière ronronne tranquillement, l'eau chaude coule à flot. On trouve aussi des livres, des films, un écran plat et un ordinateur relié à internet pour occuper nos adolescents, qui doivent attendre les secours et ne surtout pas mettre un pied dehors.

Et pourtant, le stress monte d'un cran dès lors qu'on capte dans l'air la sensation d'un ennemi invisible qui rôde et attend son heure. On commence à flipper à mort et on sursaute au moindre petit détail. J'avoue que je me suis régalée. J'ai adoré cette tension infernale, ce climat d'angoisse et le mystère qui se cache dans la forêt environnante. On a peur, parfois très, très peur, on n'en mène pas large, mais ça le fait : on dévore ce bouquin d'une traite, en retenant son souffle.

Je sors presque de cette lecture complètement échevelée, dans l'idée. C'était captivant, oppressant, insensé mais bluffant. Outre cette adrénaline de folie, on trouve aussi un message d'écologie : la nature cherche à se venger des humains, jugés prétentieux et irresponsables, à toujours vouloir dominer le reste du monde, sans se soucier des conséquences de leurs actes. On oublie alors le sensationnalisme, on revient sur terre et on prend acte. J'ai refermé ce livre absolument conquise, c'était vif, c'était flippant, c'était habile et perspicace, en somme j'ai vraiment beaucoup aimé !

Nature extrême, par Yves-Marie Clément (Seuil jeunesse, juin 2012)

13 septembre 2013

Sauve qui peut les vacances ! ☼☺

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A lire avant ou après vos vacances, ce recueil suscitera probablement en vous des envies de rire et sourire, tant son contenu est détonnant. C'est en effet un véritable condensé d'émotions, des plus fortes aux plus vibrantes, des plus touchantes aux plus larmoyantes, des sensations de bonheur ou de peur.
En tout, ce sont neuf auteurs qui ont coutume de publier aux éditions Thierry Magnier, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Florence Thinard ou Gaia Guasti pour ne citer qu'eux ... Tous nous proposent des histoires autour du thème des vacances, mais pas toujours comme de bons souvenirs.
On appréciera l'humour fou de 'Dear Shirley', autour du voyage linguistique particulièrement machiavélique, ou grinçant dans 'Le vide sidéral'. On retiendra son souffle pour la prise d'otage, 'dans mon ilôt', sourira en coin avec 'Madame' (sorte d'éveil sentimental d'un môme de 11 ans pour son institutrice au look strict), on se souviendra du volcan islandais avec 'Noces de cendres', conseillera fortement aux coincés du virtuel de se plonger dans 'L'aventure, la vraie !', et puis, et puis ... voilà.
Lire des nouvelles, c'est picorer des petits bouts d'histoires, de personnages, de contextes sans s'attacher complètement, mais ça distrait sur l'instant. C'est aussi conseillé pour ceux qui n'aiment pas trop lire, car c'est subtil, jamais pénible et varié sur toute la ligne.

Sauve qui peut les vacances ! par Gaia Guasti, Philippe Lechermeier, Yann Mens, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Thomas Scotto, Colin Thibert, Florence Thinard, Sarah Turoche (éditions Thierry Magnier, mai 2013) 

12 septembre 2013

« Une danse est un poème. » (Les ailes de la Sylphide)

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Lucie est passionnée depuis toujours par la danse et animée d'une véritable ambition. Elle espère récolter le fruit de ses efforts en décrochant le premier rôle dans le spectacle, La Sylphide, que son école met en scène. Le jour de ses seize ans marque le début d'une nouvelle vie, riche et prometteuse, mais une autre surprise l'attend, lorsqu'elle découvre dans son dos deux étranges bosses, probablement le symptôme d'une métamorphose.

Et une incroyable histoire commence, celle qui explique les origines de Lucie, le mystère de sa naissance, de sa découverte dans les bois, alors qu'elle était bébé, de son adoption, de son impression de se sentir différente, de faire corps avec la nature. Une nouvelle Lucie cherche à éclore, doit-elle lui laisser toute la place et tirer un trait sur son existence terrestre, ou bien doit-elle lutter contre l'impression d'autodestruction qui semble envahir toute sa vie ?

Quelle histoire, mais quelle histoire ! Je pense qu'elle en dupera plus d'un, mais ce serait déjà trop en dire. C'est un véritable tour de force qu'opère Pascale Maret, avec ce roman à plusieurs tiroirs. Il s'ouvre sur la confession d'une adolescente, allongée sur un lit d'hôpital, grièvement blessée. La police est à l'écoute, le témoignage défile. Long, très long et grave. On n'en perd pas une miette, on se sent même poussé dans le récit, au cœur d'une histoire hallucinante mais passionnante.

Elle n'en cache pas moins un autre aspect, une autre lecture... mais je pense qu'il vous faut la découvrir en toute innocence, sans attente précise, laissez-vous étourdir, joignez votre pas de danse à celui de l'héroïne, laissez-vous guider et vous en ressortirez avec l'étrange sensation d'avoir lu un texte lourd, fort et saisissant d'ingéniosité. Une étourdissante supercherie ! ...

Les ailes de la Sylphide, par Pascale Maret
éd. Thierry Magnier, août 2003 - ill. de couverture : Atsuko Ishii

12 septembre 2013

“Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.” (Henri Matisse)

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C'est l'été. Damienne et sa maman sont au bord de la mer, dans une grande villa qui appartient au couple qui les emploie pour la cuisine, le nettoyage et le baby-sitting. Mais Damienne souhaite une autre vie et l'imagine en grand, aussi raconte-t-elle une toute autre réalité aux jeunes de la plage en commençant par se rebaptiser Isild.

A partir du moment où Damienne a mis un pied dans l'engrenage (du mensonge), les jeux sont faits et les ennuis vont commencer. Pas facile de jongler entre les non-dits, les personnalités multiples et les choses concrètes. Car la jeune fille veut plaire à tous, surtout à Nathan, mais pense qu'il ne s'intéresserait jamais à une adolescente aussi quelconque qu'elle, alors elle préfère saupoudrer son existence de poussière de fée.

On sourit beaucoup face aux enchaînements calamiteux auxquels se confronte notre héroïne, car même si elle raconte des bobards, c'est difficile de lui en vouloir, surtout lorsqu'il est question de rabaisser le claquet de certaines péronnelles un brin prétentieuses. L'histoire ne s'embarrasse d'aucun détail superflu, on va à l'essentiel, sur un rythme joyeux, attelé au principe du bon vieux quiproquo. Cela se lit vite et bien, telle une comédie pétillante et allègre qui plaira aux jeunes lectrices (dès 11-12 ans).

Meilleur jeune espoir féminin, par Marie-Sophie Vermot
éditions Thierry Magnier, mars 2013 - illustration de couverture : Barroux

12 septembre 2013

L'encyclopédie des héros, icônes et autres demi-dieux de Jean-Bernard Pouy, Francis Mizio, Anne Blanchard et Serge Bloch

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Ils s'appellent Ulysse, Blanche Neige, Robin des bois, Arthur, Bilbo ou Superman et sont tous rassemblés en un livre.

Un ouvrage complet et passionnant pour comprendre nos héros, sourire de nous et réfléchir sur le monde ! (eh oui) Cette lecture nous raconte donc les temps forts de la destinée de nos héros en 25 portraits informés et pleins d'humour (l’origine du Père Noël, né de l’imagination d’un professeur new-yorkais de poésie, Clément Moore, rattrapé par la marque coca-cola, ou le jour où Luke Skywalker découvre que Dark Vador n'est autre que son père...).

Petite initiation à l'histoire de la littérature et à l'histoire des arts, l'ouvrage redonne vie au monde de leurs créateurs et au contexte historique qui entoure la naissance de leurs personnages. Pour mieux comprendre les ennemis qu'ils combattent, les valeurs qu'ils incarnent et pourquoi ils sont immortels. (eh oui)

Une lecture PASSIONNANTE, avec des textes ciselés et les illustrations facétieuses de Serge Bloch. La bible de tous passionnés (mais attention, pas seulement pour les héros de Marvel... le brassage des cultures est très large !).

Gallimard jeunesse, novembre 2012


Avec : Gilgamesh, Vénus, Ulysse, Hercule, Antigone, le roi Arthur, fée Mélusine, Robin des Bois, Sinbad le marin, Don Quichotte, d'Artagnan, Zorro, Robinson Crusoé, Blanche Neige, Peter Pan, Superman, Tarzan, Sherlock Holmes, James Bond, Le Père Noël, Bilbo le hobbit - La communauté du Seigneur des Anneaux, Tintin, Harry Potter, Luke Skywalker et Leia, Lieutenant Ripley. 

 

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