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Chez Clarabel
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17 août 2010

La Nuit des démons #1

 

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Premier tome d'une trilogie qui parle de magie et de démons, La Nuit des Démons (en VO : The Demon's Lexicon) se révèle une très bonne découverte, dont la lecture, agréable et entraînante, offre une intrigue dynamique et rondement menée, se bouclant sur un twist inattendu.

C'est l'histoire de deux frères et leur mère qui passent leur temps à fuir les magiciens et démons qui cherchent à leur mettre la main dessus. Leur père a déjà péri sous leurs yeux, se sacrifiant pour protéger les siens. Alan et Nick ont donc très vite appris à être indépendants et matures, l'aîné est un érudit mais souffre d'un handicap à la jambe, le cadet est plus intrépide, il manie les armes, notamment l'épée, avec dextérité, il n'a aucune limite et seul son frère peut calmer ses ardeurs. Leur mère, Livia, reste cloitrée dans sa chambre, il faut s'en méfier, elle est folle et imprévisible, c'est elle qui a attiré l'ennemi en fuyant le plus puissant magicien qui était son amant, avant de dérober un talisman sacré. La famille Ryves n'a donc aucune attache et ses efforts pour sa survie commencent à s'essouffler.

Depuis peu, Nick s'est aperçu que son frère lui mentait et faisait des choses en cachette. De plus, Alan s'est entiché d'une fille, Mae, dont le frère Jamie a été marqué par trois fois par un démon. Ces marques le condamnent, et pourtant Alan va tout faire pour leur venir en aide, ce qui exacerbe la colère (et la jalousie ?) de Nick. L'étau se resserre, la tension va monter d'un cran et l'action va progressivement se mettre en branle.

Autant vous dire que ce livre se lit d'une traite ! Je me suis vue embarquer dans ce monde si proche de nous, et pourtant pollué par une menace maléfique non dénuée d'attrait. Les magiciens, pour gagner du pouvoir, kidnappent des humains pour les démons. Ces derniers, sans état d'âme, ne font qu'une bouchée des corps qu'ils possèdent et ne leur laissent aucune chance de survie. C'est sans pitié, c'est vrai, mais c'est aussi captivant. Le seul souci avec ce roman, c'est qu'il doit expliquer son modus operandi : donner des détails, planter le décor, nous introduire au marché des Gobelins par exemple et nous faire partager les fantastiques danses de quelques élus pour appeler les démons. L'idée, globalement, est excitante. La tonalité générale est, par opposition, plus sombre et pesante. Les événements se précipitent à la fin, peut-être trouvent-ils une solution trop facilement aussi, mais il restera de cette lecture un souvenir ravi et reconnaissant.

Dans ce premier tome, la narration est donnée à Nick, qui est un garçon arrogant, qui cultive l'humour et l'ironie, et dont le charme n'est pas sans rappeler un certain Jace Wayland. La personnalité des autres personnages demeure encore floue, à peine esquissée. Ils n'en sont pas moins tous attachants. Je lirai très prochainement la suite : The Demon's Convenant.

Lu en VO, mais le livre paraît début septembre 2010 chez Albin Michel, coll. Wiz. 

La Nuit des démons - Sarah Rees Brennan
Albin Michel, coll Wiz (2010) - 13,50€
titre VO : The Demon's Lexicon

LireEnVo challenge Lire en VO - 24

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19 juillet 2010

Rules of Attraction

 

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A la fin de Perfect Chemistry, la mère d'Alex quitte Chicago avec ses deux jeunes fils pour retourner au Mexique. Là-bas, Carlos a mené la vida loca en séchant l'école, en fréquentant des gangs et en dealant de la drogue. En punition, il est expédié auprès de son frère dans le Colorado afin de revenir sur le droit chemin. D'entrée de jeu, Carlos se révèle un rebelle qui refuse l'autorité d'Alex, qui ne croit pas en l'égalité des chances et qui ne fait confiance en personne. Au lycée, il est accueilli par Kiara Westford qui sera sa tutrice pendant une semaine. La rencontre frise la catastrophe - Kiara est une fille toute simple, qui ne casse pas la baraque et son look (tshirt informe, grosses chaussures de randonnée) horripile notre bad boy. Ces deux-là ne peuvent pas se supporter, mais jouent un jeu dangereux. Et nous, lecteur, on adore ça !

Car peu de temps après son arrivée, Carlos a des démêlés avec la police pour une histoire de drogue, le juge le place chez la famille de Kiara. Bonjour la cohabitation, mais le lecteur est toujours aux anges ! Il faut que ça pulse, il faut que nos antagonistes se fassent du rentre-dedans, il faut du clash et de la séduction sous-jacente. Yipi, on en a et on en redemande. Cela commence par une farce avec une floppée de cookies collée dans le casier de Carlos, cela s'enchaîne par des dialogues muy caliente (lors d'un repas en famille, Carlos réplique au petit frère de six ans qu'il pratique comme seule activité sportive le tango horizontal ! ). Malgré eux, Carlos et Kiara se cherchent de plus en plus. Et le type va se servir d'elle en lui demandant d'être sa fausse petite amie au lycée, au nez et à la barbe de la reine Madison qui voit rouge, en échange Kiara lui fait promettre d'être son partenaire au bal, condition qu'il accepte si la miss se décide à porter une robe et des chaussures à talons. Bref, notre couple se lance des défis à tout bout de champ (Kiara ne doit absolument pas tomber amoureuse de Carlos, il a été clair, le lecteur rigole, ha ha, car certains signes ne trompent pas).

Je pourrais vous en coller d'autres, des anecdotes et de ces moments forts et croustillants qui font le sel de l'histoire. Simone Elkeles a pratiquement ressorti la même recette qu'on savoure dans Perfect Chemistry (sweet girl meets bad boy), même si je trouve que la tension sexuelle est un cran inférieur entre Carlos et Kiara qu'elle ne l'était entre Alex et Brittany (argh, c'est d'ailleurs extrêmement frustrant de se contenter de cette pâle copie d'Alex, dans ce livre il est limite fade et moins sexy tellement il est lisse, gentil, amoureux etc.). Néanmoins, l'alchimie est bel et bien présente, Kiara est une petite nana au caractère bien trempé, élevé dans du coton, avec des parents extraordinairement ouverts et tolérants et bien sûr Carlos Fuentes es muy bonito, miam, on en mangerait !

... et la couverture du roman est aussi une scène du livre. La voici !

He leans out his window, meeting me halfway. We're both wet and soaked, but neither of us seems to care. " Don't run away from me when I need to tell you somethin' important. "
" What ? " I say, hoping he doesn't notice the tears running down my face, and praying they're getting mixed up with the rain.
" Tonight was... well, it was perfect for me, too. You've turned my world upside down. I've fallen in love with you, chica, and it scares the fuckin' shit outta me. I've been shakin' all night, because I knew it. I've tried to deny it, to make you think I wanted you as a fake girlfriend, but that was a lie. "
" I love you, Kiara, " he says before his lips move forward and meet mine.

LireEnVoChallenge lire en VO - 20

16 mai 2010

Blue Cerises saison 3

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" Les Cerises, c'est la possibilité d'être nous, tels quels, sans masque, sans paraître. Un cocon, peut-être, où nous pouvons nous protéger de tout le reste. " (Satya, de musc et de havane)

Voilà une troisième saison beaucoup plus rude pour nos Cerises. C'est le soir du réveillon de la saint-sylvestre, tous les quatre se rendent à une fête costumée, mais rien ne se passe comme prévu. Violette apprend que son frère a disparu, Amos pète un câble et lui envoie un scud en pleine figure, Zik et Satya frisent le rapprochement avant de revenir sur terre pour recoller les pots cassés. Quelle soirée !

Après la saison des secrets, voici la saison des révélations et du sentiment de trahison. Les masques tombent, le fantôme d'Olivia revient tous les hanter, entre apparition surréaliste ou harcèlement d'un dégénéré, les Cerises sont paumés et ont besoin de leur amitié pour ressouder les liens qui se desserrent. Or, l'amitié bat des ailes. Zik a le sentiment d'avoir été mise de côté, Amos a cru pouvoir se séparer de sa famille qui part au Canada en se consolant auprès des Cerises, mais soudain le déchirement devient vif et inexplicable, Violette a bafoué la confiance de ses proches, aujourd'hui elle en paie douloureusement le prix, et enfin Satya ne veut pas entendre parler de ce type débarqué de New York qui aurait bien connu ses parents en Inde. A l'instar de ses amis, il préfère se protéger de la réalité, ne pas affronter certaines vérités, trouver un refuge ailleurs, à la Cinémathèque par exemple. Quand on a toujours compté l'un pour l'autre, et l'un sur l'autre, cela devient subitement troublant de ne plus rien retenir et de découvrir que tout se délite. Et le désespoir de Zik est juste beau, poignant et émouvant.

" J'y ai tellement cru, aux blue Cerises, j'ai tellement cru qu'ils m'aidaient à vivre. Notre mot de passe n'est-il pas : "On en parle ?"
Dans ce cas, pourquoi est-il si difficile de se dire les choses ? N'y a-t-il pas une gigantesque supercherie à croire que l'on ne peut être rien sans les autres ? Je n'en peux plus. J'ai envie de hurler. Je ne supporte plus cette hypocrisie de merde. "
  (Zik, lonely cat)

Les blue Cerises, c'est l'amitié puissance 4. Une amitié fusionnelle, qui n'est pas épargnée par les coups de griffes, mais après tout il faut aussi grandir dans la douleur, et comme nos petits Cerises ont un goût inné pour la dramaturgie (on ne se gave pas de cinémathèque en apprenant par coeur les répliques implacables pour rien !), tout ça vous vrille le coeur et le corps. Cette saison se boucle donc sur une note d'amertume, en même temps lire quatre fois une cinquantaine de pages où les émotions sont intenses et exarcerbées ne peut pas se terminer autrement. Et c'est avec une certaine boule au ventre qu'on repose nos quatre petits bouquins, avec des questions qui passent en boucle, comme de ne pas comprendre où Amos a perdu la raison, à une lettre près (ça signifie "entendre son coeur") et sur quelle épaule Zik a calé sa tête (en se glissant dans la peau de Scarlett).

Donc, les larmes, les cris, la colère, la boisson, les notes de musique ont beaucoup versé dans cette saison mais c'est un mal pour un bien. Cette série, à travers son concept, son idée, son style et son portrait de quatre adolescents inséparables, montre que l'union fait la force.

En attendant un dénouement apaisant (Zik / Satya ?!?), la saison 3 a posé les bonnes questions : " Pourquoi cette violence ? (...) Où est ma place dans cette histoire ? Je suis libre d'être ce que je suis. Les ailes froissées, je me cogne, encore et encore, aux lumières de la vie. Et je me consume. " (Violette, la minute papillon)

La saison 3 des Blue Cerises comprend :

* Violette, la minute papillon ~ Cécile Roumiguière
* Zik, lonely cat ~ Maryvonne Rippert
* Amos, anticorps ~ Sigrid Baffert
* Satya, de musc et de havane ~ Jean-Michel Payet

Milan, coll. Macadam (2010) - 4€ chaque livre. 

21 mars 2010

Son pays à lui, c'est la planète entière.

Sur le parvis de Notre-Dame de Paris, un mois d'avril 1934, la police sème le trouble durant la cérémonie où quarante hommes attendent d'être ordonnés prêtres. Parmi eux, Vango, dix-neuf ans, s'incline devant le cardinal en présentant ses excuses, avant de fuir par les airs. Agile, souple et virevoltant, il s'échappe par les toits de la cathédrale, au nez et à la barbe du commissaire Boulard. Une silhouette dans la foule tremble, tandis qu'une main invisible a brandi une arme et vise la silhouette du fuyard.

vangoA l'image de Vango, le roman n'aura de cesse de sautiller, de vagabonder, de surprendre et de nous étonner. Qui est ce Vango, quel est son crime, pourquoi toutes les polices le cherchent, de France en Allemagne, en passant par la Russie et les îles de Sicile ? ... Car Vango avance dans la vie en effaçant ses traces. L'histoire, elle, tente de rassembler les petits morceaux du puzzle et le lecteur en a l'appétit aiguisé. C'est prodigieux. A en avoir presque la larme à l'oeil. Vous  décrire ce plaisir de lecture est d'ailleurs sans fin.

Timothée de Fombelle confirme, après la beauté de Tobie Lolness, qu'il est un grand écrivain. Il manipule ici la plume avec légèreté, cocasserie, passion et émotion, on ressent ce bonheur de l'écriture, c'est un partage unique et palpable. J'ai ainsi dévoré le roman avec gourmandise, savouré les pleins et déliés de ce texte qui est absolument époustouflant. L'aventure de Vango se laisse conter avec une simplicité toute émoustillante, le rythme est haletant, l'intrigue très bien tissée, le lecteur est pris aux pièges, séduit d'emblée par la galerie des personnages, des héros ou des maquereaux, au choix, mais tous savent nous accrocher, nous attirer et nous questionner. Ce roman n'est pas unilatéral, il est mystérieux et ambitieux, parfaitement réussi car envoûtant. Il ressemble à son héros, Vango, dont il est dit dans le livre que c'est un caméléon globe-trotter qui tire une langue multicolore.

Qu'est-ce que c'est beau. Je suis sous le charme et encore éblouie par cette merveilleuse rencontre ! Et ce zeppelin en couverture vous invite au voyage et à mille autres explorations...
J'ATTENDS LA SUITE AVEC IMPATIENCE !

Vango, tome 1 : Entre ciel et terre ~ Timothée de Fombelle
Gallimard, 2010 - 370 pages - 17€
illustration de couverture : Blexbolex

Comme moi, Lili O. a été conquise ...  J'avais glissé en amuse-bouche quelques extraits ICI.

3 mars 2010

Je lis aussi des Albums ! #5

Un conte ! Pour changer...

frere_lune_et_soeur_soleilFrère Lune et Soeur Soleil est un conte très populaire de Corée, qui nous apprend les origines de la lune et du soleil. L'histoire se rapproche du Loup et des sept chevreaux, avec une pincée du Petit chaperon rouge. En effet, une maman très pauvre part travailler tous les jours et recommande à ses enfants de ne pas ouvrir la porte car le tigre rôde dans la montagne. Or, la bête croise la route de la maman et lui pique ses galettes une par une, avant de la dévorer. Aussitôt, il revêt les vêtements de la pauvre femme et se rend chez elle où les enfants ne reconnaissent ni la voix ni la main de leur mère. Et pourtant, ils le laissent entrer dans la maison. Petit Frère et Petite Soeur décident de se sauver, en se cachant dans l'arbre, et appelle à l'aide le ciel...
Ce que j'ai apprécié dans cet album, outre l'allure du tigre qui me paraissait comique et à peine terrifiante, c'est bien sûr la pointe d'espièglerie dans le texte, en plus des illustrations qui reposent sur la technique de la gravure sur bois, réhaussée de couleurs à l'aquarelle. La fin, par contre, me laisse songeuse...
Un bel ensemble, très sobre et de facture classique. A conseiller aux amateurs de contes et à ceux qui aiment voyager à travers les histoires.
(Le Sorbier, 2010 - 13,50€)

On change de registre !

Kattie est une chipie ! Elle a peut-être les plus belles pattes blanches, les plus beaux yeux (couleur vert pomme !), c'est tout de même une chipie. Dès qu'elle voit Splat, elle lui tire l'oreille, lui tape le ventre, lui noue la queue et lui dit qu'il sent mauvais. Ce n'est pas gentil, d'autant plus que Splat l'aime beaucoup (encore plus que la glace à la sardine !).
Alors pourquoi elle fait ça ?
Son ami Harry Souris ne comprend pas non plus.
Le jour de la Saint Valentin, Splat a écrit une belle carte pour sa douce. Or, il y a un sérieux concurrent sur les rangs. Et notre Splat est encore plus démoralisé.
Autant abdiquer de suite pour conquérir le coeur de sa dulcinée...
C'était sans savoir le proverbe : qui aime bien, châtie bien ! Courage Splat !  A toi, bientôt, la langue en caramel mou, les pattes qui flageolent comme de la gelée et le ventre qui gargouille fort...

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Comme moi, Lael a aussi trouvé cet album ADORABLE ! Fantastique Rob Scotton, après Russell le mouton, voici un autre sympathique héros de papier ! Joli coup au coeur.
(Nathan, 2010 - 12,90€) Existe également Splat le chat.

 

 

 

Un petit dernier pour la route ?

Dans toutes les histoires,  les belles-mères sont des créatures abominables.
Alors, quand le papa de Léa lui annonce qu'il a une nouvelle copine, c'est la panique !
Paulette = une sorcière qui aurait ensorcelé son papa.
C'est pourtant évident !!!
Mille prudences donc sur le gâteau (peut-être est-il empoisonné), sur la promenade au zoo (peut-être la donnera-t-elle à manger aux lions), et le soir après la garderie (peut-être va-t-elle la perdre exprès), ou lorsqu'elle vient s'installer chez eux (peut-être lui donnera-t-elle toutes les corvées à faire).
Comme dans Cendrillon !
Au fur et à mesure, la belle-mère se révèle bonne cuisinière, gentille, prévenante, bref pas abominable du tout ! Et Léa ne la trouve plus si effrayante, ni dangereuse.
Voilà un charmant album qui traite avec humour de la situation délicate d'accepter une nouvelle personne au sein de son cercle fermé, en l'occurence accepter une belle-mère ! ...
(Mon abominable belle-mère, Catherine Lepage. Les 400 Coups, 2009 - 10€)

mon_abominable

Une lecture à rapprocher avec Ma super famille de Gwendoline Raisson et Magali Le Huche + Le jeu de cette famille d' Annie Agopian et Claire Franek.

