17/09/13

Ça sent bon la maman, de Emile Jadoul et Claude K Dubois

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Chaque soir, Maman Taupe lit une histoire à son Taupinou, et puis c'est le moment du câlin.

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Taupinou se blottit contre Maman Taupe. Il a envie de rester comme ça tout le temps.

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Lorsqu'il se retrouve seul, dans son lit, Taupinou reconnaît les bruits de la nuit et n'aime pas ça.

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Alors, Maman Taupe va trouver la solution idéale pour calmer les angoisses nocturnes de son petit.

ET C'EST ADORABLE ! Encore une fois. Le duo Emile Jadoul et Claude K. Dubois fait son beurre avec des histoires délicates, pleines de tendresse, aux illustrations douces et apaisantes. J'adore !  ♥

Ça sent bon la maman, de Emile Jadoul et Claude K Dubois (Pastel, septembre 2013)

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07/09/13

Je, tu, il m'embête, de Michel Van Zeveren

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«Attention, pas de bêtises, les enfants» dit Maître loup avant de s'absenter de la classe.

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Alors, plutôt que de s'embêter, petit loup décide d'embêter petit lapin. Petite souris embête petit loup mais petit sanglier arrive et se fait embêter par petite biche. Les trois petits cochons interviennent.

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Qui embêtera petite grenouille ? Finalement, est-ce les plus grands qui embêtent les petits ? Les filles embêtent-elles plus les garçons que l'inverse ?

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Lorsque tout le monde embête tout le monde, on finit par s'embêter... surtout quand on est des petites bêtes à oreilles !

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Un nouveau Michel Van Zeveren offre toujours l'occasion de se poiler en douce dans son coin ! C'est un vrai régal de lire ses petites histoires où les jeux de mots fleurissent à tous les coins de page, où les illustrations se veulent espiègles et légères et où la morale de l'histoire se passe également de commentaire (car c'est drôle, très drôle !).

L'auteur s'amuse à broder son intrigue sur l'ennui autour du mot 'embêter' qu'il rabote ou détricote avec un plaisir manifeste. La répétition des scènes fait aussi partie du comique de situation. On sourit énormément face à ce spectacle grotesque d'une classe entière qui cherche à piéger l'autre. Au final, même le maître est pris à son propre piège ! C'est une histoire sans fin. ^-^

Je, tu, il m'embête, de Michel Van Zeveren (Pastel, septembre 2013)

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21/12/12

L'histoire du soir #35 : Lutin veille, par Astrid Lindgren & Kitty Crowther

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Dans une vieille ferme, où tout le monde dort, un lutin veille. Il habite un recoin de la grange et il sort la nuit, sans faire de bruit. Nul ne le voit jamais, mais les hommes devinent sa présence car parfois, au réveil, les traces de ses petits pieds sont dessinées dans la neige.

Le lutin va et vient à pas feutrés dans le clair de lune. Il veille sur sa ferme, et plus particulièrement sur les animaux. Le lutin leur parle à la manière d'un lutin, une petite langue silencieuse que seuls les animaux peuvent comprendre. Ainsi, il rassure la vache, le cheval, les moutons et les agneaux, puis les poules et le chien.

Quand il a fini son petit tour, le lutin s'en retourne chez lui, dans la grange, où vit aussi le chat qui attend dans le foin, car il veut son lait que lui donne le lutin. Il se glisse sous la couette, prend un livre et rêve de l'été. Tous les soirs, le lutin fait son va-et-vient à petits pas feutrés, entre les bâtiments. Il veille sur la ferme et ses habitants, pendant que les hommes dorment. Et cela dure depuis plusieurs centaines d'hivers...

Ce texte d'Astrid Lindgren est inspiré du personnage de Tomten, célèbre dans les pays du Nord. C'est un conte doux et apaisant, à lire et découvrir les soirs d'hiver, on comprend alors la nécessité de cultiver de belles histoires qui inspirent tant de chaleur dans ces pays où les hivers sont longs et rigoureux. 

