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Chez Clarabel
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28 septembre 2012

“Forget normal.” He grinned. “We’re going to be extraordinary.”

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** risque de spoilers ** Ce troisième tome fait suite aux tragiques évènements survenus précédemment, avec l'attaque de l'école, Bianca et Lucas sont en fuite, aux côtés de la Croix Noire. Techniquement, la position de la jeune fille est délicate. Aussi, elle affiche un profil bas et se contente de coller son petit copain du mieux qu'elle peut. Sa couverture est menacée dès lors que Balthazar a été capturé après un raid sanglant mené par Mrs Bethany.

Mais l'histoire ne tourne pas éternellement autour des intrigues secrètes au sein des tueurs de vampires, Bianca et Lucas veulent fuir, ce sont les amants maudits par excellence, lui est un traître aux yeux de ses proches, elle est un monstre à abattre, ils sont seuls contre le monde entier. Ajoutez aussi que Charity la folle est de retour en ville, toujours aussi cinglée et déterminée à se venger de son frère, sans oublier les spectres qui rôdent non loin de Bianca, lui susurrant qu'elle leur appartient, hein, il ne faudrait pas l'oublier, ses parents et elle ont des comptes à régler.

Enfin bref, tout ça nous place dans une configuration particulière, la mise en scène de ce tome est aussi très appuyée sur le mélodrame, mais vraiment, que de théâtralité ! La fin, surtout, décroche le pompon. C'est un peu dommage. On sort les violons, on tire les ficelles jusqu'au bout, on joue à fond avec la corde sensible, on en rajoute une couche avec l'amour impossible, huuuu, c'est moi ou c'est franchement pénible ? Parce que, dans tout ça, Bianca n'est pas une héroïne très digne ou remarquable, elle est plate, gnangnan, sans jugeote et passive. Alors je ne sais pas ce que j'attendais en vrai, mais ce tome a presque failli me décevoir. Je trouve qu'il est désespérément sérieux et grave, c'est triste, non ? Un grain de fantaisie ne ferait pas de mal à cette série, et puis je dois avouer que le cadre d'Evernight m'a beaucoup manqué.

Evernight (Livre III), par Claudia Gray
Pocket jeunesse, 2012 - traduit par Cécile Chartres

“People get stupid when they're in love; people want what they can't have; and the years between ages twelve and eighteen always, always suck.” 

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14 septembre 2012

"What a joke! Poor little rich girl's fallen in love with the Republic's most famous criminal."

legend

J'étais impatiente de découvrir Legend, présenté comme étant le nouveau phénomène en matière de dystopie. Ma foi, je n'ai PAS DU TOUT été déçue. Sitôt la lecture entamée, je n'ai plus relevé le nez du bouquin. L'histoire se veut semblable à tout ce qu'on peut lire actuellement sur le marché, mais elle se distingue aussi par sa force et son caractère brut.

Nous sommes en République Américaine, dans une société divisée entre les partisans du gouvernement en place et les rebelles qui vivent dans les Colonies. Parmi les mécontents, se trouve Day, le héros au grand coeur, celui qu'on surnommerait presque le Robin des Bois, parce qu'il s'en prend aux riches pour aider les plus pauvres. Il a été déclaré Ennemi Public Numéro 1. Traqué depuis des années, il parvient à échapper aux poursuites des brigades les plus chevronnées. Tout bascule le jour où la maison de sa famille est marquée d'une croix à trois branches. Son jeune frère est contaminé. Pour le sauver, il organise une expédition hâtive dans un hôpital où des soldats manquent de lui faire la peau. Un homme va tomber. Suite à cette tragédie, la jeune June Iparis entre en scène.

Âgée de quinze ans, considérée comme étant le prodige de la République, elle a obtenu des résultats brillants à ses Examens et peut aujourd'hui revendiquer une place de choix au sein des meilleures troupes. Sa première mission consiste à infiltrer les quartiers pauvres de Los Angeles pour démasquer le mystérieux Day. Elle a une dent contre lui, une vengeance personnelle, qui laisse supposer que tout échec est impossible. S'engage alors un affrontement très déstabilisant : Day et June ne seront jamais assez préparés pour ce qui les attend. Entre méfiance, séduction et trahison, leur rencontre n'est pas à l'abri des tourbillons.

Il faut dire que l'intrigue autour des protagonistes est pesante, haletante, menaçante. On pressent les drames à venir, et pourtant on se laisse surprendre, étourdir et duper. Ce qui m'a également particulièrement plu, c'est l'absence, ou presque, de dentelles brodées pour faire beau dans le décor. Ici on n'a pas le temps de s'émouvoir, pas le temps de s'attendrir, pas le temps de ressentir des papillons dans le ventre. L'amour n'est pas au centre de l'action, pour une fois je pense que c'est tant mieux (à vrai dire, j'ai trouvé la relation précipitée et sous-développée). A contrario, il règne une impression de force brute et décapante qui fait un bien fou au moment de tourner les pages. On a peur pour les personnages, l'auteur choisissant rarement la facilité. Son univers est rude, très marqué et pas mielleux pour un sou. De plus, son rythme infernal rappelle la sensation d'urgence qu'une lecture comme Hunger Games ou Divergent inspire : action, pression, et le reste pour plus tard. Vivement la suite (en 2013) !

Legend, par Marie Lu
Castelmore, 2012 - traduit par Olivier Debernard

7 mai 2012

"Entretenir l'espoir n'avait aucun sens."

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Cam est atteinte d'un cancer incurable, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, et c'est à Promise, petite ville du Maine, réputée pour accomplir des miracles, que sa mère et sa soeur choisissent de s'établir pour y passer le temps qu'il faut.
Mais Cam est une adolescente sarcastique et rabat-joie, elle se veut réaliste et blindée, refuse d'entretenir le moindre mythe. Son attitude exaspère ses proches, décidés à lui démontrer qu'à Promise les miracles existent bel et bien. Et c'est vrai que leur nouvelle existence y ressemble : Cam se sent en meilleure forme, elle a beau trouver des explications métaphysiques aux évènements hors du commun, elle commence peu à peu à douter et à croire en l'impossible.
Elle a aussi une petite liste secrète des choses à accomplir avant de mourir : voler des trucs débiles, coucher avec un garçon, briser les rêves de sa frangine, se comporter comme une adolescente de son âge, normale. C'est la partie de l'intrigue qui m'a fait rappeler le roman de Jenny Downham, Before I die. La seule différence, ici, c'est que Campbell est une héroïne qui contient sa rébellion à un degré dérisoire. Elle n'attend pas la mort avec impatience et soulagement non plus, c'est juste son sens de l'ironie qui fait sa force, sans la rendre insensible ou insupportable pour autant.
Campbell est une héroïne à laquelle on s'attache obligatoirement, sa famille aussi est très drôle, et la vie à Promise est une vraie carte postale. Pendant trèèès longtemps, on se prête à y croire, à espérer, à sourire face à l'évolution de la jeune fille. Elle va notamment vivre une très jolie histoire d'amour, c'est mignon comme tout, ça n'occulte pas le reste, la maladie reste présente, la mort aussi, et parfois on se surprend à pleurnicher et à éclater de rire en alternance.
Ce roman est source d'effets secondaires imprévisibles, croyez-moi, mais c'est un très beau moment de lecture qu'il nous offre. Il est très doux, pas du tout cucul-la-praline, et il procure un effet bulle bénéfique, c'est douloureux de tourner la dernière page !

