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Chez Clarabel

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13 janvier 2011

It's only rock'n'roll.

IMG_2034"Je reconnais que, question digressions, je pousse le bouchon un peu loin et que, de votre côté, vous pourriez avoir le sentiment qu'avec mes gugusses musicos et leur curriculum, même pimenté de quelques réflexions chiadées sur Brest on the rock, je vous promène gentiment. Y'a de ça : je vous promène gentiment, mais depuis que Gabriel a été assassiné, ce genre de balade me garde la tête hors de l'eau."
Bah voilà, on y vient ! Il aura fallu presque 80 pages pour qu'il crache le morceau ! C'est qu'il est coriace, Alban Le Gall. Oui, poète amateur et passionné de musique rock. On connaît le topo. Il a quitté son job dans la sécurité pour devenir le manager d'un petit groupe et reprendre ainsi la direction d'un bar underground. L'ambiance est là : à l'état brut, sans concession. Et ça fait un foin pas possible.
Le Gall nous pond son monologue - l'histoire de la bande essentiellement. Et entre deux, se glissent des entrefilets du Télégramme de Brest. Les cadavres tombent comme des mouches ! Bien sûr le narrateur a été un temps inquiété, mais avec ses deux alibis il avait de quoi balayer de la main les questions de la police.
Bon, ce n'est pas tout ça et notre ami a "la déprime douce, furtive, sans aspérité, silencieuse" et ça plombe le moral. Je n'ai pas été chamboulée par ma lecture, le dénouement de l'intrigue ne m'a pas du tout surprise, par contre le style et l'ambiance du milieu rock brestois donnent beaucoup de poids à ce petit livre, le rendant presque original dans son fond et sa forme.

Last exit to Brest - Claude Bethany
Points, coll. roman noir (2010) - 155 pages - 6€

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11 janvier 2011

Des choses qu'on raconte.

IMG_2033Je ne sais pas ce qui a fait qu'entre ce roman et moi, le déclic n'a plus eu lieu. Pourquoi je me suis d'abord sentie enthousiaste et emballée, puis complètement larguée, déboussolée et lasse. A un moment de l'histoire, le virage a été fatal et j'ai perdu le fil. La mayonnaise ne prenait plus.
Pourtant, l'histoire de Miranda, douze ans, grouille de tendresse, d'humour et de petites anecdotes qui font toujours plaisir à lire. Un jour, elle reçoit une lettre d'un inconnu qui lui demande d'écrire elle aussi une lettre - pour sauver Sal, son meilleur ami. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?! Passé le premier étonnement, on aimerait pousser du coude Miranda pour qu'elle se décide à prendre la plume. Vas-y, raconte tout. Mais quelle histoire doit-elle raconter ?
Celle de sa mère qui va participer à un jeu télévisé. Celle de Sal qui se fait taper dessus et qui ne lui adressera plus jamais la parole après cela. Celle de Suzanne, sa nouvelle copine, qui mange du pain et boit du soda comme si c'était la première fois de sa vie. Celle de l'homme qui rit et qui dort sous la boîte aux lettres, en pleine rue. Celle de la bande de garçons qui cherche bagarre sur le chemin de l'école. Celle de Marcus, ce garçon lunatique, aux idées loufoques, qui évoque le voyage dans le temps comme une réalité existentielle.
Ce ne sont pas les idées qui manquent dans le roman. Et je dois reconnaître que tous ces morceaux de puzzle donnent envie de vouloir les rassembler pour en savoir plus. Néanmoins, je ne sais plus quand, ni pourquoi, ni comment, j'ai fini par ne plus mordre à l'hameçon. J'ai délaissé l'appât. L'histoire a alors amorcé un tournant inattendu, et je suis restée sur le carreau. (Vous connaissez Madeleine L'Engle ? Moi non. Apparemment j'aurais dû, ça aurait aidé.)
Enfin bref, c'est un chouette petit bouquin aux personnages attachants, l'histoire n'est pas mal non plus même si je ne m'attendais pas à un tel revirement. A bien y réfléchir, oui le procédé est ingénieux, la fin bluffante, je crains, néanmoins, n'avoir pas été totalement réceptive parce que ce n'était pas le moment non plus. J'y reviendrai, sans nul doute.

