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Chez Clarabel
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3 mars 2010

Je lis aussi des Albums ! #5

Un conte ! Pour changer...

frere_lune_et_soeur_soleilFrère Lune et Soeur Soleil est un conte très populaire de Corée, qui nous apprend les origines de la lune et du soleil. L'histoire se rapproche du Loup et des sept chevreaux, avec une pincée du Petit chaperon rouge. En effet, une maman très pauvre part travailler tous les jours et recommande à ses enfants de ne pas ouvrir la porte car le tigre rôde dans la montagne. Or, la bête croise la route de la maman et lui pique ses galettes une par une, avant de la dévorer. Aussitôt, il revêt les vêtements de la pauvre femme et se rend chez elle où les enfants ne reconnaissent ni la voix ni la main de leur mère. Et pourtant, ils le laissent entrer dans la maison. Petit Frère et Petite Soeur décident de se sauver, en se cachant dans l'arbre, et appelle à l'aide le ciel...
Ce que j'ai apprécié dans cet album, outre l'allure du tigre qui me paraissait comique et à peine terrifiante, c'est bien sûr la pointe d'espièglerie dans le texte, en plus des illustrations qui reposent sur la technique de la gravure sur bois, réhaussée de couleurs à l'aquarelle. La fin, par contre, me laisse songeuse...
Un bel ensemble, très sobre et de facture classique. A conseiller aux amateurs de contes et à ceux qui aiment voyager à travers les histoires.
(Le Sorbier, 2010 - 13,50€)

On change de registre !

Kattie est une chipie ! Elle a peut-être les plus belles pattes blanches, les plus beaux yeux (couleur vert pomme !), c'est tout de même une chipie. Dès qu'elle voit Splat, elle lui tire l'oreille, lui tape le ventre, lui noue la queue et lui dit qu'il sent mauvais. Ce n'est pas gentil, d'autant plus que Splat l'aime beaucoup (encore plus que la glace à la sardine !).
Alors pourquoi elle fait ça ?
Son ami Harry Souris ne comprend pas non plus.
Le jour de la Saint Valentin, Splat a écrit une belle carte pour sa douce. Or, il y a un sérieux concurrent sur les rangs. Et notre Splat est encore plus démoralisé.
Autant abdiquer de suite pour conquérir le coeur de sa dulcinée...
C'était sans savoir le proverbe : qui aime bien, châtie bien ! Courage Splat !  A toi, bientôt, la langue en caramel mou, les pattes qui flageolent comme de la gelée et le ventre qui gargouille fort...

splat_est_amoureux

Comme moi, Lael a aussi trouvé cet album ADORABLE ! Fantastique Rob Scotton, après Russell le mouton, voici un autre sympathique héros de papier ! Joli coup au coeur.
(Nathan, 2010 - 12,90€) Existe également Splat le chat.

 

 

 

Un petit dernier pour la route ?

Dans toutes les histoires,  les belles-mères sont des créatures abominables.
Alors, quand le papa de Léa lui annonce qu'il a une nouvelle copine, c'est la panique !
Paulette = une sorcière qui aurait ensorcelé son papa.
C'est pourtant évident !!!
Mille prudences donc sur le gâteau (peut-être est-il empoisonné), sur la promenade au zoo (peut-être la donnera-t-elle à manger aux lions), et le soir après la garderie (peut-être va-t-elle la perdre exprès), ou lorsqu'elle vient s'installer chez eux (peut-être lui donnera-t-elle toutes les corvées à faire).
Comme dans Cendrillon !
Au fur et à mesure, la belle-mère se révèle bonne cuisinière, gentille, prévenante, bref pas abominable du tout ! Et Léa ne la trouve plus si effrayante, ni dangereuse.
Voilà un charmant album qui traite avec humour de la situation délicate d'accepter une nouvelle personne au sein de son cercle fermé, en l'occurence accepter une belle-mère ! ...
(Mon abominable belle-mère, Catherine Lepage. Les 400 Coups, 2009 - 10€)

mon_abominable

Une lecture à rapprocher avec Ma super famille de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche + Le jeu de cette famille d' Annie Agopian et Claire Franek.

Morgan nous en offre un joli aperçu.

challenge Je lis aussi des albums - 11

challenge2jelisaussidesalbums

 

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25 mars 2010

I felt her fear before I heard her screams.

vampire_academyVampire Academy, c'est la petite série qui monte, qui monte... Où on parle de vampires, c'est vrai, mais on remplacerait le mot vampire par une autre espèce des créatures qui font peur et ça ferait le même effet, parce que non les vampires ne s'imposent pas, c'est davantage l'ambiance et les personnages qui nous accrochent. Voilà, c'est dit. Donc, il y a des vampires, des gentils (les Moroi) et des méchants (les Strigoi), des allumés humains qui se cament à la morsure de vampires (les feeders), des gardiens (les Dhampirs) prêts à sacrifier leur propre vie pour protéger les Moroi. Et puis Dimitri Belikov, tout de même. Celles qui suivent mes délires avec les crush-worthies savent que ce potentiel a plus d'une fois été cité et que je suis déjà amoureuse de lui avant même de le connaître. Là, encore une fois, c'est placé. Tac. Pour la petite histoire, nous avons Rose et Lissa, des amies depuis l'enfance, l'une protège l'autre qui est la princesse héritière. Depuis deux ans elles ont fui St. Vladimir mais ont été retrouvées et doivent regagner leur académie, au fin fond du Montana, toute honte rangée dans la poche, et la bouche cousue, car - question cruciale - pourquoi sont-elles parties ? Rose s'est jurée de veiller sur Lissa, elle prend sur elle, assume la pleine responsabilité de leurs actes,  manque ainsi d'être renvoyée de l'école mais se voit punie et consignée dans sa chambre, avec pour garde rapprochée, Dimitri (hiiii), lequel s'est aussi engagé à l'entraîner après les cours (la demoiselle est rouillée, pas prête, selon lui, à assumer ses fonctions d'ici un an).

Le seul inconvénient dans ce livre, c'est le temps perdu à tout expliquer. Il faut bien en passer par là, maintenant que le cadre est planté, qu'on sait qui est qui, quelles sont les motivations des personnages, nous sommes en place pour la suite des aventures. Je salive. Ceci dit, ce premier tome ne nous prive pas de scènes particulièrement intenses, pleines d'action et riches en rebondissements. Certes, je reste assez sur ma faim quant à ce qui bouillonne entre Dimitri et Rose, rhaaa, c'est là, on le sent, ça transpire par tous les pores de la peau, mais... mais. C'est bon, hélas c'est aussi frustrant. J'en veux encore, j'en veux plus donc forcément je me plonge déjà dans le deuxième tome, Frostbite.

A plus tard !

Vampire Academy, Book 1 ~ Richelle Mead
Razorbill, 2007 - 330 pages.

Read Excerpt   

En France, la série paraîtra chez Castelmore (un nouveau département de Bragelonne, ciblé YA), dès octobre 2010 : Vampire Academy, tome 1 : Soeurs de sang. Les tomes 2 (Morsure de glace) et 3 (Baiser de l'ombre) sont déjà annoncés pour, respectivement, novembre 2010 et janvier 2011.

Actuellement disponible aux USA :

#1 - Vampire Academy 

#2 - Frostbite

#3 - Shadow Kiss

#4 - Blood Promise

#5 - Spirit Bound
Coming May 18, 2010 from Penguin/Razorbill

#6- Last Sacrifice
Coming December 14, 2010

5 autres livres suivront, mais ne concerneront plus l'histoire de Rose mais d'autres personnalités de Vampire Academy.

the dark side challenge - 7

the_dark_side_challenge

 

challenge Lire en VO - 13

13 février 2010

mangamaniac #7

Emmyne a lancé l'opération du Moi-s-Manga et j'étais obligée d'en être ! Le manga et moi, ce n'est pas qu'un feu de paille, c'est POUR LA VIE !   

moi_s_mangas

Alors, pour l'occasion, je reviens sur la suite de séries déjà présentées, comme Five par exemple...