Morgan nous en offre un joli aperçu.

challenge Je lis aussi des albums - 11

challenge2jelisaussidesalbums

 

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25 mars 2010

I felt her fear before I heard her screams.

vampire_academyVampire Academy, c'est la petite série qui monte, qui monte... Où on parle de vampires, c'est vrai, mais on remplacerait le mot vampire par une autre espèce des créatures qui font peur et ça ferait le même effet, parce que non les vampires ne s'imposent pas, c'est davantage l'ambiance et les personnages qui nous accrochent. Voilà, c'est dit. Donc, il y a des vampires, des gentils (les Moroi) et des méchants (les Strigoi), des allumés humains qui se cament à la morsure de vampires (les feeders), des gardiens (les Dhampirs) prêts à sacrifier leur propre vie pour protéger les Moroi. Et puis Dimitri Belikov, tout de même. Celles qui suivent mes délires avec les crush-worthies savent que ce potentiel a plus d'une fois été cité et que je suis déjà amoureuse de lui avant même de le connaître. Là, encore une fois, c'est placé. Tac. Pour la petite histoire, nous avons Rose et Lissa, des amies depuis l'enfance, l'une protège l'autre qui est la princesse héritière. Depuis deux ans elles ont fui St. Vladimir mais ont été retrouvées et doivent regagner leur académie, au fin fond du Montana, toute honte rangée dans la poche, et la bouche cousue, car - question cruciale - pourquoi sont-elles parties ? Rose s'est jurée de veiller sur Lissa, elle prend sur elle, assume la pleine responsabilité de leurs actes,  manque ainsi d'être renvoyée de l'école mais se voit punie et consignée dans sa chambre, avec pour garde rapprochée, Dimitri (hiiii), lequel s'est aussi engagé à l'entraîner après les cours (la demoiselle est rouillée, pas prête, selon lui, à assumer ses fonctions d'ici un an).

Le seul inconvénient dans ce livre, c'est le temps perdu à tout expliquer. Il faut bien en passer par là, maintenant que le cadre est planté, qu'on sait qui est qui, quelles sont les motivations des personnages, nous sommes en place pour la suite des aventures. Je salive. Ceci dit, ce premier tome ne nous prive pas de scènes particulièrement intenses, pleines d'action et riches en rebondissements. Certes, je reste assez sur ma faim quant à ce qui bouillonne entre Dimitri et Rose, rhaaa, c'est là, on le sent, ça transpire par tous les pores de la peau, mais... mais. C'est bon, hélas c'est aussi frustrant. J'en veux encore, j'en veux plus donc forcément je me plonge déjà dans le deuxième tome, Frostbite.

A plus tard !

Vampire Academy, Book 1 ~ Richelle Mead
Razorbill, 2007 - 330 pages.

Read Excerpt   

En France, la série paraîtra chez Castelmore (un nouveau département de Bragelonne, ciblé YA), dès octobre 2010 : Vampire Academy, tome 1 : Soeurs de sang. Les tomes 2 (Morsure de glace) et 3 (Baiser de l'ombre) sont déjà annoncés pour, respectivement, novembre 2010 et janvier 2011.

Actuellement disponible aux USA :

#1 - Vampire Academy 

#2 - Frostbite

#3 - Shadow Kiss

#4 - Blood Promise

#5 - Spirit Bound
Coming May 18, 2010 from Penguin/Razorbill

#6- Last Sacrifice
Coming December 14, 2010

5 autres livres suivront, mais ne concerneront plus l'histoire de Rose mais d'autres personnalités de Vampire Academy.

the dark side challenge - 7

the_dark_side_challenge

 

challenge Lire en VO - 13

13 février 2010

mangamaniac #7

Emmyne a lancé l'opération du Moi-s-Manga et j'étais obligée d'en être ! Le manga et moi, ce n'est pas qu'un feu de paille, c'est POUR LA VIE !   

moi_s_mangas

Alors, pour l'occasion, je reviens sur la suite de séries déjà présentées, comme Five par exemple...

five t.6

Five6Dans le tome précédent, j'étais à cran face à la déclaration finale de Toshi et par ce qu'il entendait par "Until now, there hasn't been anyone that I seriously liked". Stupéfaction générale. J'attendais des explications, elles ne sont pas venues, était-ce du lard ou du cochon, Toshi parlait-il de la Princesse, que voulait-il affirmer à miss Nakagome, et l'instant d'après, on le voit capable de renverser des montagnes pour prêter secours à la Princesse, tétanisée par l'orage. Allez comprendre... J'attends beaucoup de cette série, les premiers tomes me plaisaient infiniment, maintenant je trouve que l'histoire piétine et que ça n'avance pas entre Toshi et la Princesse. Les chapitres 24 et 25 promettaient de relancer l'intrigue, alors que toute la bande se rend dans une station balnéaire pour y travailler deux jours et une nuit. C'est aussi l'anniversaire de Toshi et la Princesse veut lui trouver son cadeau surprise. Elle va s'embarquer pour une virée nocturne à destination d'une île réputée maudite où on y trouverait un fruit fantôme. L'aventure vire au désastre, comme d'habitude, et Hina devra encore compter sur Toshi pour être sauvée ! C'est toujours la même rengaine. J'aime bien, c'est drôle, totalement abracadabrant, excessif et déjanté, maintenant j'aimerais juste qu'on passe à la vitesse supérieure, qu'on redéfinisse les liens entre Hina et Toshi, que la mangaka apporte une touche de glamour avec des sentiments à son histoire que je continue de suivre, malgré tous les défauts qui apparaissent de plus en plus !!! Allez, un petit effort. Et parce que Toshi le vaut bien !

a romantic love story t.4

a_romantic_love_story_4Cette fois, je décroche. La série est gentille, mignonne, mais vraiment trop cruche. J'en ai un peu ma claque de voir les deux protagonistes rougir dès que l'un frôle l'autre, ou tire la sonnette d'alarme en cas de déclaration enflammée trop publique. Pfff. Je sais combien la société japonaise est pudique et très réservée, mais là, pitié, j'en ai ma dose. C'est à réserver pour les plus jeunes lecteurs, on n'y voit que des sentiments naissants, de la timidité maladive, une héroïne prise de tête qui s'effarouche pour un rien, un prétendant amoureux mais pataud, il est passé où celui qui brillait par son arrogance dans le tome 1 !?! Pfut, il s'est évaporé. Et moi, je pleure !
Dans ce tome 4, par exemple, Kaji retrouve celui qui lui a volé son premier baiser et il s'avère que ce garçon est aussi un ami de Yukito. Au lieu de tout confesser à son petit copain, Kaji raconte des bobards et plombe son couple. Exemple, cette scène parfaitement ridicule, pathétique mais juste excellente parce que j'en ris tellement c'est navrant !!!

(dialogues à lire dans le sens japonais, de droite à gauche)
on peut aussi voir en plus grand en un seul clic sur les images ! ;o)

1. romantic20   2.  romantic21 

3. romantic22  4. romantic23

 

rhapsody in heaven t. 1 & 2

rhapsody_in_heaven_2Il suffisait de demander pour mettre la main sur une série plus mature, et tadam ! En trois tomes, tous parus en France, Rhapsody in heaven est une petite bombe à retardement, au sujet pas très original, comme d'habitude, puisque c'est un énième shôjo comme je les aime, on y parle d'une histoire d'amour, et c'est déjà tout un programme !
Miyu est une très bonne nageuse qui n'imaginait pas, un seul instant, apprendre que son nouveau lycée allait fermer le club de natation sans aucune explication. Elle plaide sa cause auprès de la présidente des élèves, Noa, et découvre avec stupéfaction que son bras droit est ce garçon qui a eu le culot de l'embrasser à pleine bouche. Aoi jouerait donc un double jeu, tous les rêves de la jeune fille s'effondrent, elle accepte alors de devenir la petite copine de Kaishi, son ami d'enfance. Mais c'est plus fort qu'elle, elle est attirée par Aoi et n'hésite pas à coucher avec lui.
A partir de là, j'ai eu peur que l'histoire dégénère, Noa étant une horrible peste manipulatrice et obsédée, elle échafaude des plans tordus et carrément pervers. L'histoire aborde un virage déconcertant, car trop sordide. (Dans le bureau du conseil des élèves, on trouve, par exemple, un baldaquin ! Personne ne semble interloqué par cette déco, pourquoi le lecteur le serait-il !?!) Et puis finalement, l'humour, toujours, sauve la mise et l'intrigue reprend son rythme avec romance, séduction, jalousie, compétition... La routine. Avec, en sus, des moments olélés pour pimenter la sauce.
Verdict : très bon !  Les rapports amoureux sont francs, les personnages ont du caractère, Noa se distingue parce qu'elle est un tantinet caricaturale, mais dans le tome 2 elle devient plus drôle et inventive.
C'est un bon shôjo pas nunuche ! Cela me plaît.

J'ai finalement lu rhapsody in heaven t.3 qui boucle agréablement la série. Miyu apprend qu'elle est envoyée avec Kaishi suivre un stage de natation à l'étranger. Noa a mis la pression sur son directeur de papa, espérant ainsi qu'un éloignement séparerait notre petit couple. Un chapitre bonus  revisite les derniers mois selon le point de vue de cette chipie, qui va enfin connaître l'amour en tombant amoureuse de ...
Une tome 3 pas transcendant, mais sympathique. Aoi est hélas un peu transparent, même s'il révèle son caractère jaloux et possessif, ce qui n'est pas - pour une fois - particulièrement désagréable à découvrir ! Je garderai un très bon souvenir de cette série en seulement trois volumes !

private prince t.2

private_prince2Le premier tome m'avait donné un aperçu pouvant craindre le pire, finalement l'histoire s'est étoffée et ressemble à une gentille bluette romantique, avec un Prince pas tellement charmant, mais seulement au plus profond de lui, et une demoiselle qui ne pense qu'à étudier, au look ringard, qui ne songe pas un instant à l'amour, mais à sa soutenance de mémoire. Et pour cela, elle a besoin du prince qui détient des documents concernant son arrière-grand-mère, mais il n'est pas prêt de les lâcher facilement. Il a en effet choisi de les troquer contre une valse des sentiments. Or, à ce petit jeu, on ne sait plus qui piège qui. De plus, le cousin de Will débarque à l'improviste et tente de semer la zizanie en séparant Miyako et le prince. Ceci permettra à la jeune fille de voir clair dans ses sentiments, comptez également un réveillon de noël un peu barré, et vous obtenez la nuit la plus folle, la plus douce, la plus sensuelle qu'on puisse espérer !
C'est un shôjo amusant et divertissant, qui traite de l'amour physique en plus des sentiments balbutiants. On ne fait pas semblant et c'est tant mieux. De l'action, du sexe, de l'amuuur, de l'humour... je suis cliente ! ^.^

I'll be back.

