IMG_8951   IMG_8952

Tout commence par le suicide d'une femme, dans un chalet sur les bords d'un lac. Deux ans plus tôt, Maria avait perdu sa mère et en avait été très affectée. Ceci n'explique pourtant pas son geste, explique une amie de la défunte, qui tente de convaincre Erlendur d'enquêter sur sa mort en lui confiant une cassette d'un entretien qu'elle aurait eu avec un médium. La jeune femme avait foi dans le spiritisme car elle se sentait coupable de la mort (accidentelle) de son père, pendant son enfance.

Bien que dubitatif, Erlendur va s'attacher à cette histoire et fouiller le passé de Maria. De fil en aiguille, il va se rappeler son propre drame familial et les graves conséquences sur sa vie d'homme. Quelque part, cette histoire de deuil et de fantôme finit par résonner en lui comme une vieille ritournelle. Et quand on a lu, comme moi, le dernier roman en date (Etranges rivages), on n'est plus du tout surpris par les prises de position de notre commissaire apathique et solitaire. Promis, je ne juge pas, c'est écrit noir sur blanc dans le livre !

Une nouvelle fois, j'ai trouvé la lecture prenante, aux effets de style simples et épurés, mais tellement efficaces. J'ai été portée par la voix de Jean-Marc Delhausse (toujours lui !), sitôt les premières notes lancées, on n'a plus envie d'arrêter. Certes, les accents désabusés, l'amertume et le caractère grincheux de notre inspecteur peuvent paraître rédhibitoires, et puis pas du tout, car l'intrigue sera le déclencheur chez Erlendur d'un besoin d'enterrer - enfin - le passé. C'est à suivre, et c'est passionnant !

Hypothermie, par Arnaldur Indridason
Audiolib / éditions Métailié (2010) - traduit par Eric Boury
Texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse