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Chez Clarabel

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30 janvier 2013

"La poésie, c'est quand un mot en rencontre un autre pour la première fois."

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Antonin doit écrire une poésie pour l'école, mais il ne sait pas ce qu'est la poésie. Il interroge ses parents, les réponses sont vagues, il n'est pas plus avancé. Et puis un soir, sa mère rentre blanche comme un linge, sur la route elle a percuté un chevreuil. Prise de panique, elle a mis l'animal mort dans le coffre de sa voiture ! Et pire que tout, la grand-mère va chercher ses couteaux pour dépecer la bestiole.

Alors oui, c'est particulier et ça flirte avec les limites du gore, mais on ne s'éternise pas sur la scène. Il y a toujours Antonin et sa poésie à rédiger. Toutefois, le garçon est quelque peu perturbé par cette histoire de chevreuil et le soir il commence à faire des cauchemars où le gibier viendrait le hanter en tant que fantôme. Cela commence à faire beaucoup pour cette âme sensible.

Seule issue ? Jeter sur papier toutes ses émotions, ce trop-plein qui déborde et s'apprête à l'étouffer. Ce que je vois, ce que je sens, ce que j'entends, ce dont je rêve... Antonin se lâche, il exprime à sa façon tout ce qu'il a sur le cœur, tout ce que cette sordide aventure lui inspire, avec humour et simplicité.

"Pour attraper les fantômes, il existe un piège en forme de toile d'araignée
C'est comme une poésie ça retient les poussières de vie..."

Ce roman est étrange, poétique et sensible, il parle des rêves, des fantômes et de la réalité, il aborde aussi la question de la poésie, ce qu'elle est et ce qu'elle inspire, comment elle naît et comment l'exprimer. Enfin, tout ça pour dire que ce petit roman étonne et détonne, mais finalement il m'a bien plu par sa façon d'être assez farfelu.

L'attrape-fantôme, par Alex Cousseau
Rouergue jeunesse, coll. dacodac, 2012

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29 janvier 2013

Vers l'infini et au-delà !

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Eugène a une imagination débordante. Sitôt qu'il s'ennuie, il part dans des histoires qui prennent forme dans sa tête. Il devient alors le Capitaine Sans-Gêne, à bord de son navire Triton, il parcourt les mers et les océans, pour défendre les opprimés et pour anéantir les squales gigantesques, les poulpes géants, les méduses carnivores et les scaphandres zombis.

Même une partie de football avec ses copains se transforme en retransmission enflammée d'un match endiablé, qui ferait pâlir Lionel Messi. Il est comme ça, Eugène. Toujours dans la lune. La tête dans les étoiles. Des idées plein la tête. Des rêves par milliers. Même chez lui, son esprit vagabonde. Il est ailleurs, tout le temps. Il transforme son quotidien en une aventure folle et passionnante.

Le seul souci, c'est qu'il est souvent à côté de ses pompes en classe. La maîtresse n'en peut plus de le rabrouer, de lui coller des punitions, de lui remettre les pieds sur terre. Ses résultats scolaires sont passables. Et pourtant, Eugène est un garçon intelligent, mais ses parents s'inquiètent et préfèrent se rendre chez un spécialiste.

Un spécialiste qui ressemble à un singe, se dit Eugène. Aussitôt, son esprit s'évade et laisse place une autre interprétation de la réalité. C'est magique ! C'est un véritable pouvoir que possède ce garçon. Heureusement le médecin va rassurer tout le monde, en soulignant bien que Eugène est un garçon tout à fait capable. Son truc, pour le moment, c'est d'avoir besoin d'être ailleurs et de pouvoir le faire. Pourquoi l'en priver ?

Alors les histoires d'Eugène peuvent reprendre de plus belle, des histoires avec Naruto, Harry Potter, Jack Sparrow, ou même James Bond, Spider-Man et les chevaliers du Jedi. Nul n'arrive à sa cheville, bien entendu. Et c'est ce qui rend ce petit texte drôle, enlevé, déjanté et pertinent. A lire, pour se rassurer d'avoir un esprit trop rêveur.