five t.6

Five6Dans le tome précédent, j'étais à cran face à la déclaration finale de Toshi et par ce qu'il entendait par "Until now, there hasn't been anyone that I seriously liked". Stupéfaction générale. J'attendais des explications, elles ne sont pas venues, était-ce du lard ou du cochon, Toshi parlait-il de la Princesse, que voulait-il affirmer à miss Nakagome, et l'instant d'après, on le voit capable de renverser des montagnes pour prêter secours à la Princesse, tétanisée par l'orage. Allez comprendre... J'attends beaucoup de cette série, les premiers tomes me plaisaient infiniment, maintenant je trouve que l'histoire piétine et que ça n'avance pas entre Toshi et la Princesse. Les chapitres 24 et 25 promettaient de relancer l'intrigue, alors que toute la bande se rend dans une station balnéaire pour y travailler deux jours et une nuit. C'est aussi l'anniversaire de Toshi et la Princesse veut lui trouver son cadeau surprise. Elle va s'embarquer pour une virée nocturne à destination d'une île réputée maudite où on y trouverait un fruit fantôme. L'aventure vire au désastre, comme d'habitude, et Hina devra encore compter sur Toshi pour être sauvée ! C'est toujours la même rengaine. J'aime bien, c'est drôle, totalement abracadabrant, excessif et déjanté, maintenant j'aimerais juste qu'on passe à la vitesse supérieure, qu'on redéfinisse les liens entre Hina et Toshi, que la mangaka apporte une touche de glamour avec des sentiments à son histoire que je continue de suivre, malgré tous les défauts qui apparaissent de plus en plus !!! Allez, un petit effort. Et parce que Toshi le vaut bien !

a romantic love story t.4

a_romantic_love_story_4Cette fois, je décroche. La série est gentille, mignonne, mais vraiment trop cruche. J'en ai un peu ma claque de voir les deux protagonistes rougir dès que l'un frôle l'autre, ou tire la sonnette d'alarme en cas de déclaration enflammée trop publique. Pfff. Je sais combien la société japonaise est pudique et très réservée, mais là, pitié, j'en ai ma dose. C'est à réserver pour les plus jeunes lecteurs, on n'y voit que des sentiments naissants, de la timidité maladive, une héroïne prise de tête qui s'effarouche pour un rien, un prétendant amoureux mais pataud, il est passé où celui qui brillait par son arrogance dans le tome 1 !?! Pfut, il s'est évaporé. Et moi, je pleure !
Dans ce tome 4, par exemple, Kaji retrouve celui qui lui a volé son premier baiser et il s'avère que ce garçon est aussi un ami de Yukito. Au lieu de tout confesser à son petit copain, Kaji raconte des bobards et plombe son couple. Exemple, cette scène parfaitement ridicule, pathétique mais juste excellente parce que j'en ris tellement c'est navrant !!!

(dialogues à lire dans le sens japonais, de droite à gauche)
on peut aussi voir en plus grand en un seul clic sur les images ! ;o)

1. romantic20   2.  romantic21 

3. romantic22  4. romantic23

 

rhapsody in heaven t. 1 & 2

rhapsody_in_heaven_2Il suffisait de demander pour mettre la main sur une série plus mature, et tadam ! En trois tomes, tous parus en France, Rhapsody in heaven est une petite bombe à retardement, au sujet pas très original, comme d'habitude, puisque c'est un énième shôjo comme je les aime, on y parle d'une histoire d'amour, et c'est déjà tout un programme !
Miyu est une très bonne nageuse qui n'imaginait pas, un seul instant, apprendre que son nouveau lycée allait fermer le club de natation sans aucune explication. Elle plaide sa cause auprès de la présidente des élèves, Noa, et découvre avec stupéfaction que son bras droit est ce garçon qui a eu le culot de l'embrasser à pleine bouche. Aoi jouerait donc un double jeu, tous les rêves de la jeune fille s'effondrent, elle accepte alors de devenir la petite copine de Kaishi, son ami d'enfance. Mais c'est plus fort qu'elle, elle est attirée par Aoi et n'hésite pas à coucher avec lui.
A partir de là, j'ai eu peur que l'histoire dégénère, Noa étant une horrible peste manipulatrice et obsédée, elle échafaude des plans tordus et carrément pervers. L'histoire aborde un virage déconcertant, car trop sordide. (Dans le bureau du conseil des élèves, on trouve, par exemple, un baldaquin ! Personne ne semble interloqué par cette déco, pourquoi le lecteur le serait-il !?!) Et puis finalement, l'humour, toujours, sauve la mise et l'intrigue reprend son rythme avec romance, séduction, jalousie, compétition... La routine. Avec, en sus, des moments olélés pour pimenter la sauce.
Verdict : très bon !  Les rapports amoureux sont francs, les personnages ont du caractère, Noa se distingue parce qu'elle est un tantinet caricaturale, mais dans le tome 2 elle devient plus drôle et inventive.
C'est un bon shôjo pas nunuche ! Cela me plaît.

J'ai finalement lu rhapsody in heaven t.3 qui boucle agréablement la série. Miyu apprend qu'elle est envoyée avec Kaishi suivre un stage de natation à l'étranger. Noa a mis la pression sur son directeur de papa, espérant ainsi qu'un éloignement séparerait notre petit couple. Un chapitre bonus  revisite les derniers mois selon le point de vue de cette chipie, qui va enfin connaître l'amour en tombant amoureuse de ...
Une tome 3 pas transcendant, mais sympathique. Aoi est hélas un peu transparent, même s'il révèle son caractère jaloux et possessif, ce qui n'est pas - pour une fois - particulièrement désagréable à découvrir ! Je garderai un très bon souvenir de cette série en seulement trois volumes !

private prince t.2

private_prince2Le premier tome m'avait donné un aperçu pouvant craindre le pire, finalement l'histoire s'est étoffée et ressemble à une gentille bluette romantique, avec un Prince pas tellement charmant, mais seulement au plus profond de lui, et une demoiselle qui ne pense qu'à étudier, au look ringard, qui ne songe pas un instant à l'amour, mais à sa soutenance de mémoire. Et pour cela, elle a besoin du prince qui détient des documents concernant son arrière-grand-mère, mais il n'est pas prêt de les lâcher facilement. Il a en effet choisi de les troquer contre une valse des sentiments. Or, à ce petit jeu, on ne sait plus qui piège qui. De plus, le cousin de Will débarque à l'improviste et tente de semer la zizanie en séparant Miyako et le prince. Ceci permettra à la jeune fille de voir clair dans ses sentiments, comptez également un réveillon de noël un peu barré, et vous obtenez la nuit la plus folle, la plus douce, la plus sensuelle qu'on puisse espérer !
C'est un shôjo amusant et divertissant, qui traite de l'amour physique en plus des sentiments balbutiants. On ne fait pas semblant et c'est tant mieux. De l'action, du sexe, de l'amuuur, de l'humour... je suis cliente ! ^.^

I'll be back.

25 novembre 2009

Préparer Noël #2

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le_grand_livre_dolgaOlga est adorable ! On craque devant cette petite fille décidée, intelligente et futée, à la répartie stupéfiante, bourrée de bonnes intentions, hélas souvent incomprise. D'abord, elle pense que son prénom est et restera celui d'une petite fille, que sa mère crie tout le temps alors qu'elle est très gentille, que son papa est beau mais écrit très mal, que personne ne l'écoute jamais (comme d'habitude), elle décide alors de trouver un remède miracle pour empêcher de faire ce qu'on n'a pas envie de faire !
Ce pavé (418 pages) est en fait un livre beau et simple, qui regroupe les douze aventures d’Olga, précédemment parues dans la collection « Mouche ». Geneviève Brisac a su créer un personnage des plus attachants, qu'on suit à travers ses multiples péripéties (Olga au ski, n'aime pas l'école, va à la pêche, s'inscrit au club, Olga et le chewing-gum magique, etc.). C'est beaucoup mieux que Martine, beaucoup moins cucul la praline, et les illustrations de Michel Gay sont comme des petits griffonnages qui participent totalement à l'esprit du livre.
C'est espiègle, il y en a pour tous les goûts et c'est une lecture qu'on apprécie lire et relire, jamais on ne s'en lasse !
Ecole des Loisirs, 22,00€

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les_petites_filles_modelesÉcrit par La Comtesse de Ségur
Illustré par Magali Clavelet

Les Petites Filles modèles fait suite aux Malheurs de Sophie parus dans la même collection des éditions Tourbillon. J'aime beaucoup les livres de cette collection, pour mémoire nous sommes tombées folles amoureuses d'Edouard Tulane, depuis notre découverte du catalogue va de surprise en surprise.
Avec cette édition, c'est aussi le plaisir des illustrations de Magali Clavelet, qui donne une touche contemporaine et plus affective au classique de la Comtesse de Ségur.
Camille et Madeleine sont deux petites filles délicieuses. Au château de Fleurville, elles font le bonheur de leur maman. Leurs amies, Marguerite et Sophie, plus jeunes, sont loin d’être aussi raisonnables...
Intemporel.
Tourbillon, 12,95€

