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Chez Clarabel

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6 mars 2009

Cascades et gaufres à gogo - Maria Parr

« Il se passe toujours plein de choses loufoques quand on a une voisine et une meilleure amie telle que Lena. Mais, de temps à autre, je me dis que ce que je préfère par-dessus tout, ce sont les jours ordinaires. Les jours où il ne se passe rien de particulier, où je mange une tartine de pâté de foie, où Lena et moi on joue au foot, on cherche des crabes, on ne parle de rien d'exceptionnel, bref, ces jours où tout ne part pas en eau de boudin. »

51xhjYbucuL__SS500_Mais les jours ordinaires n'existent définitivement pas quand on a une voisine et une meilleure amie telle que Lena. C'est Trille, le narrateur de neuf ans, qui raconte cette formidable amitié qui donne lieu à des aventures poilantes, étonnantes et pétillantes. A Knert-Mathilde, petite bourgade paumée de Norvège, on a foi en la famille, aux amis, aux traditions et aux bonnes gaufres de mamie bis. Les semaines passent, Trille et Lena ne s'ennuient pas une minute. Ils font les quatre cent coups, chaque chapitre est l'occasion sans cesse renouvellée de rapporter un fait extraordinaire, souvent à l'initiative de Lena, fillette intrépide, qui ne manque pas d'imagination. C'est une frondeuse, habituée à pousser des coudes car c'est la seule fille de la classe. Elle vit aussi seule avec sa maman, et elle aimerait bien un papa pour son anniversaire, mais là ce sont les affaires des grandes personnes, et poser une petite annonce sur la voie publique n'est pas du goût de tout le monde !...

Voici un roman indéniablement drôle, inventif et plein d'entrain. Il sait également être tendre, avec une petite pincée au coeur en cours de lecture. C'est un livre qui parle d'amitié, et des rapports entre génération, du soutien, de la solidarité et de l'entraide. Les bêtises sont importantes, ce qui ne manquera pas de séduire les jeunes lecteurs (dès 9-10 ans), mais le ton de Maria Parr va vous tirer des sourires. C'est frais, c'est spontané, c'est très bon ! 

*****

 

« - Il y a assez d'hommes dans cette maison. Sans oublier Trille, bien sûr, a-t-elle cru bon d'ajouter.
Une précision qui, selon Lena, était la phrase la plus crétine qu'elle ait entendue depuis des lustres.
- Trille n'est pas un homme !
- Je suis quoi alors ?
- T'es un voisin !
Tiens donc, j'ai pensé. Et j'aurais bien aimé qu'elle dise autre chose. Que j'étais un meilleur ami, par exemple.
»

 

 

 

Achevé d'imprimer au clair de lune pour le compte des éditions Thierry Magnier, 2009
180 pages  /  10,50€

Traduit de néo-norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

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5 mars 2009

A marée basse - En poche ! #22

Voici un roman enfin disponible en poche et que je vous recommande fortement !

A marée basse - Jim Lynch 

51X_2BnNCczcL__SS500_Miles O'Malley, 13 ans, sort souvent de chez lui en secret pour explorer les eaux de la baie de Puget Sound (Washington). Une nuit, à marée basse, il découvre un calmar géant échoué dans la vase, puis, quelques jours plus tard, un ragfish en piteux état. Ces deux découvertes extraordinaires s'accompagnent d'autres phénomènes étranges. Le garçon va avoir bien du mal à gérer sa soudaine popularité. Miles est un gamin banal, qui souffre de sa petite taille et qui dévore les livres parlant de biologie marine. C'est un fan absolu de l'auteur Rachel Carson. Il est aussi fou amoureux de son ancienne babysitter, Angie Stegner, la fille du Juge, qu'il souhaite conquérir grâce à ses histoires. Son meilleur ami s'appelle Phelps, et ensemble il vont vivre un été hors du commun.

Car la presse arrive avec ses gros sabots, mais le garçon a plutôt envie de fuir. Il a d'autres préoccupations en tête, comme le divorce de ses parents, les chutes libres d'Angie, la santé fragile de Florence. Cette dernière est une vieille médium qui perd un peu la boule, elle vit seule dans son bungalow qui sent la mer, elle n'a plus que quelques jours à vivre, et Miles l'aime beaucoup et souhaite l'aider du mieux qu'il peut. Avec son mètre 47 et sa peau rougie par le soleil, Miles aimerait toutefois redevenir un petit garçon anonyme, et non plus ce pseudo Messie qui percevrait les choses et entendrait la mer lui annoncer d'autres faits anormaux. Cet été chargé en événements commence à devenir interminable, c'est trop pour un petit bonhomme !