25 novembre 2009

Préparer Noël #2

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le_grand_livre_dolgaOlga est adorable ! On craque devant cette petite fille décidée, intelligente et futée, à la répartie stupéfiante, bourrée de bonnes intentions, hélas souvent incomprise. D'abord, elle pense que son prénom est et restera celui d'une petite fille, que sa mère crie tout le temps alors qu'elle est très gentille, que son papa est beau mais écrit très mal, que personne ne l'écoute jamais (comme d'habitude), elle décide alors de trouver un remède miracle pour empêcher de faire ce qu'on n'a pas envie de faire !
Ce pavé (418 pages) est en fait un livre beau et simple, qui regroupe les douze aventures d’Olga, précédemment parues dans la collection « Mouche ». Geneviève Brisac a su créer un personnage des plus attachants, qu'on suit à travers ses multiples péripéties (Olga au ski, n'aime pas l'école, va à la pêche, s'inscrit au club, Olga et le chewing-gum magique, etc.). C'est beaucoup mieux que Martine, beaucoup moins cucul la praline, et les illustrations de Michel Gay sont comme des petits griffonnages qui participent totalement à l'esprit du livre.
C'est espiègle, il y en a pour tous les goûts et c'est une lecture qu'on apprécie lire et relire, jamais on ne s'en lasse !
Ecole des Loisirs, 22,00€

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les_petites_filles_modelesÉcrit par La Comtesse de Ségur
Illustré par Magali Clavelet

Les Petites Filles modèles fait suite aux Malheurs de Sophie parus dans la même collection des éditions Tourbillon. J'aime beaucoup les livres de cette collection, pour mémoire nous sommes tombées folles amoureuses d'Edouard Tulane, depuis notre découverte du catalogue va de surprise en surprise.
Avec cette édition, c'est aussi le plaisir des illustrations de Magali Clavelet, qui donne une touche contemporaine et plus affective au classique de la Comtesse de Ségur.
Camille et Madeleine sont deux petites filles délicieuses. Au château de Fleurville, elles font le bonheur de leur maman. Leurs amies, Marguerite et Sophie, plus jeunes, sont loin d’être aussi raisonnables...
Intemporel.
Tourbillon, 12,95€

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la_grande_dame

Un petit monsieur et une grande dame s'aiment d'amour fort. Or, ce n'est pas facile de conjuguer ses différences, ce n'est pas impossible non plus.
On n'a pas besoin de se ressembler pour pouvoir s'aimer ! La grande dame et son petit monsieur l'ont bien compris, eux. Ils s'aiment infiniment ! Et leurs coeurs sont si grands qu'à l'intérieur il y a de la place... pour tous leurs enfants petits et grands.
Des couleurs douces, une histoire gentille, l'hymne de ceux qui s'aiment envers et contre tout... Les deux Sandrine (Lévy et Lhomme) réussissent encore à éblouir le lecteur grâce à ce livre qui ne manque pas de charme !
Un peu plus, pour les yeux...
Mic_Mac, 9,90€

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doux_comme_un_souvenir

Annie va déménager, quitter son jardin où, au même instant, la neige est en train de tomber. Quelques flocons avalés, et aussitôt les souvenirs reviennent... Noël, la confiture de rhubarbe, la glace à la vanille, l'orange et la violette, les gaufres de Mamie, la pochette en papier peint qui contient tous les dessins, plonger son visage dans les draps qui sèchent au jardin, le premier plongeon, le matin de Pâques, la fée du printemps.
Les souvenirs sont doux comme les premiers flocons.
Cathy Delanssay, avec sa tendresse habituelle, nous raconte la douceur de grandir avec ses rêves et ses secrets.
Très joli.
Balivernes, 13,00€

 

4 octobre 2009

Hunger Games ~ Suzanne Collins

Pocket jeunesse, 2009 - 400 pages - 17,90€
traduit de l'anglais (USA) par Guillaume Fournier

hunger_gamesWooooooooooooow !
Voici LE roman qu'il faut absolument que vous lisiez. Ne vous arrêtez pas à cette couverture noire et austère, ce serait vous priver un plaisir de lecture démentiel.
J'ai envie de dire que si vous avez aimé
Le combat d'hiver de JC Mourlevat, allez-y, n'attendez plus, ce livre vous offrira la même dose d'émotions.
Il est riche en suspense, en action et en tension, l'histoire vous prend à la gorge, et d'ailleurs vous vous en prenez plein les mirettes.
C'est un livre incroyable.

L'histoire est difficile à résumer.
Nous sommes dans un monde chamboulé, divisé en plusieurs districts, les richesses sont elles-mêmes disséminées et les derniers districts (le douze étant le dernier) sont accablés par la pauvreté, la faim, la dureté du travail et la privation de liberté.
Il existe un Capitole tout puissant qui édicte des règles de cinglé, chaque district est tenu de manger dans leur main, d'ailleurs le produit de leur boulot est dédié à ce grand gouvernement.
Dans le district douze, Katniss se bat pour faire vivre sa famille, sa mère rendue léthargique depuis la mort de son époux (mineur dans les fosses à charbon) et sa petite soeur de douze ans, Prim. Katniss et son meilleur ami Gale font du braconnage, troquent leur chasse et se débrouillent ainsi pour ne pas mourir de faim.
Chaque année, tombe cependant la Moisson. C'est encore une lubie du Capitole, une épreuve redoutable établie pour mieux asservir tous les districts. Un tirage au sort détermine un garçon et une fille d'au moins douze ans pour représenter son district et se rendre dans une arène où se déroule un jeu filmé en direct pour être retransmis sur toutes les télévisions, avec obligation de la regarder. Ce jeu est un combat à la vie et à la mort. Les vingt-quatre candidats doivent s'affronter, en étant lâchés dans un environnement inconnu, et survivre en s'entre-tuant les uns après les autres.
Ce sont les Hunger Games. Les jeux de la faim.
La Moisson est un grand événement, avec tout le tralala d'une cérémonie organisée en grandes pompes, les caméras sont partout, l'avidité du Capitole donne des frissons.
Alors l'histoire de ce roman veut que la petite soeur de Katniss soit désignée pour représenter le District Douze, ce n'est qu'une gamine de douze ans et son aînée (qui a seize ans) décide d'accomplir un premier acte de rébellion.

 

Je n'en dévoile pas davantage, j'ose à peine vous prévenir qu'il s'agit du premier tome d'une trilogie (le deuxième livre sort en français en mai 2010, il est déjà disponible en anglais), mais c'est bien aussi car il se passe tellement de choses, les perspectives d'ouverture sont nombreuses, qu'il était tout bonnement impossible de s'arrêter là ! C'est incontestablement un roman bluffant, qui reste scotché à vos mains tant vous n'avez plus envie de vous en séparer.
L'histoire se montre dure, mais pas éprouvante, ce sacrifice mis en scène dénonce aussi un voyeurisme déplacé en plus du totalitarisme qui écrase un peuple. L'intrigue est riche et palpitante, en plus d'être complexe, bouleversante, vibrante et sexy (disons qu'on trouve également des sentiments d'amitié et d'amour, ce qui est fort appréciable).
Pas du tout gore, le synopsis du livre pourrait impressionner les coeurs les plus fragiles, mais que nenni. L'auteur a été habile pour déjouer les pièges, même si elle parsème le chemin d'embûches et de surprises plus ou moins agréables.
Je suis totalement fan de ce genre de livres ! Les personnages sont tous très beaux et attachants, leur histoire belle et terrible, le symbole du courage, du dévouement et de l'absolu.
Vivement la suite.

> Francesca est aussi totalement accro !

Quelques infos :   http://www.hungergames.fr/ (le site officiel français)

> le premier chapitre à lire (en anglais)

 

20 novembre 2023

Comment bien rater son mariage à Noël, de Lucie Castel

Comment bien rater son mariage à NoëlÀ l'approche de son mariage, Scarlett Archer, l'héroïne de Pas si simple, collectionne les pires déconvenues. En prime : son wedding-planner décède après avoir avalé la perle d'un string au cours d'une séance de striptease. Tout part en vrille, après ça. Imaginez un gâteau en forme de pénis, une épidémie de gastro, sans compter une famille envahissante qui vient régler ses conflits à quelques jours de la noce. Self-control de rigueur !

Scarlett garde la tête haute et jure de réaliser son rêve - un mariage en plein hiver - quitte à braver son maudit karma qui lui en fait voir de toutes les couleurs. À quelque chose malheur est bon. Et Scarlett ne cessera jamais de nous surprendre ! Mention spéciale pour Wendy l'esthéticienne. Une anecdote parmi tant d'autres dans cet océan de situations burlesques. Car qu'est-ce que j'ai pu rire !

