Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chez Clarabel

Publicité
22 novembre 2010

Moonlight

IMG_0901 smileyswoon

Ce n'est probablement pas le livre qui révolutionnera le genre, mais cela ne lui enlève pas le droit d'être distrayant et particulièrement irrésistible côté romance. C'est simple, déjà vu, mais efficace. A bientôt dix-sept ans, le diplôme de sherpa fraîchement en poche, Kayla passe l'été à vadrouiller dans les forêts du Texas en compagnie d'une bande qui se connaît depuis l'enfance. Kayla n'a pas cette chance, quand elle était enfant, ses parents ont trouvé la mort alors qu'ils campaient, la jeune fille a été adoptée et a grandi en ville où elle s'ennuie comme un rat mort.

Ce retour aux sources est aussi une façon pour elle d'exorciser ses peurs, en affrontant son passé et ses secrets. Bref, les vacances s'annoncent palpitantes. Mais d'abord, la routine : un chercheur et ses assistants les ont sollicités pour les mener vers une clairière isolée où ils pourront observer la nature et les loups. De vieilles légendes circulent, on parle de lycanthropie, ce qui fait doucement glousser Kayla. Et pourtant ... Ce n'est pas un secret, le prologue nous annonce la couleur, le tout, ensuite, c'est d'observer l'innocente faire ses propres découvertes, mais ceci est un autre débat !

Kayla est une chic fille, en effet elle ne voit rien, rien des signes qui sont sous son nez, sauf qu'elle parvient à ne pas agacer. Et c'est sa naïveté qui la rend sympathique et rigolote. Cela change, les héroïnes un peu cruches ont tendance à être insupportables, mais Kayla n'est pas comme ça. De plus, ce n'est pas une amoureuse muette ni contemplative, c'est un petit bout de femme, elle a le droit de baver sur le beau gosse du roman, mais ça ne lui enlève pas ses neurones non plus.

Et la compétition est quelque peu mouvementée, d'un côté il y a Mason, le fils du chercheur, qui lui fait les yeux doux, lui conte fleurette et la cajole pour qu'ils passent plus de temps ensemble, il y a un bon feeling entre eux, c'est sûr, auprès de lui Kayla se sent en sécurité - chose qu'elle ne retrouve pas avec Lucas. C'est son chef, il est taciturne et mystérieux, il a un charme fou, du genre beau ténébreux, mais il lui fiche les jetons, impossible de se l'expliquer. Il l'attire, mais elle panique !

C'était exactement ce que j'avais envie de lire, simple, mignon et efficace. J'ai trouvé la romance à la fois adorable et excitante, non ce n'est pas nouveau, mais ça reste délicieux et la lecture a été un pur régal. C'est une série, mais les livres peuvent se lire séparément.

Moonlight (A Dark Guardian novel) - Rachel Hawthorne (HarperTeen, 2009)

challenge Lire en VO - 36LireEnVo

Publicité
19 novembre 2010

Il était une fois ...

La beauté du jour : 

IMG_0891 véritable objet d'art et/ou de collection !

C'est sublime ! Chaque page vous en met plein la vue.

IMG_0892 IMG_0894 IMG_0895

Et c'est lui - Benjamin Lacombe - le coupable !!!

benjamin_lacombe (j'adore ce cliché)

Il était une fois ... est un album qui ne se raconte pas, qui ne se décrit pas non plus. C'est beau, tout simplement. C'est un voyage à travers le pays des contes, l'extraordinaire Pays des Merveilles, comme il est coutume de le nommer. Je me sens toute chamallow devant ce travail, c'est sublime.

A la fin de l'ouvrage, se trouve la lecture par Jean Perrot. Il a des mots étonnants et vrais sur cet album (lui, au moins, a su les trouver, pff, moi je sèche !). Et bien évidemment, il a su épingler le génie de ce projet, Benjamin L., autrement dit : un romantique de notre temps et dandy à ses heures ...