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la_grande_dame

Un petit monsieur et une grande dame s'aiment d'amour fort. Or, ce n'est pas facile de conjuguer ses différences, ce n'est pas impossible non plus.
On n'a pas besoin de se ressembler pour pouvoir s'aimer ! La grande dame et son petit monsieur l'ont bien compris, eux. Ils s'aiment infiniment ! Et leurs coeurs sont si grands qu'à l'intérieur il y a de la place... pour tous leurs enfants petits et grands.
Des couleurs douces, une histoire gentille, l'hymne de ceux qui s'aiment envers et contre tout... Les deux Sandrine (Lévy et Lhomme) réussissent encore à éblouir le lecteur grâce à ce livre qui ne manque pas de charme !
Un peu plus, pour les yeux...
Mic_Mac, 9,90€

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doux_comme_un_souvenir

Annie va déménager, quitter son jardin où, au même instant, la neige est en train de tomber. Quelques flocons avalés, et aussitôt les souvenirs reviennent... Noël, la confiture de rhubarbe, la glace à la vanille, l'orange et la violette, les gaufres de Mamie, la pochette en papier peint qui contient tous les dessins, plonger son visage dans les draps qui sèchent au jardin, le premier plongeon, le matin de Pâques, la fée du printemps.
Les souvenirs sont doux comme les premiers flocons.
Cathy Delanssay, avec sa tendresse habituelle, nous raconte la douceur de grandir avec ses rêves et ses secrets.
Très joli.
Balivernes, 13,00€

 

4 octobre 2009

Hunger Games ~ Suzanne Collins

Pocket jeunesse, 2009 - 400 pages - 17,90€
traduit de l'anglais (USA) par Guillaume Fournier

hunger_gamesWooooooooooooow !
Voici LE roman qu'il faut absolument que vous lisiez. Ne vous arrêtez pas à cette couverture noire et austère, ce serait vous priver un plaisir de lecture démentiel.
J'ai envie de dire que si vous avez aimé
Le combat d'hiver de JC Mourlevat, allez-y, n'attendez plus, ce livre vous offrira la même dose d'émotions.
Il est riche en suspense, en action et en tension, l'histoire vous prend à la gorge, et d'ailleurs vous vous en prenez plein les mirettes.
C'est un livre incroyable.

L'histoire est difficile à résumer.
Nous sommes dans un monde chamboulé, divisé en plusieurs districts, les richesses sont elles-mêmes disséminées et les derniers districts (le douze étant le dernier) sont accablés par la pauvreté, la faim, la dureté du travail et la privation de liberté.
Il existe un Capitole tout puissant qui édicte des règles de cinglé, chaque district est tenu de manger dans leur main, d'ailleurs le produit de leur boulot est dédié à ce grand gouvernement.
Dans le district douze, Katniss se bat pour faire vivre sa famille, sa mère rendue léthargique depuis la mort de son époux (mineur dans les fosses à charbon) et sa petite soeur de douze ans, Prim. Katniss et son meilleur ami Gale font du braconnage, troquent leur chasse et se débrouillent ainsi pour ne pas mourir de faim.
Chaque année, tombe cependant la Moisson. C'est encore une lubie du Capitole, une épreuve redoutable établie pour mieux asservir tous les districts. Un tirage au sort détermine un garçon et une fille d'au moins douze ans pour représenter son district et se rendre dans une arène où se déroule un jeu filmé en direct pour être retransmis sur toutes les télévisions, avec obligation de la regarder. Ce jeu est un combat à la vie et à la mort. Les vingt-quatre candidats doivent s'affronter, en étant lâchés dans un environnement inconnu, et survivre en s'entre-tuant les uns après les autres.
Ce sont les Hunger Games. Les jeux de la faim.
La Moisson est un grand événement, avec tout le tralala d'une cérémonie organisée en grandes pompes, les caméras sont partout, l'avidité du Capitole donne des frissons.
Alors l'histoire de ce roman veut que la petite soeur de Katniss soit désignée pour représenter le District Douze, ce n'est qu'une gamine de douze ans et son aînée (qui a seize ans) décide d'accomplir un premier acte de rébellion.

 

Je n'en dévoile pas davantage, j'ose à peine vous prévenir qu'il s'agit du premier tome d'une trilogie (le deuxième livre sort en français en mai 2010, il est déjà disponible en anglais), mais c'est bien aussi car il se passe tellement de choses, les perspectives d'ouverture sont nombreuses, qu'il était tout bonnement impossible de s'arrêter là ! C'est incontestablement un roman bluffant, qui reste scotché à vos mains tant vous n'avez plus envie de vous en séparer.
L'histoire se montre dure, mais pas éprouvante, ce sacrifice mis en scène dénonce aussi un voyeurisme déplacé en plus du totalitarisme qui écrase un peuple. L'intrigue est riche et palpitante, en plus d'être complexe, bouleversante, vibrante et sexy (disons qu'on trouve également des sentiments d'amitié et d'amour, ce qui est fort appréciable).
Pas du tout gore, le synopsis du livre pourrait impressionner les coeurs les plus fragiles, mais que nenni. L'auteur a été habile pour déjouer les pièges, même si elle parsème le chemin d'embûches et de surprises plus ou moins agréables.
Je suis totalement fan de ce genre de livres ! Les personnages sont tous très beaux et attachants, leur histoire belle et terrible, le symbole du courage, du dévouement et de l'absolu.
Vivement la suite.

> Francesca est aussi totalement accro !

Quelques infos :   http://www.hungergames.fr/ (le site officiel français)

> le premier chapitre à lire (en anglais)

 

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20 novembre 2023

Comment bien rater son mariage à Noël, de Lucie Castel

Comment bien rater son mariage à NoëlÀ l'approche de son mariage, Scarlett Archer, l'héroïne de Pas si simple, collectionne les pires déconvenues. En prime : son wedding-planner décède après avoir avalé la perle d'un string au cours d'une séance de striptease. Tout part en vrille, après ça. Imaginez un gâteau en forme de pénis, une épidémie de gastro, sans compter une famille envahissante qui vient régler ses conflits à quelques jours de la noce. Self-control de rigueur !

Scarlett garde la tête haute et jure de réaliser son rêve - un mariage en plein hiver - quitte à braver son maudit karma qui lui en fait voir de toutes les couleurs. À quelque chose malheur est bon. Et Scarlett ne cessera jamais de nous surprendre ! Mention spéciale pour Wendy l'esthéticienne. Une anecdote parmi tant d'autres dans cet océan de situations burlesques. Car qu'est-ce que j'ai pu rire !

Il n'y a pas un instant où une séquence cocasse ne me revient en tête et réveille un petit gloussement. Je vous jure, c'est très drôle. Comme le moment où notre mariée aux abois s'exhibe fièrement dans sa tenue de princesse, face à une audience gavée de space cakes. Du vu et du revu, mais toujours efficace. C'était ce dont j'avais besoin. Et j'ai passé un très bon moment ! Cela correspond pile à l'esprit des comédies farfelues, vives, entraînantes, fantasques.

L'histoire met aussi l'accent sur la tendresse. Sur la famille. Sur les souvenirs. C'est très touchant. De nouvelles révélations sont faites, des vérités éclatent. Il n'y a pas de scandale, pas de drame. C'est tout en finesse et ça rend très bien ainsi. Au passage, j'ai découvert ce titre en audio et vécu une expérience immersive aussi incroyable. La comédienne joue le jeu à fond (l'accent british du fiancé, par contre... (◔_◔,)), mais la performance est enjouée. Très spontanée et délirante. 

J'ai passé un très, très bon moment à glousser de bonheur. ♡⸜(˶˃ ᵕ ˂˶)⸝♡ 

©2022 SAGA Egmont (P)2022 SAGA Egmont
15 avril 2023

À double sens (Vic Swanson #1) par Alex Ferder

Dernière découverte audio : une série française d'urban fantasy, teintée de romance paranormale.

À double sens

Vic Swanson est à la tête d'une brigade de sensoriels hors du commun. Avec leurs sens hyper développés, mis à profit des enquêtes, ce sont les meilleurs dans leur domaine. Récemment appelés sur le territoire des métamorphes, ils doivent trouver le tueur en série qui fait des ravages dans leurs rangs.

Or, le plus compliqué pour Vic sera de tenir tête à l'alpha de la meute. Sitôt que celui-ci exerce son magnétisme, elle se rebiffe. Hors de question de coucher avec lui. Semaj est certes très séduisant mais il est beaucoup trop autoritaire. Elle pressent aussi que l'issue de cette liaison pourrait être catastrophique pour son équilibre affectif. 

« Aux yeux du monde, il n’était qu’un simple chef de meute, mais je le soupçonnais d’être autre chose sans pouvoir le déterminer. Cet homme-là avait des secrets qu’une intimité trop rapprochée me ferait découvrir. Donc, oui, l’ignorer, c’était mieux. »

Entre eux, commence donc un jeu dangereux. Avec tension électrique, allusions grivoises et douche froide. Plus Vic le rembarre, plus Semaj creuse un fossé qui empêche les autres mâles de l'approcher. Et pour une sensorielle à la libido exacerbée, la disette devient problématique car elle a besoin d'une compensation pour se ressourcer. Ainsi en a décrété l'Alpha tigre. Vic fulmine mais ne lâche rien.