Il n'y a pas un instant où une séquence cocasse ne me revient en tête et réveille un petit gloussement. Je vous jure, c'est très drôle. Comme le moment où notre mariée aux abois s'exhibe fièrement dans sa tenue de princesse, face à une audience gavée de space cakes. Du vu et du revu, mais toujours efficace. C'était ce dont j'avais besoin. Et j'ai passé un très bon moment ! Cela correspond pile à l'esprit des comédies farfelues, vives, entraînantes, fantasques.

L'histoire met aussi l'accent sur la tendresse. Sur la famille. Sur les souvenirs. C'est très touchant. De nouvelles révélations sont faites, des vérités éclatent. Il n'y a pas de scandale, pas de drame. C'est tout en finesse et ça rend très bien ainsi. Au passage, j'ai découvert ce titre en audio et vécu une expérience immersive aussi incroyable. La comédienne joue le jeu à fond (l'accent british du fiancé, par contre... (◔_◔,)), mais la performance est enjouée. Très spontanée et délirante. 

J'ai passé un très, très bon moment à glousser de bonheur. ♡⸜(˶˃ ᵕ ˂˶)⸝♡ 

©2022 SAGA Egmont (P)2022 SAGA Egmont
15 avril 2023

À double sens (Vic Swanson #1) par Alex Ferder

Dernière découverte audio : une série française d'urban fantasy, teintée de romance paranormale.

À double sens

Vic Swanson est à la tête d'une brigade de sensoriels hors du commun. Avec leurs sens hyper développés, mis à profit des enquêtes, ce sont les meilleurs dans leur domaine. Récemment appelés sur le territoire des métamorphes, ils doivent trouver le tueur en série qui fait des ravages dans leurs rangs.

Or, le plus compliqué pour Vic sera de tenir tête à l'alpha de la meute. Sitôt que celui-ci exerce son magnétisme, elle se rebiffe. Hors de question de coucher avec lui. Semaj est certes très séduisant mais il est beaucoup trop autoritaire. Elle pressent aussi que l'issue de cette liaison pourrait être catastrophique pour son équilibre affectif. 

« Aux yeux du monde, il n’était qu’un simple chef de meute, mais je le soupçonnais d’être autre chose sans pouvoir le déterminer. Cet homme-là avait des secrets qu’une intimité trop rapprochée me ferait découvrir. Donc, oui, l’ignorer, c’était mieux. »

Entre eux, commence donc un jeu dangereux. Avec tension électrique, allusions grivoises et douche froide. Plus Vic le rembarre, plus Semaj creuse un fossé qui empêche les autres mâles de l'approcher. Et pour une sensorielle à la libido exacerbée, la disette devient problématique car elle a besoin d'une compensation pour se ressourcer. Ainsi en a décrété l'Alpha tigre. Vic fulmine mais ne lâche rien.

Au moins, j'admire son tempérament de battante. Une vraie tête de mule. Elle sait rendre les coups et adore titiller, provoquer, pousser jusqu'au boutisme. Et la ritournelle tourne ainsi, encore et encore. Certes, la parade amoureuse occupe beaucoup de place - trop de place - dans l'histoire. Est-ce que je pense qu'on aurait pu s'en abstenir pour un premier tome ? Oui.

Heureusement, l'intrigue criminelle n'a pas été négligée et se révèle être une bonne surprise. Trame complexe et suspense, j'ai totalement accroché. La tension dramatique vient également apporter du piquant à la lecture. Un passé flou, des secrets de famille, des clans en conflit, des alliances et des promesses rompues. J'ai senti un vrai potentiel en devenir au fil des chapitres ! Ajoutez l'humour et les personnages attachants (surtout les Sensoriels)... et je ne manquerai pas d'être au rendez-vous pour la suite (dispo fin mai pour l'audio si ça vous dit). 

— Pourquoi m’ordonner de prendre mon bain dans cette chambre s’il y a une salle de bains juste à côté ? le questionnai, interloquée. — À votre avis ? me susurra-t-il, charmeur. — Pour être sûr que je ne ferais pas semblant de me laver ? ironisai-je. — Pour vous garder près de moi. Pour entendre l’eau glisser sur votre peau. Je pense me réincarner en savon dans une autre vie.

©2021 Éditions Alter Real (P)2023 Hardigan

⭐⭐⭐⭐

30 janvier 2023

Meurtres, magie et télé-réalité (Ivy Wilde #2) de Helen Harper

Meurtres, magie et télé-réalité Ivy Wilde 2Un deuxième tome diablement déjanté (et inespéré en audio) ! Il me semble avoir attendu cette suite depuis une éternité. Bref. L'ambiance est franchement savoureuse.

Lire du Helen Harper est une bouffée d'air frais. On plane littéralement en suivant les aventures de l'héroïne. Ivy est embauchée comme coursière sur le plateau d'une émission TV, avant de devenir elle-même une candidate.

Bon, il s'agit en fait d'une mission d'infiltration. Et Winter n'est pas bien loin. Mais le malaise entre eux est ÉNORME. De la taille du gouffre de Padirac. Malentendus, mauvaise communication. Vous voyez le genre. Nul besoin de tendre l'oreille pour sentir le grésillement.

Un bonheur, cette lecture ! Pour le fun, pour l'enquête, pour l'énergie, pour les personnages et pour les familiers grincheux. J'aime la folie douce et l'esprit positif de cette série ♥

©2023 Hardigan (P)2023 Hardigan

  • Lu par : Lisa Issert
  • Série : Ivy Wilde, Volume 2
  • Durée : 8 h env.
  • Ivy Wilde, paresseuse sorcière de l'Ouest et addict de la Sieste, est toujours obligée de faire copain-copain avec le Saint Ordre des Lumières Magiques. Ce qui n'est pas si mal, hein, vu que ça lui donne un prétexte du tonnerre pour passer plus de temps avec Raphaël Winter, son pseudo-Némésis aux yeux saphir. 

  • Et quand il toque à sa porte en lui demandant d'aller jouer l'espionne sur le tournage de sa série préférée, Enchantement, elle saute sur l'occasion. Glander sur un plateau télé, c'est sûrement pas difficile...

⭐⭐⭐⭐

 “I don't think I'm in love with you; I know I'm in love with you. We have nothing in common, but I don't think that matters. You're always there in my thoughts. Always.”

16 septembre 2022

The Kiss of Deception (The Remnant Chronicles #1) de Mary E. Pearson

Une princesse en fuite. Un prince rancunier. Un assassin sous contrat. Un trio qui n'a pas fini de distribuer les cartes en inversant les rôles. Tout de suite, j'ai plongé les deux mains jointes.

the kiss of deceptionAu départ, l'histoire ressemble à une parenthèse enchantée dans la vie de la princesse de Morrighan. Après avoir fui un mariage arrangé, Lia trouve refuge dans une auberge à Terravin et travaille en tant que serveuse. Deux jeunes hommes vont faire chavirer son cœur, Kaden et Rafe, mais la demoiselle sait in petto qu'elle n'est pas libre de son destin. La réalité viendra lui rappeler ses devoirs et ses responsabilités. Un peu douloureusement, d'ailleurs. Au moment où elle apprend que des troupes ennemies sont en mouvement, Lia décide de rentrer et se confie à ses prétendants. C'est là que tout bascule.

Si la première moitié du roman est bucolique, charmante, légère, insouciante, confondant les uns et les autres (car parmi eux se trouvent un prince et un assassin), la deuxième partie est plus rude. Plus abrupte. Les masques sont tombés, certaines vérités font froid dans le dos. Et le long périple qui attend Lia soulève autant d'émotions que de haut-le-cœur. Ce serait d'ailleurs mentir que de qualifier cette lecture comme captivante, c'est plutôt son tempo qui retient notre attention. Ce faux sentiment d'oisiveté qui règne pendant une partie. La duperie qui sommeille. Les ombres dans le décor, finalement plus si idyllique.

Il passait sans cesse du feu à la glace, se montrant très attentionné avant de soudain m’envoyer promener. Quelle bataille pouvait bien faire rage en lui ?

Et ça le fait ! C'est prenant à lire. Ça ne propose pas un rythme échevelé mais une intrigue surprenante et bien ficelée, qui sème ses petits cailloux au fil des chapitres. Oh, ils pourraient presque passer inaperçus. L'univers se construit ainsi, subtilement. Pour moi, c'est suffisant pour en vouloir davantage, toujours et encore plus ! Cette fine mise en scène a su me séduire. Au point de me pousser à lire la suite, The Heart of Betrayal, dans la foulée.

— Reste ici, ordonna-t-il en tirant d’un coup sec. Tu n’es plus une princesse. Tu es une prisonnière. Ne l’oublie pas.

Petit conseil : il faut lire cette trilogie avant Dance of Thieves qui a été publié en VF au préalable & qui est susceptible de gâcher le plaisir de lecture en dévoilant certains éléments.

La Martinière J. (2021) pour la traduction. Traduit par Alison Jacquet-Robert

⭐⭐⭐⭐✨

20 juin 2022

La Reine sans couronne (Keleana #2) de Sarah J. Maas

Keleana-tome-2-La-Reine-sans-CouronnePeu de temps après ma lecture du premier tome de Keleana, je replonge dans cet univers et savoure mes retrouvailles. Une chose est sûre, ce deuxième tome est diablement bon (même si le précédent était très bon aussi). C’est juste qu’on sent davantage l’histoire monter en puissance, en émotion et en révélation.