Hier tu comprendras - Rebecca Stead
Nathan (2011) - 250 pages - 13,50€
traduit de l'anglais (USA) par Anne Delcourt
couverture : Laurent Moreau

Lauréat du Newberry Medal 2010.

11 janvier 2011

Stop playing verbal games with me, madam, or I shall go out into that ballroom, find your mother, and bring her here.

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Autant l'avouer tout de suite, je me suis clairement régalée en lisant ce livre. Miss Alexia Tarabotti est décrite comme une vieille fille sans charme, au physique qui rappelle trop ses origines italiennes, et qui ne répond nullement aux critères victoriens de l'époque. Par contre, la demoiselle possède érudition, intelligence, indépendance et force de caractère. Cela fait désordre, mais c'est le cadet de ses soucis. Autre détail la concernant, Alexia ne possède pas d'âme, c'est une "preternatural", ce qui signifie qu'elle est capable par un simple toucher d'annuler les facultés surnaturelles des autres créatures (vampires, loups-garous etc.). Oui, tout ce joli petit monde vit parmi les humains, leur intégration a eu lieu des siècles auparavant, il n'est pas rare d'en croiser jusqu'aux sphères de la haute société. La reine a d'ailleurs créé un Bureau spécial pour les affaires de ce genre, et l'Alpha de Woolsey Castle, Lord Maccon, est un agent redoutable.

Ah ! Lord Maccon... Je ne vous cache pas qu'il est un personnage au potentiel fort affirmé. Son caractère de cochon se marie à merveille avec le tempérament volcanique de Miss Tarabotti. Depuis qu'ils se connaissent, ces deux-là ne font que se disputer et s'agacer mutuellement. En fait, leur badinage incessant marque aussi le début d'une idylle, pimentée et fougueuse. Du fait de leur orgueil respectif, ils se protègent contre leur attirance, et qu'est-ce que c'est bon ! C'est drôle, c'est sexy, c'est irrésistible.

A côté, il y a un semblant d'intrigue qui se met en place. Tout commence lors d'une soirée mondaine. Alexia est agressée par un vampire qu'elle tue maladroitement. C'est le début de ses ennuis. Il lui faut rendre des comptes, rencontrer la reine des vampires, comprendre qu'elle est mouillée jusqu'au cou dans cette histoire qui fait apparaître la disparition de vamps et de garous solitaires. Le bureau de l'Alpha n'était pas encore au courant et se charge d'enquêter aussitôt sur ces faits étranges.

Avec ce premier tome, Gail Carriger nous fait cadeau d'un univers qui flirte entre les genres (urban fantasy, romance historique et steampunk). J'ai trouvé l'ensemble très intéressant, sensuel, spirituel et exquis. Les personnages possèdent beaucoup de charme, Lord Maccon et Alexia en tête, mais également les figures secondaires comme le Professeur Lyall, le Beta de la meute, ou Floote, le majordome de Miss Tarabotti, mais aussi Lord Akeldama, un vampire excentrique qui s'est pris d'affection pour la jeune femme, ou miss Ivy Hisselpenny, sa meilleure amie qui porte des chapeaux affreux. Enfin bref, j'ai adoré et je suis déjà prête pour dévorer la suite - Changeless & Blameless (tomes 2 et 3 déjà parus).   

Soulless (The Parasol Protectorate #1) - Gail Carriger
Orbit, 2009.

LUENVO Lu en VO - 4

A paraître en VF le 12 janvier 2011 !

11 janvier 2011

Teaser Tuesday #2

Teaser_Tuesday

Teaser Tuesday is a a weekly bookish meme, hosted by MizB of Should Be Reading.