La fille qui ne croyait pas aux miracles, par Wendy Wunder smileyc002
Hachette, coll. Black Moon, 2012 - traduction de Raphaële Eschenbrenner  

3 mai 2012

Héros dans l'herbe

Les parents de Raoul sont épiciers et découvrent un matin un drôle de chou dans une cagette. Or la créature, toute verte, se réveille en poussant des grands cris et en bondissant dans la boutique. C'est un chou vivant, un chou qui hérite du nom de Glouglou puisque c'est tout ce qu'il sait dire (et aussi Gniii !). Glouglou se révèle vite une drôle de chose qui passe son temps à manger et faire des bêtises, madame Grossel, une cliente souvent décrite comme une vieille sorcière, peut en témoigner (dès qu'il la voit, elle est victime d'une catastrophe !). Ce n'est bien sûr jamais méchant, mais vif et sympathique. Chaque anecdote est racontée sur deux pages, cela va très vite et la chute de chaque histoire apparaît encore plus percutante, car souvent désopilante. Cette bande dessinée ne peut que séduire les enfants, amateurs d'humour facile et de situations cocasses. Les aventures de Glouglou sont de plus ancrées dans un quotidien authentique (l'école, les vacances, les fêtes comme Halloween ou Noël), et puis le format est plus que convaincant : un rythme effréné, une succession de bêtises, un couple attachant... c'est tout bon ! 

Raoul et Glouglou, tome 1 : Né dans les choux par Francisco Lopez et Frédéric Thome (BD Kids, 2012)

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Retour gagnant du célèbre Captain Miaou et de sa chose jaune appelée WafWaf (oui, les choses ont le vent en poupe dans la bande dessinée pour enfants !) : leurs nouvelles aventures sont encore plus déjantées et drôles. D'abord, le capitaine doit fuir pour échapper à la pendaison (il est puni pour désertion) et rencontre en chemin un drôle de bandit qui vole de l'or pour attirer l'attention de sa belle (celle-ci s'en moque un peu, puis intervient au cours du duel qui doit déterminer lequel entre José et Miaou est capable de mourir par amour...). C'est parfaitement cocasse, et c'est justement cet humour absurde qui fait tout le charme de la série. Notre équipage va également se frotter à un troupeau de hyènes qui exerce du chantage pour un droit de passage (une partie de barbichette peut vous sauver la vie, ouf !). Et les péripéties se suivent, toujours plus insolites sans friser l'ineptie. C'est à savourer sans rougir, en se gaussant dans son fauteuil. 

WafWaf & Captain Miaou, tome 2 : Héros dans l'herbe par B-gnet (BD Kids, 2012)

Cette collection a le don de remonter les morals en berne, je ne peux que lui en être reconnaissante ! 

9 mars 2009

Chocolat amer - Laura Esquivel

Roman-feuilleton où l'on trouvera des recettes, des histoires d'amour et des remèdes de bonne femme.

51rBTnBB8bL__SS500_Au Mexique, dans une ferme située en plein désert, vit une femme, Mama Elena, avec ses trois filles. La benjamine, Tita, est tombée amoureuse de Pedro, mais sa mère rompt les fiançailles, sous prétexte d'une tradition familiale qui veut que la plus jeune fille doit se sacrifier pour veiller sur sa mère jusqu'à sa mort. A la place, Mama Elena donne la main de sa deuxième fille, Rosaura. Pedro accepte de se marier, ce qui brise le coeur de Tita. Le jour des noces, elle apprend qu'il a agi ainsi pour rester proche de sa bien-aimée, car c'est elle, Tita, qu'il aime et nulle autre.
Mama Elena n'est pas dupe de cette passion entre les deux amants maudits, et fait tout pour les éloigner. Tita est confinée en cuisine, non pas contre son gré, car la jeune fille a hérité d'un vrai talent, transmis par sa vieille nourrice indienne, Nacha. Elle sent les aliments, leur communique ses émotions, aussi n'est-il pas surprenant de voir Pedro succomber à ses plats et être ensorcelé par cette magie culinaire. « Tita s'insinuait dans le corps de Pedro, voluptueuse, aromatique, chaude, sensuelle. » Les plans de Mama Elena, tyrannique et sans coeur, sont déjoués mais sa colère est décuplée.

Par ce biais, le roman offre un festival de couleurs, d'odeurs, de sensations. Les recettes de cuisine y sont très importantes, totalement fondues dans l'histoire. L'intrigue pourrait paraître sentimentale - l'histoire d'un amour impossible, et également une chronique familiale, sur fond de guerre civile. Ou disons qu'elle est enlevée, chatoyante et pleine de rebondissements. En clair, j'ai adoré ! Le dernier chapitre crée un vraie surprise, qui aurait pu gâcher mon plaisir. En fait, et pour mieux comprendre, ce roman est empreint d'un réalisme magique, ce qui le rend parfois exubérant, détaché du réel et mille fois exaltant (ou exalté).

Au final, un seul adjectif se dégage pour qualifier ce roman : savoureux !

Folio, 2009 - 246 pages - 6,50€
Traduit du l'espagnol (Mexique) par Eduardo Jimenez et Jacques Rémy-Zéphir. Traduction révisée.
Préalablement édité par Robert Laffont, en 1991.

 

**********

coeur_cousuJ'en profite pour rappeler la sortie en poche du roman de Carole Martinez, Le Coeur Cousu.
Un roman farouche et flamboyant, qui raconte une fresque familiale dans l'Espagne des années 30. Au centre, Soledad raconte l'histoire de sa mère, Frasquita, qui a hérité des dons de guérisseuse de sa propre mère. Chacun de ses six enfants possède lui aussi un don surnaturel. Le destin va les entraîner dans des aventures qui les conduiront, après une traversée d'Espagne, jusqu'au Maroc.
J'en parlais longuement ici.

Folio, 2009 - 440 pages - 8,10€ 

 

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28 février 2013

Le chocolat, c'est bon pour la santé.

Enfin, la suite de La Mafia du chocolat :

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Ne vous laissez pas impressionner par le début longuet et inactif, au cours duquel Anya retourne en prison suite à de récents déboires avec son meilleur ennemi (Charles Delacroix), les choses vont finalement se mettre en place, avec un petit exil au Mexique où la jeune fille va se familiariser avec la culture du cacao, puis retour à la case départ, à New York, auprès de la tristement célèbre Famille Balanchine.

Un nouveau coup du sort a frappé douloureusement Anya et sa sœur Natty, de nouvelles cartes sont distribuées, l'héritage familial est en péril, la jeune fille ne sait plus à quel saint se vouer, ses anciens alliés étant désormais ses nouveaux ennemis... Par contre, elle pourrait bien se réconcilier avec son ancien tortionnaire et élaborer un nouveau marché qui débouterait la commercialisation illicite du chocolat.

Je vous laisse gamberger, tout comme je laisserai planer le doute sur sa relation avec Win, qui sort avec une autre fille. Le choc. Son absence est un vide difficile à combler, et ce n'est pas la personnalité de Theo Marquez, aussi pétillante soit-elle, qui pourra nous consoler. Je dis ça, je ne dis rien. Ne craignez toutefois pas l'apparition d'un triangle amoureux, nous sommes très loin de ces basses considérations romantiques. (Du moins, je pense.)

Après avoir redouté une suite plus lente, avec quelques passages de flottement, je n'ai pas du tout regretté ma lecture, finalement j'ai aimé ce qu'elle a su m'apporter et me raconter. L'histoire d'Anya Balanchine demeure passionnante, avec ses zones d'ombres, son poids de l'héritage, son caractère passionnel. L'action m'a semblé moins dense, mais les révélations et autres rebondissements n'en sont pas moins violents, bouleversants et accrocheurs pour la suite des aventures !

Le tome 3, In the Days of Death and Chocolate, ne paraîtra en VO qu'en septembre 2013, souhaitons que la traduction française soit rapprochée.