Je sauve le monde dès que je m'ennuie, par Guillaume Guéraud - illustrations de Martin Romero
Rouergue jeunesse, coll. ZigZag, 2012

29 janvier 2013

Vivre d'espoir

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Ce n'est pas drôle d'avoir des parents qui s'aiment et vivent sous le même toit. Ce n'est pas drôle, car la vie est alors tout ce qu'il y a de plus ordinaire ! Quelle plaie. Louis, qui peine à finir son devoir d'espagnol, a l'esprit qui vagabonde. C'est ainsi qu'il décide de mettre tout en œuvre pour provoquer un divorce entre ses parents, ce serait selon lui pour mieux stimuler l'éveil de sa sœur et lui.

Mais ni celle-ci, ni sa grand-mère ne trouvent l'idée réjouissante. Pourtant, Louis a tout organisé dans sa tête. Il s'est inspiré du modèle de son pote, Roméo, dont la mère brésilienne et le père américain sont séparés mais entretiennent de bonnes relations, et font du quotidien de Roméo une vraie partie de rigolade.

Donc, Louis focalise toute son attention sur l'anniversaire de sa mère. Quarante ans, l'heure du renouveau. Son plan consiste à inviter la maman de Roméo, pour qu'elle tombe amoureuse de son père, et pour sa mère, Louis a envisagé d'inviter un vieil ami d'enfance. L'invité surprise, ce serait ... Benjamin Biolay. Eh oui.

Viendra, viendra pas ? La soirée finira-t-elle en apothéose, ou sera-t-elle un désastre annoncé ? Louis est jeune, inconscient, fou, spontané, irréfléchi. Il est à un âge où il pense que c'est toujours mieux ailleurs et où il n'est jamais satisfait de ce qu'il a. C'est le deuxième roman que je lis sur ce sujet, où les enfants pestent d'avoir des parents encore mariés et qui s'aiment, alors que tous les copains sont des enfants du divorce (cf. Marre de l'amour de Maud Lethielleux). C'est bien aussi, d'avoir une histoire un peu loufoque et qui traite de ce sujet avec dérision. C'est drôle, c'est tendre, ça parle du bonheur et c'est extrêmement sympathique.

L'invité surprise, par Géraldine Barbe
Rouergue jeunesse, coll. dacodac, 2013

29 janvier 2013

"I love London. I love everything about it."

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Ce qui caractérise ce roman, c'est son humour, très pince-sans-rire. Le narrateur s'appelle Jason Priestley, comme l'acteur de la série Beverly Hills, il a 32 ans, il est journaliste free-lance après avoir arrêté sa carrière de prof, il vit avec son meilleur pote, Dev, qui vend des jeux vidéo et porte des t-shirts ringards, il a vécu quatre ans avec une fille, Sarah, qui a fini par le quitter et qui vient d'annoncer sur Facebook qu'elle se fiançait avec *Gary*. Lui, Jason, se contente d'avaler une soupe, il se sent seul, minable et se défoule en postant des commentaires insultants sur le mur de son ex. C'est le premier déclic signalant qu'il est temps de se bouger.

Un jour, dans la rue, il croise une jeune femme en train de monter à bord d'un taxi. Il lui vient en aide avec tous ses paquets, puis remarque qu'elle a oublié son appareil photo jetable. Et là, Jason est cloué sur place. Il reste totalement inactif. En fait, il vient d'avoir le coup de foudre. Son pote Dev prend alors les choses en main en faisant développer les clichés. C'est un peu la stupéfaction lorsqu'ils vont les découvrir, mais une autre sonnette d'alarme résonne dans la tête de Jason : sur l'une des photos, il se reconnaît, en train de lire un journal, dans un café. Bingo ! Plus motivé que jamais, il va donc remuer tout Londres pour retrouver cette belle inconnue.

L'aventure n'est pas avare en pitreries, ni en rebondissements, l'ensemble ressemble d'ailleurs à une comédie britannique dans toute sa superbe, dans la veine de Notting Hill (on y pense souvent et très fort !), les situations cocasses se succèdent, les rencontres improbables surviennent, servies par des personnages hauts en couleur. C'est particulièrement jouissif. Bien entendu, ce côté farfelu peut déconcerter, parfois c'est excessif et un peu usant, mais il y a une telle volonté de bien faire, de donner le sentiment que tout est possible, finalement on a très envie d'y croire jusqu'au bout et on accompagne Jason dans sa quête absolue de sa moitié, avec une joie non simulée. Au bout de 492 pages, on a encore la tête qui tourne, mais le sourire aux lèvres, et on se dit que ce roman fait un bien fou !