Tout est vrai : Le conte, dans la vie, est une parole, mais dans l'illustration, c'est un regard tendu vers le lecteur. (...) On voit comment l'architecture de l'album construit avec vivacité le sens de la lecture. Eveilleur des fantasmes qu'il met en branle, le pop-up est un appel à l'inconscient. (...) L'album, c'est un fait, est un grand spectacle.

Laissez, je suis amoureuse ...  smiley_amour_clin_d_oeil

Il était une fois...
Un pop-up imaginé et illustré par Benjamin Lacombe
Design et réalisation des volumes : José Pons
Postface de Jean Perrot
Seuil jeunesse (2010) - 25 euros.

18 novembre 2010

Le Blogue de Namasté : La naissance de la Réglisse rouge

Une découverte franchement rigolote ! 

IMG_0880

Le blogue de Namasté est une série québécoise, un peu dans la lignée du Journal d'Aurélie Laflamme. C'est frais, c'est drôle, cela raconte la petite vie rigolote d'une adolescente de treize ans qui se lance dans l'aventure du journal en ligne (et privé) depuis qu'elle a découvert qu'on lisait son journal intime ! Afin de démasquer le coupable, elle va entrer dans des délires pas possibles (des invasions de réglisse rouge, une secte, des petites voix dans la tête, etc.), mais rien, toujours rien. Elle pensait que sa mère était à blâmer, il semblerait qu'elle ait fait fausse route. (Et lorsqu'elle découvrira réellement le fautif, elle ne sera pas la seule à avoir la berlue !!!)

Bref, à l'école c'est la guerre entre les garçons et les filles : les premiers sont  des crétins finis, aussi les deuxièmes ont choisi de se liguer contre leurs âneries et lancent le club des réglisses rouges (attention à ne pas confondre avec la réglisse noire !). La réglisse rouge est pure, noble, défend l'opprimée et dénonce toutes les perfidies lors d'une mise en scène particulièrement saisissante (toutes derrière des masques, le doigt pointé vers le coupable !).

A côté de ça, Namasté est amoureuse - il s'appelle Antoine, il est plus âgé qu'elle et c'est un féru d'échecs et de films d'horreur. Elle plane sur son petit nuage, elle ne rêve que de lui, mais il tarde à l'embrasser et elle se pose des questions. En plus, sa meilleure amie a jeté son dévolu sur Zac, un ancien meilleur copain tombé en disgrâce avant qu'il ne retrouve ses titres de gloire tout récemment, cette relation n'est pas pour la chatouiller un petit peu.

La vie de Namasté va à cent à l'heure, c'est irrésistible et très drôle (la soirée d'Halloween, par exemple, où l'adolescente se pointe avec le costume d'une mascotte puante et ridicule), je pense que ça ne peut que toucher les lecteurs du même âge, cela traite aussi bien de légèreté que de petits drames qui fâchent ou qui blessent, ce genre de choses qui font le quotidien des adolescents (la trahison, la timidité, la jalousie, etc.). J'ai été agréablement surprise, je recommande pour vos filles, allez-y, vous ne le regretterez pas !

Le Blogue de Namasté - Maxime Roussy & Marie-Eve Larivière
Editions Marée Haute (2008) - 200 pages - 11€

A suivre : Le Blogue de Namasté, tome 2 : Comme deux poissons dans l'eau

18 novembre 2010

Personal Demons

IMG_0877Frannie ne le sait pas encore, mais elle a été choisie par le royaume de l'Enfer qui a dépêché son représentant le plus redoutable - Luc Caine - afin de lui voler son âme. Il arrive au lycée avec son look de bad boy irrésistible, toutes les filles se pâment, et Frannie elle-même en a les sens retournés. Débarque alors Gabe, l'émissaire du Paradis, on s'en doute. Il vient contrecarrer les plans de Luc, fait le joli coeur pour ramener Frannie sur le droit chemin, la jeune fille ne sait plus à quel saint se vouer (ah ah). Bien entendu, elle ignore tout de la face cachée de ses prétendants, et pourtant les indices sont là, sous son nez, à commencer par les patronymes - Gabriel et Lucifer ! Ça ne s'invente pas.