- En fait, c'est un miracle qu'elle ait été élue, constata Inger Johanne en goûtant le vin. Fantastique. Le vin, j'entends !
Madame la présidente, Anne Holt

Une fois revenue dans ma chambre, je me suis dit qu'au point où j'en étais je ne risquais plus grand-chose, alors j'ai bel et bien avalé un tas de pilules, tellement je me foutais de tout. Je me suis couchée et, au moins pendant un moment, j'ai oublié cet endroit horrible où je n'ai pas un seul ami et où tout le monde est prêt à me sauter dessus.
Bons baisers de Cora Sledge, Leslie Larson

10 janvier 2011

Convaincre les grands, c'est comme vouloir qu'un chewing-gum mâchouillé une heure conserve son goût du début.

IMG_2024C'est sans aucune objectivité que j'accorde mes cinq étoiles à cette BD de Cati Baur adaptée des Quatre soeurs, le roman écrit par Malika Ferdjoukh. Cinq étoiles de bonheur. Cinq étoiles d'immersion totale. Cinq étoiles qui font du bien. Car lire le roman de Malika F., c'est déjà un régal en quatre tomes. Quant à l'idée de s'aventurer sur les traces de la bande dessinée, là je dis que c'est un pari tenu haut la main et qui ne déçoit nullement la lectrice qui avait adoré le roman ! L'univers des soeurs Verdelaine est parfaitement respecté, à la fin l'auteur explique qu'elle avait longuement partagé toutes les références cinématographiques qui ont pu nourrir son inspiration au moment d'écrire sa tétrade. Cati Baur a pris des notes, elle n'était pas sûre de tout respecter à la lettre, mais ce n'est pas important car finalement elle a réussi, elle a su transmettre l'essence même de cette série, elle a retranscrit le charme de la Vill'Hervé, une grande maison hantée par les courants d'air, elle a donné vie aux soeurs Verdelaine - Enid, Bettina, Charlie, Hortense et Geneviève - elle a donné un visage à ces personnages qui ont de l'humour, de la tendresse et de l'espièglerie à revendre. Leurs parents ont péri dans un accident de voiture, cela fait deux ans qu'elles se serrent les coudes et qu'elles veillent à ce que le navire ne prenne pas l'eau, elles ont des coups durs (le manque d'argent, la chaudière qui fait la tête, la tante Lucrèce qui se plaint de ses rhumatismes, les tempêtes qui menacent d'arracher le sycomore et tout ce qui l'entoure). Si vous connaissez la série, vous ne regretterez pas de prolonger ce plaisir de lecture. Tout y est, la nostalgie, la douceur, le charme, l'humour, la certitude d'y être encore... Qu'est-ce que c'est bien ! qu'est-ce que c'est bon ! Je crois que cela parle essentiellement à tous les lecteurs qui ont eu du mal à s'arracher du quatrième tome et qui se délectent de leurs retrouvailles avec les soeurs Verdelaine. C'est très fidèle à ce qu'on avait pu imaginer en lisant les livres, c'est exactement ça.
A quand la suite ? (Je sais, j'en demande beaucoup.)

smileyc002Delcourt (2011) - 155 pages - 14,95€
Scénario : Cati Baur & Malika Ferdjoukh
Dessin et couleur : Cati Baur

D'après l'oeuvre originale de Malika Ferdjoukh publiée à l'Ecole des Loisirs.

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8 janvier 2011

Everything was just beginning - she could feel it. She could smell it.

IMG_1905Contrairement à ce qu'indique le titre, il s'agit d'un roman en VO. Claire de Lune, en référence aux loups-garous bien entendu (Claire, pour le prénom de l'héroïne). Celle-ci apprend, le jour de son seizième anniversaire, qu'elle appartient à une longue lignée de lycanthropes, un héritage que les femmes (et seulement les femmes !) de la famille se passent dans le plus grand secret. C'est une question de vie ou de mort. Or, Claire a un peu de mal à digérer la nouvelle. Essentiellement parce qu'il lui faut désormais mentir à sa meilleure amie et se tenir à l'écart du garçon qui la faisait craquer. Viennent s'ajouter des relations tendues entre la mère et la fille, parce que la première est photographe de renommée internationale et doit s'absenter souvent, du coup la deuxième lui en veut de refiler son éducation à la jeune fille au pair (même si celle-ci est charmante et très sympa). De plus, la ville est sous tension depuis les attaques répétées d'un loup-garou à la soif sanguinaire - l'accusation est péremptoire, essentiellement portée par le Dr Engle, un scientifique allumé, en charge d'un projet du gouvernement qui viserait à traquer la créature pour des tests en laboratoire. Comble du hic, cet homme est aussi le père du petit copain de Claire. Le monde est petit, la menace rampante, la mère et la fille ne se comprennent plus, trop de choses sont tues, trop de confiance trompée ou mal placée, et zou... c'est le clash !
L'essentiel est dit, et quelle déception. J'ai trouvé l'histoire plate, les personnages sans relief, l'ensemble est froid et manque d'attrait. La couverture est jolie, mais son esthétisme en rappelle d'autres. Enfin bref, rien ne distingue ce roman de la masse déjà existante. C'est, à mon avis, un livre qui s'oubliera très vite !