Pour Keleana, d’abord. Pour ses proches, la princesse Néhémia, le prince Dorian et le capitaine Chaol. Pour ses missions, le danger, la traque, le sang. Les énigmes dans les catacombes. Les projets secrets du roi. La confiance qu’on peut accorder contre la conviction de protéger les autres. Se taire. Devenir complice. Bref. On doute beaucoup.

Si l’on évite un tant soit peu les (nombreux) spoilers, on peut tout gober. Et fantasmer, trembler, hurler. Parce qu’il y a des séquences incroyables, des instants romantiques et bouleversants, et d’autres moments plus durs et irrévocables.

« Il essuya ses larmes, souleva son menton et l’embrassa. Ce baiser lui fit tout oublier. (...) Ce fut comme rentrer chez elle, renaître, ou découvrir une moitié d’elle-même qui lui avait toujours manqué. »

Pour le moment, j’aime tous les personnages. Le dévouement de Chaol. La détresse de Dorian. Et l'apparence trompeuse de notre redoutable criminelle (tellement plus fragile et instable). Ça promet ! Surtout que chaque décision, chaque non-dit, semble avoir des répercussions sans appel.

« L’extrémité de ses cheveux trempée de sang était rouge vif. Et ses yeux… ils n’exprimaient plus rien, comme si Keleana n’était plus qu’une coquille vide. Pendant un bref instant, il se demanda si elle allait le tuer aussi, simplement parce qu’il était là, parce qu’il avait vu sa part d’ombre. »

« C’était une déclaration de guerre contre eux tous. Qu’ils tremblent devant ce qu’ils avaient réveillé. »

Impossible pour moi de résister à l’appel du tome trois, maintenant.

La Martinière J. fiction, 2020 pour la présente édition

Traduit par Anne-Judith Descombey

⭐⭐⭐⭐⭐

28 avril 2022

Rejetée (La bête de l'ombre #1) de Jaymin Eve

J'avais déjà eu une première impression mitigée à propos de la série La malédiction des dieux, mais je voulais donner une chance à cette nouvelle aventure. Je m'attendais à une histoire de loups et de métamorphes. Et puis, pas du tout.

RejetéePourtant, au départ, ça y ressemble fortement. Mera Callahan est une louve en devenir mais son sort est scellé depuis la trahison de son père (qui a tenté d'assassiner l'alpha). Depuis, la jeune fille a été traitée en paria. Molestée et injuriée par la meute, Mera en a souffert et s'est jurée de se venger en brisant ses liens. Or, le soir de sa première transformation, c'est aussi celui de la révélation de son compagnon. Un choc. Car celui-ci va odieusement la renier et provoquer une souffrance inouïe. Mera hurle à la mort et fait intervenir des créatures qui ne devaient pas s'échapper de leur royaume. Ceci expliquant la venue fracassante du dieu des créatures surnaturelles. Pas content du tout. Il lance sa sentence sur la meute et expédie Mera sur son épaule avant de s'éloigner.

C'est là que ça part en cacahuète car on passe dans une dimension parallèle (avec une bibliothèque de rêve et une tanière où une armoire fournit vêtements et accessoires sans sourciller). Des mondes, des portes, un sortilège. Je ne vous raconte pas la sensation de n'y-rien-comprendre qui vous tombe dessus. On se retrouve avec une lecture au rythme hyperactif, avec poussées hormonales et crises hystériques. Un joyeux bordel, donc. Point de consolation avec le casting : le syndrome Willa Knight frappe à nouveau. Sauf si vous aimez les héroïnes malhabiles, morveuses et collantes. Le personnage de l'ombre se résume à une entité immense, hyper puissante mais très colérique. Lui non plus n'a aucun respect pour Mera. Il la houspille sans cesse et lui hurle dessus. C'est pénible.

En somme, j'ai du mal. C'est brutal, pas drôle et parfois lourd (la nuit de la faerie, sérieux ?). L'histoire traîne en longueur, mélange les genres et devient confuse. Suis pas fan non plus du modèle de romance qui se profile. Ça se base sur des rapports de force. Trop tyranniques. Bof bof bof. L'héroïne a certes du cran mais a aussi un certain penchant pour l'appel au meurtre. Argh. Je reste donc sur ma faim même si j'ai envie de connaître la suite. Jaymin Eve a un style particulier qui n'est, je pense, pas trop mon délire. Par contre, j'aime beaucoup les couvertures !

éditions Bookmark, coll. Urban fantasy, 2022 pour la traduction

#Rejetée #NetGalleyFrance - à venir : Tome 2 le 26 octobre 2022.

⭐⭐⭐

15 novembre 2021

So what ? de Lou Marceau

so what

Hello, hello ! 

Suite à une rupture mal digérée, Alexandra se laisse entraîner par ses copines pour des vacances au soleil. Une semaine pour décompresser et regagner une confiance bafouée.

Notre joyeuse bande a des idées plein la tête et programment son lot de soirées dansantes, cocktails et farniente sur la plage. Exit l'ex qui a mis son assurance en miettes. Aujourd'hui, Alex chouchoute son corps et sa tête.

Et quoi de mieux qu'un jeune Brésilien au physique de rêve pour lui souffler combien elle est belle et désirable ? Surtout si on nous le présente comme étant une copie de Marlon Teixeira.

description

Chaaaaleur !

Si ses copines sont en surchauffe et la poussent dans ses bras, Alexandra freine des quatre fers en raison de la différence d'âge et de son manque de hardiesse etc. Mais lui, ce Leandro... est juste parfait. Doux. Patient. Attentif. Séducteur. Craquant. Ohlala. Un fantasme ambulant.

J'ai complètement embarqué à bord de cette aventure et j'ai ri, mais tellement ri. Alex et ses copines sont déchaînées. Leurs conversations WhatsApp sont hilarantes. Elles ont toutes la trentaine d'années, certaines sont en couple, d'autres célibataires. Elles ont parfois des enfants, d'autres sont enceintes.

Elles sont éclatantes, car elles vivent leur vie à fond. Sans se poser de questions. Elles sont solidaires, espiègles, franches et entreprenantes. Elles osent tout. Et leurs discussions sont sans filtre. Qu'est-ce que j'ai pu glousser ! Franchement, cette lecture renvoie une dose de bonne humeur qui vaut toutes les meilleures cures. 

Fous rires et fantasmes délirants. ✔️
La bande de nana prêtes à tout. ✔️
Des vacances au soleil. ✔️
Un jeune homme au charisme renversant. ✔️
Une liaison torride. ✔️
Un festival de musique électro. ✔️
L'impression d'y être et de partager leurs lubies. ✔️

C'était pile ce qu'il me fallait en ce moment. Une lecture légère et blindée de positif. Appelez ça comme vous voulez, de la chick lit ou de la comédie, en tout cas c'est poilant et ça vend du rêve. Il me semble que ça ne fait pas de mal de temps en temps. Couplez cette lecture avec À Notre Dernier Rendez-Vous d'Émilie Parizot (lu dernièrement), vous allez planer pour le reste du mois ! Youhou.

Du fun. Du love. De la bagatelle. Et des héroïnes délurées et attachantes. Adoptez-moi ! Merci.

Hugo Poche, coll. New Romance, 2020

⭐⭐⭐⭐⭐❤️

17 janvier 2020

Juste avant de mourir, de S.K. Tremayne

Juste avant de mourir LizzieVictime d'un grave accident de voiture, Kath s'en sort avec quelques égratignures et une mémoire en vrac. Impossible de se souvenir des derniers événements. Par contre, elle a bien conscience de la colère froide de son mari Adam et des troubles du comportement de leur fille Lyla. Cette dernière devient également très protectrice envers sa mère et lui répète tout le temps qu'un homme les surveille sur la lande. Cet homme serait Adam.
Commencent ainsi à germer une pointe de doute et une flopée d'interrogations... sur l'attitude de son époux, sur les circonstances de son accident, sur sa famille et sur l'héritage laissé par sa mère (qui a tout donné au frère en prétendant agir pour le bien de sa fille). Kath cherche à éclaircir la situation mais se heurte à des révélations qui vont déstabiliser ses acquis.
Vivant dans une ferme isolée au beau milieu de la campagne du Devon, Kath se sent plus vulnérable que jamais... encerclée par du flou et pressentant un danger imminent !

On retrouve l'empreinte de Tremayne dans ce troisième roman sur fond de tension psychologique et de drame familial. On ne moufte pas de toute la lecture jusqu'au dénouement : un final confus et chaotique, avec un dernier lapin sorti du chapeau, youhou, pas vu venir ce truc. C'est un peu moyen, mais ça n'enlève en rien le stress éprouvé depuis les premiers chapitres ni le tricotage minutieux de l'intrigue pour en venir là.
En fait, ce que j'apprécie par-dessus tout dans les romans de Tremayne, c'est l'atmosphère si particulière qui s'en détache. C'est suffocant et néanmoins captivant. Cette fois, la région du Dartmoor est mise à l'honneur : cadre sauvage, climat rude, colonie de moutons et de poneys. En un mot, superbe ! Les décors sont une vraie valeur ajoutée à la lecture (les Cornouailles dans La menace ou Eilean Torran, petite île écossaise dans Le Doute)... on fantasme à mort. En somme, c'est mon rendez-vous incontournable au-delà de l'appréhension à n'avoir pas toujours une intrigue qui tient la route. Après tout, ça se lit vite et bien aussi.
Bon point pour moi !