L'héroïne est une catastrophe dans ce livre - Frannie est inconstante et exaspérante, c'est une aguicheuse, purement et simplement, et son cas est franchement désespérant. Dommage que le personnage de Gabe soit si peu mis en valeur, contrairement à Luc, dont on partage le point de vue au même titre que Frannie. Cela donne vite la tendance, même si Gabe vient jouer les trublions, la romance sera centrée sur Frannie et Luc, le couple impossible par excellence. C'est tout cuit ! Notre démon se découvre ainsi des sentiments nouveaux, ce qu'il ressent pour sa cible est contradictoire avec sa mission, c'est ce qui fait le sel du roman. Pour le reste, c'est classique, déjà vu, ça manque de consistance et de classe aussi. Le style n'est pas folichon, j'ai regretté la pauvreté des dialogues, les copines un peu trop vulgaires et l'ambiance cocote-minute car tout le monde est chaud bouillant, ne pense qu'au sexe et ne fait qu'en parler. Bienvenue au festival de la puberté, où les hormones sont en folie et se paient une party d'enfer ! La couverture, déjà... hmm. (La première édition était plus présentable.)

Personal Demons - Lisa Desrochers (Tor, 2010)

challenge lire en VO - 35LireEnVo

17 novembre 2010

La douce tranquillité des samedis

mccall_smith

Je n'avais pas encore lu la série avec Isabel Dalhousie alors que j'apprécie beaucoup Alexander McCall Smith (Mma Ramotswe, Les chroniques d'Edimbourg) et le hasard faisant souvent bien les choses ... C'est donc avec La douce tranquillité des samedis que je me suis lancée.

Isabel est une femme d'une quarantaine d'années, fort aisée, qui dirige la très sérieuse Revue d'éthique appliquée. Elle a un enfant, Charlie, et un compagnon, Jamie, de quinze ans son cadet. Il faut vraiment que je me mette à jour concernant cette relation, car ici on découvre une femme amoureuse et sur la réserve, elle ne souhaite pas étouffer son jeune amant, et tremble à l'idée de le perdre. C'est donc une Isabel jalouse et peu sûre d'elle en amour que je rencontre, sauf que ce serait trop réducteur de la qualifier ainsi, aussi j'ai pesté in petto d'avoir loupé les précédents épisodes (mais je me suis promise de ne pas en rester là afin de mieux évaluer les personnalités et connaître les petites histoires de chacun).

En attendant, ce que j'aperçois me plaît beaucoup ! McCall Smith, une fois encore, réussit à nous bercer dans un cocon chaleureux et pratiquement familier. On s'y sent bien, à Edimbourg, dans les quartiers chics, les parcs municipaux, la boutique de Cat ou dans les couloirs du Queen's Hall. C'est confortable, je m'étais d'abord leurrée en m'imaginant à une autre époque que celle proposée par l'auteur (l'époque contemporaine, tout bonnement !), tant Edimbourg donne l'illusion d'appartenir à un autre temps.

Ce n'est bien évidemment pas l'intrigue policière qui retiendra mon attention, l'histoire d'un homme, un médecin, qui répugne d'avoir été mis au pilori suite à un scandale pharmaceutique. L'épouse de cet homme demande l'assistance d'Isabel, mais il est davantage intéressant de la suivre dans sa vie de tous les jours, d'apprendre à connaître Eddie, qui travaille chez Cat (laquelle part en vacances au Sri-Lanka et demande à Isabel de la remplacer), ou de discuter avec Grace, la gouvernante, sans oublier Jamie, pour qui son petit coeur de femme amoureuse bat fort, beaucoup trop fort. Et à raison ! (Jamie est charmant !) Bref, je compte bien rattraper mon retard, et découvrir un peu mieux cette série sympathique, pas révolutionnaire, mais qui possède le gros avantage de nous absorber dans son univers douillet.

