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Chez Clarabel
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4 octobre 2011

Pêle-mêle Clarabel #40

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L'Oiseau Arlequin est en fait un conte birman mettant en scène un lion, roi des créatures terrestres, et un dragon-serpent, qui règne sur les mers en vrai tyran. Deux politiques totalement différentes, mais qui cohabitent du mieux qu'elles peuvent. Arrive le jour où le lion commet une transgression en se baignant dans l'eau de son voisin. Quelle terrible provocation ! Le dragon-serpent crache de colère et réclame justice sous la forme d'un duel qui se tiendra le matin du huitième jour suivant celui-ci. Le lion est vaincu d'avance et rentre dépité faire ses adieux à ses sujets. Il faudra compter sur la ténacité et l'ingéniosité du lièvre doré pour trouver une solution qui sauvera la mise du souverain (quel gros patapouf, celui-là !).

Je n'en divulgue pas davantage, même si ce conte se dévoile sans surprise. La tournure est effectivement rusée et intelligente, elle séduira les plus jeunes. Les illustrations de Delphine Jacquot sont magnifiques et concentrent toute notre attention, l'esthétisme est grandiose, soigné et joue le jeu de la fantaisie (les animaux portent les costumes typiquement birmans). A parcourir pour s'en mettre plein la vue ! 

L'Oiseau Arlequin, par Pascale Maret & Delphine Jacquot (éditions Thierry Magnier, 2011) 

Cliche_2011-10-02_21-35-42-5774d  @ cliché Delphine Jacquot / Pascale Maret

L'album d'Aurélia Grandin a également été l'occasion d'admirer le travail de l'illustratrice en demeurant bouche bée. Il y a des moments comme ça ...

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Le jour où un magnifique dragon se pose au fond de sa vallée, la vie de Mi change pour toujours. Elle quitte sa maison avec son petit baluchon et part courir le monde sur le dos de son nouvel ami. Au cours de son fantastique voyage, Mi fait de nombreuses rencontres : Mimouchi et son escargot Mo qui ont été obligés de fuir leur village à cause de terribles monstres à plumes, Kikakouki qui s’ennuie dans son marais, et Nouki et Nouko qui ont le cœur gros. Afin d'aider ses nouveaux amis, Mi se lance à la recherche de Kalaka la magicienne, seule capable de faire souffer le bonheur sur les quatre vallées…

La technique d'Aurélia Grandin s'appuie sur un assemblage de découpage, de collage, de peinture, de dessin pour un résultat remarquable, aux couleurs éclatantes. C'est le deuxième album que je lis d'Aurélia Grandin, et de nouveau j'ai pris plaisir à renouer avec cet univers singulier, poétique et luxuriant.

Mi et les quatre vallées, par Aurélia Grandin (Actes Sud junior, 2011)

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Pourquoi la vie est-elle si difficile ?
Aide-nous à remettre des fleurs au printemps,
fais souffler le bonheur sur nos quatre vallées. 

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27 mars 2011

The vampire in me was closer to the surface...

stargazer

Deuxième tome de la série Evernight (qui se boucle en 4 livres, tous parus en VO, d'où ma motivation). Ce qu'on découvre ici tend à suggérer que Bianca est VRAIMENT différente de celle qu'on imaginait. Certes, j'ai lu de nombreux spoilers, je suis donc partiellement étonnée, mais je dois reconnaître que l'histoire parvient encore à m'intriguer.
Quand et comment Lucas et Bianca vont se retrouver ? Voilà la grande question qu'on se pose au début du roman. Balthazar revient alors sur le devant de la scène. 
Bianca et lui sont effectivement proches et vont davantage se rapprocher pour l'occasion - sur papier, c'est dans le but de pouvoir s'échapper d'Evernight sans éveiller les soupçons, et ainsi pouvoir retrouver Lucas à l'extérieur. Concrètement, on sent bien que cette relation factice tourneboule les concernés, même Lucas devient jaloux, inutile de chercher plus loin. Le clash arrive au grand galop !
En chemin, Charity-la-folle fait son apparition. Il s'agit en fait de la soeur de Balthazar, elle déteste Mrs Bethany et Evernight, s'est jurée de se venger et d'être sanguinaire envers les humains et ses ennemis. Je pensais que son intrusion serait purement anecdotique, bien qu'envahissante, il n'en est rien.
De même, Bianca fait connaissance avec les wraiths - les ennemis jurés des vampires. Depuis toujours, un semblant de paix existe entre eux, alors pourquoi aujourd'hui les wraiths envoient tout balader et hantent les murs d'Evernight, en prétendant réclamer un dû ?
Tout ceci donne des frissons à notre héroïne, mais pas seulement. Chaque fois qu'elle s'infiltre parmi les membres de la Black Cross, je retiens mon souffle ! Claudia Gray a déjà démontré qu'elle pouvait lâcher des scuds capables de TOUT remettre en question, cette attente entretient donc un perpétuel suspense. En bref, ce deuxième tome enchaîne les événements et annonce d'autres rebondissements. La série a désormais son rythme de croisière, j'en soupire d'aise.

Stargazer (Evernight #2) - Claudia Gray
Published March 2009 by HarperTeen

A PARAÎTRE EN VF EN AOÛT 2011 CHEZ POCKET JEUNESSE

LUENVOLu en VO - 11

24 avril 2010

Bon sang, on est comme Buffy et Spike.

De_si_jolies_chosesUn été à Londres. Quatre jeunes de dix-sept ans s'inscrivent à un stage de théâtre où ils devront mettre en scène La mégère apprivoisée de Shakespeare. Il y a Charlie, Lucy, Daisy et Walker. Ce dernier a une réputation de don juan, il saute sur tout ce qui bouge, et a actuellement dans sa ligne de mire la pulpeuse Daisy. Mauvaise pioche. La miss a un caractère revêche, très sarcastique, elle se revendique lesbienne jusqu'au bout des ongles et abhorre un type comme Walker qui réunit tous les défauts du genre masculin. Charlie, lui, a le béguin pour Walker et lui confie en pure perte ses sentiments, alors que Lucy, sa meilleure amie, brûle d'amour pour lui, sans aucune chance de retour. 

Chassés-croisés amoureux, recherche de soi à travers son identité sexuelle (attention à la cible des lecteurs jeunes, la couverture est jolie, toute fraîche mais l'histoire parle d'alcool, de baiser et de sexe), bref ce petit roman de Sarra Manning m'a étonnamment séduite. On y parle d'amour qui vous tombe dessus sous crier gare. De confusion des sentiments, des sens en éveil, des contradictions entre le coeur et la tête. Lucy, Charlie, Daisy et Walker, tour à tour, s'amourachent de la mauvaise personne, c'est vécu comme un drame (normal, c'est l'âge), un vrai casse-tête où chacun tente de sauver sa peau, de préserver l'autre, de vouloir ci et choisir ça. L'histoire en elle-même part un peu dans tous les sens et se conclut de manière convenue (à une exception). Et pourtant, je me suis attachée aux quatre personnages, à leur valse des hésitations, à leurs prises de conscience. Ce n'est pas profond de chez profond, tout reste à la surface aussi, mais j'ai trouvé chez chacun des failles, des forces qui touchent ou qui agacent, donc c'est obligé de tous les aimer à un moment ou à un autre. Qu'on soit d'accord avec eux, qu'on les pousse à agir d'une façon au lieu d'une autre, qu'on tolère l'impensable ou le comique. C'est le cadeau bonux qu'on aimerait trouver plus souvent, la sensation d'avoir 300 pages d'une lecture qui s'oubliera vite, mais qui conservera pour elle d'avoir réussi à nous tenir compagnie sans nous ennuyer. Bien au contraire.