Claire de Lune - Christine Johnson
Simon Pulse, 2010

LUENVO Lu en VO - 3

Aucune information sur une éventuelle traduction en français.

7 janvier 2011

Pêle-Mêle Clarabel #17

De nouvelles petites gouttes de lecture...

IMG_1922Un joli roman d'été, Amis de coeur de Kate Banks. Lou et Ollie sont les meilleurs amis du monde, ils ont grandi ensemble jusqu'à l'âge de 8 ans. La famille d'Ollie déménage, Lou a le sentiment de perdre une partie d'elle. En dépit de la séparation, ils ne cesseront jamais de se voir et passent toutes leurs vacances côte à côte. Vient l'été de leurs treize ans, l'été qui n'aurait pas dû exister. Leurs familles avaient prévu de visiter le nord de l'Europe, mais suite à un contretemps professionnel, tout ce petit monde a annulé leurs projets pour se retrouver dans la maison des grands-parents. Nous sommes en Italie, il fait beau, on mange des glaces, on se dore la pilule au soleil, on fait de la voile et de la poterie, c'est reposant, envoûtant, le charme opère... Cet été-là, il y a aussi Martin, le petit-fils des voisins. Sa présence met un peu de piment dans les sentiments des uns et des autres, donne à réfléchir sur le temps qui passe et le corps qui change, sur l'enfance qu'on quitte tout doucement et sur ce monde inconnu qui attend en tapant du pied. Il faut s'arracher du nid douillet, et hélas la vie va drôlement chambouler cette tendre quiétude. Car la fin est vraiment très triiiste. Je ne m'y étais pas du tout attendue, ou j'avais imaginé autre chose. Quelle déchirure. J'ai tourné la dernière page avec un gros poids sur le coeur. Mais je ne regrette pas le voyage non plus.
Cette lecture m'avait été suggérée par Bauchette, merci.
Gallimard, coll. Scripto (2006). Traduit de l'anglais par Anne Krief.

IMG_1924Honte sur moi ! J'avais prévu de lire le roman de David Walliams depuis au moins un an. Pfff, qu'est-ce que ça passe. Et puis c'était une lecture que je voulais partager avec ma fille. C'est intéressant de lire à deux, cela donne une autre dimension à l'histoire et ça rappelle aussi que les attentes ne sont jamais les mêmes... Bref, voici donc l'histoire d'un jeune anglais de douze ans qui, comme l'indique le titre du roman (Le jour où je me suis déguisé en fille), va vivre une expérience complètement loufoque. Depuis le départ de sa mère, Dennis vit avec son frère et son père dans une maison où le câlin est proscrit et où le foot, rien que le foot, et encore le foot est la seule religion pratiquée. Dennis est un champion, ça tombe bien. Par contre, sa mère lui manque cruellement. Pour pallier cette absence, Dennis aime feuilleter le magazine Vogue. Il aime les belles robes, cela lui rappelle sa mère sur la seule photographie qu'il possède d'elle. Bien entendu, son père lui interdit formellement de continuer à acheter de la presse féminine. Son frère se moque de lui. Qu'importe, il vient de rencontrer Lisa, la plus jolie fille de l'école. Elle aussi est passionnée de mode. Ensemble, à force de passer du temps et de papoter sur ce qui leur tient à coeur, ils vont donc se lancer dans un projet fou. Cocasse. Délirant. Epatant. Cette affirmation de soi et de vouloir être soi envers et contre tout est une belle leçon de tolérance et du droit à la différence. Et puis, c'est drôle ! C'est un roman qui se lit facilement, le ton est délicieusement facétieux (on croirait du Roald Dahl), le texte très aéré et le tout merveilleusement illustré par Quentin Blake. THE Quentin Blake. La classe, quoi. En bref, un petit roman à l'humour anglais, très sympathique.
Lu et conseillé par Gaëlle, merci tout court.
Gallimard jeunesse (2009). Traduit de l'anglais par Catherine Gibert.