Lutin veille, par Astrid Lindgren et Kitty Crowther (Pastel, 2012)

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06/11/12

L'histoire du soir #11 : L'école est en feu, par Mario Ramos

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Fanfan aperçoit son ami Louis prendre le train avec sa grand-mère pour aller à la grande ville. Pour quelle raison, se demande le cochon un poil trop curieux. A l'école, Louis est taciturne. Il ne supporte rien, ni personne. Il est puni pour être arrivé en retard et refuse de s'expliquer. Heureusement la nouvelle directrice semble particulièrement tolérante. Pendant la récré, Louis est surpris avec un paquet d'allumettes dans la poche. Quelques jours après, l'école est en feu. Alors, forcément, c'est le loup le coupable idéal. Il est donc temps de débusquer le secret de Louis et de prouver qu'il n'a rien à voir avec l'incendie. 

Une petite histoire sympathique, décomposée en chapitres, avec titres et illustrations à chaque page. Cette collection a le mérite d'être accessible pour les enfants débutant en lecture. Et ça tombe bien, puisque l'histoire parle justement des petits loups qui ne savent pas lire et qu'il ne faut pas laisser au fond de la classe pour les empêcher d'apprendre. C'est décidément un monde de cochons où il n’est pas facile d’être un petit loup.

L'école est en feu, par Mario Ramos (Pastel, 2012)

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01/11/12

L'histoire du soir #8 : Les classes vertes, de Michel Van Zeveren

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Chic, un nouvel album de Michel Van Zeveren ! J'ignore ce que cette lecture me réserve, mais je me frotte les mains d'avance. 
La petite SiSi a la trouille de partir une semaine en classe verte, loin de ses parents. Alors elle décide de les emporter avec elle. Zou, en un claquement de doigts, ils deviennent des souris. C'est ainsi.
La fillette part le coeur léger, mais très vite, dès le voyage dans le bus, cette cohabitation s'annonce un peu pénible. D'abord, papa a le mal du transport, puis maman est une vraie pipelette, la fillette doit mentir et tricher pour ne pas attirer l'attention. Résultat elle se retrouve toute seule, à l'avant du bus, près des adultes, privée des joies simples de passer du temps avec les copines.
Les jours se suivent et vont s'organiser sur le même moule : SiSi est finalement bien embêtée d'avoir ses parents dans sa poche. En plus, ces deux-là sont intenables et attirent l'attention alors qu'ils devraient rester discrets. C'est donc la chasse à la souris dans la château, même le gros chat de la propriétaire se pourlèche les babines, sans oublier que le secret de SiSi est en train de s'éventer et que l'enfant n'en peut plus de se coltiner des parents qui se comportent pire que des gosses !

Cette histoire a le bon goût de raconter aux oisillons, qui paniquent à l'idée de quitter le nid, que l'aventure sans les parents est aussi une expérience à vivre pleinement car elle offre l'occasion de connaître des instants uniques (faire des bêtises, avoir un amoureux, s'amuser à des jeux de son âge, ne pas livrer ses pensées les plus intimes à tout bout de champ, avoir du temps pour soi). Chacun son jardin secret, après tout ! Michel Van Zeveren nous livre une histoire trépidante et drôle sur l'art de grandir et de se détacher des siens sans avoir mal.

Les classes vertes, par Michel Van Zeveren  (Pastel, 2012)

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30/10/12

L'histoire du soir #6 : Les monstres n'existent pas ! de Kerstin Schoene

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L'allemande Kerstin Schoene nous raconte l'incroyable histoire d'un monstre, outré de constater que la masse populaire ne croit plus en son espèce. Il n'aura de cesse de fournir des preuves de son existence, en tant que monstre, il est cruel, fort et redoutable. Petits et grands ont tout à craindre de lui !
Mais voilà, rien n'y fait. Sur les murs, le débat fait rage et on ne cesse de répéter que non, les monstres n'existent pas. Point à la ligne. C'est désolant pour notre ami monstrueux.
A force de tour de passe-passe, l'auteur partage avec facétie les tribulations d'un monstre qui voudrait tant qu'on le remarque. C'est très drôle, ou comment détourner de son registre une créature qu'on croyait vouée exprès pour les histoires qui font peur. La preuve que c'est l'exception qui confirme la règle. Je conseille fortement cet album ! La lecture est drôle et décalée. Une chouette découverte, incontestablement.

