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Chez Clarabel

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22 mai 2012

Un copain pour de vrai

Joli, très joli moment à partager...

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Muche a tout plein de jeux et de jouets dans sa chambre. Mais personne pour jouer avec lui. Alors il décide de s'inventer un copain, à partir d'un bout de carton. Bon, ce n'est pas un camarade de jeux digne de ce nom. A la place, Muche propose de se promener dans le jardin, de flâner dans l'herbe et de contempler le ciel. Aaaah, qu'on est bien ! 

Puis l'orage s'annonce et voilà Muche et son ami trempés. Misère ! A peine le temps de s'abriter sous un arbre, et Muche constate que la pluie a fait des dégâts irrémédiables. Son copain en carton est tout raplapla, Muche a beau tenter de le sécher, il n'a plus fière allure.

C'est alors que s'invite André, qui passait par là sous son parapluie. Il découvre un Muche désemparé et son copain mal en point, à lui de prendre l'initiative de lui préparer un bel enterrement, avec une petite pensée émue envers ce bon camarade éphémère. 

Toutefois, cette rencontre a aussi scellé le début d'une nouvelle amitié, entre Muche et André.

Cet album évoque l'enfance, la solitude et l'amitié avec beaucoup de simplicité et de tact. C'est un album aux couleurs tendres et aux illustrations délicates, qui apportent infiniment de tendresse et d'harmonie à la lecture. C'est aussi et surtout un instant bulle, un rendez-vous fait de charme et de douceur. 

Le Copain, par Maud Sene (Ecole des Loisirs, 2012)

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22 mai 2012

“I have walked through fire for you.”

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Tempérance est une jolie veuve guindée, qui dédie sa vie à s'occuper de l'orphelinat mis en place par son père, aujourd'hui décédé. Elle est également assistée par son frère Winter, mais tous les deux ont bien du mal à boucler les fins de mois, l'argent manque et ils viennent de perdre leur plus généreux donateur. Du coup, Tempérance se résigne à conclure un marché avec lord Caine, qui erre dans le quartier pour trouver l'assassin de sa maîtresse. La jeune femme a rangé dans sa poche ses scrupules et sa pudibonderie, elle accepte de l'assister dans son enquête, en échange il a promis de lui faire connaître des personnes avec un porte-feuille bien rempli.

Et c'est comme ça, à force de traîner ensemble dans les rues sordides de Maiden Lane, de se livrer à des confidences anodines parce que la nuit est plus propice au relâchement, c'est bien connu, que notre couple va peu à peu laisser leur attirance réciproque prendre le pas. Tempérance se prétend vertueuse et respectable, ce qui ne fait aucun doute, mais c'est aussi une petite dévergondée qui brûle de désir pour le séduisant lord Caine, qui incarne l'interdit et le risque, de quoi le rendre bougrement attirant. Par contre, lui ne fait pas dans la dentelle, c'est un type cynique et brutal, à la hauteur de sa réputation de dépravé (le type reconnaît fréquenter très régulièrement les prostituées, avec lesquelles il pratique des rapports anti-conformistes pour l'époque), et il masque bien sa vulnérabilité !

Par certains côtés, la romance est sulfureuse et pimentée mais elle réussit bien au couple qui forme un duo explosif (la fausse effarouchée et le pur débauché). Sans quoi, c'est l'ambiance générale qui m'a vraiment plu dans cette série. L'histoire a lieu dans un quartier populaire et canaille, ce qui nous change des salons privés et des bals, il y a aussi une intrigue criminelle, des personnages secondaires judicieusement introduits pour la continuité de la série. Je ne m'attendais pas à apprécier autant ce roman, j'avoue même l'avoir lu en quelques heures à peine tant la surprise était bonne ! J'ai maintenant hâte de me replonger dans cette ambiance atypique.

Troubles intentions (Les fantômes de Maiden Lane #1), par Elizabeth Hoyt
J'ai Lu, coll. Aventures & Passions, 2012 - traduction de Daniel Garcia 

21 mai 2012

"We teleported. Like in Star Trek or Harry Potter, sort of. No! Like in Dr. Who if you think of the Tardis! Holy canola !"