Au moins, j'admire son tempérament de battante. Une vraie tête de mule. Elle sait rendre les coups et adore titiller, provoquer, pousser jusqu'au boutisme. Et la ritournelle tourne ainsi, encore et encore. Certes, la parade amoureuse occupe beaucoup de place - trop de place - dans l'histoire. Est-ce que je pense qu'on aurait pu s'en abstenir pour un premier tome ? Oui.

Heureusement, l'intrigue criminelle n'a pas été négligée et se révèle être une bonne surprise. Trame complexe et suspense, j'ai totalement accroché. La tension dramatique vient également apporter du piquant à la lecture. Un passé flou, des secrets de famille, des clans en conflit, des alliances et des promesses rompues. J'ai senti un vrai potentiel en devenir au fil des chapitres ! Ajoutez l'humour et les personnages attachants (surtout les Sensoriels)... et je ne manquerai pas d'être au rendez-vous pour la suite (dispo fin mai pour l'audio si ça vous dit). 

— Pourquoi m’ordonner de prendre mon bain dans cette chambre s’il y a une salle de bains juste à côté ? le questionnai, interloquée. — À votre avis ? me susurra-t-il, charmeur. — Pour être sûr que je ne ferais pas semblant de me laver ? ironisai-je. — Pour vous garder près de moi. Pour entendre l’eau glisser sur votre peau. Je pense me réincarner en savon dans une autre vie.

©2021 Éditions Alter Real (P)2023 Hardigan

⭐⭐⭐⭐

30 janvier 2023

Meurtres, magie et télé-réalité (Ivy Wilde #2) de Helen Harper

Meurtres, magie et télé-réalité Ivy Wilde 2Un deuxième tome diablement déjanté (et inespéré en audio) ! Il me semble avoir attendu cette suite depuis une éternité. Bref. L'ambiance est franchement savoureuse.

Lire du Helen Harper est une bouffée d'air frais. On plane littéralement en suivant les aventures de l'héroïne. Ivy est embauchée comme coursière sur le plateau d'une émission TV, avant de devenir elle-même une candidate.

Bon, il s'agit en fait d'une mission d'infiltration. Et Winter n'est pas bien loin. Mais le malaise entre eux est ÉNORME. De la taille du gouffre de Padirac. Malentendus, mauvaise communication. Vous voyez le genre. Nul besoin de tendre l'oreille pour sentir le grésillement.

Un bonheur, cette lecture ! Pour le fun, pour l'enquête, pour l'énergie, pour les personnages et pour les familiers grincheux. J'aime la folie douce et l'esprit positif de cette série ♥

©2023 Hardigan (P)2023 Hardigan

  • Lu par : Lisa Issert
  • Série : Ivy Wilde, Volume 2
  • Durée : 8 h env.
  • Ivy Wilde, paresseuse sorcière de l'Ouest et addict de la Sieste, est toujours obligée de faire copain-copain avec le Saint Ordre des Lumières Magiques. Ce qui n'est pas si mal, hein, vu que ça lui donne un prétexte du tonnerre pour passer plus de temps avec Raphaël Winter, son pseudo-Némésis aux yeux saphir. 

  • Et quand il toque à sa porte en lui demandant d'aller jouer l'espionne sur le tournage de sa série préférée, Enchantement, elle saute sur l'occasion. Glander sur un plateau télé, c'est sûrement pas difficile...

⭐⭐⭐⭐

 “I don't think I'm in love with you; I know I'm in love with you. We have nothing in common, but I don't think that matters. You're always there in my thoughts. Always.”

16 septembre 2022

The Kiss of Deception (The Remnant Chronicles #1) de Mary E. Pearson

Une princesse en fuite. Un prince rancunier. Un assassin sous contrat. Un trio qui n'a pas fini de distribuer les cartes en inversant les rôles. Tout de suite, j'ai plongé les deux mains jointes.

the kiss of deceptionAu départ, l'histoire ressemble à une parenthèse enchantée dans la vie de la princesse de Morrighan. Après avoir fui un mariage arrangé, Lia trouve refuge dans une auberge à Terravin et travaille en tant que serveuse. Deux jeunes hommes vont faire chavirer son cœur, Kaden et Rafe, mais la demoiselle sait in petto qu'elle n'est pas libre de son destin. La réalité viendra lui rappeler ses devoirs et ses responsabilités. Un peu douloureusement, d'ailleurs. Au moment où elle apprend que des troupes ennemies sont en mouvement, Lia décide de rentrer et se confie à ses prétendants. C'est là que tout bascule.

Si la première moitié du roman est bucolique, charmante, légère, insouciante, confondant les uns et les autres (car parmi eux se trouvent un prince et un assassin), la deuxième partie est plus rude. Plus abrupte. Les masques sont tombés, certaines vérités font froid dans le dos. Et le long périple qui attend Lia soulève autant d'émotions que de haut-le-cœur. Ce serait d'ailleurs mentir que de qualifier cette lecture comme captivante, c'est plutôt son tempo qui retient notre attention. Ce faux sentiment d'oisiveté qui règne pendant une partie. La duperie qui sommeille. Les ombres dans le décor, finalement plus si idyllique.

Il passait sans cesse du feu à la glace, se montrant très attentionné avant de soudain m’envoyer promener. Quelle bataille pouvait bien faire rage en lui ?

Et ça le fait ! C'est prenant à lire. Ça ne propose pas un rythme échevelé mais une intrigue surprenante et bien ficelée, qui sème ses petits cailloux au fil des chapitres. Oh, ils pourraient presque passer inaperçus. L'univers se construit ainsi, subtilement. Pour moi, c'est suffisant pour en vouloir davantage, toujours et encore plus ! Cette fine mise en scène a su me séduire. Au point de me pousser à lire la suite, The Heart of Betrayal, dans la foulée.

— Reste ici, ordonna-t-il en tirant d’un coup sec. Tu n’es plus une princesse. Tu es une prisonnière. Ne l’oublie pas.

Petit conseil : il faut lire cette trilogie avant Dance of Thieves qui a été publié en VF au préalable & qui est susceptible de gâcher le plaisir de lecture en dévoilant certains éléments.

La Martinière J. (2021) pour la traduction. Traduit par Alison Jacquet-Robert

⭐⭐⭐⭐✨

20 juin 2022

La Reine sans couronne (Keleana #2) de Sarah J. Maas

Keleana-tome-2-La-Reine-sans-CouronnePeu de temps après ma lecture du premier tome de Keleana, je replonge dans cet univers et savoure mes retrouvailles. Une chose est sûre, ce deuxième tome est diablement bon (même si le précédent était très bon aussi). C’est juste qu’on sent davantage l’histoire monter en puissance, en émotion et en révélation.

Pour Keleana, d’abord. Pour ses proches, la princesse Néhémia, le prince Dorian et le capitaine Chaol. Pour ses missions, le danger, la traque, le sang. Les énigmes dans les catacombes. Les projets secrets du roi. La confiance qu’on peut accorder contre la conviction de protéger les autres. Se taire. Devenir complice. Bref. On doute beaucoup.

Si l’on évite un tant soit peu les (nombreux) spoilers, on peut tout gober. Et fantasmer, trembler, hurler. Parce qu’il y a des séquences incroyables, des instants romantiques et bouleversants, et d’autres moments plus durs et irrévocables.

« Il essuya ses larmes, souleva son menton et l’embrassa. Ce baiser lui fit tout oublier. (...) Ce fut comme rentrer chez elle, renaître, ou découvrir une moitié d’elle-même qui lui avait toujours manqué. »

Pour le moment, j’aime tous les personnages. Le dévouement de Chaol. La détresse de Dorian. Et l'apparence trompeuse de notre redoutable criminelle (tellement plus fragile et instable). Ça promet ! Surtout que chaque décision, chaque non-dit, semble avoir des répercussions sans appel.

« L’extrémité de ses cheveux trempée de sang était rouge vif. Et ses yeux… ils n’exprimaient plus rien, comme si Keleana n’était plus qu’une coquille vide. Pendant un bref instant, il se demanda si elle allait le tuer aussi, simplement parce qu’il était là, parce qu’il avait vu sa part d’ombre. »

« C’était une déclaration de guerre contre eux tous. Qu’ils tremblent devant ce qu’ils avaient réveillé. »

Impossible pour moi de résister à l’appel du tome trois, maintenant.