La fille du parrain, par Gabrielle Zevin
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, 2013 - traduit par Cécile Chartres 

4 février 2021

Driven, de K. Bromberg

DrivenJe découvre tardivement cette série (en raison d'une longue période de diète car je n'en pouvais plus de la romance ces dernières années et maintenant je rattrape mon retard mouahaha).
Par contre, j'ai bien cru jeter mon livre aux orties tellement j'ai été déçue par la première rencontre du couple.
Contexte : lors d'un gala de charité organisé par la boîte de Rylee, la jeune femme est bloquée dans une remise après que la porte se soit accidentellement refermée sur elle. Crise de panique. Un étranger vole à son secours. Terriblement sexy et attirant. Hop, il lui vole un baiser auquel elle ne dit pas non.
Hmmm.
Même pas 50 pages lues et déjà une affaire bouclée ? Noooon.

Finalement, la nana va se ressaisir et rembarrer l'individu trop entreprenant. Ce dernier est en fait Colton Donavan. Pilote de course et tombeur notoire. Il affiche très clairement ses intentions, la belle se rebiffe (ouf).
Enfin, elle succombe assez facilement tout en étant prévenue que le type est allergique aux relations sérieuses et aux engagements sur le long cours.

Voilà, voilà.

Serait-elle assez naïve pour croire qu'il changerait d'avis à force de passer du temps avec elle ? Oui. Mais ne lui jetons pas la pierre car Colton se montre très convaincant. Ses gestes, ses paroles, ses sourires. Tout est troublant. On sent également le lien se nouer entre eux et on a vraiment envie d'y croire, nous aussi.
Pauvre Rylee. Elle avait pourtant été mise en garde mais le coup est bas. Pff. Maintenant je m'interroge sur la suite. Deux tomes. Mmmm. C'est beaucoup, non ? Cela signifie que la valse des hésitations va durer et durer et durer. Un pas en avant, deux en arrière. Un jour je souffle le chaud, le lendemain je souffle le froid.
Ça me fait peur ! Dois-je me lancer dans la suite ??? Ça vaut le coup ou pas ?

Pour l'instant, j'ai bien aimé ce premier tome (la faute au fantasme du pilote inaccessible). Certains points sont agaçants mais c'est de la romance donc il faut s'y attendre. Globalement la lecture a été plutôt distrayante. Est-ce que j'ai honte ? Oui, un peu.

©2015 Hugo Roman. Traduit de l'anglais par Marie-Christine Tricottet (P)2016 Audible Studios

  • Lu par : Ludmila Ruoso
  • Série : Driven, Volume 1
  • Durée : 12 h 55
  • Lecture divertissante et bien interprétée par Ludmila Ruoso.

Pour se protéger de déboires passés, Rylee Thomas est toujours dans le contrôle d'elle-même jusqu'au jour où elle rencontre le seul homme qui, justement, pourrait lui donner envie de lâcher prise... Colton Donavan, superbe, arrogant et ténébreux, habitué à obtenir tout ce qu'il désire.

Une histoire d'amour torride entre une femme qui cherche à se reconstruire et un pilote de course intrépide, constamment sur le fil du rasoir, qui repousse toujours plus loin ses propres limites comme celles des autres.

⭐⭐⭐.5

5 décembre 2020

Je te ferai aimer Noël ! de Caro M. Leene

Je te ferai aimer NoëlCeci n'est pas une déception mais une simple petite frustration. Après avoir tellement aimé son titre Cher père Noël, je voudrais un mec, j'imaginais m'éclater tout pareil. Aussi, par comparaison, j'ai trouvé ce roman moins bon. D'où ma légère déconvenue. Ça reste sympa à découvrir parce qu'il y a beaucoup de douceur, de tendresse et de magie dans cette lecture. Je n'ai juste pas trouvé le grain de folie et l'humour qui m'avaient tant plu (et fait penser à du Sophie Kinsella).

L'histoire se déroule à Londres peu avant les fêtes de Noël. À la tête de son entreprise qui consiste à faire du shopping pour ceux qui n'ont ni le temps ni l'inspiration, Andie est amenée à rencontrer la famille Sullivan qui désire la recruter pour devenir leur coach des fêtes. La famille a besoin de recréer un cocon douillet et se plie aux fantaisies de la jeune femme avec beaucoup d'enthousiasme. Seul le fils Joshua prend la nana de haut et refuse de mordre à l'hameçon. OK. Une relation de haine à amour ? C'est tout bon. Par contre, mon ressenti est en demi-teinte car la relation m'a vite semblé artificielle. Aucun papillon dans le ventre. Pour le reste c'est une lecture pleine de charme et de tendresse pour se fondre dans l'esprit des fêtes. La famille Sullivan est parfaite - Josh a un caractère de cochon même si je reconnais que Andie a agi de façon trop familière pour une supposée “employée de maison”.

En somme il y a quelques maladresses dans l'histoire qui s'expliquent aussi parce que c'est un premier roman mais il est franchement prometteur. Sauf que (pour moi) Cher père Noël, je voudrais un mec est vraiment TOP de chez TOP !!!

HarperCollins / format poche / 2020

Existe une version numérique comprenant Je te ferai aimer Noël ! Cher père Noël, je voudrais un mec ! pour le prix de 9.99€

Un Noël avec Caro M

 

29 juillet 2019

Koridwen (U4), de Yves Grevet

Koridwen U4Cet épisode sur Koridwen - jeune bretonne qui débarque à Paris au volant d'une bétaillère avec son cousin et les vestiges de la ferme familiale pour se rendre à un rendez-vous énigmatique le soir du 24 décembre - ouvrait le bal et se devait de m'introduire à un univers inventé par quatre auteurs.

U4 est en fait un virus ayant décimé 90% de la population mondiale, n'épargnant que les adolescents et de rares adultes. Suite à cette catastrophe, un climat de défiance s'est installé, où chacun lutte pour sa survie, soit sous forme de milice ou de bande terroriste. On suit ainsi Koridwen dans son long périple, sur les routes depuis la Bretagne jusqu'aux rues parisiennes, dans les tunnels des égouts ou les immeubles abandonnés, jaugeant ses rencontres hasardeuses et sa quête du savoir si Chronos a dit vrai ou pas. Elle est aussi guidée par la prophétie de sa mamm-gozh (sa grand-mère moitié sorcière, moitié guérisseuse) et finit par comprendre qu'elle devra retourner dans le temps pour éradiquer la contagion.

Comme j'aime beaucoup Yves Grevet - pour sa série culte Méto - j'avais donc pioché sciemment son titre en pensant que ce serait positif. Au final, j'ai trouvé la lecture hasardeuse et longuette (avec une fin ouverte particulièrement frustrante). Que dire... J'avais des attentes, j'étais curieuse, certes impatiente, mais je n'ai pas réussi à adopter ce monde inconnu, âpre et difficile, ces jeunes gens condamnés à prendre les armes et affronter le pire de l'humanité, eux qu'on trouvait encore à batailler sur des jeux en ligne il y a quelques mois. Quelle amertume. Tout est bousculé, chamboulé, précipité... la vie, l'amour, la mort. Tout ça, sans émotion. Nul affolement sur mon électrocardiogramme... dommage.

Le format audio est assez constructif et guère déplaisant à écouter, avec une narratrice claire et agréable par son intonation et son interprétation convaincante (mais le « je » lassant me poussait à réclamer un coup d'œil alentour ou tendre le micro pour en savoir davantage)... Bref. Mon avis mitigé ne met évidemment pas en doute la qualité du projet. J'hésite néanmoins à poursuivre la série, craignant des épisodes répétitifs autour des mêmes interrogations et autres enjeux, sans solution possible.