Plus j'écoute le dernier album de Nouvelle Vague et plus la séduction opère... Au départ ce n'était pas gagné. C'est bon de se tromper !

7 janvier 2011

Série : The MacLeods of Skye

Et c'est reparti pour un tour ! Alex MacLeod (le frère de Rory) est de retour d'une mission longue et fastidieuse, lorsqu'il surprend l'attaque d'un convoi par des brigands sanguinaires. Là, il vole au secours d'une demoiselle en détresse - Meg Mckinnon, une petite chose trempée jusqu'aux os, qui tient en joue son agresseur et reste bouche bée devant son sauveur (il quittera la scène aussitôt, sans avoir prononcé le moindre mot). Quelques mois après, Alex et Meg se retrouvent à la cour du roi. Lui fait mine de ne pas la connaître, elle est persuadée du contraire. Il est toujours en mission secrète, cette péronnelle menace ses plans, à eux de se tenir à distance (car, accessoirement, Meg est à la recherche d'un époux, un homme loyal, fort et de confiance, et non un mercenaire qui vend ses services au plus fort, comme le prétend Alex - mauvais candidat, donc).

Bien entendu, plus ils essaient de s'éviter et plus ils se collent ! C'est LE schéma classique, et je mords à l'hameçon avec grand plaisir. Je n'oublie pas les à-côtés rebattus (le romantisme, les clichés, blablabla). L'auteur insiste également trop sur l'impossibilité de leur union, à tel point que le suspense est éventé (ils sont faits l'un pour l'autre, ils vont se marier et vaincre l'insurmontable, bah voyons !). Ce n'est pas une grande saga flamboyante, il manque de la passion sauvage et folle (oui, je sais) mais j'ai tout de même trouvé ce deuxième livre meilleur que son prédécesseur (lequel était potable, sans plus). Les premières rencontres entre Alex et Meg arrachent quelques sourires, ce n'est pas le nirvana non plus (le côté fleur bleue parfois me pèse) mais ça se lit avec plaisir ! Enfin j'ai bien aimé sur le moment.

Et le fameux passage qui marque LA rencontre entre nos héros (c'est vous dire...) :

Soudain, en une fraction de seconde, sa prière fut exaucée sous la forme d'un impressionnant destrier noir qui surgit d'entre les arbres.
Un chevalier. Non, un guerrier. Il ne portait pas d'armure, mais la cotte de mailles d'un chef. Sa carrure seule faisait de lui un être d'exception. Il était l'homme le plus puissant que Meg ait jamais vu. Grand et musclé, il semblait taillé dans la pierre, tant il était imposant.
La jeune femme fut parcourue d'un frisson de terreur. Un agresseur allait-il en remplacer un autre ? Leurs regards se croisèrent. Elle demeura bouche bée face à ses yeux d'un bleu limpide, dans un visage viril en partie dissimulé par une barbe de plusieurs jours. Elle décela une autorité incontestable chez cet homme, mais aussi quelque chose de rassurant.