La Martinière J. fiction, 2020 pour la présente édition

Traduit par Anne-Judith Descombey

⭐⭐⭐⭐⭐

28 avril 2022

Rejetée (La bête de l'ombre #1) de Jaymin Eve

J'avais déjà eu une première impression mitigée à propos de la série La malédiction des dieux, mais je voulais donner une chance à cette nouvelle aventure. Je m'attendais à une histoire de loups et de métamorphes. Et puis, pas du tout.

RejetéePourtant, au départ, ça y ressemble fortement. Mera Callahan est une louve en devenir mais son sort est scellé depuis la trahison de son père (qui a tenté d'assassiner l'alpha). Depuis, la jeune fille a été traitée en paria. Molestée et injuriée par la meute, Mera en a souffert et s'est jurée de se venger en brisant ses liens. Or, le soir de sa première transformation, c'est aussi celui de la révélation de son compagnon. Un choc. Car celui-ci va odieusement la renier et provoquer une souffrance inouïe. Mera hurle à la mort et fait intervenir des créatures qui ne devaient pas s'échapper de leur royaume. Ceci expliquant la venue fracassante du dieu des créatures surnaturelles. Pas content du tout. Il lance sa sentence sur la meute et expédie Mera sur son épaule avant de s'éloigner.

C'est là que ça part en cacahuète car on passe dans une dimension parallèle (avec une bibliothèque de rêve et une tanière où une armoire fournit vêtements et accessoires sans sourciller). Des mondes, des portes, un sortilège. Je ne vous raconte pas la sensation de n'y-rien-comprendre qui vous tombe dessus. On se retrouve avec une lecture au rythme hyperactif, avec poussées hormonales et crises hystériques. Un joyeux bordel, donc. Point de consolation avec le casting : le syndrome Willa Knight frappe à nouveau. Sauf si vous aimez les héroïnes malhabiles, morveuses et collantes. Le personnage de l'ombre se résume à une entité immense, hyper puissante mais très colérique. Lui non plus n'a aucun respect pour Mera. Il la houspille sans cesse et lui hurle dessus. C'est pénible.

En somme, j'ai du mal. C'est brutal, pas drôle et parfois lourd (la nuit de la faerie, sérieux ?). L'histoire traîne en longueur, mélange les genres et devient confuse. Suis pas fan non plus du modèle de romance qui se profile. Ça se base sur des rapports de force. Trop tyranniques. Bof bof bof. L'héroïne a certes du cran mais a aussi un certain penchant pour l'appel au meurtre. Argh. Je reste donc sur ma faim même si j'ai envie de connaître la suite. Jaymin Eve a un style particulier qui n'est, je pense, pas trop mon délire. Par contre, j'aime beaucoup les couvertures !

éditions Bookmark, coll. Urban fantasy, 2022 pour la traduction

#Rejetée #NetGalleyFrance - à venir : Tome 2 le 26 octobre 2022.

⭐⭐⭐

15 novembre 2021

So what ? de Lou Marceau

so what

Hello, hello ! 

Suite à une rupture mal digérée, Alexandra se laisse entraîner par ses copines pour des vacances au soleil. Une semaine pour décompresser et regagner une confiance bafouée.

Notre joyeuse bande a des idées plein la tête et programment son lot de soirées dansantes, cocktails et farniente sur la plage. Exit l'ex qui a mis son assurance en miettes. Aujourd'hui, Alex chouchoute son corps et sa tête.

Et quoi de mieux qu'un jeune Brésilien au physique de rêve pour lui souffler combien elle est belle et désirable ? Surtout si on nous le présente comme étant une copie de Marlon Teixeira.

description

Chaaaaleur !

Si ses copines sont en surchauffe et la poussent dans ses bras, Alexandra freine des quatre fers en raison de la différence d'âge et de son manque de hardiesse etc. Mais lui, ce Leandro... est juste parfait. Doux. Patient. Attentif. Séducteur. Craquant. Ohlala. Un fantasme ambulant.

J'ai complètement embarqué à bord de cette aventure et j'ai ri, mais tellement ri. Alex et ses copines sont déchaînées. Leurs conversations WhatsApp sont hilarantes. Elles ont toutes la trentaine d'années, certaines sont en couple, d'autres célibataires. Elles ont parfois des enfants, d'autres sont enceintes.

Elles sont éclatantes, car elles vivent leur vie à fond. Sans se poser de questions. Elles sont solidaires, espiègles, franches et entreprenantes. Elles osent tout. Et leurs discussions sont sans filtre. Qu'est-ce que j'ai pu glousser ! Franchement, cette lecture renvoie une dose de bonne humeur qui vaut toutes les meilleures cures. 

Fous rires et fantasmes délirants. ✔️
La bande de nana prêtes à tout. ✔️
Des vacances au soleil. ✔️
Un jeune homme au charisme renversant. ✔️
Une liaison torride. ✔️
Un festival de musique électro. ✔️
L'impression d'y être et de partager leurs lubies. ✔️

C'était pile ce qu'il me fallait en ce moment. Une lecture légère et blindée de positif. Appelez ça comme vous voulez, de la chick lit ou de la comédie, en tout cas c'est poilant et ça vend du rêve. Il me semble que ça ne fait pas de mal de temps en temps. Couplez cette lecture avec À Notre Dernier Rendez-Vous d'Émilie Parizot (lu dernièrement), vous allez planer pour le reste du mois ! Youhou.

Du fun. Du love. De la bagatelle. Et des héroïnes délurées et attachantes. Adoptez-moi ! Merci.

Hugo Poche, coll. New Romance, 2020

⭐⭐⭐⭐⭐❤️

17 janvier 2020

Juste avant de mourir, de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir LizzieVictime d'un grave accident de voiture, Kath s'en sort avec quelques égratignures et une mémoire en vrac. Impossible de se souvenir des derniers événements. Par contre, elle a bien conscience de la colère froide de son mari Adam et des troubles du comportement de leur fille Lyla. Cette dernière devient également très protectrice envers sa mère et lui répète tout le temps qu'un homme les surveille sur la lande. Cet homme serait Adam.
Commencent ainsi à germer une pointe de doute et une flopée d'interrogations... sur l'attitude de son époux, sur les circonstances de son accident, sur sa famille et sur l'héritage laissé par sa mère (qui a tout donné au frère en prétendant agir pour le bien de sa fille). Kath cherche à éclaircir la situation mais se heurte à des révélations qui vont déstabiliser ses acquis.
Vivant dans une ferme isolée au beau milieu de la campagne du Devon, Kath se sent plus vulnérable que jamais... encerclée par du flou et pressentant un danger imminent !

On retrouve l'empreinte de Tremayne dans ce troisième roman sur fond de tension psychologique et de drame familial. On ne moufte pas de toute la lecture jusqu'au dénouement : un final confus et chaotique, avec un dernier lapin sorti du chapeau, youhou, pas vu venir ce truc. C'est un peu moyen, mais ça n'enlève en rien le stress éprouvé depuis les premiers chapitres ni le tricotage minutieux de l'intrigue pour en venir là.
En fait, ce que j'apprécie par-dessus tout dans les romans de Tremayne, c'est l'atmosphère si particulière qui s'en détache. C'est suffocant et néanmoins captivant. Cette fois, la région du Dartmoor est mise à l'honneur : cadre sauvage, climat rude, colonie de moutons et de poneys. En un mot, superbe ! Les décors sont une vraie valeur ajoutée à la lecture (les Cornouailles dans La menace ou Eilean Torran, petite île écossaise dans Le Doute)... on fantasme à mort. En somme, c'est mon rendez-vous incontournable au-delà de l'appréhension à n'avoir pas toujours une intrigue qui tient la route. Après tout, ça se lit vite et bien aussi.
Bon point pour moi !

©2018 / 2019 Titre original : "Just Before I Died" / Presses de la Cité pour la traduction française par Isabelle Maillet (P)2020 Lizzie

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l'hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d'Asperger, le maître du thriller atmosphérique revient avec un quartet brumeux qui laissera le lecteur hagard, ivre de secrets inavouables et de stupéfiantes révélations.

Excellente interprétation de Laëtitia Lefebvre ... avec des séquences FLIPPANTES dès qu'elle se glisse dans la peau de Lyla ! ... Mais vraiment. J'étais aux aguets dans ma maison, verrouillant scrupuleusement toutes les portes, toutes les fenêtres, et sursautant au souffle du vent et à la pluie tombante. Une expérience mémorable !!!