©2015 Éditions Nathan & éditions Syros (P)2019 Lizzie

 

14 novembre 2018

Par un matin d'automne, de Robert Goddard

Par un matin d'automneLeonora Galloway est en pèlerinage dans la Somme pour se recueillir sur la tombe de son père et confier à sa fille tous les secrets entourant son histoire de famille. En effet, le mystère a longtemps plané sur ses parents : sa mère est morte peu après sa naissance, laquelle est survenue un an après la disparition de son père, mort au combat. Cette ombre au tableau familial a ainsi profité à la seconde épouse de son grand-père, une séductrice impénitente, qui a également manipulé son entourage pour dérober l'héritage et exacerber le sentiment de culpabilité de Leonora. Le temps a passé mais les souvenirs sont toujours vivaces. C'est, du moins, ce que m'inspire cette lecture, intense, romantique et captivante. On replonge dans le passé des personnages, dans une Angleterre isolée, en pleine campagne, là où se situe le manoir de Meongate. On revit les bonheurs et malheurs de la narratrice, le drame de ses parents, et tant d'autres vies fauchées ou emportées par le destin impitoyable... J'avoue avoir préféré, de loin, toute la première partie du roman, à Meongate, qui colle typiquement aux grands classiques anglais, car la suite réserve plus ou moins de bonnes surprises (la succession de rebondissements s'avère un peu pénible car peu crédible au final). Somme toute, la lecture est facile, elle s'écoute non sans une certaine dévotion et on y prend goût ! Au casting, Olivier Chauvel est excellent, Bénédicte Charton tient la distance même si elle accentue un poil trop la note mélodramatique à son interprétation.

©2010 Sonatine. Traduit de l'anglais par Marie-José Astre-Démoulin (P)2017 Audible Studios

 

21 novembre 2023

La Romance presque parfaite d'une accro à Noël, de Laura S. Wild

La romance presque parfaite d'une accro à NoëlStop ! Arrêtez-vous, si l'humeur vous dit. Cette lecture dégouline de clichés noëlesques au point d'en frôler l'overdose ! Oh my goodness. (*ฅ́ ˘ฅ̀*)♡

En effet, l'histoire coche toutes les cases du cahier des charges : la petite ville digne d'une carte postale. Une communauté chaleureuse. Une famille soudée et aimante. Une héroïne survoltée par les fêtes. Un journaliste plus sceptique. Une rencontre qui fait des étincelles. Pas de tension insoutenable. Juste de la tendresse. Du partage. Des sourires. Et beaucoup de magie.

Cette lecture offre une ambiance douce et crémeuse qui enchantera les fétichistes des téléfilms Hallmark ! C'était sympa, oui. Très réconfortant. Même si je ressors avec une sensation de trop-plein aussi.

😊🫶🩷

©2021 New Romance®, Département de Hugo Publishing (P)2023 W.F. Howes Ltd

  • De : Laura S. Wild
  • Lu par : Fanny GatibelzaManu Fullola
  • Durée : 6h env.
  • Éditeur : Editions Theleme from W. F. Howes
  • Description :
  • Zoé est passionnée par Noel, à tel point qu'elle a décidé d'en faire son métier en créant son entreprise d'événementiel. Sa mission ? Répandre la magie des fêtes partout où elle passe et créer des décors féeriques pour ses clients.
  • Le succès est au rendez-vous puisque le New York Times a choisi de lui consacrer un article. Mais dès sa première rencontre avec Ethan French, le journaliste, elle comprend qu'il n'entend rien à sa passion. Pour lui, Noël n'est qu'une fête de plus, à laquelle on accorde bien trop d'importance. Spontanément, la jeune femme lui propose de l'accompagner en vacances, chez sa famille.
  • Et le voilà embarqué dans un tourbillon de décorations, de sapins et de pâtisseries en compagnie de Zoé et de ses proches complètement tous accros à Noël.

⭐⭐⭐.✨stars

3 janvier 2022

L'Accro du Shopping fête Noël (Shopaholic #9) de Sophie Kinsella

L'Accro du Shopping fête NoëlDois-je encore faire les présentations ? Miss Becky Bloomwood est mon héroïne de longue date. Elle est accro au shopping et se soigne (un peu). Mais peut-on lui en vouloir de déployer tant d'énergie et de détermination à atteindre ses objectifs ? Absolument pas.

Cette année, c'est Becky qui doit recevoir sa famille pour Noël. Elle dispose d'un mois pour tout organiser et contenter les desiderata des uns et des autres (entre nous, ils sont exigeants). J'applaudis des deux mains la patience de notre Becky. Certes, elle se donne également des défis de taille pour pimenter son aventure. Comme trouver le cadeau parfait pour son époux. Pourquoi se contenter d'un banal after-shave ? Imaginez une Becky en tenue de valkyrie prête à chambouler les codes d'un antique club de billard exclusivement masculin. Faites place à notre diva ! La révolution est en marche. Et je ne vous raconte pas non plus ses retrouvailles avec son ex devenu une rockstar sexy et ombrageux. Hmmm.

Cet épisode ravira les inconditionnels de la série - comme moi - qui ne se lassent pas des lubies de notre adorable anglaise et qui la soutiennent coûte que coûte face aux caprices de ses proches et aux tensions des préparatifs de dernière minute. Courage, Becky !

Traduit par Daphné Bernard (Belfond) - Format poche Pocket, 2021

⭐⭐⭐⭐

16 décembre 2013

Tout l'amour de nos pères, de Christian Signol

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Pour garder la mémoire de leurs aïeux, quatre descendants d'une même famille, les Marsac, vont prendre la plume et raconter une destinée à la fois classique et extraordinaire. Tout commence à la fin du XVIIIe siècle, Pierre Marsac, le fondateur de cette dynastie, est orphelin, sans nom, sans terre, et pourtant... C'est à force d'acharnement, de passion et d'envie qu'il va bâtir un domaine (le Grand Castel), élever une famille et se lancer dans une carrière de médecin. Il a connu son lot d'infortunes, versé sa contribution sur l'autel du sacrifice en faisant son devoir patriotique, il a été soldat, blessé et meurtri dans sa chair. Rien que de suivre son parcours, on comprend que la vie n'est jamais simple mais elle vaut toujours la peine d'être vécue.

La suite est reprise par Albine, dont la fabuleuse histoire d'amour sera brisée trop tôt, tragiquement. Elle se retroussera les manches pour s'occuper de ses enfants et faire bouillir la marmite, se fâchera avec son frère, devenu ambitieux, violent et aigri, il convoitera le domaine viticole et n'épargnera jamais sa sœur pour la pousser dans ses retranchements. Et ainsi de suite, à travers les histoires d'Aurélien, puis de Ludivine, ce sont des fragments de vie bouleversante, des pages de la grande histoire aussi qui se réécrivent sous nos yeux. Ce sont des époques difficiles, agitées par l'instabilité politique, ravagées par des guerres, au cours desquelles la famille Marsac va payer de lourds tributs.

La lecture audio est faite par quatre comédiens, Patrick Descamps, Nathalie Hons, Jean-Paul Landresse et Gudule Zuyten, ce qui permet une plongée immédiate dans chaque histoire, respectant ainsi l'alternance des narrateurs. L'histoire, elle, est fabuleuse, autour d'une famille attachante, avec laquelle on partage les joies et les malheurs. On se prend vite au jeu, on se surprend à suivre avec intérêt chaque destinée (seule la dernière partie est, pour moi, la plus décevante dans le sens où elle est lente à se lancer et ressasse trop de faits déjà connus). En bref, l'histoire de la famille Marsac ressemble à un immense album photo qu'on consulte avec une pointe de nostalgie, mais sans jamais se lasser. Car ce sont souvent à travers des vies simples et ordinaires qu'on trouve parfois une véritable force romanesque ! Cela m'a beaucoup plu.

Audiolib, novembre 2013 - durée d'écoute : 10 h 30 - Texte intégral lu par Patrick Descamps, Nathalie Hons, Jean-Paul Landresse et Gudule Zuyten.

