Bretzel BluesDeuxième aventure de Franz Eberhofer, une lecture truculente et enjouée ! On retrouve avec plaisir les personnages introduits dans Choucroute maudite, avec cette fois la sensation de ne plus perdre de temps à replacer les pions dans leurs cases. On avance, on sourit et on jubile.

Le directeur du collège, M. Höpfl, vient se plaindre des insultes peintes sur le mur de sa maison. Crève, sale porc ! Le type est en effet détesté dans toute la ville, mais cela ne justifie pas qu'on traîne sa réputation dans la boue. Écoutant mollement ses complaintes, Eberhofer hausse tout juste un sourcil... son intérêt est volage, davantage accaparé par les troubles de la circulation, sa famille tapageuse et sa relation houleuse avec Susi. Et puis, Höpfl disparaît - son corps bientôt pulvérisé par un train lancé à toute vitesse. La description de la scène est assez balèze... alors que Eberhofer s'interroge : suicide, vraiment ? Et l'enquête se poursuit selon une routine placide, conduite sans esbroufe, puisqu'on accompagne Franz dans un dédale de vie quotidienne, d'anecdotes saugrenues et de rencontres pittoresques.

Résultat, la lecture est une partie de rigolade sur toute la ligne : le héros affreusement cynique, qui fond au contact de l'adorable Uschi, la mémé obsédée par les promos, ses célèbres recettes (petits pains vapeur, crème à la vanille, longe de chevreuil, jarret de porc, chou rave), sans oublier les bières, les glaces, le spa et Louis II ! C'est cocasse et assumé. Même Julien Allouf prend aussi son pied dans cette histoire.

©2018 Mirobole Éditions. Traduit de l'allemand par Brigitte Lethrosne et Nicole Patilloux (P)2018 Audible Studios