⭐⭐⭐

5 juin 2020

Les Sept morts d'Evelyn Hardcastle, par Stuart Turton

Les sept morts d'Evelyn HardcastleCette lecture est un vrai labyrinthe démoniaque : une pure torture mentale !
Un crime va être commis au cours d'une soirée dans la demeure des Hardcastle. Celui-ci pourrait être empêché par le zèle du personnage central - un individu dont l'identité est encore floue et insaisissable. Il dispose toutefois de huit jours pour démasquer le coupable et sauver des vies. Le temps presse et le destin s'en mêle.
Car rien, absolument rien, n'est acquis. Chaque coin de page réserve son rebondissement et tout nouvel indice se révèle complexe et pernicieux. Au final, plus on avance dans l'histoire, plus on perd pied dans sa résolution.
Il faut dire aussi que la construction n'est pas simple et qu'elle nous force à demeurer attentif au moindre sursaut. Ce jeu de l'esprit a cependant ses limites car on frôle parfois la révélation de trop et ça devient un peu long.
Mais quelle prouesse ! Je n'avais rien deviné, rien vu venir et c'est très excitant... C'est comme plonger dans une partie de Cluedo en supposant que Mme Pervenche va être zigouillée dans la forêt de Blackheath House et voilà qu'un majordome vous assomme avec une boussole, ou bien... non ? C'est autre chose, une lutte acharnée pour déterrer le vrai du faux, dans un décor grandiose mais cerné de témoins peu recommandables.
En bref, c'est une lecture remarquable car innovante et inattendue. Pour stimuler les petites cellules grises, c'est tout bon !

©2018 Stuart Turton/ Traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau (P)2019 Lizzie

  • Lu par : Laurent Natrella
  • Durée : 17 h 15
  • EXCELLENTE LECTURE AUDIO ! Un jeu d'acteur tout en nuances et qui tient en haleine : suspense au taquet ! tension palpable ! on retient son souffle, l'oreille tournée vers ses exploits... et on aime ça ! Bravo. ☺

⭐⭐⭐

10 décembre 2019

L'Enfant du lac, de Kate Morton

L'Enfant du lacJ'ai un faible pour les histoires de famille, de vieilles maisons et de campagnes anglaises... ce roman de Kate Morton ne pouvait donc que me plaire !
En Cornouailles, une belle demeure abandonnée, Loeanneth, porte les stigmates d'une tragédie survenue durant les années 30 : un enfant a mystérieusement disparu avant d'être déclaré mort. Les Edevane n'ont jamais surmonté le drame et ont quitté les lieux pour ne plus y revenir.
Sadie Sparrow, en vacances chez son grand-père, tente de chasser ses idées noires après son fiasco au cours d'une enquête criminelle. Elle tombe par hasard sur cette affaire et commence à fouiller dans les archives pour remonter le fil du temps : un couple amoureux, des fillettes épanouies, un jardinier séduisant, la guerre...
Rares sont désormais les témoins, si ce n'est Alice Edevane, l'une des sœurs devenue écrivain à succès et qui refuse de recevoir Sadie pour évoquer le passé. Culpabilité ? remords ? non-dits ? On va et vient entre les époques, dénichant les pistes, débusquant des révélations, rebroussant chemin pour revoir ses suppositions. On est alors face à une intrigue à tiroirs très habile et efficace !
Dense et adepte de chausse-trappes, le roman en devient vite passionnant. Par contre j'ai été un poil déçue par le dénouement - ce dernier lapin sorti du chapeau, non vraiment, c'était le coup de trop ! Sinon c'était un bon moment de lecture : romanesque et émouvant. On se laisse aisément bercer par le flux et le reflux du courant.
La lecture assurée par Catherine Griffoni est également très agréable et réussie.

©2016 Presses de la Cité, pour la traduction française. Titre original : The Lake House. Traduit par Anne-Sylvie Homassel (P)2019 Lizzie

"Kate Morton tire habilement sur toutes les ficelles du genre - mystère, culpabilité, liaisons secrètes, passé qui fait des croche-pieds. Si vous aimez Daphné du Maurier, vous allez adorer ce roman dont le héros est un manoir."
ELLE

 

1 septembre 2019

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1), de Diana Gabaldon

Le Chardon et le TartanCette lecture est un vrai festival d'émotions !

On a de l'aventure, de la passion, des rires, des larmes et des écossais bien sûr.
J'avais les images de la série TV dans la tête et ça a comblé mon imagination. Me manquait plus que l'accent gaélique de Sam Heughan pour un bonheur complet !
La voix de Marie Bouvier est globalement adaptée à la lecture, si ce n'est qu'elle donne au caractère de Claire un aspect plus fantasque ou hystérique... très différent de ce qu'on aurait pu attendre. Ceci dit, la lecture n'en demeure pas moins captivante.

On vit des heures palpitantes à parcourir la belle campagne écossaise, à partager avec le clan MacKenzie des heures sombres et néanmoins excitantes, à se pâmer devant les sourires ou le regard coquin de Jamie, à frissonner face à la complicité entre Claire et lui, avant de partager leur intimité. La jeune femme ne manque pas de ressources face à ce choc des cultures et parvient à supporter cet étrange voyage dans le temps avec un formidable aplomb.

Bien entendu on déteste toujours autant le Capitaine Randall et on abhore sa troublante ressemblance avec l'époux de Claire... deux siècles après. Car le final reste très, très éprouvant (mais vraiment). J'avais envie de tout zapper pour revenir aux temps joyeux et insouciants. Sauf que ce n'est pas possible et juste le début de longues épopées bouleversantes.

En attendant, 800 pages plus tard, 26 heures d'écoute acharnée, je quitte cette lecture avec un gros pincement au cœur. J'ai très envie de continuer la saga, sachant qu'il me faut caser près de 30 heures de lecture audio dans mon emploi du temps... et là ce n'est pas une mince affaire. Mais quand on aime ! ... 

Gros BIM BAM BOUM pour ce début de série incontournable ! 

©1995 Traduit de l'américain par Philippe Safavi (P)2017 Audible Studios

        Outlander Audible

 

13 août 2018

Du sang sur la Baltique (Meurtres à Sandhamn 2), de Viveca Sten

Du sang sur la BaltiqueLe cadre paradisiaque de Sandhamn est de nouveau éclaboussé par un crime : le vice-président du yacht-club est assassiné en pleine régate, sous les yeux des spectateurs. Thomas Andreasson conduit l'enquête avec sa collègue Margit Grankist mais les policiers ont beaucoup de peine pour rassembler les morceaux épars du puzzle. La victime était un avocat de renom, marié, père de famille, bien sous tous rapports... à quelques exceptions près, on s'en doute. Sur l'île, on retrouve aussi la famille de Nora Linde (son mari Henrik et leurs deux garçons). Déjà au bord de la crise de nerfs (cf. La reine de la Baltique) le couple est définitivement dans l'impasse à cause d'une villa héritée qui remue de vieux souvenirs - d'où l'importance de lire la série dans l'ordre car on trouve la solution des énigmes précédentes.

Ce que j'apprécie chez Viveca Sten, outre l'ambiance nordique, c'est de s'inviter chez les personnages, dans leur intimité, avec surtout un tout autre modèle qui la distingue de Camilla Lackberg. Thomas et Nora sont en effet de simples amis d'enfance. Lui mène ses enquêtes, elle se démène avec ses problèmes conjugaux et demeure en périphérie de l'intrigue criminelle. A contrario d'une Erica Falck fouineuse et mêle-tout, Nora Linde n'intervient quasiment jamais dans le travail de la police. Entre nous, quel soulagement. Sans quoi, cette série m'enchante de plus en plus, surtout si l'on recherche une lecture de détente avec un zeste de suspense jusqu'à la dernière minute.

Par contre, la performance de Raphaël Mathon demeure en demi-teinte : le ton est morne, pas très engageant. Je comprends les auditeurs déçus. Pour le premier livre, j'avais émis le regret de ne pas avoir de voix féminine ; maintenant je réclame plus de dynamisme ! J'ai déjà téléchargé les deux titres suivants, j'espère ne pas le regretter... En attendant, j'ai fait un détour par le « Département V » avec l'inspecteur Carl Mørck.

©2014 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

 

18 juin 2017

Sous le même toit, de Jojo Moyes

sous le meme toit

Isabel vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Désorientée par son chagrin, elle comprend tardivement qu'elle est criblée de dettes et doit vendre sa maison de Londres pour s'installer dans le Norfolk où elle vient d'hériter d'une belle propriété... délabrée. Un entrepreneur du coin, Matt McCarthy, lui propose de la soulager du gros œuvre contre un devis tout à fait honorable. Isabel est infiniment reconnaissante et s'installe en compagnie de sa fille Kitty et de son fils Thierry dans cette nouvelle existence exempte de leurs repères familiers. Fidèle à son habitude, la jeune femme s'enferme dans sa passion pour le violon et joue durant de longues heures des morceaux mélancoliques et poignants. Son arrivée a également suscité en ville une vive curiosité. Nul n'ignore que les McCarthy convoitaient la fameuse maison et ont cajolé le propriétaire dans ce but précis, aussi cette spoliation laisse un goût amer et un sentiment d'injustice. Tous supposent qu'ils rongent leur frein pour faire main basse sur ce bien, quitte à duper la naïve citadine fraîchement débarquée sur leurs terres. 