J'ai adoré ce roman. Dès la première page ouverte, j'ai su, instinctivement, que j'allais aimer et ne plus décrocher. C'est difficile à expliquer, mais il s'est passé un déclic... A marée basse est un roman initiatique, doublé d'une grande profondeur poétique, qui se lit en toute simplicité et avec beaucoup de plaisir. On passe du rire aux larmes tout au long des 360 pages, et on en sort avec un sourire béat tellement la plénitude s'accroche aux mots de Jim Lynch. Ne loupez pas ce beau roman !

(roman lu en mars 2008)

Livre de Poche, 2009 - 350 pages - 6,50€
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Esch

Éditeur d’origine : Editions des Deux Terres 

4 mars 2009

Dis oui, Ninon - Maud Lethielleux

« A ce moment-là, j'ai une drôle d'impression, une image violente traverse ma tête : je devine qu'Agathe sera riche un jour, quand elle sera une adulte, je la regarde et je la vois en grande, sans son pouce dans la bouche. Je sais qu'elle sera riche et belle et tout comme il faut et qu'elle articulera bien tout ce qu'elle dit. Et moi, en même temps, je me vois aussi, mais c'est une image qui bouge et qui fait du bruit, je danse avec une grande robe rouge, je tourne et derrière moi il y a une roulotte et mes cheveux très longs soufflent les bougies. »

DisouininonNinon est un amour de petite fille, même si elle n'a pas la vie facile. Enfin, ce sont les grands qui le disent, qui l'appellent tout le temps « Mon dieu » et qui lui trouvent aussi la langue bien pendue et les idées délurées. A neuf ans, Ninon a choisi de vivre avec son papa, séparé de Zélie, la maman qui jure qu'elle a perdu son adolescence - deux enfants, un passé compliqué, mais aujourd'hui elle se reconstruit, « elle a des projets » qu'elle partage avec L'autre. Celui-là prend trop de place, et ça dérange les fillettes.

Car un jour, Ninon a pris conscience d'une chose très importante. « Mon papa a besoin de moi et je ne le quitterai plus. » Elle décide de vivre avec lui, de l'aider car Fred est débordant d'idées. Il veut construire une maison, il veut vendre des fromages de chèvre, il veut gratter sa guitare et chanter l'amour. C'est sûr, son papa est le meilleur, c'est lui le plus fort. Les copines de Zélie peuvent soupirer et la plaindre, c'est pas acceptable d'être un type violent, ça ne s'excuse pas, mais Ninon se pose des questions.

A force d'observer son monde et d'imprimer les mots qu'elle écoute, l'enfant se mélange les pinceaux et le tableau dans sa tête ressemble à un Picasso éclatant de couleurs et de vie, mais parfois les plus belles choses cachent aussi les histoires les plus tragiques et les plus tristes. 

« C'est drôle, j'ai l'impression d'avoir grandi tout à coup. Ça fait mal au ventre de grandir, ça fait un noeud tout serré au milieu du ventre, c'est à cause des intestins qui grandissent aussi. C'est très triste de grandir, ça donne envie de pleurer sans larmes. »

Je me sens toute pataude à parler de ce roman, surtout après avoir avalé les mots de Ninon, grande musicienne d'amour, qui possède « le sens des mots et l'intelligence du coeur ». Les adultes pourront penser d'elle ce qu'ils veulent, « il ne faut pas écouter les jaloux ou les frustrés, il faut faire comme on aime ».  Alors souvent le chat se glisse dans la gorge et fait le dos rond pour empêcher les mots. Comme en ce moment. Mais tant pis. Ecoutez Ninon, sa petite voix naïve et touchante, ses problèmes « de disques et de lexique » et son grand cri d'amour pour Fred. C'est beau. C'est l'histoire d'une princesse dans sa cabane, d'une souillon sur goudron et d'une guenon éprise de liberté.

Stock, 2009 - 240 pages - 17,50€

Merci à l'auteur !

