L'été où j'ai sauvé le monde en 65 jours

Nina habite un lotissement en forme de croissant comprenant huit habitations. Tout le monde se connaît, mais se replie dans sa routine quotidienne. En ce début d'été, l'adolescente s'ennuie. Ses parents sont accaparés par leur boulot, son frère Matt fuit la maison le plus souvent possible, sans la moindre explication, son amie d'enfance Jorie s'est mise en tête de sortir avec Eli, l'autre pilier de leur trio infernal. Donc, Nina se sent seule. La pensée de sa grand-mère, décédée un an plus tôt, lui file le bourdon. Mais c'est en sa mémoire qu'elle va se retrousser les manches pour accomplir des petits miracles dans la vie de ses proches. Cela commence en voyant sa vieille voisine, Mme Chung, la jambe plâtrée, tenter de planter des œillets d'Inde, avant d'abdiquer pour se reposer chez elle. La nuit, Nina se faufile dans son jardin pour lui venir en aide en toute discrétion. Et comme ça, chaque jour, Nina rend service à ses voisins, dépose un petit chocolat dans leur boîte aux lettres, glisse une bougie parfumée, prépare des cookies, fait des compliments, recoud une cape, etc. Ce sont des petits riens, mais soudainement la vie du quartier se sent chamboulée par ses actes anonymes, pleins de bonté gratuite. Nina, elle, devra aussi se faire entendre par sa famille, la réunir autour d'une discussion à cœur ouvert et ressouder cette unité qui lui manque. En bref, c'est un tout petit livre à déguster au vert, au frais, en vacances. L'héroïne est très attachante, son histoire toute simple mais tout à fait charmante. Elle dégage une belle énergie et un flot de bonnes ondes. Cela fait un bien fou !

Gallimard jeunesse ♦ coll. Scripto, juin 2014 ♦ traduit par Emmanuelle Casse-Castric