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Voilà le quatrième et dernier tome de la série, qui se veut une bonne conclusion pour une lecture charmante et souvent pleine d'humour. Le seul défaut de ce tome-ci, comme pour le précédent, repose dans les longueurs. Après tout, j'estime que l'auteur aurait pu goupiller les deux livres en un seul pour rendre son intrigue encore plus entraînante et riche en intensité dramatique et romantique.
A ce propos, Zara est toujours confrontée à son casse-tête sentimental, entre Nick, son premier amour, et Astley, le roi lutin qui a toute ma préférence, la jeune fille a du souci à se faire, sans oublier la menace de l'Apocalypse, le roi Frank et Isla la folle qui veulent la zigouiller, les kidnappings répétés des habitants de Bedford, bref Zara qui rêvait de sauver le monde va pouvoir réaliser son vieux rêve !
C'est seulement dans la deuxième partie du roman qu'on entre dans le vif du sujet, avec un sacré twist dans les derniers chapitres qui risque de vous inspirer des cris d'horreur. Je n'en dévoile pas davantage, mais j'ai traversé un petit moment de flottement à ne plus savoir quoi penser. Là, je dois avouer, Carrie Jones a été grandiose !
Avec son style enthousiaste et souvent maladroit, l'auteur a réussi à mener sa série vers une issue honorable, sans prétention, et c'est ce qui m'a tout le temps plu au cours de la lecture. Je me suis amusée, j'ai un peu rêvé, j'ai été bluffée, j'ai pesté, j'ai soupiré, mais au final je ne regrette pas cette découverte, cela ne fait pas de cette série un rendez-vous incontournable, juste un bon moment à passer.

Désolation (Envoûtement #4) - Carrie Jones
City éditions, 2012 - traduction d'Ariane Maksioutine 

21 mai 2012

Attraction, apparently, is often accompanied by delusion.

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Kayla, seize ans, est experte en amour mais essentiellement en tant que blogueuse qui prodigue des conseils aux autres, sans franchement les appliquer elle-même. En clair, la vie amoureuse de Kayla est d'un calme plat, ce sont essentiellement ses copines ou sa soeur aînée qui font part de leurs déboires, à elle d'en tirer une expérience riche et éclairante.

Tout se complique dès l'instant où elle craque pour Jared, un camarade de classe en arts plastiques. Car l'admettre fait d'elle une cruche patentée qui s'interroge, se questionne, devient bête, sourde et aveugle, un vrai spécimen de foire, mais tellement caractéristique des questions qu'on se pose à cet âge-là.

Et c'est ce qui m'a plu dans ce petit roman sans prétention, c'est l'idée qu'on peut s'y retrouver, que l'héroïne est une fille ordinaire, avec des fantasmes, de la jugeotte et du romantisme à revendre (elle est notamment une grande lectrice de romances, dont elle décortique les attentes des lectrices). Voilà une lecture où l'identification est très facile, il y a en plus l'idée du blog faisant office de courrier du coeur pour mieux coller à l'air du temps, du coup ce livre peut plaire, surtout aux plus jeunes, parce qu'il est moderne, un peu original et proche des lecteurs.

Les secrets d'une blogueuse amoureuse, par Allison Van Diepen
Harlequin, coll. Darkiss, 2011 - traduction d'Emmanuelle Debon 

MERCI ALYA !

18 mai 2012

“"Carefree, peaceful... those words reminds me of you." Matt says without hesitation, surprising me with his frankness.”

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Daisy n'est pas une adolescente comme les autres. Il lui arrive de succomber à des accidents, avaler de travers un grain de raisin, être allergique à une piqûre de guêpe, se noyer, bref Daisy est déjà morte par cinq fois dans le passé ! Tout a commencé à l'âge de quatre ans, par un accident de bus scolaire, à la suite duquel elle a suivi un protocole secret qui permet de ressusciter grâce à un sérum nommé Revive.