 

IMG_1935

 

Je rappelle mon avis sur le premier livre (La Loi du Highlander) :

Lui, Rory MacLeod, fier Highlander, accepte pour promise Isabel MacDonald, fille du clan ennemi. Le pacte est signé pour un an et un jour, après cela c'est chacun chez soi. Turlututu, la belle demoiselle ne l'entend pas de cette oreille. Sur les conseils de son oncle, vil et sournois, elle doit tout mettre en oeuvre pour faire perdre la tête du Highlander, afin de lui dérober ses secrets. C'est facile quand on possède la beauté et l'intelligence d'Isabel... Et pourtant, Rory résiste ! Il ne veut pas, non, il résiste. Oh bien entendu, il brûle secrètement de passion pour la donzelle, il rêve de lui faire connaître les plaisirs de l'amour, mais le Highlander est un gentleman. Il ne veut pas abuser de la situation, bien qu'il partage le lit d'Isabel, où rien, jamais, ne se passe, pas un frémissement, à peine un effleurement, et encore par accident ! Notre Highlander se refuse d'enfreindre son code de l'honneur, il est noble, il restera chaste, on croit rêver !

Oui mais voilà, c'est une jolie histoire d'amour, teintée de romantisme et auréolée d'un voile d'érotisme, et si vous en attendiez plus, c'est bien dommage ! L'histoire aurait pu être un poil plus drôle et coquine, d'abord si l'auteur avait cessé de répéter quinze mille fois le terrible dilemme qui oppresse l'un et l'autre des protagonistes, ensuite s'il y avait eu un peu moins de longueurs et de maladresses, l'ensemble n'est rien d'autre que convenu et attendu.

Restent le fantastique paysage écossais, l'île de Skye dans toute sa splendeur, le sentiment d'appartenir à un clan car la famille de Rory MacLeod est attachante, et vivre à Dunvegan vous procure une délicieuse sensation de bulle réconfortante, sans oublier quelques bonnes scènes classiques (et efficaces), comme lorsque Isabel s'affiche dans une robe indécente au moment du souper, excitant la jalousie de Rory, qui l'entraîne aussitôt par le bras jusqu'à leur chambre pour l'obliger de se changer. Ou lors de l'agression dans les sous-bois par un vilain voisin, Rory intervient in extremis pour sauver la vertu de sa demoiselle en détresse et commence - enfin ! - à manifester son affection. Globalement, c'était gentil, mais j'espérais plus de sensations fortes ! ...

Traduit de l'américain par Elisabeth Luc - J'ai Lu, coll. Aventures & Passions (2010)

Le troisième tome sortira le 16 mars ! 

6 janvier 2011

And someday you'll love me the way you love your wolf.

Entice est le 3ème tome de la série comprenant Need & Captivate.
**spoilers ahead**

IMG_1901Déboussolée par la disparition de son petit copain et par les récentes agressions qui frappent la ville de Bedford, Zara a pris la décision de devenir une pixie et a choisi d'être reine aux côtés d'Astley. Ceci l'aidera-t-il à ramener Nick du royaume de Valhalla où il repose ? Les disparitions dans le Maine cesseront-elles enfin, et pourra-t-on éviter une guerre ? Le doute n'est plus permis, mais Zara agit toujours de façon irritante. Son obsession à vouloir sauver son copain occupe son esprit, à tel point qu'on ne parle plus que de ça. Ses amis ont accepté de l'aider, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, ils n'ont pas digéré sa transformation et rejettent la faute sur Astley.

Et pourtant, ce dernier, dans ce livre, se révèle. C'est un garçon adorable, prêt à tout pour tenir ses promesses, se montrant irréprochable, compréhensif et tolérant. Il ne reviendra pas sur sa parole et fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider Zara à retrouver Nick. Ne voit-elle pas que ce jeune roi pixie en pince sérieusement pour elle ?! Bon sang, c'est usant. Encore un triangle amoureux, encore un pari audacieux où le lecteur doit prendre ses précautions avant de risquer son coeur et craindre une déception !? Je n'en peux plus.