C'est elle !, par Danny Wallace
Presses de la Cité, 2012 - traduit par Christine Barbaste

Et parce que tous les titres de chansons en tête de chapitres sont de Hall & Oates,

28 janvier 2013

"Ove son? Chi m'aita? In mezzo all'ombre...Dal mio petto"

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J'ai été probablement induite en erreur en voyant le nom de Donna Leon sur la couverture, anticipant un récit d'ordre criminel ou policier, ce qui est finalement loin d'être le cas. Quand on jette un coup d'œil à la quatrième de couverture (ce que je fais rarement), on découvre alors que cette œuvre est à l'initiative de Cécilia Bartoli, la chanteuse lyrique, qui souhaitait partager sa découverte d'un compositeur baroque du XVIIème siècle. Ni plus, ni moins. On est presque en droit de regretter son empressement, mais tout n'est pas mauvais non plus.

Caterina Pellegrini est une musicologue passionnée, qui s'ennuie à Manchester où elle travaille. Elle profite de l'occasion qu'on lui offre de retourner à Venise, sa ville natale, pour le compte de deux cousins qui se disputent un héritage et qui souhaitent l'avis d'un expert pour délivrer les clauses testamentaires. Deux malles appartenant à Agostino Steffani, un compositeur baroque tombé dans l'oubli, auraient en effet refait surface. Le travail de Caterina consisterait à analyser leur contenu, sans s'embarrasser des détails, lui souligne-t-on.

La rencontre avec ses employeurs et leur avocat rend la jeune femme mal à l'aise, ces hommes sont cupides et croient en l'existence d'un trésor, ils n'en ont que faire du potentiel historique et culturel des malles. Malgré tout, Caterina se dévoue à sa besogne avec un esprit consciencieux et méticuleux. Elle réalise assez rapidement que le parcours de vie de Steffani était plus que mystérieux, l'homme aurait multiplié les vocations (compositeur, castrat, évêque, émissaire diplomatique, peut-être aussi espion et complice de crime).

Plus elle va éplucher sa correspondance, se plonger dans les ouvrages annexes et solliciter sa sœur Cristina, aussi une chercheuse de grande renommée, qui est en train de remettre en question sa vocation religieuse, et plus Caterina va s'enthousiasmer pour son projet et oublier la pression des cousins. Elle s'offre même un interlude romantique avec le séduisant avocat, se promène le soir dans les rues de Venise et frise la crise de panique lorsqu'un individu la piste. Autant dire que l'ensemble est coquet, saupoudré d'un nuage de suspense, mais très léger aussi, car on s'interroge sur la vie du compositeur baroque, mais aussi sur ce que va découvrir Caterina en fouillant les archives.

L'histoire emprunte quelques pistes pour enflammer l'éveil du lecteur, mais sans toutefois le maintenir en ébullition. C'est un peu ce que je reprocherai à cette intrigue, d'avoir tenté... pour faillir piteusement. Car l'ensemble est plat, pas franchement émoustillant, même si j'ai tenu à aller jusqu'au bout du récit pour connaître le fin mot de l'histoire. Mais je pense que j'oublierai très vite tout ça ! Par contre, ce qui a permis d'embellir la lecture, pour moi, c'est d'avoir privilégié la version Audiolib avec Sabrina Marchese en narratrice. Avec son léger accent italien, très mélodieux, elle rend la lecture séduisante et dépaysante.

Les Joyaux du paradis, par Donna Leon
Audiolib / Calmann-Lévy, 2012 - traduit par William Olivier Desmond
texte intégral lu par Sabrina Marchese - durée 9h20

Écoutez l'extrait lu par Sabrina Marchese
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25 janvier 2013

Ah, décidément ! On risque moins sa vie dans les rêves. ♥

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Une nouvelle fois, je m'enthousiasme pour un petit livre qui ne rentre pas dans une case, puisqu'il se situe entre le roman et la bande dessinée (un phénomène de plus en plus courant, je trouve). C'est un style qui peut notamment toucher les plus jeunes, qui verront là une façon de lire plus aisée et tout aussi plaisante. Autre idée de lecture à vous suggérer, pour ceux qui en apprécient l'originalité : Zélie et les Gazzi, d'Adrien Albert.