30 octobre 2015

Mr. Mercedes, de Stephen King

MR MERCEDES

Délaissant le fantastique pour le polar, Stephen King nous propose une trilogie répondant à tous les codes du genre, selon une parfaite maîtrise de la mise en scène et de l'attente anxieuse, dont voici le premier volet.

Un an après le massacre de la Mercedes lancée à vive allure sur une foule de badauds, Bill Hodges, qui avait enquêté sans succès sur l'affaire, reçoit la lettre d'un individu revendiquant fièrement être l'auteur de la tuerie. C'est plus qu'une insulte pour notre flic désabusé et en retraite. Le but de la missive était de le pousser au suicide (notre homme file un mauvais coton) mais produit l'effet contraire en le convainquant de reprendre du service pour débusquer cette ordure. On connaît d'ailleurs son identité, Barry Hartsfield, un pauvre type flanqué d'une mère alcoolique et qui souffre passablement du syndrome Norman Bates (on se comprend). S'engage alors un duel sans pitié, via une messagerie sur internet et une série de provocations bêtes et méchantes. Hodges et Barry sont obsédés l'un par l'autre et résolus de faire tomber leur adversaire, en s'improvisant tour à tour proie et chasseur. Ce jeu de dupes est assez stressant, souvent déroutant, mais franchement captivant.

L'écoute du livre audio dure pas moins de 16 heures - un sacré marathon - et adopte l'allure d'une course folle et infernale. On se glisse dans la peau des personnages, on suit leurs enquêtes, on tente aussi de cerner leurs motivations mais on n'évite pas les pièges. Le final aussi est tiré au cordeau et s'égrène comme un interminable compte à rebours. C'est super angoissant et habilement accrocheur, pour servir un dénouement passablement dégonflé, lâche et convenu. Un peu décevant, le King... Et même si je trouve que son héros manque de prestance et d'empathie, j'aurais plaisir à le retrouver dans deux autres aventures au suspense bien troussé et aux émotions fortes garanties. C'est noté. 

Audiolib / Août 2015 ♦ Texte lu par Antoine Tomé (durée : 16h) ♦ Traduit par Océane Bies et Nadine Gassie pour les éditions Albin Michel

5 décembre 2014

Mes plus belles musiques classiques pour les petits 2, ill. par Aurélie Guillerey, Vincent Mathy, Clotilde Perrin, Ch. Roederer

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Illustré par Clotilde Perrin, Aurélie Guillerey, Vincent Mathy et Charlotte Roederer, ce livre avec CD permet de découvrir 17 des plus belles musiques classiques (oui, c'est un tome 2). Entre nous, ce livre ne s'adresse pas seulement aux petits et peut parfaitement convenir à la néophyte que je suis... De toute façon, il est précisé que c'est “ à mettre entre toutes les oreilles pour s'éveiller à la beauté du monde” ! 

C'est un régal de parcourir les pages cartonnées (pour les petites mains malhabiles) du livre, d'en admirer les illustrations (ravissantes, de mon point de vue) et d'y trouver la petite phrase d'accroche pour accompagner le morceau et son compositeur. « Un jour on est triste, un jour on est gai, un coup à gauche, un coup à droite... un coup pour rien. Finalement, la musique c'est comme la vie ! » Antonin Dvorak

C'est poétique, sans chichi, harmonieux et captivant. J'ai adoré ! 

Gallimard jeunesse, coll. éveil musical, en soutien avec Radio Classique, octobre 2014

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(Durée d'écoute du CD : 54 mn environ)
Liste des 17 morceaux : 
Bach - Variations Goldberg - Variation n×°1
Beethoven - La lettre à Élise
Fauré - Pellés et Mélisande - La Sicilienne
Debussy - Dr Gradus et Parnassum
Rossini - Ouverture Guillaume Tell (la fin : thème de la poursuite)
Mozart - La petite musique de nuit
Strauss - Marche de Radetzky
Vivaldi - Quatre saisons - été allegro
Rameau - Castor et Pollux Acte 2 - Air 1
Brahms - Symphonie n° 3. Allegretto grazioso
Schubert - Moment Musical, D. 780 : No. 3
Offenbach - Les contes d'Hoffmann - Barcarole
Haendel - Solomon : L'arrivée de la reine de Sabba
Dvorak - Humoresque No. 7 in G-Flat Major, Op. 101
St Saëns - Le carnaval des animaux Cygne
Tchaïkovsky - Le lac des cygnes acte II scène 1 (thème du cygne)
Grieg - Peer Gynt - Morning

15 novembre 2014

Bridget Jones, Folle de lui par Helen Fielding

Bridget Jones, Folle de lui

Foin du tapage protestataire contre le retour de Bridget Jones ! J'ai, pour ma part, savouré ces retrouvailles, sans tirer la langue de la savoir ... eh oui ... veuve de 51 ans. Le temps a passé, Darcy n'est plus (tragique accident de voiture) et Bridget doit se reconstruire, surmonter sa douleur et élever seule ses deux jeunes enfants, Billy et Mabel.

Et le ton de se vouloir drôle, léger, nostalgique, poignant, sincère, farfelu... c'est du Bridget Jones, après tout ! Délurée jusqu'au bout des ongles (elle OSE Twitter et les rencontres sur internet, se fourvoie mais nous fait rire constamment). Possède sans conteste un solide sens de la dérision (les cheveux en pétard, le maquillage baveux, la robe trop apprêtée pour un rendez-vous professionnel, une bourde phénoménale dans l'écriture d'un scénario, son secourisme pathétique dans les arbres...).

Bref, le temps passe mais Bridget ne change pas. C'est toujours aussi désopilant, pétri de sarcasmes, avec toutefois la conscience aiguë du temps qui passe, du corps qui se transforme en bouée, de la solitude, du désœuvrement, du sentiment d'être bonne pour le recyclage... Cinquante ans, c'est un tournant dans la vie d'une femme. Et personnellement j'ai trouvé que Helen Fielding avait su traiter le sujet avec sincérité, tout en distillant un grain de folie appréciable.

Bridget Jones m'a fait rire, mais rire. Certes, elle collectionne les expériences saugrenues, décide par exemple de s'offrir une séance de Botox, mais ressort avec une allergie qui lui crispe les lèvres et se met à baver (« un comble quand on sait que le but était de paraître plus jeune - comme si j'étais une vieille qui a eu une attaque dans une maison de retraite. Suis obligée de me tamponner sans arrêt avec un mouchoir »). Elle rencontre aussi un minot qui la fait craquer, alors que le précepte l'interdit. Argh, Bridget est une éternelle midinette !

Promesse tenue d'une lecture alerte et sans complexe, avec une héroïne pétillante et audacieuse, qu'on a bonheur de retrouver comme s'il s'agissait d'une bonne copine. Le livre a été lu par Odile Cohen qui figure parmi les interprètes féminines que je préfère en format audio : elle alterne avec brio le sens du ridicule et la corde sensible pour ce marathon de 12 heures qui ne nous semble jamais trop long ! J'ai adoré. Et pour les plus nostalgiques, le nouveau Darcy tient haut la dragée ! 

Audiolib, novembre 2014 ♦ texte intégral lu par Odile Cohen (12h 05) ♦ traduit par Françoise du Sorbier pour les éditions Albin Michel

  • l'avis de Cuné, pour la VO, qui dit vraiment tout, tout, TOUT ce que je pense du livre, de Bridget et du reste... 

6 octobre 2011

“A hunter in love with his prey.”