Sarra Manning est un peu la Meg Cabot anglaise, j'avais très envie de la découvrir, notamment depuis ce billet où elle nous parle des *toxic boys* (et là, forcément elle devient notre copine, parce qu'on se comprend parfaitement ! It's a crying shame.)

De si jolies choses... ~ Sarra Manning
Pocket jeunesse (2010) - 300 pages - 12,50€
traduit de l'anglais par Marie Leymarie
illustration de couverture : Solène Debiès

3 mars 2023

La Reine sans royaume (Le Peuple de l'Air #3) de Holly Black & Lu par Zina Khakhoulia

🔝💯 RELECTURE Audio Février 2023 🔝💯

La Reine sans royaume

... qui confirme qu'il s'agit toujours de mon préféré de la trilogie ! ♥

✨Un final passionnant et plein d'émotions. De belles déclarations qui font battre plus fort mon cœur de midinette.✨

J'ai tellement aimé le Cardan dans ce tome. Un personnage complexe mais profond, et qui montre ici le chemin parcouru depuis son enfance chaotique.

La version audio apporte définitivement un atout supplémentaire au plaisir de lecture. L'interprétation est entraînante, vive, captivante. La voix de la comédienne (Zina Khakhoulia) est parfaite, surtout pour Cardan - moins pour la Bombe.

J'ai donc davantage savouré cette relecture, en scrutant les détails, les mots, les intentions. L'intrigue montre souvent des pièges, des actes manqués qui comptent tous énormément. C'était très appréciable d'en souligner les subtilités. C'était comme goûter deux fois plus la saga. 

➖➖➖💃  Mon premier retour de lecture est ICI.

©2019 / 2020 Holly Black / Rageot-Éditeur (P)2023 Audiolib

“ Ma voix n’est qu’un murmure : – J’ai perdu ta cape.
Il m’observe. – Menteuse, réplique-t-il, les yeux brûlants de rage. Espèce de sale menteuse mortelle. ”

⭐⭐⭐⭐⭐

22 février 2021

Missouri 1627, de Jennifer Hendriks & Ted Caplan

Missouri 1627Lorsqu'elle découvre qu'elle est enceinte, Veronica dit niet - son avenir est tout tracé et elle ne prévoit pas d'en changer.

Mais pour agir vite et bien, elle doit se rendre dans une clinique se situant à 1600 kilomètres du Missouri et convaincre une vieille copine d'enfance de l'accompagner. Pas rancunière, Bailey l'embarque dans sa Chevrolet El Camino orange et lui promet de vivre une expédition qu'elle n'est pas prête d'oublier.

Oh non. Au-delà du contexte dramatique et des soucis qu'il soulève (le poids de l'éducation, les traditions et le libre-arbitre d'une grossesse désirée ou pas), ce roman prend le parti de la dérision. Car ce road-trip est complètement dingue et déjanté.

On trouve notamment un petit copain / psychopathe / qui s'accroche à son rêve et qui poursuit sa dulcinée jusqu'au bout de l'aventure / fait flipper. On croise aussi des vaches folles, des énergumènes inquiétants, on fait des rencontres insolites, d'autres moins, mais on sourit beaucoup au cours de ce voyage.

La lecture file également à toute allure et rend cette escapade grisante. Certes le fond est poignant mais traité avec humour, d'où ce décalage improbable et tellement bon. Veronica et Bailey sont deux héroïnes formidables.

Merci à Jenni H. & Ted C. pour cette histoire moderne et pas du tout moralisatrice. Fuck les aigris.

Bayard Jeunesse, 2021 - Traduit par Sidonie Van Den Dries

Parfois, dans la vie, il y a des tests qu'on préfèrerait rater.

Deux filles, que tout oppose, vont devoir affronter le monde et prendre leur destin en main. Commence alors un périple à mille à l'heure sur les routes des États-Unis.

Des rebondissements en pagaille, un lexique de gros mots très créatif, une amitié mise à l'épreuve, un vent de liberté et bien plus encore...

⭐⭐⭐⭐

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8 mars 2020

L'aube sera grandiose, d'Anne-Laure Bondoux

L'aube sera grandiose Audio

Titania entraîne sans prévenir sa fille Nine dans une petite cabane isolée au bord d'un lac. L'adolescente boude puis cède à la curiosité en écoutant sa mère lui confier son histoire familiale. Une grande première ! Car celle-ci remonte le temps, en plein cœur de l'été 1970, au cours duquel elle aussi a débarqué à bord d'une vieille bagnole avec ses frères et sa mère pour un nouveau départ. Rose-Aimée était coutumière des déménagements subits, des amants de passage et des secrets. Les enfants ont d'ailleurs grandi en ignorant tout de leur père mais ont développé entre eux un lien solide au fil du temps. Seule directive non négociable de Rose-Aimée : cacher l'existence de la cabane dans les bois. Ce soir, bien des années plus tard, l'heure des retrouvailles a sonné pour Titania... Quant à Nine, la nuit aussi s'annonce riche en révélations !

Mais quel beau roman ! J'ai coulé sec et adoré chaque seconde passée en compagnie de cette incroyable famille. J'ai aimé cette sensation de bulle qui s'installe, ambiance nocturne, la mère et la fille sont coupées du monde et discutent de longues heures. Moi aussi j'ai pris place dans leur cocon pour les écouter. Parfois l'adolescente s'impatiente et vitupère contre la Fée du Suspense qui confond sa vie et son métier d'écrivain. Chut, écoute la suite ! Et on replonge avec plaisir. On passe donc par un large panel d'émotions, toutes fortes et éclatantes, on fait le plein et on plane sur un petit nuage de bonheur. Moi qui craque pour les histoires de famille et de transmission, j'ai été comblée par cette lecture que j'ai quittée avec une pointe de tristesse. Oui, parce que j'en veux encore naturellement.

©2017 Editions Gallimard Jeunesse (P)2020 Editions Gallimard

La version audio est également une totale réussite : le personnage de Titania est interprété par deux comédiennes, pour distinguer le passé du présent. Une douce sensation de chaleur se dégage. Un vrai confort de lecture ! Bravo.

⭐⭐⭐

23 novembre 2016

Miss Charity, de Marie-Aude Murail

Enfin en Médium poche !  (édition Luxe 20,5 x 14,2 cm)

Miss Charity

Ah, Miss Charity ! Quel bonheur de lecture. Découvert en 2008, sous forme d'une bonne grosse brique d'au moins 500 pages, j'avais savouré ce roman au charme poudré, qui était aussi un bel hommage à la littérature enfantine et à ses héroïnes. En faisant connaissance avec Charity Tiddler, une jeune anglaise passionnée d'animaux et de botanique, c'est aussi à Beatrix Potter qu'on pense inévitablement, et plus largement, à George Sand, Charlotte Brontë, la comtesse de Ségur et même Jane Austen.