La douce tranquillité des samedis - Alexander McCall Smith
10-18 coll. Grands détectives (2010) - 285 pages - 7,90€
Traduit de l'anglais par Martine Skopan

A découvrir (dans l'ordre) :

  • Le Club des philosophes amateurs

  • Amis, amants, chocolat

  • Une question d'attitude

  • Le bon usage des compliments

  • La douce tranquillité des samedis

  • L'importance d'être reconnaissant

Publicité
16 novembre 2010

Lecture du soir #2

Le mercredi, il a plu toute la matinée.
Par la fenêtre, j'ai regardé mon hamac se tremper, s'alourdir sous le poids de l'eau et dégouliner sur l'herbe.
J'ai vu les gouttes de pluie se rassembler et former des ruisseaux de boue le long de la terrasse et sous les rocailles de fleurs. J'ai vu que des animaux différents prenaient la place de ceux qui étaient partis se cacher dès les premières gouttes ; des escargots, des limaces, des grenouilles et les canards d'une maison voisine. Ils étaient cinq qui marchaient en se dandinant, l'eau glissait sur leurs plumes comme si de rien n'était. Je me suis dit que j'aimerais avoir ce pouvoir.
- Quel pouvoir ?
Maman avait lu dans mes pensées ?
- De quel pouvoir tu parles, ma chérie ? a-t-elle insisté.
J'avais dû encore penser tout haut comme ça m'arrive parfois. Maintenant, j'étais bien obligée de lui répondre :
- Que l'eau glisse sur mes plumes comme les canards. Que les choses désagréables ne me touchent pas.
- Mais elles nous touchent forcément, m'a répondu maman en souriant. Ce n'est pas toujours ce qu'on préfère mais il ne peut pas arriver que des choses agréables dans la vie.
- Alors, je veux bien qu'elles me touchent, je veux bien les sentir, mais qu'elles ne me fassent pas mal. Tu vois ? Comme les canards !
Maman a trouvé que c'était une très bonne façon de voir les choses, m'a félicitée et s'est replongée dans son livre.

extrait de : Comme le soleil, par Jérôme Lambert

IMG_0763

Non, ce n'est pas un roman de saison, mais qu'importe... Ou d'un autre côté, il a su nous apporter un peu de soleil en ces froides journées qui ont tout l'air de basculer dans l'hiver, brrr. C'est une histoire super mignonne, qui raconte les vacances de Laura, une petite fille solitaire, qui s'ennuie un peu mais n'ose pas s'ouvrir aux autres, alors elle s'invente un ami, Jérémy, un blondinet qui se cache pas très loin du hamac où elle se prélasse, qui lui montre les petits cailloux pour ne jamais perdre son chemin, qui n'aime pas la pluie et qui n'apparaît que lorsqu'il fait beau. Ses parents se font un peu de souci, tout en comprenant que l'imagination est précieuse chez les enfants, Laura par exemple s'en sert pour passer le temps, pour tuer l'ennui et la solitude. C'est une vision simpliste mais pas niaise non plus, la lecture se veut réconfortante, auréolée par les tendres illustrations de Kimiko, vraiment un atout de charme à ne pas négliger. Et puis, Jérôme Lambert nous souffle à l'oreille une histoire très jolie, pleine de douceur et de tendresse (je me répète), mais cela a été comme une bulle chaleureuse, une sensation de bonheur et de bien-être, c'est un livre que nous relirons à la belle saison, ou pas. Il est la garantie d'un grand coup d'amour, lui aussi !

Mouche de l'Ecole des Loisirs (2006) - 46 pages - 7,50€

15 novembre 2010

The Body Finder

IMG_0845

Violet Ambrose possède un don très particulier : elle perçoit les âmes mortes, principalement celles dont les vies ont été fauchées brutalement. C'est un secret qu'elle partage avec sa famille et son meilleur ami, Jay. Parlons-en de Jay... C'est un garçon adorable. Violet et lui se connaissent depuis l'enfance, ils sont inséparables, mais chose curieuse, depuis l'été, la jeune fille trouve le garçon différent, beaucoup plus attirant, et sent le béguin lui tordre le ventre. Elle n'est d'ailleurs pas la seule à être émoustillée par le jeune homme, toutes les filles du lycée sont folles de lui, chaque matin une nuée d'admiratrices se précipite dès sa venue et ne cesse de le coller, alors que lui, stoïque et charmant, n'y prête aucun réel intérêt. Son crush, c'est Violet. Oui, pour de vrai. Tout le monde le sait, le lecteur se pâme et secouerait volontiers la demoiselle d'être si aveugle !!!

En attendant, ce sont petites scènes de jalousie, gros doutes et remises en question perpétuelles entre eux. C'est le côté adolescent du roman, alors que se dessine une romance gentille, craquante et adorable, oui j'avoue, malgré certains aspects dépassés pour mon âge, j'ai aimé la tendresse entre Violet et Jay, l'évidence de leur relation, sincère et touchante, j'étais gaga.

Il n'y a pas que ça non plus dans le roman, il y a aussi une intrigue à vous filer quelques frissons par la faute d'un taré qui poursuit des jeunes filles, les kidnappe et les tue avant de les enterrer. C'est là qu'intervient Violet, en découvrant les corps des disparues, en aidant son oncle shérif de la ville et en devenant une cible pour le criminel, qui comprend le danger qu'elle représente, même s'il ne saisit pas ce qu'elle est vraiment.

Voilà pour ce roman qui se lit facilement, qui a su varier le genre de la romance adolescente en introduisant une enquête policière. C'est facile, un peu flippant, mais risqué aussi car c'est difficilement crédible (une jeune fille de seize ans seule capable de tenir tête à un tueur en série !?), enfin Jay et Violet forment un couple adorable et tellement authentique. Ils m'ont fait craquer, vraiment. Un deuxième livre va paraître en février 2011,
Desires of the Dead, mais franchement je n'en vois pas l'utilité... (Il n'est pas dit que je ne le lirai pas non plus !)

> l'avis de Francesca, qui nous annonce une probable parution française courant mai 2011 chez Pocket.

The Body Finder - Kimberly Derting (Harper, 2010)

Challenge Lire en VO - 34LireEnVo

13 novembre 2010

PIng POng

COUP DE COEUR pour l'album de Gaëtan Dorémus !!!

IMG_0776 IMG_0777

Deux éléphants vont tromper leur ennui en jouant au ping pong, lorsque la balle sort du champ et s'envole, s'envole, s'envole...

IMG_0780 IMG_0782 IMG_0783 IMG_0785 IMG_0786 IMG_0787

C'est un album de toute beauté, qui privilégie le rêve, l'évasion et la contemplation. Chaque page nous offre une multitude de détails tous plus affolants et ravissants les uns que les autres, et avec son grand format, croyez-moi, il y a de quoi faire ! Nous avons lu et relu cet album, même en sens inverse, pour un effet de lecture parfaitement réussi. Les couleurs sont superbes, la représentation de l'ailleurs est fantasque mais ne néglige aucune exploration - la ville, le cercle polaire, les profondeurs marines, les airs, et j'en passe... Je ne suis pas prête de m'en lasser ! Les découvertes se renouvellent sans cesse, c'est prodigieux ! Je suis définitivement fan du travail de Gaëtan Dorémus !!!

Ping Pong - Gaëtan Dorémus
Seuil jeunesse (2010) - 19,90€

12 novembre 2010

Mon Beau Jardin

Une découverte avec cet album de Rob Ryan pour illustrer le poème de Carol Ann Duffy : le résultat est beau et émouvant !

IMG_0774 IMG_0765 IMG_0768 IMG_0769 IMG_0770 IMG_0771

C'est l'histoire d'une petite fille qui découvre un jardin extraordinaire. Elle y fait la rencontre d'une vieille dame qui lui promet d'exaucer son voeu si, en échange, la fillette lui donne son collier de fleurs. Le temps va passer, la petite fille va grandir, vivre une vie ponctuée de jolis moments (l'amour, la maternité, la peinture, la quiétude) et toujours elle se rend dans son beau jardin au milieu des bois pour peindre, rêvasser, planter des fleurs et attendre ce jour où elle pourra s'y reposer à jamais. C'est plutôt mélancolique, mais l'essentiel se raconte dans les images et les émotions que cet album dégage. Le principe de découper le papier pour illustrer les silhouettes et les paysages est tout à fait bluffant !