Donc, ce petit livre d'Isabelle Bonameau réunit trois histoires courtes mettant en scène Maud et Pierre, deux copains comme cochons (je sais, elle était facile). On les découvre d'abord en train de se promener dans la forêt et venant en aide à une somnambule, qui risque à chaque instant de mettre sa vie en péril. La chute est très drôle ! Puis, ils ont pour mission de s'occuper d'un oiseau reçu en cadeau. Aussitôt ils décident de le sortir de sa cage pour prendre un peu l'air, mais ils vont s'en mordre les doigts... Et enfin, Maud et Pierre vont vouloir créer un groupe de rock et bricolent leurs instruments à l'aide de trois bouts de ficelle, une bassine et un manche. Prenez aussi un chanteur à plumes et trois chouettes pour les choeurs, et vous obtenez un concert très tchip-dzoong-dziing-dzoung-bang-bang !

En somme, le mot d'ordre de cette lecture pourrait se résumer à : soyons jeunes, soyons fous, amusons-nous en toute simplicité. Un concept que je valide sans hésiter.

Maud et Pierre, par Isabelle Bonameau
Mouche de l'Ecole des Loisirs, 2012

25 janvier 2013

Finalement, il avait tout son temps pour découvrir le sens de la vie.

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Le roman se divise en trois parties. Il s'agit d'abord d'un bébé linotte, Dingo, qui tombe du nid et s'écrase au pied de l'arbre, ce qui provoque une amnésie passagère. Dingo, alors parfaitement inconscient, picore à droite et à gauche à la recherche de nourriture. Le voilà sur le coussinet d'une patte de chat ! Le gros Pacha se réveille et découvre la bestiole en se pourléchant les babines.

La suite de l'aventure nous entraînera dans le vaste monde, en fait un pré qui se situe à l'arrière de la grange de la ferme. Pacha y fait la rencontre de Vénus la vache. Parce qu'elle est aussi ronde, molle, avec de belles taches sur son pelage, le chat pense aussitôt qu'ils appartiennent à la même famille. Meuh non, voyons, lui rétorque-t-elle en lui expliquant le sens de la vie.

Les chats sont des créatures souples, les oiseaux aident à combattre les mouches et la vache leur rend service avec ses bouses où ils aiment venir se réchauffer ! C'est aussi simple que ça. La vision de ce petit monde des animaux qui se croisent et s'entraident à leur façon est rafraîchissante. De toute manière, j'aime tout ce qui sort de l'imagination d'Agnès Desarthe et d'Anaïs Vaugelade ! Donc là, c'est double plaisir assuré.

Dingo et le sens de la vie, par Agnès Desarthe, illustrations d'Anaïs Vaugelade
Mouche de l'Ecole des Loisirs, 2012

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24 janvier 2013

Il était une fois une princesse pas douée qui ne réussissait pas grand-chose.

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Ce petit roman a tout pour plaire. C'est l'histoire d'une princesse pas douée, dont les parents vont juger bon de la mettre à la rue, en y mettant les formes aussi, pour qu'elle puisse se trouver un prince à épouser. Nulle escorte, nul carrosse, il faut qu'elle se débrouille comme une grande.

Alors, notre princesse se balade dans la forêt où elle rencontre un ours (qui tombe de la branche d'un arbre, craaac !). Surprise ! celui-ci est capable de parler et l'informe donc de l'existence d'un prince, frappé d'une malédiction. Après s'être coupé la joue en se rasant, il est tombé dans un profond sommeil de 100 ans. Pas moyen de le réveiller.

La princesse propose de se rendre à son chevet et de lui donner un petit baiser. Après tout, cela se passe ainsi dans les contes traditionnels. Pourquoi pas cette fois ? L'ours hausse les épaules mais lui conseille de passer d'abord chez le tailleur pour arranger son allure (la robe de la princesse a rétréci au lavage).

Elle passe trois jours dans la tanière de l'ours, elle découvre une bibliothèque immense et commence à lire du mieux qu'elle peut. Elle n'est pas douée, voyons, elle ne peut lire qu'une ligne par jour. L'ours ne dit rien, il fait la popote en attendant. Et le grand départ pour le château du prince a lieu, et là ... blablabla !