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Attention, lecture purement addictive ! Une fois entre les mains, le roman laisse ses pages filer à une vitesse inquiétante. C'est dire le potentiel d'accoutumance qu'il renferme (du moins, en ce qui me concerne, l'effet a été immédiat !). 
L'histoire de Jacinda, une draki, descendante des dragons, pourrait se résumer très classiquement. La jeune fille, qui croyait étouffer au sein de son clan, va tout quitter pour suivre sa mère et sa soeur jumelle dans une ville en plein milieu du désert afin d'y mener une existence nouvelle et plus ordinaire. En l'éloignant des autres drakis, sa mère cherche à tuer celui qui est en Jacinda, une décision que celle-ci subit avec impuissance et douleur. 
Contrairement à Tamra, qui ne s'est jamais manifestée et qui était malheureuse comme les pierres dans les montagnes, Jacinda parvient difficilement à s'adapter à la vie du lycée et aux camaraderies forcées. Seule la rencontre avec Will - le beau Will Rutledge - fait ressurgir chez la jeune fille des émotions fortes, des sensations éteintes. Au contact du garçon, le draki de Jacinda se réveille et lutte contre sa mort programmée. 
Très attirée physiquement, Jacinda se contraint de ne pas succomber à la tentation car Will ... est un chasseur. Elle l'avait rencontré lors d'une traque, au cours de laquelle il lui avait sauvé la peau inexplicablement. Mais il ignore que c'est son secret, et celui jalousement gardé de son clan, et veut pousser plus loin sa relation avec Jacinda. 
Ce premier tome s'attache sommairement à présenter l'univers surnaturel, puisqu'il est principalement dédié à décrire l'histoire d'amour belle mais contrariée des deux protagonistes. En digne midinette qui se respecte, j'ai totalement succombé à cette bluette. Cela peut paraître facile et banal comme intrigue, mais qui bouderait l'effet "papillons dans le ventre" ?! Pas moi. Toutes les scènes entre Will et Jacinda sont émoustillantes, ces deux-là dégagent un flot de sensualité, j'avais le sourire banane rien qu'à les lire. J'ai un coeur de guimauve, que voulez-vous ?! 
Ceci dit, l'histoire est également prenante, avec des événements démentiels qui surviennent à la fin de ce 1er tome, j'avoue que j'ai vraiment hâte de découvrir la suite (la parution française est annoncée pour le printemps 2012, reste la VO déjà disponible).

Lueur de Feu, par Sophie Jordan 
Gallimard jeunesse, 2011 - smileyc002traduit de l'anglais (USA) par Alice Marchand 

26 février 2009

Blaise - Dimitri Planchon

519qeTKMIyL__SS400_J'ai regardé en deux fois la couverture, je croyais rêver, car Blaise me rappelait mon petit Kiki (le Kiki de tous les Kiki !), mais en plus laid. Le temps de rigoler toute seule dans mon coin, je me décide à feuilleter les premières pages et, encore une fois, mazette me dis-je, je trouve que ce livre est une vraie mine de références, car j'avais le sentiment de me retrouver dans les Têtes à claques ! Décidément.

Bon on oublie tout ça et on résume le topo : Blaise est un gamin de huit ans, qui affiche une mine de benêt et qui grandit dans un monde qui ne ressemble plus à rien. Notre société a perdu la boule ! (Le pire semble être devenu l'ordinaire, la guerre et la dictature rôdent, s'installant dans l'indifférence générale. Brrr.) Il y a pas mal de clins d'oeil, une volonté politique de chatouiller, une façon aussi de secouer les puces du lecteur et de lui montrer vers quelle pente glissante se dirige notre société, à force d'indifférence. Ou que sais-je ? Le coup des spots publicitaires répétitifs sur cette star sportive, Dabi Doubane, est pas mal vu. Tous les travers du star-system y passent. La société de consommation, le m'as-tu-vu, la violence au quotidien et j'en passe. Cela donne des frissons, tout ça. Mais rassurez-vous... on passe au plus drôle ! 

Les parents de Blaise sont étonnants, et sans pitié. Ils bossent comme des malades, heures supplémentaires à gogo, faut pas abuser des vacances, le travail c'est la santé, etc. Ils sont racistes, radins, permissifs ou pointilleux, c'est selon (chaque lecteur a en mémoire la première scène avec le film porno, le gamin demande la permission pour le voir, c'est d'accord, répondent ses parents, mais demain y'a école !). Du jamais vu !!!

Il y a d'autres passages désopilants, avec un couple d'amis, qui semble passablement normal, ou les collègues du boulot (pourquoi être toujours sur la défensive !? c'est excellent !) et la grand-mère, que le père décrit comme une facho, gloups, et qui vous sort un mouchoir tout morveux ou vous offre un cadeau à noël d'une inutilité abyssale... C'est terrible, je me sens bientôt comme une Muriel à Porpoise Spit !  Impression étrange d'être dans un surréalisme fait de mauvais goût, de cynisme et d'ironie.

Résumé : ils sont laids, ils sont odieux, ils sont méchants, ils sont parfaitement immoraux... mais qu'est-ce qu'on les aime ! Ils nous agacent et en même temps ils nous font rire. Et comme le souligne l'éditeur, j'ai parfois l'impression qu'on rit, un peu, de nous-mêmes ! Malheur.

Glénat, 2009 - 60 pages - 9,99€

d'autres avis chez marie  / merci sonia pour l'envoi !

vous pouvez également découvrir Blaise en gagnant un exemplaire, pour cela :
laissez un commentaire, attendez le tirage au sort et croisez les doigts !

Edit du lundi soir : the winner is  Morgan  !

kiki

le Kiki de tous les Kiki

31 mai 2023

Foudroyés (Assoiffés #2), de Tracy Wolff & Lu par Audrey d'Hulstère

FoudroyésSurprise ! Les cartes sont redistribuées. 

Si le premier tome avait été un clin d'œil à Twilight, la suite montre une héroïne moins niaise et surtout qui n'accepte plus qu'on lui dicte sa conduite ou qu'on cherche à prendre sa défense. L'histoire s'ouvre sur une pirouette, un peu facile. Grace est de retour. Ne cherchez pas à comprendre.

Ou disons plutôt que cela alimente le mystère autour du frère maudit. Le grand méchant Hudson. Ce deuxième tome nous en dévoile davantage sur ses aspirations. Là aussi, le schéma n'est guère surprenant. De toute façon, l'action est lente, puis tardivement explosive. Ça reste néanmoins une lecture entraînante à écouter.

Certes, les ficelles de l'histoire sont grosses, surtout en ce qui concerne le drama avec les frères Vega. Je mords toutefois à l'hameçon ! Tracy Wolff cultive l'art de la superficialité avec beaucoup de talent. Je trouve ça charmant. 

©2020 / 2022 Crush / éditions Pocket Jeunesse, pour la traduction par Aylin Manço (P)2023 Lizzie, un département d'Univers Poche

17 décembre 2019

Les Disparus du Clairdelune (La Passe-Miroir 2), de Christelle Dabos

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« Il n’y a que deux catégories de femmes dans l’entourage de notre seigneur Farouk. Celles qui cèdent leurs charmes et celles qui cèdent leurs services. Si vous ne participez pas à son plaisir, vous ne survivrez pas longtemps ici. »

Après Les Fiancés de l'Hiver, on retrouve Ophélie dans sa nouvelle fonction de Vice-Conteuse officielle. Un caprice de Farouk ? En fait, notre héroïne n'a plus trop le choix mais s'emmêle vite les pinceaux. Elle accepte donc de se pencher sur un autre sujet d'actualité et se met à enquêter sur les disparus de Clairdelune. Encore un piège ? Hmm, hmm. 

Heureusement, Thorn veille au grain. Toujours taciturne et ombrageux, notre Intendant est loin d'être totalement indifférent aux agissements de sa promise. Mais l'engagement du couple n'a vraiment pas la cote auprès des Courtisans.

Et ça conspue, ça murmure, ça trahit, ça menace à coups de lettres énigmatiques... Oh oui, il y a du suspense dans ce roman ! C'est très excitant. Ce tome est encore plus formidable et captivant. J'avais été envoûtée par le tout premier, mais celui-ci m'a tenue en haleine. J'ai adoré.