Mon Beau Jardin - Carol Ann Duffy / Rob Ryan
Gautier Languereau (2010- 13,50€

N'hésitez pas à vous offrir une autre promenade bucolique avec Le jardin en chantier d'Aurélia Grandin !

11 novembre 2010

Maintenant, c'est ma vie

IMG_0754

Ce roman n'a pas usurpé son étiquette de : petit objet littéraire non-identifié ! Premier roman de Meg Rosoff, et quel roman ! Il ne ressemble à nulle autre lecture, il est sévère et sauvage, mystérieux et inquiétant, il dit des choses mais n'en dévoile pas la moitié, il est bizarre, très bizarre.

C'est l'histoire de Daisy, une new-yorkaise de quinze ans. Elle est envoyée par son père et sa nouvelle épouse en Angleterre, chez la tante Penn et ses quatre enfants. Tante Penn n'est pas beaucoup présente, et les enfants sont habitués à se débrouiller tout seuls. Leur maison est un refuge chaleureux, perdu en pleine campagne, où Daisy se sent comme dans du coton et cela lui convient plutôt bien. Et puis, tout bascule. Une bombe éclate dans une gare londonienne, le pays prend peur et se replie sur lui-même, les frontières sont fermées, la tante Penn est en déplacement à l'étranger, incapable de rentrer, les enfants vont alors vivre en autarcie.

Ce qu'il y a de terrible, et de génial, dans cette histoire, c'est la grande inconnue qui plane tout du long. Rien n'est défini, tout est décrit approximativement mais en des faits si véridiques et qui collent à toutes ces situations catastrophiques quand un pays entre en état de guerre. Ne pas savoir rend aussi le récit plus troublant et impénétrable. "On aurait pu interroger mille personnes sur sept continents en leur demandant ce qui se passait sans obtenir deux fois la même réponse ; personne ne savait au juste, mais on pouvait être sûr qu'un des mots suivants allait figurer dans leur version des faits : le pétrole, l'argent, la patrie, les sanctions, la démocratie."

Daisy nous raconte cette période inimaginable en des termes décousus et hallucinés, ce n'est plus une charmante partie de campagne avec premiers émois adolescents, c'est un rapport de survie et de colère. A quinze ans, Daisy est en crise avec la nouvelle femme de son père, qui attend un bébé, et inflige à son corps ce qu'elle ne parvient pas à exprimer. En Angleterre, elle rencontre Edmond (en plus de Piper, Isaac et Osbert), mais Edmond est le plus important, tous les deux peuvent se parler par télépathie, ils se comprennent, ressentent les mêmes choses. Et paf.

Naît un premier grand amour, oui ils sont cousins, mais leur relation ne m'a pas du tout choquée (je vous choque ?) car ce qui pourrait déranger est éludé, nous sommes dans quelque chose de beau, de doux, de tendre et d'évident. De plus, rien n'est facile à cause de la guerre. Viendra aussi la séparation, et franchement j'en ai eu le coeur fendu pour eux, car les conséquences sont affreuses !

Maintenant, c'est ma vie est un petit roman qui vous parle de violence, sans vous la claquer en pleine figure, et l'effet est tout aussi saisissant ! J'ai trouvé cette histoire émouvante et magnifique, très difficile à cerner ou à raconter, et c'est tant mieux.

  Maintenant, c'est ma vie - Meg Rosoff
Editions Albin Michel, 2006 / Hachette Livre LdP jeunesse, 2008
255 pages - 5,50€
traduit de l'anglais par Hélène Collon

Publicité
Chez Clarabel
Publicité
Newsletter
Publicité
2023 Reading Challenge
Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
hide
Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
Ps I Love You


Clarabel's favorite books »
Publicité