Fille unique d'un couple appartenant à la bonne société, Charity grandit dans un carcan de bonnes manières victoriennes. Solitaire et rêveuse, la jeune fille aime se réfugier dans la lecture et apprendre par cœur du Shakespeare qu'elle récite à ses petits compagnons sous les toits, car Charity possède une véritable ménagerie dans sa nursery (souris, grenouilles, lapins, canards...). Sa gouvernante française ou même sa bonne écossaise ferment les yeux sur ses excentricités - après tout, Charity n'aime ni chanter, ni jouer du piano, ni la broderie, mais se complaît dans le dessin et l'aquarelle en se révélant extrêmement douée. Elle n'aime guère non plus les sorties mondaines et préfère des amitiés moins conventionnelles, comme sa relation avec Kenneth Ashley, un fils de fermier qui se lance dans le théâtre. 

C'est incontestablement une lecture raffinée et exquise, avec les illustrations harmonieuses de Philippe Dumas. Elle dresse un beau portrait d'héroïne, attachant et décalé avec son époque, à la volonté farouche et la curiosité insatiable. Elle possède aussi une aura chaleureuse et captivante, renvoie un grand souffle romanesque, dégage un sentiment de confort et inspire un déchirement au moment de tourner la dernière page. De l'humour, de la finesse, de la tendresse et de la délicatesse. Ce roman, c'est le doudou par excellence. 

L'école des Loisirs, coll. Médium Poche - Novembre 2016

« Autant les fleurs et les champignons trouvaient facilement leur nom et leur définition au clair soleil de ma raison, autant les choses humaines se déposaient au fond de moi, toutes grises et indécises. »

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21 mars 2014

Memento (tome 2) de Jennifer Rush

Cette suite est excellente ! L'intrigue semble pourtant élémentaire sur certains points, malgré tout on arrive encore à être surpris et à tourner les pages avec avidité. Rythme soutenu, action, réaction, suspense et autres révélations à foison font de la lecture un petit phénomène de foire. On adhère, et on adore ! ;o)

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Les personnages sont tous très attachants, à commencer par Anna qui cherche à comprendre son histoire, à recoller les morceaux de son passé, quitte à se lancer vers l'inconnu et à accorder sa confiance à des personnes ne le méritant peut-être pas. Contrairement à elle, le lecteur est tout le temps aux aguets. On copie l'instinct de méfiance et de survie des garçons !

Les garçons... ah, quelle fameuse bande ! Sam, Cas, Nick et aussi Trev sont des gaillards mystérieux, redoutables et brisés par cette Agence, autour de laquelle tant de secrets semblent encore courir. Le livre nous réserve de sacrées surprises à son sujet, en plus de retrouvailles inespérées ! C'est très, très prenant. L'histoire est faiblement romantique, tant mieux, cela me convient parfaitement. Mais tout rapprochement est aussi délectable, Sam est un garçon fermé et pudique, Nick est un éternel bougon, pas de triangle amoureux à déplorer, mais je trouve qu'il y a matière à remettre en doute certains penchants... Je dis ça, je dis rien.

L'ambiance générale est électrique, ça castagne dur, sec, ça tue aussi, mais ce qui m'interpelle le plus, c'est sans doute le fait que nos petits chéris s'en sortent toujours avec quelques égratignures et surmontent toutes les épreuves sans frémir ! L'action prime, après tout ce n'est pas un mal non plus. J'ai beaucoup aimé, pas vu le temps passer et suis très curieuse de lire le 3ème tome (dont on annonce un changement de narrateur !).

Albin Michel, coll. Wiz, février 2014 - traduit par Cécile Chartres

3 janvier 2022

La Sœur à la perle (Les sept sœurs #4), de Lucinda Riley

La sœur à la perleJe ne figure pas parmi les fans inconditionnels de Lucinda Riley car je trouve souvent ses romans trop gnangnans. Concernant sa série des Sept Sœurs, c'est aussi très fluctuant. Premier tome, bon. Deuxième, pas du tout. Beaucoup aimé le troisième tome, et là... bingo, ce quatrième tome a su me ravir !

Cette histoire peut compléter La Sœur de l'ombre car CeCe et Star ont grandi comme des jumelles et ont toujours partagé leur quotidien jusqu'aux événements récents (la mort du père et l'enquête pour connaître leurs origines). Le chemin des frangines prenait des directions opposées et tendait à miner le moral de CeCe.

Le passé de notre héroïne a cette fois un lien avec l'Australie aborigène et une certaine Kitty McBride, fille d'un pasteur écossais. Comment et pourquoi cette demoiselle a tout quitté pour saisir sa chance à l'autre bout du monde ? Ça sent la romance et le drame romantique pas très loin !

Rassurez-vous, c'était parfaitement dosé. L'histoire de Kitty est palpitante, le parcours de CeCe tout aussi fascinant. Ce roman figure donc parmi les positifs de la bande. Et me voilà motivée pour lire les suivants très prochainement !

©2018 Leduc.s (P)2018 Audible Studios

  • Lu par : Ana Piévic
  • Série : Les sept sœurs, Volume 4
  • Durée : 16 h 41
  • CeCe d'Aplièse ne s'est jamais vraiment sentie à sa place. À la suite du décès de son père adoptif, l'excentrique milliardaire Pa Salt, elle se retrouve complètement perdue. Désespérée, CeCe part à la recherche de ses origines... jusque dans la chaleur et la poussière du centre rouge de l'Australie.
  • Alors que CeCe découvre des secrets enfouis depuis bien longtemps, elle commence à penser que ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir quelque chose qu'elle a toujours cru impossible : un sentiment d'appartenance et un foyer.

⭐⭐⭐⭐

17 mars 2016

Le Poète, de Michael Connelly

Le poète

Je n'ai pas abandonné Harry Bosch, seulement je tente de suivre au plus près l'ordre chronologique des livres de Connelly. Et donc... Le Poète. Classé parmi les meilleurs polars de tous les temps. Sans exagération. Voilà qui catalogue d'office cette lecture parmi les plus stressantes et attendues au tournant. Je ne vais pas vous faire languir et avouer de suite que le rendez-vous a été à la hauteur des espérances !

L'histoire concerne le journaliste Jack McEvoy, anéanti par le suicide de son frère, Sean, un policier qui ne supportait plus le stress de son boulot et l'échec de  l'affaire Theresa Lofton (une jeune étudiante sauvagement assassinée). Voulant comprendre les raisons de son geste tragique, Jack reprend tout à zéro et remarque assez rapidement plusieurs cas de suicide à travers le pays concernant d'autres flics éreintés par une grosse enquête non aboutie. La coïncidence est troublante, mais n'en attire pas moins le FBI, en la personne de l'agent Rachel Walling, aussi belle que redoutable, et dont la première intervention est aussi sexy que musclée. Jack est sous le charme et négocie finement pour rester au cœur de l'action, au nom de son frère, mais aussi pour la primeur du scoop et rendre justice à des victimes incomprises (le serial killer a trop longuement sévi en toute impunité). La suite de ses investigations continuera de le traîner loin, très loin, notamment sur la piste d'Edgar Allan Poe (point commun avec Les Mots qui tuent de Martha Grimes), ainsi que sur des terrains vagues où Jack va s'embourber à plus d'un titre. Connelly use de nombreux subterfuges pour égarer les enquêteurs (et le lecteur) et nous assomme avec une succession de pistes et de fausses pistes - qui rendent cependant le rythme haletant et le dénouement inattendu et époustouflant. Son seul point faible, à mon goût, réside dans ses interludes romantiques, maladroits et encombrants, qui servent inutilement l'intrigue ou la pimentent de façon lourdaude. Mais je lui pardonne aisément car il me tarde de plonger à nouveau dans son univers de mec bourru, qui rend le tout pas mal addictif.