Christelle Dabos est vraiment douée : plume élégante, charme fou et imaginaire foisonnant... vraiment, vraiment du talent !!!

©2015 Editions Gallimard Jeunesse
(P)2019 Editions Gallimard Jeunesse

La lecture de Clotilde Seille, « inventive et subtile », est désormais inscrite dans notre ADN. C'est une formidable voix de conteuse, qui nous transporte en plein cœur du monde merveilleux de la Citacielle. Finalement, on oublie vite nos réserves du début ! La lecture audio est une réussite.

 Les Disparus du Clairdelune

Lauréate du Concours du premier roman organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama en 2012,
Christelle Dabos confirme dans ce deuxième tome un talent hors du commun.


Grand prix de l'Imaginaire 2016

31 mai 2012

.... singing musicals to yourself as serious psychological motivation.

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Cela fait déjà deux ans que j'ai lu la première partie des aventures de la famille Martin à New York. Rappelez-vous, propriétaire d'un hôtel tendance Art Deco, la famille se saigne aux quatre veines pour lui rendre son heure de gloire, alors que l'endroit est au bord du délabrement. Scarlett, quinze ans, suit l'exemple de ses aînés pour apporter sa modeste contribution en s'occupant d'une suite où la très excentrique Mrs Amberson, une ancienne comédienne, en a fait son point de chute. Cette arrivée providentielle avait été un vrai coup de pouce pour les Martin, qui ont été les témoins, et les acteurs, d'un été particulièrement mouvementé.

Sur un plan sentimental Scarlett s'était entichée d'Eric, le meilleur ami de son frère Spencer, mais l'idylle a tourné court et depuis l'adolescente est d'humeur morose. La rentrée approchant, de nouvelles péripéties vont cueillir cette charmante famille qui ne manque pas de ressources, sauf que cette fois l'intrigue va davantage se concentrer sur les premiers pas de Spencer, en tant que vedette la plus haïe de tout New York, de Lola, amoureuse désabusée qui risque de retomber dans les filets de son histoire inachevée, et Scarlett, désormais l'assistante de Mrs Amberson, poussée à devenir le chaperon de la dernière recrue de leur agence, Chelsea Biggs, comédienne en herbe, et son frère Max, affichant une ironie à toutes épreuves. Scarlett et lui ne se supportent pas, ils partagent la même paillasse en biologie, se lancent constamment des piques, mais tout ça, sous couvert de jolis sentiments naissants, on s'en doute. Toutefois, Scarlett n'a pas guéri sa déception amoureuse et Eric est de retour dans sa vie, comme s'il cherchait à renouer avec elle.

Sitôt les premières pages lues, j'étais complètement sous le charme ! C'est un tel bonheur de retrouver la famille Martin, de s'immiscer dans leur vie pas ordinaire et de suivre leurs aventures essentiellement tournées autour du théâtre et de la comédie (les affaires de l'hôtel sont passées au second plan). Mais c'est aussi et surtout une histoire qui met en avant la famille, au sein de laquelle surviennent les coups de tête, les coups de coeur, les doutes, les pardons, les interrogations, les solutions... bref, un formidable portrait d'amitié et de solidarité, toujours dans l'humour et la joie de vie, sans jamais édulcorer les petits bobos qui font pleurnicher. Je retiens de cette lecture un plaisir frais, pétillant et enthousiasmant, un joli moment de dépaysement aussi, puisque la ville de New York offre un cadre idyllique et magique, qui procure un effet grisant ! J'ai refermé mon livre sur une note d'enchantement, et de frustration aussi, puisque j'ignore quand la suite sera disponible. Et cette suite est tout bonnement indispensable, nomdediou !

Au Secours Scarlett ! par Maureen Johnson
Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2011 - traduction de Cécile Dutheil de la Rochère
illustration de couverture : Dominique Corbasson 

22 novembre 2011

"Pour séduire une bibliothécaire de quarante ans, il suffit de lui dire qu'elle ressemble à Jane Austen." (*)

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C'est l'histoire d'une pauvre petite fille riche, qui confond la fiction et la réalité, et qui a terriblement besoin qu'on s'intéresse à elle. Sa mère est l'auteur célèbre d'une série mettant en scène un personnage s'appelant comme sa fille, Bathsheba Clarice de Trop, une héroïne super glamour, dont l'existence est faite de strass, de paillettes, de sorties branchouilles, de copines canons, de petit copain irrésistible, d'aventures palpitantes et ô combien futiles. Le problème, c'est que la vraie Bathsheba s'y accroche comme une moule sur son rocher ! Elle a bien du mal à dissocier le vrai du faux, ou disons qu'elle préfère vivre dans ce monde d'illusions au lieu de reconnaître que son existence n'est faite que d'amertume et de solitude. Sa mère est donc trop accaparée par son boulot et ne prend plus le temps de se soucier de sa fille, son père est aux abonnés absents depuis des lustres, Bathsheba vit dans le luxe, son mets préféré est constitué d'un savoureux mélange de caviar et de tarte à la salade, mais sous l'artifice c'est creux, vide et triste à mourir. Pour seule compagnie, la fillette a Natasha, l'employée de maison, qui ne la supporte pas d'ailleurs, et qui va finir par lui présenter sa filleule, Keisha, dont les origines plus modestes vont permettre à Bathsheba de s'ouvrir vers l'extérieur, de se comporter de moins en moins en petite fille égoïste, capricieuse et snob. De plus, elle va rencontrer son père, pour de vrai ! Elle sera très déçue par lui (son physique est quelconque, il s'appelle Bill et c'est un ancien escroc qui a fait de la prison). La claque ! Son retour sur Terre est donc brutal mais bénéfique, puisqu'elle cessera de se prendre pour une petite princesse et envisagera enfin d'apprécier des choses simples et ordinaires, comme les frites par exemple, même si sa mère déteste ça parce que c'est mauvais pour la santé ! 
Bien entendu cette lecture se destine à des jeunes lecteurs, dès 10 ans.

Maman, papa, les frites et moi par Leila Rasheed (Bayard jeunesse, 2011)
Traduit de l'anglais par Thomas Leclere - illustration : Regis Faller

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Toujours aussi irrésistible ! Jess Jordan doit passer ses vacances en famille, lesquelles consistent à errer dans la campagne anglaise pour visiter les églises médiévales, en compagnie de sa mère et de sa grand-mère, voilà donc un programme qui ne l'enchante guère car Jess est follement amoureuse de Fred et veut passer tout son temps libre auprès de lui. Là où ça se corse, c'est que sa mère ignore l'existence de cette relation amoureuse, essentiellement parce que sa mère est fâchée avec la gente masculine (plus pour longtemps, je vous rassure !). La séparation temporaire du jeune couple est donc vécue comme une véritable torture, Jess se languit de son Fred et devient jalouse à en crever rien qu'à l'imaginer avec sa meilleure amie Flora, soudainement trop belle pour être honnête. Elle l'abreuve donc de SMS et se fait des films improbables, dont le scénario vire toujours au cauchemar, les retours du garçon se font rares et provoquent des crises de jalousie. Jess ne peut que mijoter dans son jus, parfois l'amour ça vous use une prétendante en clownerie, je vous jure... Bref, c'est anglais, drôle, adolescent et impertinent, ça se lit en deux coups de cuillère à pot et on en redemande ! Dans ce tome, Jess apprend aussi la raison de la séparation de ses parents et se prépare à une révélation qui pourra paraître stupéfiante sur son paternel. Des retrouvailles au top, je vous le garantis !