©2018 / 2019 Titre original : "Just Before I Died" / Presses de la Cité pour la traduction française par Isabelle Maillet (P)2020 Lizzie

Prêtant sa plume à un drame familial qui interroge le poids de l'hérédité, les liens du couple et le mystère qui entoure les enfants atteints du syndrome d'Asperger, le maître du thriller atmosphérique revient avec un quartet brumeux qui laissera le lecteur hagard, ivre de secrets inavouables et de stupéfiantes révélations.

Excellente interprétation de Laëtitia Lefebvre ... avec des séquences FLIPPANTES dès qu'elle se glisse dans la peau de Lyla ! ... Mais vraiment. J'étais aux aguets dans ma maison, verrouillant scrupuleusement toutes les portes, toutes les fenêtres, et sursautant au souffle du vent et à la pluie tombante. Une expérience mémorable !!!

⭐⭐⭐

5 juin 2020

Les Sept morts d'Evelyn Hardcastle, par Stuart Turton

Les sept morts d'Evelyn HardcastleCette lecture est un vrai labyrinthe démoniaque : une pure torture mentale !
Un crime va être commis au cours d'une soirée dans la demeure des Hardcastle. Celui-ci pourrait être empêché par le zèle du personnage central - un individu dont l'identité est encore floue et insaisissable. Il dispose toutefois de huit jours pour démasquer le coupable et sauver des vies. Le temps presse et le destin s'en mêle.
Car rien, absolument rien, n'est acquis. Chaque coin de page réserve son rebondissement et tout nouvel indice se révèle complexe et pernicieux. Au final, plus on avance dans l'histoire, plus on perd pied dans sa résolution.
Il faut dire aussi que la construction n'est pas simple et qu'elle nous force à demeurer attentif au moindre sursaut. Ce jeu de l'esprit a cependant ses limites car on frôle parfois la révélation de trop et ça devient un peu long.
Mais quelle prouesse ! Je n'avais rien deviné, rien vu venir et c'est très excitant... C'est comme plonger dans une partie de Cluedo en supposant que Mme Pervenche va être zigouillée dans la forêt de Blackheath House et voilà qu'un majordome vous assomme avec une boussole, ou bien... non ? C'est autre chose, une lutte acharnée pour déterrer le vrai du faux, dans un décor grandiose mais cerné de témoins peu recommandables.
En bref, c'est une lecture remarquable car innovante et inattendue. Pour stimuler les petites cellules grises, c'est tout bon !

©2018 Stuart Turton/ Traduit de l'anglais par Fabrice Pointeau (P)2019 Lizzie

  • Lu par : Laurent Natrella
  • Durée : 17 h 15
  • EXCELLENTE LECTURE AUDIO ! Un jeu d'acteur tout en nuances et qui tient en haleine : suspense au taquet ! tension palpable ! on retient son souffle, l'oreille tournée vers ses exploits... et on aime ça ! Bravo. ☺

⭐⭐⭐

1 septembre 2019

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1), de Diana Gabaldon

Le Chardon et le TartanCette lecture est un vrai festival d'émotions !

On a de l'aventure, de la passion, des rires, des larmes et des écossais bien sûr.
J'avais les images de la série TV dans la tête et ça a comblé mon imagination. Me manquait plus que l'accent gaélique de Sam Heughan pour un bonheur complet !
La voix de Marie Bouvier est globalement adaptée à la lecture, si ce n'est qu'elle donne au caractère de Claire un aspect plus fantasque ou hystérique... très différent de ce qu'on aurait pu attendre. Ceci dit, la lecture n'en demeure pas moins captivante.

On vit des heures palpitantes à parcourir la belle campagne écossaise, à partager avec le clan MacKenzie des heures sombres et néanmoins excitantes, à se pâmer devant les sourires ou le regard coquin de Jamie, à frissonner face à la complicité entre Claire et lui, avant de partager leur intimité. La jeune femme ne manque pas de ressources face à ce choc des cultures et parvient à supporter cet étrange voyage dans le temps avec un formidable aplomb.

Bien entendu on déteste toujours autant le Capitaine Randall et on abhore sa troublante ressemblance avec l'époux de Claire... deux siècles après. Car le final reste très, très éprouvant (mais vraiment). J'avais envie de tout zapper pour revenir aux temps joyeux et insouciants. Sauf que ce n'est pas possible et juste le début de longues épopées bouleversantes.

En attendant, 800 pages plus tard, 26 heures d'écoute acharnée, je quitte cette lecture avec un gros pincement au cœur. J'ai très envie de continuer la saga, sachant qu'il me faut caser près de 30 heures de lecture audio dans mon emploi du temps... et là ce n'est pas une mince affaire. Mais quand on aime ! ... 

Gros BIM BAM BOUM pour ce début de série incontournable ! 

©1995 Traduit de l'américain par Philippe Safavi (P)2017 Audible Studios

        Outlander Audible

 

10 décembre 2019

L'Enfant du lac, de Kate Morton

L'Enfant du lacJ'ai un faible pour les histoires de famille, de vieilles maisons et de campagnes anglaises... ce roman de Kate Morton ne pouvait donc que me plaire !
En Cornouailles, une belle demeure abandonnée, Loeanneth, porte les stigmates d'une tragédie survenue durant les années 30 : un enfant a mystérieusement disparu avant d'être déclaré mort. Les Edevane n'ont jamais surmonté le drame et ont quitté les lieux pour ne plus y revenir.
Sadie Sparrow, en vacances chez son grand-père, tente de chasser ses idées noires après son fiasco au cours d'une enquête criminelle. Elle tombe par hasard sur cette affaire et commence à fouiller dans les archives pour remonter le fil du temps : un couple amoureux, des fillettes épanouies, un jardinier séduisant, la guerre...
Rares sont désormais les témoins, si ce n'est Alice Edevane, l'une des sœurs devenue écrivain à succès et qui refuse de recevoir Sadie pour évoquer le passé. Culpabilité ? remords ? non-dits ? On va et vient entre les époques, dénichant les pistes, débusquant des révélations, rebroussant chemin pour revoir ses suppositions. On est alors face à une intrigue à tiroirs très habile et efficace !
Dense et adepte de chausse-trappes, le roman en devient vite passionnant. Par contre j'ai été un poil déçue par le dénouement - ce dernier lapin sorti du chapeau, non vraiment, c'était le coup de trop ! Sinon c'était un bon moment de lecture : romanesque et émouvant. On se laisse aisément bercer par le flux et le reflux du courant.
La lecture assurée par Catherine Griffoni est également très agréable et réussie.

©2016 Presses de la Cité, pour la traduction française. Titre original : The Lake House. Traduit par Anne-Sylvie Homassel (P)2019 Lizzie

"Kate Morton tire habilement sur toutes les ficelles du genre - mystère, culpabilité, liaisons secrètes, passé qui fait des croche-pieds. Si vous aimez Daphné du Maurier, vous allez adorer ce roman dont le héros est un manoir."
ELLE

 

13 août 2018

Du sang sur la Baltique (Meurtres à Sandhamn 2), de Viveca Sten

Du sang sur la BaltiqueLe cadre paradisiaque de Sandhamn est de nouveau éclaboussé par un crime : le vice-président du yacht-club est assassiné en pleine régate, sous les yeux des spectateurs. Thomas Andreasson conduit l'enquête avec sa collègue Margit Grankist mais les policiers ont beaucoup de peine pour rassembler les morceaux épars du puzzle. La victime était un avocat de renom, marié, père de famille, bien sous tous rapports... à quelques exceptions près, on s'en doute. Sur l'île, on retrouve aussi la famille de Nora Linde (son mari Henrik et leurs deux garçons). Déjà au bord de la crise de nerfs (cf. La reine de la Baltique) le couple est définitivement dans l'impasse à cause d'une villa héritée qui remue de vieux souvenirs - d'où l'importance de lire la série dans l'ordre car on trouve la solution des énigmes précédentes.

Ce que j'apprécie chez Viveca Sten, outre l'ambiance nordique, c'est de s'inviter chez les personnages, dans leur intimité, avec surtout un tout autre modèle qui la distingue de Camilla Lackberg. Thomas et Nora sont en effet de simples amis d'enfance. Lui mène ses enquêtes, elle se démène avec ses problèmes conjugaux et demeure en périphérie de l'intrigue criminelle. A contrario d'une Erica Falck fouineuse et mêle-tout, Nora Linde n'intervient quasiment jamais dans le travail de la police. Entre nous, quel soulagement. Sans quoi, cette série m'enchante de plus en plus, surtout si l'on recherche une lecture de détente avec un zeste de suspense jusqu'à la dernière minute.

Par contre, la performance de Raphaël Mathon demeure en demi-teinte : le ton est morne, pas très engageant. Je comprends les auditeurs déçus. Pour le premier livre, j'avais émis le regret de ne pas avoir de voix féminine ; maintenant je réclame plus de dynamisme ! J'ai déjà téléchargé les deux titres suivants, j'espère ne pas le regretter... En attendant, j'ai fait un détour par le « Département V » avec l'inspecteur Carl Mørck.