Les monstres n'existent pas ! par Kerstin Schoene (Pastel, 2012)

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29/10/12

L'histoire du soir #5 : Dans la tempête, de Gwendoline Raisson & Jean-Luc Englebert

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Au large des côtes de Chine, un bateau quitte la grande ville de Shangaï pour se rendre plus au sud. Il a à son bord un capitaine, deux marchands, une comtesse, un cuisinier, une famille nombreuse, un matelot et une petite servante.
Naviguant en pleine mer, le bateau ne peut échapper à la tempête qui s'abat sur lui. Les vagues se soulèvent, le vent souffle et l'embarcation est malmenée. A son bord, tout le monde tremble de peur. Seule la petite servante se met à écoper l'eau à l'aide de sa minuscule tasse de thé.
C'est ridicule, voyons. Le bateau va couler ! Mais elle continue à écoper.
C'est, hélas, trop tard. Et le drame se produit.
Tout ce petit monde est en détresse, s'accroche du mieux qu'il peut à l'épave du bateau. Encore une fois, la petite servante agit en silence et attrape les restes du bateau qui flottent autour d'elle. Enfin, on se réveille et décide de suivre son exemple. Un radeau de fortune voit ainsi le jour.
En s'y mettant à plusieurs, on peut espérer une issue favorable. La petite servante, elle, ne dit jamais un mot de trop. On comprend mieux pourquoi à la dernière page de l'histoire.
Alors, forcément on ne peut s'empêcher d'avoir le coeur qui bat un peu plus fort à ce moment précis.
Cette histoire a été inspirée d'une légende amérindienne, celle du colibri. On a beau se sentir tout petit et impuissant face à une épreuve, on a en nous une faculté à réagir qui nous est propre, on peut paniquer, on peut pleurnicher, on peut demander de l'aide, ou on peut se retrousser les manches et chercher une solution. Après tout, « chacun fait sa part. »

Ce qui est particulièrement fascinant, aussi, dans cet album, ce sont les illustrations de la tempête. Elles paraissent tellement réalistes, qu'on ressent les frissons de l'angoisse et de l'oppression, comme si on subissait aussi cette tempête. C'est vraiment bluffant !

Dans la tempête, par Gwendoline Raisson - illustrations de Jean-Luc Englebert (Pastel, 2012)

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-) extrait du blog de Gwendoline Raisson, 

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »
 
Cette légende a été elle-même colportée dans nos contrées par le philosophe et agriculteur Pierre Rabhi. Et moi, j'aime bien ce que dit Pierre Rabhi. Alors, je rapporte...
« Au-delà des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c’est à l’insurrection et la fédération des consciences que nous faisons appel. C’est-à-dire à ce lieu intime où chaque être humain peut mesurer sa pleine responsabilité et définir les engagements que lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables et pour les générations à venir. »  Pierre Rabhi.

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24/10/12

L'histoire du soir #2 : Hiver long, très long (et froid, très froid) par Emile Jadoul

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Jadoul nouveau, Jadoul tout beau ! C'est mon gimmick un peu moisi, désolée. En fait je suis souvent à l'affût des nouveaux albums d'Emile Jadoul, car je les trouve généralement drôles et attendrissants. Un cocktail sucré et délicieux, comme j'aime. (Enfin, ça dépend.)
Déjà la couverture d'Hiver long, très long (et froid, très froid) me plaisait énormément. Peut-être ce savant mélange des couleurs, ou cet indien en position zen... Qui dit indien, généralement dit cowboy. En moi, la petite sonnette a retenti.
Alors l'histoire réunit deux voisins, Cow-Boy-prévoyant et Grand-sage-indien. Le premier se prépare pour l'hiver, et coupe du bois, encore plus de bois, rentre ses moutons et tricote une écharpe en laine. Le deuxième fait sa méditation. Concentré, zen, ne pas déranger. Le cowboy est tout de même inquiet et interroge son ami : c'est sûr que l'hiver sera rude ? Oui, oui, répond l'autre.
Alors ne ménage pas tes efforts, Cowboy prévoyant.
Parce qu'il s'estime chanceux d'avoir un si bon voisin, aux conseils toujours avisés, notre cowboy se rend dans son tipi pour lui offrir un cadeau. Autour d'une tasse de thé, ces deux-là discutent. Mais dis-moi, Grand-sage-indien, d'où te viennent tes certitudes sur l'hiver long, très long, et froid, très froid ?
Un grand gniiii d'étonnement accompagnera la réponse, je vous le garantis. C'est de bonne guerre, mes amis. Cet album est drôle, dans le sens cocasse et divertissant. C'est du Emile Jadoul, pas à son top of the top, mais ça reste divin.

Hiver long, très long (et froid, très froid) par Emile Jadoul  (Pastel, 2012)

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et une petite comptine,

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26/09/12

Pêle-mêle Clarabel #53

C'est l'automne ! Voici donc un panaché de lectures savoureuses, et de saison (tant qu'à faire). Les trois albums s'inscrivent dans des registres différents, le premier est volontairement désopilant, le deuxième nous transporte vers un dépaysement total mais plante sa petite graine dans notre coeur parce qu'on ressent beaucoup de chaleur et de confort pour l'histoire, et enfin le troisième, tout simplement superbe, réveille en nous notre fibre artistique, mais surtout notre sensibilité à la poésie. Vous verrez, vos yeux vont rouler dans tous les sens pour ne pas louper le moindre détail. 

Catégorie Lecture désopilante : 

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Pour ravir les papilles de sa dulcinée Leila-la-laie, Jean-Glier se met en quatre pour lui préparer son menu préféré, à savoir : un caneton farci aux oeufs de grenouilles, des marrons grillés et une glace à l’eau. La belle est exigeante, il ne faudrait pas la décevoir. Alors il lui demande de venir le trouver chez lui, sitôt qu'un filet de fumée s'échappera de sa cheminée. Les mois vont passer, Jean-Glier va chasser et pêcher ses ingrédients, il va les installer chez lui, les engraisser et les bichonner, oui c'est bizarre, on commence à se poser des questions. Notre sanglier instaure une relation de plus en plus proche avec ses ingrédients, lesquels deviennent de grands enfants intelligents. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie et vont comprendre les motivations cachées de leur hôte... bouh, quelle horreur ! Panique à bord, les amis. Mais Véronique Komai ne va pas franchir les limites interdites et peaufiner son dénouement. La tendresse est de mise, dans ce texte ponctué d'humour et de jeux de mots qui prêtent à sourire. 

Le menu préféré de Leila-la-laie, par Véronique Komai (Pastel, 2012)

Catégorie Lecture Cocooning : 

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Tout commence quand Suzie Truie et Simon Cochon partis en vadrouille rentrent chez eux et découvrent leur petit nid occupé puis ravagé par Léone Oursonne et Vincent Elan. Bon, pas besoin de se mettre en pétard car tout ce petit monde se connaît et s'apprécie. Pourquoi ne pas vivre tous ensemble et construire une grande maison pour l'hiver ? ! Après avoir passé un coup de fil aux castors, les travaux débutent aussitôt et voient sortir de terre une demeure imposante et pleine de charme. Ça sent le confort douillet, la chaleur du feu de bois, les bonnes odeurs en cuisine, la tisane qu'on avale le soir avant de filer sous la couette... La description de la routine est saisissante de familiarité, et c'est ce qui fait qu'on se sent heureux et à son aise entre les pages de cet album. Les animaux se comportent comme des humains (ils se servent du téléphone, ils conduisent des camions, ils se rendent en ville pour faire des emplettes). Et puis la facture s'élève à une montagne de sandouiches au beurre de cacahuètes ! C'est tellement bon de se plonger dans ce royaume de la simplicité, de l'amitié et de l'entraide. Une lecture pleine de révélations, pour moi ! 

La maison dans les bois, par Inga Moore (Pastel, 2012)

Catégorie Lecture pour épater la galerie : 

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J'avais lu et beaucoup apprécié le premier album de Gwendal Le Bec, Le Roi des Oiseaux, qui a reçu la Pépite de l'album 2011, Prix du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. J'avais aussi déjà vu fleurir sur les blogs des libraires leurs avis élogieux concernant ce nouveau titre et, ma foi, je n'ai pas été déçue non plus. L'auteur nous prend par la main et nous invite à nous pencher sur son livre, et plus particulièrement sur les détails de la faune et la flore d'un bois. Là, le mulot pointe son museau mouillé sous les feuilles craquantes, ici la belette se glisse entre deux pierres froides, ou un faisan se fraie un chemin parmi les fougères, un blaireau laboure l'humus de son museau pointu et le sanglier se roule bruyamment dans une mare de boue (oui, c'est peut-être Jean-Glier attendant sa belle Leila-la-laie !).

Les couleurs de cet album sont superbes, elles soulignent le jour déclinant, les mouvements des animaux et de la forêt, certains cherchent un coin pour se cacher ou dormir, d'autres se réveillent et entament une ronde nocturne. C'est beau, tout simplement. Précis et délicat, assez poétique aussi dans sa façon de raconter son histoire. L'auteur s'emploie également à trouver les mots justes, les mots vrais pour décrire cette nature si belle et énigmatique aux yeux des enfants. C'est ce qu'on pourrait nommer un petit bijou, non ?

Un bois, par Gwendal Le Bec (Albin Michel jeunesse, 2012)
pour vous convaincre, lisez le magnifique billet de Bauchette -) ICI ! 

03/05/12

"Les enfants sont des énigmes lumineuses."

Le match du jour oppose les enfants contre les parents. Bah oui. 

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Les enfants sont méchants, c'est bien connu. Ils sont bruyants, insupportables, ils crient, font des caprices, ils mordent, ils crachent leurs épinards, ils ne disent pas bonjour à la dame, ils font du chantage, ils donnent des câlins quand ça leur chante, en somme ils sont épuisants et limite ingrats. C'est fort d'une tendre ironie que Vincent Cuvellier nous livre un portrait de notre progéniture, avec un bagout hors du commun. Impossible de ne pas sourire en parcourant cet éventail de situations toutes plus grotesques (et authentiques !) les unes que les autres.

C'est ainsi un festival de patience et de flegme qui s'offre à nous, et le constat s'impose : les enfants sont de gentils monstres qu'on aime comme ils sont, c'est-à-dire imparfaits. On doit aussi au rituel de l'histoire du soir de réconcilier tout ce petit monde, ouf les journées peuvent paraître longues, elles savent aussi se boucler sur un sentiment d'apaisement quand on retrouve l'enfant endormi dans son lit, sourire aux lèvres et heureux... Après tout, les enfants sont gentils. 

-) A découvrir pour l'ironie de la situation, pour l'humour de Vincent Cuvellier et pour les illustrations d'Aurélie Guillerey (j'adore). 

Les enfants sont méchants, par Vincent Cuvellier & Aurélie Guillerey (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2012)

Les enfants auront l'occasion de se venger en se plaignant de leurs parents, grâce au retour de ma mère ! Une mère qui ne fait rien comme les autres, qui a la tête dans les nuages, qui dit une avalanche de gros mots, qui mange des paquets de bonbons, qui promet de faire attention et qui bien évidemment n'en fait qu'à sa mode. 

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C'est déjà le troisième titre de cette collection (où le portrait de ma mère est souvent gratiné, mais c'est pour de rire !). Si ma mère est à la fête, son fiston, lui, se désespère et le lecteur rigole. Trois histoires courtes viennent faire état de situations souvent désespérantes, mais jamais navrantes, ma mère a conscience de ses défauts et préfère en rire en faisant l'orang-outang dans son dressing. Tout ça sent bon le vécu, c'est tendre et rigolo de découvrir le regard que parfois posent les enfants sur leurs parents ! Ce troisième rendez-vous a donc été placée sous le signe des facétieuses retrouvailles.

Ma mère à la fête, par Gwendoline Raisson & Magali Bardos (OFF - Pastel, 2012) 

* La citation en titre de ce billet est de Daniel Pennac. : )

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