Tout est remis en question dès lors que Daisy et ses faux parents, Mason et Cassie, s'installent dans le Nebraska. La jeune fille découvre l'amitié avec Ashley, et aussi l'amour avec Matt. C'est tout nouveau, pour la première fois elle s'interroge sur les risques qu'elle court, sur la moralité de jouer avec la mort et le destin, de sauter d'une vie à l'autre sans le moindre frisson de doute ou de repenti... C'est comme si Daisy s'achetait enfin une conscience, sauf que ses conclusions la poussent vers le chemin de la rébellion !

Ce deuxième roman de Cat Patrick élabore une thématique originale, sur le droit à la vie et la mort, hélas j'ai trouvé le traitement tellement creux que j'ai fini par être déçue de ma lecture. Celle-ci se révèle trop simpliste, jusqu'à dans la description des émotions de Daisy, de sa rencontre avec Matt, des sentiments naissants entre eux, de son amitié avec Megan aussi, une autre cobaye avec qui elle a créé un blog rigolo. Il n'y a qu'avec Ashley que les choses vont être différentes de ce qu'elles paraissent, en plus d'autres petites révélations disséminées à travers l'intrigue, comme la découverte d'un complot et la nécessité de fuir pour sauver sa peau. Non, vraiment, à ce sujet intéressant ne s'est frotté qu'un développement peu convaincant et futile, auquel j'ai été peu sensible. Tant pis.

Revived (La Sixième Vie de Daisy A.), par Cat Patrick
La Martinière J., 2012 - traduit de l'anglais par Nathalie Azoulai 

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16 mai 2012

TrAquEUr !

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J'ai entamé cette lecture par hasard, sans la moindre idée de ce qui m'attendait, et aussitôt les premiers chapitres avalés, aussitôt j'étais tenue en haleine. Je n'ai plus voulu refermer le livre avant la fin ! C'est l'histoire d'un adolescent de quinze ans, Jake, passionné de comics d'épouvante, qui mène une existence simple et ordinaire. Les parents du garçon travaillent à l'institut Hobarron où se tiennent des activités scientifiques subventionnées par le gouvernement, du moins c'est ce qu'il pense.

Il suffira d'une rencontre avec un type au teint blême, nommé Quilp, et de son familier, M. Pinch, pour comprendre qu'une terrible menace démoniaque pèse sur leurs vies. Jake va l'apprendre brutalement, ce qui ne fait qu'accentuer le rythme de l'histoire. Une course contre la montre vient de débuter, Jake doit décamper et se réfugier dans le Creux d'Hobarron, un village au milieu de la forêt, où plusieurs présages annonçant la Déferlante vont s'abattre. Et c'est le garçon qui serait à l'origine de tout, son père lui a demandé de pousser son enquête, de trouver des réponses pour empêcher la catastrophe, au risque de révéler certaines vérités pas bonnes à entendre.

Bien ficelée, l'histoire joue cartes sur table pour nous étourdir et nous emporter. La cadence est infernale. C'est aussi un vrai récit d'épouvante, avec des tentatives de meurtre, des malédictions, des vengeances et des sacrifices... On y croise des créatures qui font froid dans le dos, des démons, des sorciers, des jeunes gens paumés qui veulent sauver le monde, un chat obèse aussi ! Bref, cette lecture a plus d'un tour dans son sac, elle surprend, elle étonne, elle séduit et elle vous colle à votre fauteuil. Tous les amateurs de la série L'Epouvanteur de Joseph Delaney ne pourront qu'adorer !

Traqueur (tome 1) par William Hussey
Castelmore, 2012 - traduit de l'anglais par Nenad Savic 

15 mai 2012

☼ Flash ☼

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Kasper est un geek contrarié, obligé par sa mère de rejoindre le monde réel. Il se traîne alors jusqu'au pub du coin où il rencontre la jolie Amanda, celle pour qui il avait le béguin à l'école. La pauvre chérie a la mine défaite, son amoureux vient de lui faire passer un mauvais quart d'heure, Kasper décide alors d'intervenir et se sauve avec Amanda à l'autre bout du pays.