©2014 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne (P)2018 Audible Studios

 

18 juin 2017

Sous le même toit, de Jojo Moyes

sous le meme toit

Isabel vient de perdre son mari dans un accident de voiture. Désorientée par son chagrin, elle comprend tardivement qu'elle est criblée de dettes et doit vendre sa maison de Londres pour s'installer dans le Norfolk où elle vient d'hériter d'une belle propriété... délabrée. Un entrepreneur du coin, Matt McCarthy, lui propose de la soulager du gros œuvre contre un devis tout à fait honorable. Isabel est infiniment reconnaissante et s'installe en compagnie de sa fille Kitty et de son fils Thierry dans cette nouvelle existence exempte de leurs repères familiers. Fidèle à son habitude, la jeune femme s'enferme dans sa passion pour le violon et joue durant de longues heures des morceaux mélancoliques et poignants. Son arrivée a également suscité en ville une vive curiosité. Nul n'ignore que les McCarthy convoitaient la fameuse maison et ont cajolé le propriétaire dans ce but précis, aussi cette spoliation laisse un goût amer et un sentiment d'injustice. Tous supposent qu'ils rongent leur frein pour faire main basse sur ce bien, quitte à duper la naïve citadine fraîchement débarquée sur leurs terres. 

C'est encore une fois une lecture pleine de tendresse, de sincérité, d'émotion et de justesse que nous offre Jojo Moyes. Il est toujours question du parcours d'une femme ayant perdu de nombreuses illusions mais qui va gagner en force et en confiance pour se bâtir une carapace autrement plus résistante et aux couleurs chatoyantes. Son histoire s'écoute avec un réel plaisir - celui d'avancer au fil des rencontres, des bonheurs et des déconvenues, en ayant le sentiment d'être partie intégrante du tout. En même temps, c'est simple, sans chichis. Les figures vont et viennent, les traits sont marqués, d'autres s'estompent, c'est sans grande surprise mais en contrepartie rassurant. J'aime beaucoup les romans de Jojo Moyes dans ce registre fédérateur qui inspire de l'empathie et du bien-être. Et comme j'en ai terriblement besoin en ce moment, c'est le parfait antidote.

Un chouette roman, très agréablement lu par Emilie Ramet.

>> Texte lu par Emilie Ramet (durée : 12h 15) pour Hardigan / En exclusivité sur Audible
©2017 Milady (P)2017 e-Dantès
Sous le même toit | [Jojo Moyes]
22 mai 2015

Rebecca, de Daphné du Maurier

Rebecca

Je n'avais jamais lu Rebecca, bien que j'avais déjà vu l'adaptation cinématographique réalisée par A. Hitchcock. Il me tardait de découvrir cette œuvre précédée par son excellente réputation, tout en craignant aussi d'être déçue. Et le début a bien failli me perdre...

Une jeune femme revient sur sa rencontre avec Max de Winter, alors qu'elle était demoiselle de compagnie, en vacances à Monte Carlo. Elle tombe immédiatement sous le charme de cet homme sombre et taciturne, meurtri par son récent veuvage, aussi n'en revient-elle pas lorsqu'il lui demande de l'épouser et l'emmène à Manderley, son prestigieux manoir familial. Là, tout bascule : la jeune femme se sent oppressée par le fantôme de la première épouse et le personnel lui bat froid. Son mari se montre de plus en plus distant et mystérieux. Fin du rêve, retour abrupt sur la planète réalité.

L'histoire est irréprochable, passionnante de bout en bout, elle distille un suspense psychologique étonnant, qui tient en haleine. On se surprend d'ailleurs à sursauter au moindre grincement de porte ou frottement sur le parquet ! C'est prodigieux. Par contre, le caractère ingénu, pour ne pas dire nunuche, de la narratrice, ainsi que sa relation avec Max, qui se complaît à l'infantiliser, m'ont mise au supplice durant toute la première partie du livre. Je n'en attendais pas moins d'un roman datant des années 30, mais tout de même...

Heureusement il y a Manderley, et la redoutable Mrs Danvers, pour parer le récit de son charme opaque et fascinant ! À la lumière de nouvelles révélations, la narratrice va cesser de se prendre les pieds dans le tapis et briser sa coquille. À ce petit jeu, la lectrice pour Audiolib, Virginie Méry (également la voix française de Jane Bingum dans Drop Dead Diva) est très forte pour passer de l'héroïne candide et timorée à une femme moins effacée, prête à affronter les soubresauts de son avenir sentimental. Défilent ainsi 16 heures de lecture décalée, mais délicieusement vintage !

Audiolib ♦ avril 2015 ♦ texte lu par Virginie Méry (durée : 15h 54) 

Nouvelle traduction d'Anouk Neuhoff pour Albin Michel

Rebcca  {sic}

10 juillet 2014

Une dernière danse, par Victoria Hislop

Une dernière danse

Sonia accepte d'accompagner une amie à Grenade en Espagne pour y parfaire leurs techniques de danse. Sur place, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui vit seul dans un bistro. De fil en aiguille, l'inconnu va lui confier l'histoire, belle et émouvante, des anciens propriétaires du café El Barril. Ou comment une famille ordinaire, le couple et leurs quatre enfants, a été foudroyée par la folie d'une guerre qui a déchiré un pays pendant trois ans. Sonia est anglaise, mariée, malheureuse. Elle découvre à travers la famille Ramirez l'histoire d'un pays qui va la bouleverser. De cette rencontre suivra un grand chamboulement dans sa vie... (Pour qui a déjà lu L'Île des oubliés, le déroulement de l'histoire risque peu de surprendre ! C'est juste le petit reproche que je ferai sur ce livre, qu'il soit construit de façon trop identique au titre précédent.) Sans quoi, c'est une plongée fabuleuse et dépaysante, vers un ailleurs ensoleillé et radieux, sauf lorsqu'on dépoussière les vieilles photos de famille, à l'ombre d'une terrasse, et qu'on écoute les souvenirs remonter à la surface... l'émotion vous saisit à la gorge. Une fois encore, le livre audio est magique et envoûtant ! Il participe grandement au charme et à l'émotion que l'histoire est susceptible de faire naître. J'ai été complètement séduite et j'ai vécu à fond l'histoire de la famille Ramirez. C'est une destinée poignante, “un récit de feu et de sang”, que Laëtitia Lefebvre met magnifiquement en scène. Sa voix enveloppe le lecteur dans un cocon de douceur, même si la portée du récit est souvent plus lourde et tumultueuse qu'en apparence. Bref, c'est une fantastique invitation au voyage, chargée d'émotions. Une lecture idéale pour les vacances.

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par Laëtitia Lefebvre (durée d'écoute : 14h 50) ♦ traduit par Séverine Quelet pour les éditions Les Escales

23 mai 2013

Le Chien jaune (Audiolib)

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Un soir d'hiver, à Concarneau, un type sort du café de l'Amiral et s'abrite pour allumer un cigare. Quand, soudain, il s'effondre, avec une balle dans le ventre. Pas loin de lui, un chien jaune regarde la scène d'un air goguenard. Les habitués du café sont en alerte, c'est un pote à eux qui vient de tomber raide, il serait bon d'éclaircir les esprits autour d'un petit verre, avec Maigret, venu enquêter.

Mais les hommes stoppent net leur geste car leur Pernod a été empoisonné. Puis, c'est le journaliste de la bande qui est porté disparu, sa voiture abandonnée, avec des traces de sang à bord. Un autre bougre de la bande est assassiné chez lui, après son repas avalé, probablement empoisonné. C'est la panique dans les rues de Concarneau. Le maire réclame une arrestation, Maigret, lui, se contente de hausser un sourcil. Il n'en fera qu'à sa tête, ou alors, tiens, pourquoi ne pas mettre aux arrêts ce bon vieux Docteur Michou ?

Il s'agit donc de mon premier Maigret, dont j'avais hélas une image un peu poussiéreuse, alors que j'ai franchement aimé la découverte. C'est surtout un roman d'ambiance, car l'enquête criminelle suit son cours de façon bonhomme et trouve son dénouement sans vraiment nous ébouriffer. C'est le commissaire qui tient les rênes, qui nous oblige à suivre sa cadence et à se laisser porter par sa froide logique. Le type n'est pas un joyeux luron, il est austère, fermé mais il écoute et observe avec la plus grande attention. C'est la force des champions, Agatha Christie aussi avait tout compris !

Donc, on ne rechigne pas un seul instant à se perdre dans les rues de Concarneau, à aimer cette météo froide et pluvieuse, à se plaire dans ce décor de désolation, à s'asseoir à la table du bistro, à discuter du bout de gras avec les locaux, à songer un court instant aux feuilletons avec Bruno Crémer ou Jean Richard. Tout ça, c'est de la recette à l'ancienne, au parfum délicatement suranné. Mais c'est drôlement bon aussi ! Ajoutez une galerie de personnages aux petits oignons, tous de beaux salauds, en fin de compte, et vous ne regretterez nullement cette lecture d'un autre temps, qui coupe un peu avec vos habitudes.

C'est le comédien François Marthouret qui nous plonge dans cette petite chronique de la vie provinciale, où les mensonges entre amis font leur nid. Sa voix grave et son ton posé collent instinctivement au personnage de Maigret, donnent à la lecture un rythme débonnaire, glaçant et inquiétant. Juste parfait, quoi ! Un prochain titre doit paraître à l'automne en version Audiolib, [[L'Affaire Saint Fiacre]].

Le Chien jaune, par Simenon
Audiolib, 2013  -  (1ère édition, 1931)
Texte intégral lu par François Marthouret (durée : 3h50)

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