Le blog de Maud Lethielleux : http://maudetlesmots.blogspot.com/

d'autres avis :  Lily - Cathulu - Marie - Antigone

 

 

 

 

3 mars 2009

Est-ce ainsi que les femmes meurent ? - Didier Decoin

41wH_Uw867L__SS500_A la base, le meurtre de Kitty Genovese n'est qu'un fait divers parmi d'autres. Nous sommes en mars 1964, dans un quartier paisible de Harlem. Une femme a été tuée. La police a rapidement arrêté le coupable, lequel est passé aux aveux. Et pourtant l'affaire reste lourde et gênante. En effet, un point a été soulevé. La jeune femme a été poignardée à mort, sous les yeux de ses voisins. Son martyr a duré plus de trente minutes, personne n'est intervenue dans l'intervalle.
Durant l'enquête, ils sont trente-huit à témoigner des cris, des appels au secours entendus, du suspect aperçu sur la scène du crime, du calvaire de la jeune Kitty. Un journaliste du NY Times s'interroge, trente-huit témoins et une passivité commune, comment est-ce possible ?
L'affaire secoue l'Amérique. Plus que l'horreur suscitée par le meurtrier pervers et nécrophile, c'est bien l'impassibilité des habitants d'Austin Street qui provoque l'incompréhension et la révolte. La presse va se jeter sur eux, ce sont des gens comme vous et moi, ils sont respectables et respectueux de la loi. Leur silence nous fait tomber des nues.
L'affaire a eu des retombées, c'est devenu un cas d'école, car on parle désormais du syndrome Kitty Genovese. Il s'agit de la diffusion de la responsabilité, plus les témoins sont nombreux et moins ils se manifestent pour porter secours, chacun pensant que l'autre va bouger le petit doigt.

Comme le souligne l'éditeur, le roman de Didier Decoin se lit dans un frisson. Ce sont plus de 200 pages glaçantes, rapportées avec un sens du détail quasi chirurgical par le narrateur, Nathan Koschel, un voisin qui n'était pas présent ce soir-là. « Sommes-nous curieux jusqu'à l'impudence, jusqu'à l'irrespect ? » Une part de ressenti face à cette lecture me pousse à répondre positivement.
J'ai été un peu dégoûtée par ce livre, que je trouve trop froid, trop dérangeant, trop scandaleux. Il bouleverse, il force à se remettre en question, à se demander qu'aurions-nous fait à la place. Car bientôt, à lire cette histoire affolante, le sentiment de culpabilité se déplace. Il y a le monstre sanguinaire et sans état d'âme, qui trouve sa place toute justifiée à la barre des accusés, mais on sent que la justice trébuche, a envie de marquer le coup. C'est toute une opinion publique qui s'émeut, qui ne comprend pas.   
Un roman terrible, pénible et qui met mal à l'aise.

Grasset, 2009 - 227 pages - 17,90€

l'avis de Jules

3 mars 2009

Tu devrais voir quelqu'un - Emmanuelle Urien

41eYAzyiDKL__SS500_Sarah, trente-quatre ans, célibataire, a une passion : l'écriture. Mais jusqu'à présent ses écrits sont raillés, détestés, jetés et cachés. Personne ne peut juger. Et puis un matin, elle se réveille et trouve un homme, assis, immobile, chez elle. Il ne parle pas. Il porte un chapeau et un complet usé. Qui est-il ?

Personnage à la recherche de son auteur ! Voici un peu comment résumer ce livre impossible à raconter. Avec ce premier roman, Emmanuelle Urien (qui n'avait publié que des nouvelles) s'essaie à un exercice difficile, celui de la création littéraire. Le résultat donne une lecture étrange, où la folie et la violence se donnent la main. L'intrigue est brillante et sordide à la fois, l'humour grinçant, et la fin totalement inattendue. Le lecteur est manipulé, mais par qui, c'est une question qu'on se pose longtemps.

(version courte) 

Gallimard, 2009 - 166 pages - 15,90€

le non-blog d'emmanuelle urien : http://www.emmanuelle-urien.org/Tantpisjelaisse/

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3 mars 2009

Tu devrais voir quelqu'un - Emmanuelle Urien

41eYAzyiDKL__SS500_

(version bavarde)

Au début, cela ressemble à une histoire gentille et convenue, qui en rappelle d'autres. On y découvre Sarah, trente-quatre ans, célibataire. Elle est amoureuse du mari de sa meilleure amie. Et elle écrit, beaucoup. Des griffonnages qui la laissent mécontente et insatisfaite. Qui parfois finissent en miettes dans le bain. Avalés par les égouts. Elle est comme ça, Sarah. Sauvage, entière, exaltée et secrète. Car ses écrits sont personnels, ils remplissent son jardin dont la porte est bien verrouillée.