Leur fuite va s'étaler sur les 300 pages du livre, depuis Hirtshals au nord du Danemark jusqu'à l'île de Mon, où Katrine fête son anniversaire exclusivement entre filles, sauf exception, Erik, le fils de la meilleure amie de sa mère, invité impromptu qui ne devrait pas déranger car le garçon a récemment avoué qu'il était homo. Toutefois, derrière cette histoire, s'en cache une autre... plus cocasse. Erik a menti pour échapper à la tendresse collante de Pernille, dont la cousine Kira se demande si sortir avec son meilleur ami Markus serait une bonne idée, ou ne vaudrait-il pas mieux se contenter d'une relation sans ambiguité et s'en porter à merveille.

Il y a aussi Anne qui vient de rompre avec Sebastian et qui s'en veut, surtout lorsqu'elle apprend qu'il souffre de cette rupture en commettant les pires bêtises, elle court toute la soirée après lui, finit à l'hosto avec une épaule en vrac, rencontre Salem, un voyou au coeur tendre qui mobilise ses potes pour retrouver l'ex, ce dernier étant complètement éméché, planqué dans une boîte de nuit, en train de peloter une copine d'Anne. Triste tableau.

Tous ces personnages vont et viennent, au gré de la lecture, qui défile comme une séance de diapositives qu'on regarde en toute convivialité. Ce sont des histoires qui dressent un portrait d'une génération qui a soif de rêver, d'aimer, de grandir et qui souffre ou se trompe parce que ça fait partie du lot aussi. Ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver, heureusement la présentation au début est précieuse pour recoller les morceaux. On trouvera à travers cet étalage d'aventures cocasses, sentimentales, amoureuses ou amicales des moments drôles ou graves, des préoccupations qui concernent les jeunes d'aujourd'hui et un moment de dépaysement agréable sans être inoubliable.

Flash, par Mette Finderup
Bayard jeunesse, 2012 - traduit du danois par Hélène Hervieu 

15 mai 2012

▶ Un an après

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A l'issue d'une fête déguisée, quatre amis reprennent la route et ont un dramatique accident de voiture. Un an après, tous se souviennent et en conservent des cicatrices indélébiles. Cette tragédie a bouleversé des familles, des amitiés, les uns après les autres, ils racontent et expliquent l'inexplicable.
C'est donc un roman sur la douleur et sur le deuil, mais c'est aussi un roman qui évoque la culpabilité et les remords. Chacun tente d'avancer, ou pas. Les évènements restent marqués de façon indélébile. Certains veulent les effacer, pensent y arriver mais se leurrent. D'autres entretiennent le souvenir, alimentent la rancune, font des reproches, nourrissent leur colère, se rejettent la faute...
En gros, c'est une lecture poignante.
Le sujet n'a pas non plus été poussé ou creusé davantage, la lecture est rapide, en quelques 200 pages on a absorbé l'essentiel, et ça suffit. Je crois qu'à sa mesure, l'auteur a réussi à titiller les consciences, à imprimer un message de fatalité sans chercher à condamner.
C'est juste triste, bouleversant et ça laisse sa petite empreinte quelque part.
Ce ne sera pas une lecture mémorable, mais elle a tenté de me murmurer des choses et je les ai entendues, le coeur serré et la boule au ventre.
Cela restera une jolie rencontre.

Un an après, par Sue Mayfield
Bayard jeunesse, coll. Millézime, 2011 - traduit par Vanessa Rubio-Barreau 

14 mai 2012

Girl Scouts for psychopaths.