Calmann-Lévy / ROBERT PÉPIN PRÉSENTE ♦ Juin 2015

Traduit par Jean Esch pour les éditions du Seuil (The Poet, 1996)

Le Poète Points

Points / Mai 2013 pour la présente édition

22 février 2016

Le Détroit du Loup, par Olivier Truc

Le détroit du loup CD

« Il se passe des choses pas sympas. Il y a beaucoup d'argent en jeu.
Et nous [les éleveurs], on pèse pas lourd. »

Suite à ma première rencontre enthousiasmante, cf. Le dernier Lapon, avec l'univers d'Olivier Truc, nous introduisant en Laponie Norvégienne, parmi la communauté Sami et les éleveurs de rennes, je me réjouissais de retrouver les patrouilleurs, Klemet Nango et Nina Nansen, dans une nouvelle intrigue policière. Et effectivement, la transhumance à peine commencée se voit déjà compromise par un incident malheureux : la noyade d'un éleveur, Erik Steggo, qui plonge ses proches dans un profond désarroi. Très vite, les murmures de mécontentement grondent et enflent, visant les envahisseurs, touristes, politiciens, compagnies pétrolières... Trop de monde se bouscule sur un même lopin de terre, le fameux Détroit du Loup. Et la mort d'Erik Steggo n'est pas un simple accident, car d'autres événements tragiques, comme la mort du maire d'Hammerfest, de responsables pétroliers et de plongeurs, viendront confirmer les craintes. 

Ce deuxième livre de la série n'offre peut-être plus la surprise de la nouveauté, mais préserve son ambiance singulière et fascinante. Si Klemet se montre particulièrement virulent, pas loin de saboter sa relation avec sa collègue Nina, celle-ci dérive aussi de son côté, vers les traces de son père disparu, qu'elle cherche à retrouver. Cette absence d'osmose est un peu pénible, et alourdit la lecture, que je trouvais déjà longue et lassante. Après, on sent bien les intentions louables de l'auteur, à vouloir dénoncer le décalage culturel de la Laponie, le fossé entre les traditions à préserver et les exigences économiques, souvent peu regardantes des éléments en place. Pour illustrer tout ça, on croise des personnages comme Nils le plongeur sans scrupule, Anneli la jolie veuve, Tikkanen l'agent immobilier véreux et Sikku le berger utopiste. Tous incarnent à leur façon le visage du pays. Exit le charme de l'exotisme, cette fois la plongée en Laponie est teintée d'une sombre amertume, qui déteint sur le ressenti de la lecture. La magie n'a plus fonctionné et je sors quelque peu déçue de cette promesse d'évasion. L'histoire s'éparpille trop, manquant souvent de rythme, et se noie dans des digressions fastidieuses. Dommage, pour cette fois.

Sixtrid / Novembre 2015 ♦ Interprétré par Jacques Frantz (Durée : 15h15)

Points, coll. Policier / Septembre 2015

⛄🐺⛄🐺⛄🐺⛄🐺

Challenge Nordique 2016

 

 

20 avril 2020

Angelfall (Penryn et la fin du monde #1), par Susan Ee

Angelfall Penryn et la fin du mondeJe ne m'attendais pas à un roman aussi brut de pomme. Bon sang de bonsoir. Toute perspective guillerette est proscrite. Par contre c'est vraiment distrayant à lire car totalement rocknroll.

Notre monde a donc été mis k-o par une armée d'anges débarqués du ciel pour déverser sa colère en s'attaquant à l'espèce humaine. Sans explication, sans excuse. Boum. La population est asservie ou obligée de se planquer pour survivre. Penryn cherche avec sa mère (schizophrène) et sa petite sœur (handicapée) à se sauver de la Silicon Valley quand elles sont témoins d'une vendetta entre séraphins. Mais la jeune Paige est kidnappée par le groupe tandis que Penryn vole au secours du mystérieux Raffe laissé sur le carreau. Ses ailes ont été arrachées. La créature sanguinolente gît au sol, mais la jeune fille choisit de l'abriter dans des bureaux pour l'utiliser comme monnaie d'échange (objectif : retrouver sa sœur !).

Pendant 400 pages, le ton est donné : rude, implacable et tendu. On sent que les personnages sont tous enlisés dans un bourbier sans nom. Entre Penryn et Raffe, la relation est d'ailleurs électrique (mais va s'assouplir au fil du temps). N'attendez pas de papillons voltigeant dans un ciel bleu et ensoleillé... non, non. L'ambiance est vraiment à la désillusion totale, comme un lendemain de fête trop arrosée ! Voilà, voilà.

Mais ça m'a bizarrement beaucoup plu. J'ai bien aimé le côté trash, sans foi ni loi, de cette lecture qui envoie du bois. C'est pas du tout crémeux ou romantique ou gnangnan (c'est tout le contraire). Ça a plutôt été comme un boost dans ce quotidien surréaliste qu'on vit en ce moment... donc ouais, bébé, ça le fait ! Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique, quel pied !

Fleuve éditions / Territoires (2014) - Traduit par Alexandra Maillard

⭐⭐⭐⭐.5

 

18 décembre 2017

Le Club des Super-Héros #2: Forteresse Solitude, de Derek Fridolfs & Dustin Nguyen

Forteresse SolitudeAprès une année scolaire bien mouvementée, cf. Justice Académie, Clark, Bruce et Diana reçoivent une invitation à rejoindre une semaine le camp nature de Verte Vallée. Malgré l'enthousiasme de ses deux camarades, le jeune Wayne se montre particulièrement ronchon et méfiant. Après tout, pourquoi avoir confisqué tous les appareils électroniques des élèves ? quel est cet étrange épouvantail auquel fait référence le programme ? à qui appartiennent les étranges traces de pas près du lac ?
Clark et Diana ont pris le parti de profiter de l'instant présent et de participer aux nombreuses activités du camp - tir à l'arc, concours de mangeurs de tartes, course à trois pieds ou en canoé... Or, plus les jours passent, plus des événements anormaux surviennent. Et force est de reconnaître que Bruce n'a pas complètement tort en flairant un parfum de suspicion autour des organisateurs du camp de Verte Vallée. Les enfants du groupe disparaissent les uns après les autres. Aucune alerte n'est donnée. Et nos amis sont coupés du reste du monde.
Le Club des Super-Héros doit reprendre du service, sans plus attendre ! Nos futurs Batman, Superman et Wonder Woman n'ont qu'à bien se tenir, car ils vont trouver au sein du camp des alliés de choix, dont les patronymes évoquent les prochains Captain Cold, Vixen, Zatanna, Aquaman, Green Arrow, Cyborg, Catwoman ou Harley Quinn... Du beau monde en approche.
Cette idée de plonger dans la jeunesse des héros fétiches de DC Comics procure autant de curiosité que de plaisir. J'ai passé un vrai bon moment, entre les extraits de journaux intimes, les petits billets échangés en douce (puisque internet ne fonctionne plus, on revient aux bonnes vieilles méthodes), les pages de bande dessinée, où le graphisme parfois brouillon rend cependant les personnages difficilement reconnaissables. 
Pour le reste, c'est tout bon. On a une histoire qui tient la route, une enquête rondement menée, du suspense, de l'humour, des figures légendaires et des clins d'œil à foison. Si l'univers DC vous passionne, ou fascine vos enfants, n'hésitez plus à leur confier cette petite série pleine d'intrigues et de références à l'imaginaire caractéristique des super-héros (et super-vilains). ☺