16 ans ou presque, torture absolue, par Sue Limb (Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2011)
traduit de l'anglais par Laetitia Devaux - illustration de couverture : Soledad Bravi 
(première édition en 2006, coll. Hors Série)

(*) réflexion de Jess Jordan à propos de sa mère et de son amoureux chéri

31 octobre 2013

Philomène et les ogres d'Arnaud Delalande et Charles Dutertre

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*** petite piqûre de rappel ***

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Philomène est une petite fille qui n'a pas voulu obéir à sa mère et qui se rend dans la Forêt Noire, la forêt interdite. Elle s'y perd et trouve refuge dans une cabane, en réalisant trop tard qu'elle est tombée sur la maison de l'ogre.

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Le cauchemar commence, la fillette tombe dans les pommes et se réveille avec une ribambelle d'enfants dansant comme des Indiens autour d'un grand feu. Tous se moquent d'elle et font des grands gestes. Bouh, la vilaine !

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Car Philomène a été transformée en ogresse ! C'est le maléfice de la Forêt Noire, pour en guérir il faut toucher un autre enfant mais Philo est enchaînée, désespérée, elle veut sa maman...

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Heureusement, dans le village de Philomène, il y a un homme qui trouve toujours une solution à tous les problèmes. Les enfants aussi vont avoir de la peine pour Philomène, surtout que les ogres ne sont finalement pas si méchants. L'histoire se termine autour d'un grand banquet, les soucis sont oubliés, on gomme le souvenir de la mystérieuse sorcière d'autrefois et on en fait de la ratatouille.

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Voilà un conte fantastique, qui veut faire peur et qui est paré de mille couleurs.

Il est également lu par Jean-Pierre Marielle (je craque pour sa voix ! Jean Rochefort me pardonnera cet écart), et prône bien évidemment la tolérance et l'amitié entre les peuples.

En somme, c'est un album joyeux et généreux, avec des illustrations colorées et séduisantes. Et comme nous l'avions beaucoup aimé (lu en 2011), il nous tenait à coeur de le remettre au goût du jour. ♥

Philomène et les ogres (1CD audio) - texte d'Arnaud Delalande, illustrations de Charles Dutertre, musique de David Chaillou - lu par Jean-Pierre Marielle & Agathe Natanson (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

16 octobre 2012

Qui a dit que les bisous, c'est pour les bébés ?

Après un lundi rouge passion, on fait chuter la pression avec des petites lectures dont le sujet a su toucher ma corde sensible.

à Bas les bisous ! Abaslesbisous

Kaï est un petit garçon de neuf ans qui ne supporte plus qu'on l'embrasse. Le jour de son anniversaire, il tend la main à sa famille et déclare qu'on doit le traiter comme un grand et cesser de lui donner des bisous. C'est insupportable, à la fin ! Ses parents sont chiffonnés et voudraient comprendre cette grève du bisou. Au lieu de s'en formaliser, ils vont patienter le temps qu'ils estiment que doit durer cette crise. Seul le grand-père, qui n'a plus toute sa tête, ne se gêne pas pour poser un baiser baveux sur la joue de son petit-fils. Qu'on ne s'avise pas de lui donner des ordres non plus !

C'est finalement dans la cour de l'école que Kaï va réfléchir à ce qu'il inflige à ses proches. Par la faute du nouvel élève, prénommé Pascal. Celui-ci est tout le temps seul dans son coin. Une fois, Kaï a même vu qu'il pleurnichait en silence. En creusant bien, il découvre que le garçon ne se console pas de la mort de son papi. Kaï va alors décoller du sol, en pensée. Il va être frappé par l'inspiration : soudain, il comprend qu'avoir envie de faire des bisous, ce n'est pas réservé aux bébés. C'est donner aux autres de l'amour, du réconfort, faire preuve d'amitié, de sensibilité etc.

Un petit roman tout doux et apaisant, où l'on évoque avec pudeur le chagrin des enfants après la perte d'un être cher. Tellement juste, tellement vrai. Avec pour héros un petit garçon aux idées farfelues et à l'imagination débordante (il suffit de découvrir ses jeux de récréation, c'est un bonheur !). 

par Thomas Gornet & illustrations d'Aurore Petit (Rouergue jeunesse, coll. Zig Zag, 2012)

Ceci m'amenant à évoquer le très bouleversant Où es-tu, Lulu ?  Ouestululu

Un matin, Théo découvre l'absence de son ami Lulu. Son maîtresse, avec les larmes aux yeux, lui apprend que son ami a eu un accident et qu'il ne reviendra plus. L'enfant est accablé pour le chagrin, les questions et l'incompréhension. Ses parents eux-mêmes se sentent impuissants pour le consoler. Ils murmurent des phrases maladroites : C'est comme ça, la vie. Ou il y a des jours où le ciel perd ses couleurs. C'est tellement plus facile de raconter des histoires pour s'évader. 

Et puis, le temps passe. A petits pas, Théo avance sur son chemin. Le chagrin s'estompe ou s'apprivoise. Théo a grandi avec. Il sait maintenant qu'il y aura des jours de chagrin, des jours de fête, des jours de doute. Le souvenir de son ami restera intact, présent dans un coquillage, une bille ou un marronnier. 

Que n'aurais-je pas donné, deux ans plus tôt, pour avoir cet album entre les mains ! A l'époque, ma fille a perdu une copine d'école dans des circonstances tragiques. Après le choc, l'immense chagrin et l'incompréhension. Un chagrin multicolore tant l'éventail des émotions était grand. En lisant cet ouvrage, j'y ai instinctivement repensé. C'est là, en nous, toujours. Parce qu'elle aussi a été frappée par un drame personnel, Laurence Pérouème livre des mots justes et sensibles pour évoquer la mort et accompagner l'enfant et les parents qui y sont confrontés à surmonter ces instants difficiles. Une lecture précieuse, encadrée par des illustrations lumineuses.

par Laurence Pérouème et Cécile Rescan (naïve, 2012)

15 septembre 2021

Un tempérament de feu (Les liens du sang #1), de Helen Harper

Un tempérament de feuGrâce à sa récente parution en livre audio, j'ai pu découvrir ce premier tome qui me tentait depuis quelques temps. Globalement j'ai été séduite, même si je reconnais que le tout est perfectible. Du moins, ce que j'ai entraperçu m'a donné envie de poursuivre l'aventure.

Pour l'heure, on fait connaissance avec une héroïne qui n'est qu'une simple humaine (et qui le répète trop souvent pour que l'information soit anodine) et qui vit parmi une meute de métamorphes dans un trou paumé en Cornouailles.
L'existence de Mackenzie est cependant menacée suite à l'agression de son Alpha. Suite à quoi, une délégation de Londres débarque en limousine et tout le tralala. La tranquillité du camp vient de disparaître et Mackenzie doit faire profil bas pour préserver sa couverture.
Le Seigneur Corrigan semble avoir décidé de fourrer son nez dans leurs affaires en les testant les uns après les autres ou en leur proposant de les rejoindre dans la capitale. Il entend surtout percer la carapace de la jeune femme renfrognée et un peu trop têtue à son goût.
Malheureusement, les attaques se répètent. Mackenzie veut protéger sa famille et part seule mener son enquête (et sa vendetta).

Ce premier tome s'applique donc à nous présenter une héroïne débrouillarde et solitaire, dont le passé est bien trop flou car Mack ignore tout de ses origines. Ce sera également un point à éclaircir au cours de la lecture, en plus des crimes à résoudre, tout en composant avec son caractère farouche et ses rapports conflictuels avec le Grand Manitou des métamorphes.
Au final, tout n'est que présentation ou mise en bouche dans ce premier tome. Mais c'est drôlement goûteux et surtout ça a le goût de revenez-y sans tarder. Vivement les prochains livres en audio / la prestation est persuasive aussi.

©2021 Hardigan Collection Infinity (P)2021 Hardigan

⭐⭐⭐⭐

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