C'est encore une fois une lecture pleine de tendresse, de sincérité, d'émotion et de justesse que nous offre Jojo Moyes. Il est toujours question du parcours d'une femme ayant perdu de nombreuses illusions mais qui va gagner en force et en confiance pour se bâtir une carapace autrement plus résistante et aux couleurs chatoyantes. Son histoire s'écoute avec un réel plaisir - celui d'avancer au fil des rencontres, des bonheurs et des déconvenues, en ayant le sentiment d'être partie intégrante du tout. En même temps, c'est simple, sans chichis. Les figures vont et viennent, les traits sont marqués, d'autres s'estompent, c'est sans grande surprise mais en contrepartie rassurant. J'aime beaucoup les romans de Jojo Moyes dans ce registre fédérateur qui inspire de l'empathie et du bien-être. Et comme j'en ai terriblement besoin en ce moment, c'est le parfait antidote.

Un chouette roman, très agréablement lu par Emilie Ramet.

>> Texte lu par Emilie Ramet (durée : 12h 15) pour Hardigan / En exclusivité sur Audible
©2017 Milady (P)2017 e-Dantès
Sous le même toit | [Jojo Moyes]
22 mai 2015

Rebecca, de Daphné du Maurier

Rebecca

Je n'avais jamais lu Rebecca, bien que j'avais déjà vu l'adaptation cinématographique réalisée par A. Hitchcock. Il me tardait de découvrir cette œuvre précédée par son excellente réputation, tout en craignant aussi d'être déçue. Et le début a bien failli me perdre...

Une jeune femme revient sur sa rencontre avec Max de Winter, alors qu'elle était demoiselle de compagnie, en vacances à Monte Carlo. Elle tombe immédiatement sous le charme de cet homme sombre et taciturne, meurtri par son récent veuvage, aussi n'en revient-elle pas lorsqu'il lui demande de l'épouser et l'emmène à Manderley, son prestigieux manoir familial. Là, tout bascule : la jeune femme se sent oppressée par le fantôme de la première épouse et le personnel lui bat froid. Son mari se montre de plus en plus distant et mystérieux. Fin du rêve, retour abrupt sur la planète réalité.

L'histoire est irréprochable, passionnante de bout en bout, elle distille un suspense psychologique étonnant, qui tient en haleine. On se surprend d'ailleurs à sursauter au moindre grincement de porte ou frottement sur le parquet ! C'est prodigieux. Par contre, le caractère ingénu, pour ne pas dire nunuche, de la narratrice, ainsi que sa relation avec Max, qui se complaît à l'infantiliser, m'ont mise au supplice durant toute la première partie du livre. Je n'en attendais pas moins d'un roman datant des années 30, mais tout de même...

Heureusement il y a Manderley, et la redoutable Mrs Danvers, pour parer le récit de son charme opaque et fascinant ! À la lumière de nouvelles révélations, la narratrice va cesser de se prendre les pieds dans le tapis et briser sa coquille. À ce petit jeu, la lectrice pour Audiolib, Virginie Méry (également la voix française de Jane Bingum dans Drop Dead Diva) est très forte pour passer de l'héroïne candide et timorée à une femme moins effacée, prête à affronter les soubresauts de son avenir sentimental. Défilent ainsi 16 heures de lecture décalée, mais délicieusement vintage !

Audiolib ♦ avril 2015 ♦ texte lu par Virginie Méry (durée : 15h 54) 

Nouvelle traduction d'Anouk Neuhoff pour Albin Michel

Rebcca  {sic}

10 juillet 2014

Une dernière danse, par Victoria Hislop

Une dernière danse

Sonia accepte d'accompagner une amie à Grenade en Espagne pour y parfaire leurs techniques de danse. Sur place, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui vit seul dans un bistro. De fil en aiguille, l'inconnu va lui confier l'histoire, belle et émouvante, des anciens propriétaires du café El Barril. Ou comment une famille ordinaire, le couple et leurs quatre enfants, a été foudroyée par la folie d'une guerre qui a déchiré un pays pendant trois ans. Sonia est anglaise, mariée, malheureuse. Elle découvre à travers la famille Ramirez l'histoire d'un pays qui va la bouleverser. De cette rencontre suivra un grand chamboulement dans sa vie... (Pour qui a déjà lu L'Île des oubliés, le déroulement de l'histoire risque peu de surprendre ! C'est juste le petit reproche que je ferai sur ce livre, qu'il soit construit de façon trop identique au titre précédent.) Sans quoi, c'est une plongée fabuleuse et dépaysante, vers un ailleurs ensoleillé et radieux, sauf lorsqu'on dépoussière les vieilles photos de famille, à l'ombre d'une terrasse, et qu'on écoute les souvenirs remonter à la surface... l'émotion vous saisit à la gorge. Une fois encore, le livre audio est magique et envoûtant ! Il participe grandement au charme et à l'émotion que l'histoire est susceptible de faire naître. J'ai été complètement séduite et j'ai vécu à fond l'histoire de la famille Ramirez. C'est une destinée poignante, “un récit de feu et de sang”, que Laëtitia Lefebvre met magnifiquement en scène. Sa voix enveloppe le lecteur dans un cocon de douceur, même si la portée du récit est souvent plus lourde et tumultueuse qu'en apparence. Bref, c'est une fantastique invitation au voyage, chargée d'émotions. Une lecture idéale pour les vacances.

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par Laëtitia Lefebvre (durée d'écoute : 14h 50) ♦ traduit par Séverine Quelet pour les éditions Les Escales

23 mai 2013

Le Chien jaune (Audiolib)

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Un soir d'hiver, à Concarneau, un type sort du café de l'Amiral et s'abrite pour allumer un cigare. Quand, soudain, il s'effondre, avec une balle dans le ventre. Pas loin de lui, un chien jaune regarde la scène d'un air goguenard. Les habitués du café sont en alerte, c'est un pote à eux qui vient de tomber raide, il serait bon d'éclaircir les esprits autour d'un petit verre, avec Maigret, venu enquêter.

Mais les hommes stoppent net leur geste car leur Pernod a été empoisonné. Puis, c'est le journaliste de la bande qui est porté disparu, sa voiture abandonnée, avec des traces de sang à bord. Un autre bougre de la bande est assassiné chez lui, après son repas avalé, probablement empoisonné. C'est la panique dans les rues de Concarneau. Le maire réclame une arrestation, Maigret, lui, se contente de hausser un sourcil. Il n'en fera qu'à sa tête, ou alors, tiens, pourquoi ne pas mettre aux arrêts ce bon vieux Docteur Michou ?

Il s'agit donc de mon premier Maigret, dont j'avais hélas une image un peu poussiéreuse, alors que j'ai franchement aimé la découverte. C'est surtout un roman d'ambiance, car l'enquête criminelle suit son cours de façon bonhomme et trouve son dénouement sans vraiment nous ébouriffer. C'est le commissaire qui tient les rênes, qui nous oblige à suivre sa cadence et à se laisser porter par sa froide logique. Le type n'est pas un joyeux luron, il est austère, fermé mais il écoute et observe avec la plus grande attention. C'est la force des champions, Agatha Christie aussi avait tout compris !

Donc, on ne rechigne pas un seul instant à se perdre dans les rues de Concarneau, à aimer cette météo froide et pluvieuse, à se plaire dans ce décor de désolation, à s'asseoir à la table du bistro, à discuter du bout de gras avec les locaux, à songer un court instant aux feuilletons avec Bruno Crémer ou Jean Richard. Tout ça, c'est de la recette à l'ancienne, au parfum délicatement suranné. Mais c'est drôlement bon aussi ! Ajoutez une galerie de personnages aux petits oignons, tous de beaux salauds, en fin de compte, et vous ne regretterez nullement cette lecture d'un autre temps, qui coupe un peu avec vos habitudes.

C'est le comédien François Marthouret qui nous plonge dans cette petite chronique de la vie provinciale, où les mensonges entre amis font leur nid. Sa voix grave et son ton posé collent instinctivement au personnage de Maigret, donnent à la lecture un rythme débonnaire, glaçant et inquiétant. Juste parfait, quoi ! Un prochain titre doit paraître à l'automne en version Audiolib, [[L'Affaire Saint Fiacre]].