Gallimard jeunesse, 2017 - trad. Marie Leymarie

2 septembre 2020

Dirty Devil, de L. J. Shen

Dirty Devil

J'ai failli tomber à la renverse à la lecture des premières pages tant c'était grossier et incompréhensible !
Il faut dire que les personnages sont tous tarés et ont la haine inscrite dans leur ADN. C'est très perturbant. Jalousie, mesquinerie, agissements douteux dans le bureau du principal (on en parle ? j'étais choquée !!!) bref... on ne nous épargne rien.

Et pourtant, ça m'a diablement plu.
Malgré l'ingratitude de Daria ou l'attitude tyrannique de Penn.
Malgré les excès et les incohérences.

J'ai passé deux nuits blanches - cernes à l'appui - en maudissant la batterie de mon kindle pour m'avoir lâchée. Pour une première incursion dans l'univers de L.J. Shen, je découvre la progéniture des héros de la série Sinners of Saint. Ma foi, je n'ai pas regretté le voyage.

C'est une lecture qui fait planer le doute jusqu'au bout... elle est poignante, implacable et d'une intensité dramatique remarquable. Au départ, on se demande quelles sont les motivations des personnages... Daria ou sa mère sont des énigmes ambulantes.  Penn est sombre, taciturne et affolant de sexytude.
Et puis l'enchaînement des événements tragiques finit par nous couper le sifflet. Je n'avais plus envie d'être interrompue (fichue batterie) et j'étais obnubilée par leur histoire dont le dénouement me semblait si vague.

Que d'émotions, que d'émotions... Ce roman est lui aussi un pêché inavouable mais qui s'assume pleinement d'après l'excitation ressentie. La suite, vite.

HarperCollins - Collection &H New Adult (2020) - Traduit par Mathilde Joy / Titre VO : Pretty Reckless

Et pour la petite histoire :

Daria est capitaine des pom-pom girls. Miss Popularité. Celle qui fait la loi à All Saints High, celle qu’on admire et qu’on redoute. Derrière cette façade, nul ne suspecte le secret dévastateur qui la ronge, et c’est très bien comme ça. Seulement, son trône de reine du lycée menace de s’effondrer lorsque Penn revient dans sa vie…
Penn est le capitaine de l’équipe de foot du lycée ennemi, celui où vont tous les rebuts de la société. Penn est sexy, rancunier, et prêt à tout pour briser Daria. Même à jouer avec le désir brûlant qui les pousse l’un vers l’autre. Depuis la tragédie provoquée par leur premier baiser, il y a quatre ans, il prépare sa vengeance. Et l’occasion rêvée de l’assouvir se présente lorsqu’il est placé en famille d’accueil… chez Daria.

«  Ajouter des griffes, des canines et des ongles vifs à votre vision de la romance étudiante, et vous avez All Saints High. Dans ce premier tome, Shen a construit une intrigue si originale qu’on croirait un genre entièrement nouveau.  »
Kennedy Ryan (Let You Love Me)

⭐⭐⭐⭐

3 février 2024

Bad Ash - Etincelles, par Alina Not

J'ai failli passer à côté de ce petit phénomène made in España. Pourtant, avec ce jaune éclatant, c'était difficile de se louper. Mais voilà, je suis tombée dessus et l'ai ouvert par hasard et je n'ai plus levé le nez avant la fin ! Mazette. C'était intense. Ma nouvelle obsession - Bad Ash. Quelle série ! (≚ᄌ≚)ℒℴѵℯ❤

Bad Ash - Etincelles

Ashley Bennet est obsédée par Tyler Sparks, le quarterback de l'équipe de football de son lycée. C'est aussi son voisin. Son premier baiser, quatre ans plus tôt. Mais depuis, entre eux, c'est le néant. Tyler est devenu un garçon populaire, s'est mis à sortir avec des filles plus délurées, a choisi un nouveau groupe de potes. Ashley appartient à la catégorie des filles discrètes, intellectuelles, drôles et sans rien d'exceptionnel. Du moins, c'est ce qu'elle pense. Ses copines n'ignorent rien de son béguin pour Tyler Sparks. Toute l'école est au courant de ça. Elle fantasme sur lui ouvertement, soupire en silence, bave sur sa nuque en cours et tire des plans sur la comète.

Mais sa chance risque bien de tourner, car Cameron Parker lui propose un deal. Modeler Ashley Bennet en Bad Ash pour attirer l'attention de Tyler. Il lui promet même une invitation pour le bal de promo. C'est stupide, mais trop tentant. Ashley accepte de s'embarquer dans cette aventure complètement loufoque. Elle se laisse entraîner par le meilleur ami de Tyler Sparks et devient son petit rat de laboratoire au-delà de toutes leurs espérances. Car OUI leur plan va fonctionner du feu de dieu. Et c'est tellement drôle. Bon, un peu abrupt au départ, surtout si l'on se base sur l'image "bad ash" (fumer, boire, braver les interdits, sauter par la fenêtre, franchir les barrières, chiper de la liqueur de mûre dans un drugstore), la daronne en moi ne pouvait s'empêcher de grimacer. Mais le temps passant, la complicité entre Cameron et Ashley est également devenue plus forte. Et je me suis surprise à dévorer les pages pour suivre leurs péripéties.

Bon sang qu'est-ce que c'était drôle ! L'héroïne est impayable. Elle a un sens de la dérision qui fait mouche. Certes, son béguin pour Tyler reste pour moi une grande inconnue. Pourquoi, mais pourquoi ! ? D'autant plus que celui-ci n'est guère dépeint sous son meilleur profil. C'est un crétin. Et à côté, vous avez Cameron Parker qui dévoile des facettes de sa personnalité. Et juste waouh, quoi. Ce garçon est adorable.˖⁺‧₊˚♡˚₊‧⁺˖ On sent bien qu'ils sont eux aussi troublés par cette situation. Leur relation dépasse le stade de l'amitié, sauf que la miss est convaincue d'être amoureuse de Tyler. Allergiques au triangle amoureux, yep, ça gratouille pas mal. Toutefois, le casse-tête est plutôt bien nuancé. On sait d'avance dans quoi on met les pieds, on ne s'attend juste pas du tout à craquer pour l'outsider !

Maintenant, je m'inquiète un peu pour la suite - je n'aime pas le changement d'humeur de Cameron - je n'aime pas le nombre de volumes à venir - ni le Too Much Drama 🤔🤨🫤 ça pue. Sans quoi, c'est un premier livre étonnant ET réjouissant. Avec du taylor swift et des blagues pourries et tant de dérision encore. J'étais pas prête ! Et j'ai adoré.

Pocket Jeunesse, 2023 pour la traduction. Tome 2 à venir en juin 2024 - c'est long. 

⭐⭐⭐⭐⭐ 💜💞

26 janvier 2019

iRachel, de Cass Hunter

iRachelRachel était une femme brillante, ingénieure surdouée, elle avait créé son double androïde sans imaginer que cela aurait un impact sur sa vie et ses proches. Car Rachel va mourir dans un accident de voiture (nulle préméditation, triste fatalité). Contacté par son collègue, Aidan va alors découvrir le projet secret de son épouse : iRachel, un prototype unique d'une intelligence artificielle remarquable.

Le robot a également été programmé pour s'installer dans leur maison et vivre à leurs côtés. Son but ? Absorber leurs émotions, anticiper les lendemains difficiles et permettre un travail de deuil moins douloureux. Le père et la fille sont choqués et mal à l'aise en sa présence. Mais iRachel est un modèle de patience, de dévouement et de compassion. Elle finit par se fondre dans le décor et réussit à compenser l'absence de Rachel tout en ravivant les souvenirs de la famille.

Franchement, c'est magnifique ! J'étais loin de me douter dans quoi je m'embarquais, mais sitôt ouvert, ce roman a été avalé en une goulée. J'ai été captivée par l'histoire... histoire d'amour et de tendresse, histoire de perte et de manque, histoire de sacrifice et de partage, histoire de trahison et de conquête. On découvre à chaque coin de page un aspect nouveau et étonnant de cette lecture. C'est poignant, c'est doux, c'est romantique, en gros c'est bouleversant. Les personnages sont touchants et très attachants. On a envie pour eux la meilleure solution possible, et puis... on a le cœur gros aussi. Lu en une soirée, ce roman a été un compagnon inattendu et bienveillant. Une découverte pleine d'émotions et qui me laisse avec un sourire jusqu'aux oreilles. J'ai adoré !

JC Lattès (2018) - Traduit par Lucie Delplanque

Titre VO : The After Wife

 

21 mai 2015

Nous, de David Nicholls

Nous

Pauvre Doug Petersen ! Lorsque son épouse Connie lui annonce qu'elle envisage de le quitter dès que leur fils Albie rentrera à l'université, il embarque aussitôt toute sa petite famille pour un tour de l'Europe concocté à sa sauce et espère ainsi, 1) raviver la flamme de sa chère et tendre, 2) se rabibocher avec son fiston qu'il ne comprend plus. Las, leur périple tourne à la débandade et renvoie notre homme désabusé dans une vilaine posture. Seul, abandonné, désemparé.

S'engage alors une comédie cynique et grinçante, mais malgré tout désopilante. Certes, on sourit face aux déboires de Doug, déjà abattu par les critiques de ses proches, constamment ligués contre lui, à lui reprocher son esprit scientifique, cartésien, sans imagination, sans grain de folie. C'est d'autant plus un comble qu'on découvre les débuts de son histoire avec Connie, jeune artiste bohème, alors attirée par son contraire, avant de s'en lasser.

En avant les montagnes russes ! On passe par tout un panel d'émotions en lisant ce roman, qui s'ouvre dans la joie et l'allégresse, avec un voyage cumulant les maladresses (dans les rues d'Amsterdam, Doug cherche à visiter le musée d'Anne Frank mais provoque un séisme chez les bikers et se décompose sous leurs yeux), avant de basculer dans le sordide, le touchant, le poignant.

L'image du couple et de la famille prend un coup dans l'aile et laisse une saveur amère, sans toutefois rendre la lecture aux accents mélancoliques trop démoralisante (contrairement à Un jour). Excellente interprétation faite par Patrick Donnay -  c'est frais, cocasse, subtil et riche en nuances, pour un récit à la fois sensible, pathétique et émouvant. J'ai passé un très bon moment !

Audiolib ♦ avril 2015 ♦ texte lu par Patrick Donnay (durée : 14h 12) ♦ traduit par Valérie Bourgeois [Us] pour les éditions Belfond

23 janvier 2024

Mon cœur a déménagé, de Michel Bussi, Lu par Laure Filiu & Jean-Marc Coudert

Mon cœur a déménagéL'histoire s'écoute d'une traite. C'est une sombre affaire de vengeance, pleine d'amertume et de drame, mais le suspense tient en haleine. Les soupçons n'auront d'ailleurs de cesse de nous tenailler jusqu'à ce que le dénouement survienne, après moult rebondissements.

Du Michel Bussi conforme aux attentes.

En tant que lectrice, je ne suis pas du tout sensible au ton larmoyant et au contexte misérabiliste du récit. Ni à l'obsession (maladive) de l'héroïne. C'est pesant. On sent une gamine détruite et minée par le meurtre de sa mère. Et qui va se construire sur ce refus d'oubli et de pardon. Elle a de plus désigné son coupable idéal et va avancer dans la vie pour détruire cette personne.

C'est déroutant. Mais j'en conviens - c'est très accrocheur car j'ai gobé le livre d'une traite.

L'adaptation audio a assurément sa part de responsabilité tellement elle est bien ficelée. La voix de la comédienne, Laure Filiu, évolue au fil du temps. Entre la fillette de sept ans à la jeune femme d'une vingtaine d'années, elle se met au diapason et absorbe la rage d'Ophélie, surnommée Folette, tout au long des chapitres. Et même si j'éprouvais peu de sympathie pour son personnage, j'étais néanmoins scotchée à son idée fixe. Aura-t-elle gain de cause ou pas ? Ça se discute, donc.

Pour moi, ce rendez-vous reste une écoute plaisante et efficace. Et j'ai une pensée pour toi, papa ♥, qui lisais fidèlement M. Bussi...

©2024 Michel Bussi et Les Presses de la Cité (P)2024 Lizzie

  • De : Michel Bussi
  • Lu par : Laure FiliuJean-Marc Coudert
  • Durée : 10 h 28
  • Éditeur : Lizzie
  • Récit initiatique, roman d'amour et d'amitié, cette vaste enquête s'étire sur plus d'une décennie. Une intrigue à twist, nul ne sachant, jusqu'à la dernière page, qui connaît la vérité, et qui la manipule.

⭐⭐⭐⭐

19 janvier 2024

L’élève qui n’existait pas (Enquête au collège #8), de Jean-Philippe Arrou-Vignod, Lu par Olivier Chauvel

L’élève qui n’existait pasTellement fan des adaptations audio de cette série ! C'est drôle, futé et un peu hors du temps.

Dans cette histoire, Rémi doit prouver à ses amis qu'il n'a pas imaginé avoir croisé en pleine nuit un élève dans les couloirs de l'école. Non, ce n'était pas un fantôme. Et le directeur vient mettre sa tête sur le billot, d'où l'enquête désespérée du garçon pour regagner la confiance de ses camarades.