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J'ai dévoré ce roman en quelques heures, la preuve qu'il est redoutable, bien ficelé, entraînant et haletant. Au départ, pas facile de démêler le vrai du faux : une fille meurt, revient sous la même apparence, sauf que ce n'est pas elle, et pour cause c'est sa jumelle ! Sutton serait morte, la scène a été filmée, diffusée sur le net, Emma la découvre par hasard, réalise alors qu'elle a une soeur dont elle ignorait l'existence, prend aussitôt contact avec elle, et c'est là que tout dérape. Sutton a disparu, tous ses amis se trompent sur Emma dès lors qu'elle apparaît à Tucson, cette dernière ne peut affirmer le contraire car ses papiers ont été volés et un message l'avertit de garder le secret.

Han, han, ça démarre très fort ! Le roman prend en effet une tournure inquiétante et angoissante, et plus on avance dans l'histoire, plus on découvre que Sutton était une garce finie, que ses copines et elle jouaient un drôle de jeu basé sur des blagues scabreuses, que cela a provoqué des conséquences irrémédiables, dont le meurtre de la jeune fille. Et c'est d'autant plus bizarre, ou sordide, car l'esprit de Sutton est présent à travers celui d'Emma, qui l'ignore, la Reine déchue observe donc la scène à travers les yeux de sa soeur, la mémoire en vrac, mais voulant à tout prix des réponses. Comment vous dire ? C'est flippant. Tout simplement.

A l'instar d'Emma, on comprend qu'elle vient de se glisser dans une existence de rêve en apparence, alors qu'il semblerait que tout est faux, que le danger est partout et qu'elle doit prêter ses traits à une soeur jumelle dont elle découvre la nature perverse et démoniaque avec effroi et écoeurement. De plus, il est trop tard pour reculer et Emma veut démasquer la vérité. Elle souhaite tout de même venger la mort de Sutton, mais cela s'annonce fielleux, critique et déstabilisant. J'ai adoré ce roman, au climat terrifiant et tellement prenant, j'ai vraiment hâte de découvrir la suite !

The lying game, tome 1 : Tu es moi, par Sara Shepard
Fleuve Noir, coll. Territoires, 2012 - traduit par Isabelle Troin 

14 mai 2012

“Teenagers, as everyone knows, tend to believe they are immortal.”

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Elizabeth s'est noyée en tombant du paquebot où avait lieu sa soirée d'anniversaire avec ses amis. C'est son fantôme qui va tenter de comprendre ce qu'il s'est passé car Elizabeth n'a aucun souvenir des dernières heures de sa vie. Elle est accompagnée d'Alex, un garçon décédé un an plus tôt, lui aussi erre sans savoir pourquoi. Ensemble, ils vont remonter le fil des souvenirs de la jeune fille, suivre ses proches, découvrir des petites choses déplaisantes, comme souvent dans de pareilles situations où se nichent des vérités cachées, des jeux troubles et dangereux...

Elizabeth était une fille brillante, mais peste. Elle était entourée d'une bande de lycéens riches et populaires, elle n'accordait jamais un seul regard aux médiocres, dont faisait partie Alex. S'ils sont tous les deux réunis dans la mort, ce n'est pas un hasard et c'est ce que l'histoire va nous faire découvrir au fil des chapitres. Le climat est donc suspicieux et tendu, même si le fond n'est pas d'une grande originalité non plus, on retrouve une jeunesse dorée en façade, mais craquelée de l'intérieur, qui risque de voler en éclats sous le poids des tromperies et des remords.

Ce roman s'inscrit dans la lignée de ses semblables : l'atmosphère est poignante et pleine de mystères, les indices sont distribués au compte-goutte, les doutes vont et viennent, le dénouement manque un peu de surprises sauf si on a moins l'expérience de telles lectures. J'ai presque aimé, parce que j'ai tout de même trouvé que l'histoire se traînait, l'héroïne n'est pas sympathique en dépit de sa prise de conscience tardive, les figurants font sérieusement flipper et l'histoire se veut touchante mais peine à émouvoir. En somme, c'est une histoire de fantôme qui tombe un peu à l'eau et qui a du mal à tirer son épingle du jeu, alors que l'idée générale est tentante.

Reste avec moi, par Jessica Warman
Fleuve Noir, coll. Territoires, 2012 - traduction de Michelle Charrier  

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