A part ça, c'est un tome riche en action, l'histoire tient la route et j'ai même trouvé que l'auteur avait amélioré son écriture. Il se dégage une vraie énergie et un enthousiasme débordant. L'intrigue fait bouger les événements et les personnages sont amenés à davantage se déplacer (ils se rendent en Islande !). Certes, la quête pour trouver Valhalla occupe l'essentiel de la trame romanesque, c'est légèrement agaçant, surtout que le danger est aux portes de la ville. Zara prend ses positions de reine trop à la légère et, fait étrange, agit en égoïste. Son caractère n'a pas évolué dans le bon sens, et je trouve ça dommage. J'espère qu'il en sera autrement pour la suite.
En attendant, ne boudons pas notre plaisir, c'est léger et divertissant, la mièvrerie ne dégouline pas trop, c'est drôle aussi et la suite demeure ouverte. J'espère fortement que Zara enlèvera ses oeillères, qu'elle laisse tomber son loup, il ne vaut plus le coup ! ;) .

"I want you to want me because you want me, not because of grief, not because he is not here. I want you to love me for me. I want you to kiss me first and not because you need me to help you, but because you need to kiss me."

A ce propos, je m'étais imaginée que cette série serait une trilogie, et puis non. Un quatrième tome paraîtra en 2012, il n'est pas dit que ce sera le dernier non plus.

Entice (Need #3) - Carrie Jones
Bloomsbury Publishing PLC, 2010

LUENVO Lu en VO - 2

A PARAITRE EN VF LE 2 FEVRIER 2011 !

6 janvier 2011

Des filles de la côte Est

IMG_1916Bouh, la claque ! Enfin, celle qui fait mal et donne envie de pleurer. Parce que j'ai été ultra déçue par ce deuxième livre de Courtney Eldridge. J'avais aimé son roman, Record à battre (Phébus, 2005), c'était un bon coup de pied aux fesses au cours d'un été ronronnant, et je pensais que les retrouvailles seraient dans le même genre. Pas du tout ! D'abord, c'est un recueil de nouvelles - comptez sept titres pour 230 pages. Et qu'est-ce que c'est long ! Ohlala. Je n'ai rien contre l'exercice de la nouvelle, alors le problème ne se pose pas. Et Courtney Eldridge, oui j'aime bien. C'est frais, ça parle beaucoup, c'est parfois drôle et sarcastique, c'est fort aussi, car on sent la détresse derrière le grotesque (Becky, la cliente en fauteuil roulant, harcèle au téléphone Rachel, la vendeuse du bloomingdale's. Et pourquoi ? On se le demande !) (ou cette copine qui a la phobie des requins, jusqu'à les imaginer dans une piscine, et qui se prive de tremper le moindre orteil dans l'eau, pff, mais où va-t-on ?!). Non franchement je me suis ennuyée, l'auteur est la reine de la digression, sauf que cette fois l'effet est loupé. On perd vite le fil, on bâille, on soupire, on regarde les aiguilles tourner, on attend, on re-soupire, qu'est-ce que ça peut être bavard. Ahlala. Je ne cache pas mon ennui, malgré un soupçon d'intérêt pour le premier texte, qui évoque en long, en large et en travers le challenge des 5 premiers mots d'un texte. Ceux qui marquent et lancent l'histoire. Ceux qui font tout. Hélas ça duuure... Et finalement mon esprit s'évade. Bref, je suis déçue, vraiment déçue. J'espère que son prochain livre répondra davantage à mes attentes.

Des filles de la côte Est - Courtney Eldridge
Editions 10-18 (2010) - 234 pages - 7,40€
traduit de l'anglais (USA) par Evelyne Gauthier

Présentation de l'éditeur : Elles ont toutes un petit grain, ces filles de la côte Est ! A commencer par Courtney Eldridge elle-même, qui nous conte par le menu, dans la première nouvelle, tous les projets de récits déjantés qui ont fini au panier, étouffés dans l'oeuf par ses angoisses d'écrivain. On la devine ailleurs : dans cette vendeuse en papeterie prise en otage par une cliente névrosée... Et les proches - réels ou imaginaires - de l'auteur ne sont pas en reste : il y a sa meilleure amie et sa phobie des requins de piscine, il y a cette mère alcoolique qui peine à communiquer avec sa fille lesbienne... Courtney Eldridge est une sacrée conteuse, de celles qui savent, définitivement, capter l'air du temps.

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Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
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