Voilà qui promet une aventure pleine de suspense et de tension dramatique ! Yessss ♡⸜(˶˃ ᵕ ˂˶)⸝♡

Mais c'est surtout plein d'humour et de culot monstre estampillé P.P. Cul-Vert - un génie gonflé de prétention qu’il pourrait s’envoler comme un ballon de baudruche ! Hahaha.

La relation entre ces trois-là, Mathilde, Rémi et Pierre-Paul Louis de Culbert est un mélange de complicité, d'incompréhension, d'intelligence et de débrouillardise. Oh, mais attendez... entre Mathilde et Rémi, un bisou vient de tomber des cieux !

Je comprends l'idée, mais l'esprit copain-copine est tout de même primordial. Merci d'apporter cette touche de bonne humeur et de drôlerie dans le paysage littéraire actuel. ( ˘ ³˘)♥︎

©2023 Gallimard Jeunesse (P)2023 Gallimard Jeunesse

Olivier Chauvel incarne avec une énergie toujours renouvelée P. P., Rémi et Mathilde, pour une nouvelle enquête pleine de trahisons, d'humour et surtout d'amitié !

Je rêvassais en étude surveillée quand la porte de la permanence s'est ouverte avec fracas.

⭐⭐⭐⭐

16 novembre 2022

Fièvre Noire, de Karen Marie Moning

Depuis le temps que je voulais replonger dans cette saga ! J'étais complètement excitée de retourner à Dublin pour suivre les aventures de MacKayla Lane. Je ne craignais pas du tout d'être déçue. D'ailleurs, j'avais un peu oublié de nombreux détails donc j'ai savouré.

Fièvre Noire

Dans ce premier tome, on se base avant tout sur les présentations : une héroïne ordinaire, totalement ignorante du monde surnaturel, qui se lance dans une quête d'objets précieux pour le compte d'un libraire au charme ténébreux. En même temps elle cherche l'assassin de sa sœur mais découvre qu'elle est en réalité une sidhe-seer et qu'elle doit sauver le monde contre l'intrusion des faes.

Rien que pour l'ambiance, vraiment, ça vaut le coup de s'y remettre. C'est pile ce qu'il me faut en ce moment : du gris, du froid, des rues sombres, des ombres qui fichent la frousse, des hommes dangereux, de l'ironie et du suspense. Bim-bam-boum. C'est aussi un bon livre d'introduction, où l'on prend son temps pour cerner les personnages (j'aime beaucoup MacKayla et son côté « jolie blonde sudiste et frivole ») et où on se pose encore beaucoup de questions sur Barrons (drôlement intimidant, attitude dominante et autoritaire, tout ça tout ça). Pour l'heure il n'y a aucune ébauche romantique et aucun soupçon d'érotisme. C'est un inconnu, il est séduisant mais il est beaucoup trop mystérieux pour inspirer à MacKayla de baisser sa garde.

Go Mac ♪♫ you're my number one ♫♪ Je ne me souvenais pas de la fin non plus, en particulier la scène où Barrons lui pose du vernis sur les ongles. Oh purée !

Suis limite en train de tomber amoureuse. 😁

Hop, je poursuis avec Fièvre rouge.

éditions J'ai Lu, 2009 pour la traduction. Traduit par Cécile Desthuillez

⭐⭐⭐⭐♥️

“You want to believe in black and white, good and evil, heroes that are truly heroic, villains that are just plain bad, but I've learned in the past year that things are rarely so simple. The good guys can do some truly awful things, and the bad guys can sometimes surprise the heck out of you.” ― Karen Marie Moning, Darkfever

 

“Stay to the lights.”
― Karen Marie Moning, Darkfever

8 janvier 2021

Laisse tomber la neige, par Cécile Chomin

Laisse tomber la neigeLarguée par son fiancé le jour de leur mariage, Claire part s'isoler dans un gîte en pleine montagne. Elle est malheureusement accueillie par un ours mal léché qui ne souhaite guère l'intrusion de cette péronnelle mal embouchée.

Mais Claire a plus de ressources que l'individu suppose et réussit à s'imposer puis à bousculer les habitudes du prénommé Hugo. En fait, ce dernier n'est pas un sombre ermite mais un ancien joueur de hockey actuellement en convalescence.

Après une rencontre explosive, la cohabitation réserve de savoureuses parties de rigolade. Claire et Hugo ne font pas de chichis et se comportent en bons camarades qui se vannent souvent.

Bien sûr, c'est sous couvert d'une réelle attirance mais là aussi il faudra patienter un peu et c'est tout ce qu'on demande. L'un et l'autre ont d'abord des blessures à panser et ne songent pas vraiment à se mettre en couple. Mouahaha.

Quelle chouette lecture, vraiment ! J'ai adoré l'ambiance et les personnages, les décors, la neige, le froid, les chiens, les potes, moi en train de boire du punch à la mirabelle ou une tisane au coin du feu. C'est tout à fait ça. Ou je m'y vois carrément.

Au moins la lecture a pour effet de se déconnecter de la réalité (et on en redemande par ce mois de janvier déprimant). Le roman invite ainsi à l'évasion tout en combinant la tendresse, l'amitié et la passion (avec beaucoup de dérision). Bref. Go pour un retour aux sources digne de ce nom. Yep.

J'ai Lu (2018)

 ⭐⭐⭐⭐⭐

12 avril 2018

La Reine de la Baltique (Meurtres à Sandhamn #1), de Viveca Sten

La Reine de la BaltiqueFérue des romans de Camilla Läckberg, dont j'attends désespérément le dernier, La Sorcière, en format audio, je me replie sur sa compatriote, Viveca Sten, puisque sa série des Meurtres à Sandhamn connaît également un joli succès ! Il existe d'ailleurs une (très bonne) série TV déjà diffusée sur Arte.

L'amoureuse des contrées nordiques (que je suis) n'a forcément pas su résister à cette nouvelle invitation, direction une petite île au large de Stockholm, un paradis pour des vacances en famille ou une mise au vert en toute quiétude. Le charme scandinave par excellence. J'ai donc succombé, c'était parié. Or, cet havre de paix est perturbé par la mort suspecte d'un homme échoué sur une plage, puis par d'autres découvertes macabres qui amènent l'inspecteur Thomas Andreasson à booster ses cellules grises afin de calmer le vent de panique qui monte chez les insulaires, en pleine saison touristique. Habitué de Sandhamn, Thomas y retrouve son amie d'enfance, Nora Linde, devenue juriste dans une banque et mère de deux enfants. Elle forme avec Henrik un couple bohème et moderne, même si la jeune femme aspire à d'autres ambitions, d'autres envies, et se heurte à un mur d'incompréhension chez son mari.

On ne retrouve peut-être pas encore cette même sensation d'immersion totale dans un cocon familier, celle qu'on éprouve à partager l'intimité du couple Erica Falck et Patrik Hedström, mais le dépaysement n'est pas mal non plus. Pour l'intrigue policière, l'action et le suspense sont bien dosés. On ne se fait pas des nœuds au cerveau non plus, et la fin pousse trop loin le bouchon, mais je ne louperai certainement pas la suite dès sa publication en audio ! J'ai adoré enfiler mes clogs Lotta, flâner à vélo et déguster des kanelbullars, mais j'aimerais maintenant bousculer les personnages pour qu'ils se lâchent davantage... Pour la détente et l'évasion, cette série s'annonce parfaite.