Et puis un matin, Sarah se réveille et trouve un homme, assis, immobile, chez elle. Il ne parle pas. Il porte un chapeau et un complet usé. Qui est-il ? Elle est seule à voir cette ombre, elle jure qu'elle n'est pas folle, elle préfère se croire malade et supplierait presque que la médecine lui trouve une tumeur pour lui curer le cerveau et lui ôter cette tâche qui l'indispose. Son entourage s'inquiète, le comportement de Sarah a changé. Elle fait peine à voir, elle est incohérente et fuyante. Elle refuse les coups de téléphone, ne répond plus à son amie et fait une croix sur son amant.

Quand elle comprend l'utilité de l'homme en noir, elle choisit son arme : un papier, un crayon. Il faut qu'elle aille au bout, il faut qu'elle écrive pour vivre. Pour survivre. C'est une façon de revisiter le mythe de Prométhée, une créatrice bordeline et sa créature incontrôlable, un rapport malsain, qui rend chèvre. Un truc de zinzin.

On a depuis longtemps dépassé le cadre strict de la bluette sympathique et déjà lue, on pénètre dans l'antre de la folie, et la violence a pris le pas. C'est bien assis et les yeux hallucinés qu'on lit cette intrigue, tantôt sordide, tantôt brillante. L'humour y est grinçant. La tromperie, énorme. On casse sans cesse les contours, les repères deviennent flous... il faut reprendre son souffle, ne pas s'attacher, mais se détacher et tuer. Au centre, c'est la mare aux canards. Ils se débattent tous, ils veulent vivre, ils réclament un bout d'existence, ils hurlent, ils sourient, ils s'aiment ou se quittent. Il n'y a toutefois qu'un maître à bord, quel est-il ? le lecteur ? l'auteur ? le personnage ? Qui manipule qui ?
A vous de le découvrir ! 

Gallimard, 2009 - 166 pages - 15,90€

le non-blog d'emmanuelle urien : http://www.emmanuelle-urien.org/Tantpisjelaisse/

2 mars 2009

La chambre mortuaire - Jean Luc Bizien

51PL8DsiRoL__SS500_Paris, 1888. La réputation de Simon Bloomberg est quelque peu traînée dans la boue car ses méthodes d'aliéniste dérangent. Ses confrères colportent les rumeurs les plus folles sur le propriétaire de l'hôtel particulier de la rue Mazarine. Sarah Englewood, jeune sujette britannique échouée en France, vient d'obtenir une place de gouvernante dans ce lieu austère, décoré de bibelots étranges et de trésors archéologiques. On trouve aussi des chimpanzés dans une cage, des couloirs à n'en plus finir, une architecture pyramidale et des employés fantomatiques, tantôt revêches ou teigneux, mais compatissants. Pourquoi ? Un vrai mystère plane sur cette maison, les gouvernantes défilent et le docteur Bloomberg est évasif sur sa femme Elzbiéta, une égyptologue qui brille par son absence.

Un soir, en lisant le journal, Sarah découvre l'affaire de la rue Dauphine - un homme s'est jeté du toit de son immeuble et s'est écrasé sur la voie publique, offrant un spectacle répugnant. Mais elle ignore que le cadavre, amené à la morgue, a mystérieusement disparu en pleine nuit. Cette anomalie fait perdre toute raison scientifique aux enquêteurs, Léonce Desnoyers et Raoul Mesnard, qui ne sont pas au bout de leurs surprises !

Ce roman tient toutes les promesses. En adoptant un ton feuilletonesque, Jean-Luc Bizien a redonné vie à un Paris très 19ème siècle, très coloré et très étrange par instants. Ambiance :

« Paris est un océan de goudron ce soir.
Au coeur des ténèbres, la Seine s'étire paresseusement, reptile ventru à la formidable musculature. En cette morne soirée, Paris ne vit plus, Paris s'est éteint. Quelques épaves, l'esprit engourdi par l'absinthe ou la drogue, hantent encore ses ruelles. Les plus chanceux atteindront leur domicile sans heurts. Les autres tomberont sous les coups des crocheteurs, ou seront happés par les roues d'un fiacre jaillissant de nulle part. Des chiens trop maigres les regardent passer. Leurs yeux chassieux s'interrogent un instant : faudra-t-il disputer le territoire, défendre les déchets trouvés sur les pavés luisants ? Mais déjà les danseurs de l'aube s'éloignent. Leurs pieds lourds battent le pavé. L'écho va s'amenuisant. Le calme et le silence retombent.
L'ombre est de nouveau maîtresse.
»

Le couple Simon Bloomberg et Sarah Englewood offre également un joli cliché, l'homme paraît un peu rustre, on ne sait pas bien où est passée son épouse, et les nuits du docteur sont hantées par des cauchemars qui réveillent toute la maisonnée. Sarah est une jeune femme de toute beauté, curieuse et vive d'esprit. Elle s'émeut avec raison des faits bouleversants qu'elle découvre auprès de Bloomberg mais elle apprend vite, et elle n'est pas cette jouvencelle aux abois qui tomberait dans les pommes à force de côtoyer la cour des miracles de la rue Mazarine !

Un premier tome captivant, le suivant est annoncé pour début juillet.

10-18, 2009 - 430 pages - 8,60€

**********

A l’occasion de la sortie du livre de Jean-Luc Bizien “La chambre mortuaire” les éditions 10/18 ainsi que les sites Zonelivre et Plume libre vous offrent la possibilité de remporter l’un des 10 livres mis en jeu. Pour remporter l’un des dix livres mis en jeu, il vous suffit de répondre aux questions { Infos ici }  avant le 05/03/2009 à 23:59:59 . Une question subsidiaire départagera les gagnants. 

2 mars 2009

Fous-moi la paix ma sale caboche...

miss_meteores

Olivia Ruiz revient avec un nouvel album. Pour ce nouvel opus intitulé "Miss Météores", Olivia vous réserve encore des surprises, notamment des collaborations inattendues avec les Coming Soon (bande originale du film Juno), The Noisettes ou encore Lonely Drifter Karen.
A découvrir le 13 avril !

« Elle flippe qu’on ne l’aime plus
Elle balise de s’aimer un jour
Ça pressure, ça la tue
Ça lessive dans son tambour

Elle veut pas finir seule et moche
Elle veut qu’on s’inquiète pour elle
Elle veut pas voir de la bidoche
Ni se laisser des poils sous les aisselles »

olivia_ruiz_elle_panique_

28 février 2009

lectures du mois #2

J'aime beaucoup février, où il n'y a que 28 jours au compteur... c'est mieux pour tourner la page, car vivement le printemps !

En février, j'ai aimé :

  • 41Ge4kZBwnL__SS500_Une famille aux petits oignons - Philippe Arrou-Vignod
  • Le Palais des mirages - Hervé Jubert
  • 51AE_q5ptcL__SL160_AA115_C'est pour toi que le rôdeur vient - Adrienne Maria Vrettos
  • Le miraculeux voyage d'Edouard Tulane - Kate diCamillo
  • Rumeurs - Anna Godbersen
  • La grand-mère de Jade - Frédérique D51ectUO6NZL__SS500_eghelt
  • Mille soleils splendides - Khaled Hosseini
  • Le livre de Rachel - 9782226189561Esther David
  • L'histoire d'un mariage - Andrew Sean Greer
  • Le proscrit - Sadie Jones
  • Un peu de respect j'suis ta mère - Hernan Casciari
  • Miracle à Speedy Motors - Alexander McCall Smith
  • Hiver arctique - Arnaldur Indridason
  • Los Demonios - Valérie Boronad
28 février 2009

mes racines, mon pays, mon rêve, ma hantise, mon espérance

un peu marre de valser entre les gens du nord de l'ami enrico ou les corons de pierre bachelet, c'est bien sympa mais il serait temps de dépoussiérer un peu tout ça... et j'ai trouvé ! bon ok j'en ai déjà parlé et j'insiste lourdement, mais le sammy decoster - en plus d'être du nord !!! - est un garçon bourré de talent ! oui j'aime beaucoup, ça commence à se savoir, mais je ne m'en lasse pas ! :))

l'album est en écoute libre sur deezer, mais voici déjà un aperçu :

ça sonne le désespoir du nord, et c'est beau !

bon ouikend à tous !

et n'oubliez pas de vous inscrire pour gagner un exemplaire de BLAISE, tirage au sort lundi soir ! :))

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Sauveur & fils
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