disparue_de_noelAnne Perry s'amuse avec ce titre "La disparue de Noël" où elle met en scène Lady Vespasia (l'amie de la célèbre Charlotte Pitt), alors âgée de 30 ans en cette moitié de siècle victorien, qui assiste à une réception d'une semaine auprès de la bonne société anglaise. Hélas, une soirée se gâche par quelques mots tenus avec méchanceté, une jeune veuve quitte l'assistance de dépit et son corps est retrouvé mort noyé le lendemain matin... On accuse aussitôt Isobel Alvie d'avoir précipité le désespoir de la défunte, et la condamne à entreprendre un pélerinage expiatoire en se rendant chez la mère de la jeune suicidée pour lui annoncer la sinistre nouvelle. Lady Vespasia, en bonne amie, se dévoue à l'accompagner. Le périple ne manque pas d'embûches, les deux dames parcourent le pays par monts et par vaux, fortes d'accomplir leur mission pour moucher les mauvaises langues de la société bourgeoise.

Car dans "La disparue de Noël", bien plus que du mystère à percer sur une mort douteuse, il y a véritablement une peinture acérée de la société victorienne où Lady Vespasia et Isobel Alvie papillonnnent en essuyant bien des plâtres. Les codes sont rigides, les moeurs strictes et la gente féminine est la première cible visée, pâtissant de la bonne couche d'hypocrisie et des convenances de cette époque. La première partie est nettement plus intéressante, rappelant l'univers des romans d'Edith Wharton. Car au final, cette lecture a de bon qu'elle apporte beaucoup de divertissement et d'éclaircissement. Pas nécessaire, mais plaisante !

10-18