©2013 Albin Michel. Traduit du suédois par Rémi Cassaigne

(P)2018 Audible Studios. Lu par Raphaël Mathon (durée : 11h)

 

16 octobre 2017

Le Club de la Pluie et les Forbans de la nuit, de Malika Ferdjoukh

LE CLUB DE LA PLUIE ET LES FORBANS DE LA NUITAh, le mois de mai à Saint-Malo ! Ses jours fériés, son ciel bleu, les séances de shopping dans la ville close et les jeux dans les rochers ! Escortés de Tante Astarté, Rose, Milo et Ambroise profitent de la plage avec Clipper le chien et Rouletabille le singe, tandis que Nadget passe le weekend chez ses parents. Les enfants croisent ainsi un garçon à l'allure étrange, démarche boitante et bandeau noir sur l'œil. Long John Silver de Saint-Malo ! Il n'en faut pas davantage pour que l'imagination s'ébranle chez notre Club de la Pluie... D'ailleurs, ce jeune flibustier ne leur a pas tout dit et les manipule sans vergogne, il n'y a pas de doute, en protégeant jalousement l'entrée d'une grotte, il vient d'attiser la curiosité de nos détectives en herbe. 

Un troisième titre palpitant, où l'on plonge dans la cité malouine pour y croiser pas seulement des fantômes de corsaires, mais de vraies figures patibulaires, qui vont entraîner nos jeunes amis dans une aventure terrifiante... Woow, quelle promesse de lecture riche en sensations ! Et Malika Ferdjoukh s'entend pour embobiner son lecteur, pour le charmer et l'embarquer dans son univers. On retrouve donc sa verve poétique et savoureuse, sa tendresse à brosser ses personnages et cajoler leurs petits défauts (Nadget est étourdissante de frivolité !). J'aime cette série, et j'ai particulièrement apprécié prendre le large et faire le tour des remparts, vivre une escapade nocturne, me planquer dans des cachettes secrètes et frissonner de plaisir dans les dédales souterrains de la cité historique. Cela m'a également rappelé mes lectures du Club des Cinq de Enid Blyton ! Du charme, de l'humour, de la fantaisie et de l'amitié... cette série est un bonbon pas trop sucré qu'on déguste avec délice.

Neuf de l'école des loisirs, 2016

illustrations de Cati Baur♥

Les premiers titres de série : 

Le Club de la Pluie au pensionnat des mystères

Le Club de la Pluie brave les tempêtes

 

10 octobre 2017

Ragdoll, de Daniel Cole

Ragdoll

Éprouvé par son enquête contre le Tueur Crématiste, l'inspecteur William Fawkes, alias Wolf, tombe fou à l'énoncé du jugement. Et pour cause... Quatre ans plus tard, le type a une solide réputation de teigne au sein de sa brigade, mais il s'en moque. Car une nouvelle mission l'attend lorsqu'il découvre au pied de son immeuble un magma de corps rapiécés et six victimes à recenser. Un autre tortionnaire dérangé vient jouer avec les nerfs de la police, en diffusant une liste des prochaines têtes à tomber, précisant la date de leur assassinat. En dernière place, se trouve le nom de Wolf. 
Annoncé comme le phénomène du moment en matière de thriller, RAGDOLL aurait ainsi pompé Seven et cloné Jack Bauer pour émoustiller le lecteur, c'est dire l'ambition affichée du roman ! Ma foi, j'ai trouvé le rythme efficace, car soutenu et addictif. Par contre, le contenu se révèle plutôt bancal à force d'avoir été calibré exprès pour répondre aux attentes. Les effets de style, le suspense, les rebondissements, le boum final... tout est déjà lu, déjà vu, et on ne bondit plus de notre siège. C'est bien, c'est tordu, on suit l'intrigue avec attention, et on obtient ce qu'on espère. Il n'y a pas de déception là-dedans, juste une absence de surprise.
Techniquement, la lecture de Damien Ferrette pêche en variation. L'écoute est monotone, l'interprétation souvent caricaturale. C'est supportable, mais cela aurait pu être mieux. Conséquence ou pas, je n'ai pas su m'attacher aux personnages - Wolf incarne l'archétype du flic bourru, sa partenaire Emily Baxter serait son amoureuse éconduite, Edmunds un stagiaire très perspicace, et Andrea, l'ex versatile, journaliste aux dents longues, forcément... On a donc un ensemble ordinaire et convenu, avec le dosage évalué au plus juste de séquences fortes entrecoupées de périodes sinueuses. L'enquête s'organise autour de fulgurances assez grossières, mais le tout fait illusion.
And last but not least, William Fawkes will be back.

 

©2017 Audiolib / Daniel Cole. Éd. originale : Orion Books, an imprint of The Orion. Publishing Group Ltd, an Hachette UK company, Londres. Traduction française : Natalie Beunat pour les Éditions Robert Laffont

Texte lu par Damien Ferrette - Durée : 12 h 24  (P)2017 Audiolib

12 octobre 2017

Les dragons de Nalsara #1 : L'île aux Dragons, de Marie-Hélène Delval, Pierre Oertel & Glen Chapron

Cette série de Marie-Hélène Delval fait le bonheur des jeunes lecteurs depuis 2008 et compte pas moins de 20 petits romans dont le succès n'a jamais démérité. Son adaptation en format BD donne non seulement la possibilité à un nouveau public de faire sa découverte, ou permet tout simplement de raviver les souvenirs des lecteurs déjà conquis. Et c'est vrai que la lecture est particulièrement enchanteresse, pleine de rythme et d'imagination. Je ne suis plus surprise de l'attrait qu'elle exerce auprès des plus jeunes !

Les dragons de Nalsara

Cham et sa sœur Nyne vivent sur l'île aux dragons avec leur père Antos, Grand éleveur du royaume d'Ombrien. Tous assistent avec fierté à l'éclosion de deux œufs, mais s'interrogent sur le troisième, trouvé sur la plage, car il est froid et reste hermétiquement clos. Refusant de croire que l'animal est mort, Nyne casse elle-même la coquille et adopte aussitôt la créature qu'elle rebaptise Vag. De son côté, Cham noue aussi une relation exclusive avec l'un des dragonneaux et lui donne secrètement le nom de Nour, malgré l'interdiction de son père. En effet, ces derniers doivent être envoyés à Nalsara, la capitale du royaume, où ils seront confiés à des dragonniers pour leur future fonction d'armée du roi. Par chance, les enfants vont recevoir une invitation pour être du voyage et accompagner les dragonneaux jusqu'en ville. Là, de nouvelles péripéties les attendent, avec en bonus des détails sur leurs origines et des secrets sur leur mère disparue.

Voilà qui promet de belles heures de lecture dans la poursuite de cette série qui allie le souffle romanesque à l'imaginaire fantastique, tout en propulsant deux jeunes héros intelligents et intrépides dans des aventures passionnantes ! L'univers graphique est charmant et livre de belles séquences d'action et d'émotion toutes en couleurs. L'adaptation est réussie, avec une présentation expéditive du monde foisonnant de Nalsara, mais la lecture n'en demeure pas moins engageante. Conseillée à partir de 8 ans.

BD Kids, 2017

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Chez Clarabel
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Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
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Sauveur & fils
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