Je vous laisse découvrir la suite de cette histoire croquignolette, qui détourne avec humour l'histoire de La Belle au bois dormant et de Boucle d'Or, après tout nous ne sommes plus à quelques références près. Christian Oster fait preuve de subtilité, de tendresse et de magnanimité. Sa princesse en effet n'est pas si bête qu'elle en a l'air, elle n'est pas aidée, par la faute de ses parents, et elle a désormais besoin de trouver cette confiance en elle. L'ours est grognon comme il faut, gentil, serviable et flegmatique. Ses petites réflexions sur le monde qui va mal font sourire, mais vraiment sourire. Les illustrations de Delphine Perret sont simples mais mignonnes, elles se fondent dans l'histoire tout en la complétant, c'est du bonheur sur toute la ligne ! 

Princesse pas douée, par Christian Oster, illustrations de Delphine Perret
Mouche de l'Ecole des Loisirs, 2012

" Il faut se sentir un tout petit peu nul, parfois, pour éviter de l’être complètement… "

24 janvier 2013

"Je te préviens, dorénavant j'aurai un affreux caractère."

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Hélas, ce sera le dernier tome de cette fabuleuse série des Bolkodaz (l'auteur Fabienne Mounier est décédée en juin 2011). Et c'est bien dommage, car ce petit couple des Bolkodaz est attachant avec sa façon de faire de chaque jour une aventure extraordinaire.

Dans ce recueil, nous découvrons comment ils se sont rencontrés, dans un cirque, il y a bien longtemps. Ce couple farceur nous livre aussi d'étonnantes anecdotes, comme la fois où ils sont partis en promenade, alors que l'orage menaçait, et de peur de se perdre, Mme Bolkodaz a semé des petites crottes en chemin. Oui, des petites crottes ! Sur le coup, j'ai été surprise mais après ça m'a bien fait sourire.

On trouvera aussi l'histoire de Dracula, vu par erreur au cinéma, et qui donnera au couple la mauvaise idée de se déguiser en monstres pour créer un début de panique en ville. Ou comment une girouette révèle que ces deux-là, non vraiment, ne sont jamais fâchés l'un après l'autre, ils s'aiment trop, ils rigolent tout le temps, ils ont les mêmes envies, les mêmes désirs, et font aussi les mêmes rêves (en deux bonds, trois foulées, au milieu de la jungle) !

Couple idéal, ou idéalisé, le couple des Bolkodaz mène une vie trépidante, sur laquelle il faudra désormais tourner la page, bien tristement, mais la relecture des trois ouvrages donnera toujours du baume au cœur, surtout si vous affectionnez les histoires à l'humour farfelu, avec des illustrations à foison. C'était incontestablement une chouette idée que cette série-là !

La vie trépidante des Bolkodaz, par Fabienne Mounier et Daniel Hénon
Mouche de l'Ecole des Loisirs, 2012

23 janvier 2013

Je m'ennuie, de Michael Ian Black & Debbie Ridpath Ohi

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C'est l'histoire, bien commune, d'une petite fille qui s'ennuie. Elle croise sur son chemin une patate. Tiens, celle-ci lui cause. La coïncidence veut qu'elle aussi s'ennuie comme un rat mort. A deux, ça pourrait être plus rigolo mais la patate n'aime pas les enfants. (Elle préfère les flamants roses.) Alors, la petite fille va s'échiner à lui démontrer qu'un enfant, c'est juste extra : ça fait des cabrioles, ça ne manque jamais d'idée ou d'imagination, ça court, ça danse, ça saute... Comment peut-on trouver un enfant ennuyeux ?! Non, vraiment c'est impensable.

Finalement, cette patate est une bonne thérapie. Sans le vouloir, elle va rappeler à la fillette toutes les choses cool et géniales qu'elle peut faire, et ainsi oublier la notion d'ennui. Enfin bref, cette lecture est jubilatoire et fait sourire d'un bout à l'autre. Les illustrations sont éclatantes, que de dynamisme et d'humour dans l'histoire, jusqu'à la fin ... proprement hilarante !

A découvrir, pour ce jaune pétant. :)

Je m'ennuie, par Michael Ian Black et Debbie Ridpath Ohi (Seuil jeunesse, 2013)

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