Le Chien jaune, par Simenon
Audiolib, 2013  -  (1ère édition, 1931)
Texte intégral lu par François Marthouret (durée : 3h50)

16 novembre 2017

Pêle-Mêle : La Princesse et le Père Noël - Surprise au Palais des Neiges

La Princesse et le Père Noël

Ah, la douce période des contes de Noël ! Voici l'histoire de la princesse Éliza, une bricoleuse née. La fillette passe en effet tout son temps à bidouiller du matin au soir et à inventer l'impossible et l'inimaginable. Par contre, ses parents sont désespérés. Ils se plaignent du bazar dans sa chambre, trouvent que ne ce n'est pas digne d'une princesse et lui suggèrent de se faire des amis. Dépitée, Éliza brave l'interdiction royale en se rendant dans la forêt et tombe sur un chalet en pleine effervescence avec des elfes en panique, car débordés par leur boulot.

La fillette apprend alors que leur patron étant malade, ses assistants doivent s'activer au plus vite pour préparer les commandes de Noël. La princesse propose timidement son aide, et observe sans rien dire la pagaille en place. Alors, chaque nuit, elle se faufile en douce pour bricoler quelques machines qui vont faciliter leur routine ! Les lutins sont fous de joie et remercient leur ange gardien.

Seul le Père Noël a percé le secret de la princesse - c'est bien connu, le Père Noël sait tout et voit tout - il décide aussitôt d'embarquer Éliza à bord de son traîneau pour une tournée extraordinaire. Le lecteur aussi vivra cette histoire magique avec des étoiles dans les yeux ! Tout est délicieux - les illustrations sont charmantes, le texte écrit en rimes est réjouissant. Un album qui offre vraiment une sensation de chaleur pour patienter jusqu'à Noël. 

La Princesse et le Père Noël, de Caryl Hart & Sarah Warburton

Gründ, 2017

 

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Surprise au Palais des Neiges

Continuons dans la douceur et l'onctuosité avec l'histoire de ces petites princesses. Pour fêter l'anniversaire d'Emma, ses amies Flora et Lila ont décidé de lui préparer une surprise - une belle cape argentée, des confiseries à la guimauve, des cookies et des cupcakes, des ballons et des banderoles de flocons étincelants pour décorer tout ça... Les fillettes ne lésinent pas sur les moyens, en dépit des petites déconvenues, car tout semble mystérieusement disparaître en cette folle journée ! Plus de cadeau, plus de chat... que se passe-t-il ? En attendant, l'heure tourne et les invités sont déjà à la porte du palais.

C'est une lecture foncièrement adorable, ce serait mesquin de ne pas l'admettre. Après, j'avoue avoir été un peu déçue par le format, car l'histoire est imprimée sur du papier bas de gamme, et de façon quelconque. En revanche, l'édition propose un luxueux château en kit à construire, sans colle ni ciseaux, puisqu'il suffit de détacher les pièces cartonnées pour élaborer un palais de 43 cm de hauteur ! Rien que pour ça, l'investissement n'est finalement plus si anodin. ☺

Surprise au Palais des Neiges, de Sam Hay & Lucy Fleming

Gründ, 2017

 

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17 septembre 2010

The Morganville Vampires #1

glass_houses_1Au début, j'étais totalement emballée par ma lecture : nouvelle série, nouvel univers, lequel se révèle gothique sans trop forcer la dose, et une histoire qui ne demande qu'à se déployer, j'étais cliente ! D'entrée de jeu, c'est plutôt rude, l'héroïne, Claire, étudiante de seulement seize ans (un génie), est le souffre-douleur de la Reine Monica, une garce insupportable, que j'ai même trouvée particulièrement chiante à la longue, en souhaitant in petto qu'on passe vite à autre chose (cela m'a fait penser au premier tome de Vampire Academy de Richelle Mead, Mia aussi était lourde, ça s'est calmé ensuite).

Claire quitte donc son dortoir et emménage chez Michael Glass, propriétaire d'une vieille maison atypique, qu'il partage avec deux autres jeunes gens, Eve et Shane. Ce que la jeune fille ignore, c'est que Morganville est totalement régie par les vampires, qu'il est dangereux de sortir la nuit et que la plupart des habitants ont passé un pacte avec l'ennemi, à l'exception des résidents de la maison Glass. Claire va mettre un bazar monstrueux dans le système, et à trop vouloir l'aider, ses camarades vont trop s'impliquer, ce qui conduit la petite tribu à devoir chercher encore plus loin des solutions pour réparer les dégâts. Le cercle infernal.

Glass Houses, donc, est une série qui ne fait pas dans la dentelle : ça se castagne, ça saigne un peu, ça menace à tour de bras, ça rend les filles hystériques et ça donne des garçons un peu machos (Shane endosse rapidement son rôle de saint-bernard, lui qu'on nous vend comme un tombeur de belles blondes, et qui va craquer pour la petite Claire, sympa...). Après lecture de ce tome 1, honnêtement je ne sais pas quoi penser de ce livre. J'ai quelque part trouvé que c'était plaisant, même si l'histoire souffrait de longueurs, qu'elle se cherchait aussi mais qu'elle était promise à des développements attrayants, il faudrait donc lui laisser sa chance pour connaître la suite, car là, maintenant, tout de suite, je ne crie pas au génie non plus.

Le problème, c'est que je m'attendais à une série un peu plus mature. Les personnages, stéréotypés à mon goût, cuisinent du chili, boivent de la bière et jouent à la console. Michael, lui, vit la nuit et joue de la guitare. C'est le personnage que j'ai longtemps trouvé le plus curieux, mystérieux et attirant, mais je suis restée sur ma faim. Claire, l'héroïne malgré elle, est un crack, à seize ans elle est déjà à l'université, elle se débrouille plutôt pas mal pour faire face à tout ce qu'elle découvre (les vampires, en premier !), et son seul défaut est de toujours fourrer son nez dans des affaires louches pour s'attirer des ennuis. D'où son rapprochement avec Shane, toujours prêt pour assurer ses arrières.


Je ne jugerai qu'au deuxième tome si la série est à la hauteur de l'engouement qu'elle soulève aux USA ! Pour l'instant, j'aime bien mais je ne suis pas complètement mordue.

Glasses Houses - Rachel Caine

challenge Lire en VO - 28

 

 

 

 

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Disponible en VF dès le mois d'octobre chez Hachette, coll. Black Moon, sous le titre : Vampire City, tome 1 : Bienvenue en Enfervampire_city

 

28 décembre 2011

You are my winter

Nos lectures du soir, 

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Ogres, brigands et compagnie par Tomi Ungerer (Ecole des Loisirs, 2011). Cette édition comprend Les trois brigands (à voir la couverture, on s'en doutait !), Jean de la Lune, Le Géant de Zeralda et Zloty. Une édition spéciale pour fêter les 80 ans de l'auteur.
Contes choisis des frères Grimm, illustrés par Adolf Born (Seuil jeunesse, 2011). Vingt contes sélectionnés, parmi lesquels : Le loup et les sept chevreaux, Les trois fileuses, Hansel et Grethel, Les musiciens de la ville de Brême, Le roi grenouille ou Henri de fer...
A déguster !  

17 décembre 2015

Le Condamné de Noël, d'Anne Perry

Le condamné de Noël FB

Claudine Burroughs, déjà croisée dans la série William Monk, où elle travaille avec Hester dans sa clinique pour prostituées, assiste avec son époux Wallace à une soirée peu avant les fêtes de Noël. Elle y croise un poète excentrique, porté sur l'alcool, Dai Tregarron, qui lui fait tourner la tête avant de revenir vivement sur terre en assistant à l'altercade entre trois jeunes gens de la bonne société, une demoiselle de petite vertu et notre énergumène éméché. La fille perd connaissance et Dai Tregarron est accusé d'être le trublion de la fête. Seule Claudine s'interroge sur la légitimité de la condamnation hâtive. Tous les indices sont contre lui, et pourtant, Claudine devient complice de sa fuite et fait appel à Squeaky Robinson, le méprisable comptable de la clinique, pour lui venir en aide.

La lecture, décrite comme étant une bouchée de mystère à déguster après son repas de Noël, est aussi le traditionnel rendez-vous de fin d'année pour tous les amateurs d'Anne Perry et de son univers feutré et raffiné. Cette histoire, dont l'intrigue policière est sans prétention, sert à nous présenter le personnage de Charlotte Burroughs dans son intimité et de découvrir que son couple est éreinté par des années d'un mariage sans amour. En prenant fait et cause pour Dai Tregarron, contre toutes les bienséances sociales, Claudine brise ainsi le joug et s'affranchit d'une existence qui ne lui convient plus. On passe un agréable moment à lire cette histoire précieuse et délicate, qui sent bon le pudding et le brandy.

10/18 Grands Détectives ♦Novembre 2015 ♦ Traduit par Pascale Haas (A Christmas Candle) @ credit photo : Page FB

LE CONDAMNÉ DE NOËL    

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