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Chez Clarabel

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23 mars 2012

Comment la disparition d'une momie permet de résoudre l'assassinat d'un politicien...

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Encore un très bon tome des détectives de l'étrange, Andrew Singleton et James Trelawney, de sympathiques trublions, qui rechignent à couler des jours heureux dans leur appartement cossu de Montague Street. A la place, ils aiment débusquer des affaires qui sortent des sentiers battus, et ça leur va plutôt bien.
L'histoire se passe à Londres, alors que le couronnement de George VI se prépare. Une momie disparaît, puis réapparaît en tant que suspect numéro un dans une enquête criminelle, comment est-ce possible ? Singleton alerte aussitôt l'inspecteur Harold Staiton, déjà connu par les initiés.
Et là j'interromps les présentations, car franchement cette lecture invite à la découverte. Il faut peut-être un petit temps d'adaptation, au démarrage, avant de réaliser qu'il ne s'agit pas d'un roman policier comme un autre. Les personnages sont de grands amateurs d'histoires tordues et de théories alambiquées, ils ont l'esprit vif et ouvert à des idées peu répandues. C'est clairement leur marotte, ce qui les stimule et les excite.
A ses heures perdues, Singleton tente aussi de percer le secret qui entoure l'Ordre hermétique de l'Aube dorée, une confrérie à laquelle bon nombre d'écrivains auraient souscrit, mais sans en avouer le but précis. Forcément, ça le titille et il prend un plaisir fou à feuilleter les pages de ses livres, entre deux folles échappées avec son camarade Trelawnay. D'ailleurs, la fin du roman nous montrera une avancée considérable... et sidérante.
Il ne faut pas fermer son esprit à ce qui sort de l'ordinaire et flirte avec le fantastique ou l'étrange pour savourer ces aventures, sinon ce serait peine perdue. Toutefois, on sent la jubilation qu'a l'auteur, Fabrice Bourland, à rédiger ses histoires et à entraîner ses personnages dans des aventures singulières. Sincèrement, c'est communicatif, en plus d'être d'une pure élégance, rythmé, intelligent et entraînant.
Chaque nouveau livre est un rendez-vous, pour moi, incontournable !

Le Serpent de Feu, par Fabrice Bourland
2012, coll. Grands détectives chez 10-18  

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23 mars 2012

Meurtre à Shakespeare

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Lily mène une existence simple et sans histoire dans la petite ville de Shakespeare, au fin fond de l'Arkansas. Son métier (femme de ménage) fait d'elle une personne populaire mais discrète, aussi le meurtre de son propriétaire la voit soudainement propulser sur le devant de la scène, ce qui n'arrange pas ses affaires. De plus, deux hommes (l'inspecteur Claude Friedrich et son prof d'arts martiaux) lui manifestent soudain des signes d'intérêt qui la mettent mal à l'aise, ça commence à faire beaucoup pour notre héroïne ! Lily aime maintenir une distance entre elle et les autres, par la faute de son passé qui la hante encore (on découvre les raisons au fil de la lecture, c'est assez éprouvant). En apparence, Lily est une jeune femme froide et mystérieuse, mais parce qu'elle est torturée et fragile au fond d'elle. 
La personnalité de l'héroïne rend quelque part la lecture plus noire et complexe, même si l'intrigue policière est classique et traditionnelle dans sa ligne de conduite (pas d'esbroufe, mais un bon suspense car je n'avais pas deviné le dénouement). Toutefois, Charlaine Harris prend plaisir à décrire le quotidien d'une petite ville américaine, avec sa galerie de personnages et ses anecdotes savoureuses. C'est vraiment pour moi le petit plus qui rend cette série intéressante à découvrir et à suivre car plusieurs personnages sortent du lot et j'ai bien envie d'en savoir plus ! 

Meurtre à Shakespeare (Lily Bard #1) - Charlaine Harris
J'ai Lu, 2012 - traduction de Tiphaine Scheuer 

22 mars 2012

C'est le cuisinier lui-même qui donne de la saveur à sa cuisine : son caractère, ses rêves, ses sourires, ses larmes.

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La boutique de Madame Pamplemousse est unique. Niché dans un quartier de Paris, à l'abri des regards curieux, l'endroit fait davantage penser à l'antre du sorcier, avec ses articles aussi bizarres que du salami de Minotaure à la sauge et au thym sauvage, des queues de vélociraptor salées, du tigre à dents de sabre fumé et du roulé de langue de tyrannosaure, mais aussi des rognons de crocodile au vin de myrtilles, du piranha rôti au coulis de framboises, et j'en passe.
Il y a incontestablement un grain de folie dans ce roman, un zest de magie, une pincée de gourmandise, une cuillerée de bons sentiments, et beaucoup d'autres ingrédients savoureux ! Madame Pamplemousse est un personnage bien mystérieux, aux allures de sorcière, avec son chat au pelage blanc, répondant au nom de Camembert, et qui crache tout le temps des boules de poil dès qu'il se sent dérangé dans ses petites habitudes.
Ce chat cache lui aussi ses petits secrets.
Et c'est par hasard que la jeune Madeleine croise leur chemin, qu'elle découvre leur boutique en manquant tomber à la renverse parce que tout lui semble extraordinaire. Mais cette rencontre va aussi bouleverser sa vie et celle de son oncle, monsieur Lard, un grippe-sou tyrannique, propriétaire d'un restaurant sans attrait et sans âme, tout bonnement parce que son gros tonton autoritaire maltraite son personnel et sa cuisine.
Résultat, c'est gras, c'est lourd, c'est répugnant.
C'est alors que s'invitent les Fabuleux Délices de Madame Pamplemousse, et la Bête se transforme...

C'est indubitablement une lecture fantastique et enchanteresse. Déjà rien que la couverture donne envie d'avoir le livre entre les mains. Et croyez-moi les illustrations de Sue Hellard ne déçoivent pas un seul instant. Tout est beau dans ce roman, tout est délicieux et original. On a même le sentiment de plonger dans un Paris tout droit sorti d'un film coquet, ça fait très carte postale, mais c'est charmant.
L'histoire ressemble également à un conte merveilleux, avec une jeune héroïne au coeur d'or, exploitée par un malotru, qui va se découvrir un don exceptionnel. De plus, l'écriture fait preuve d'élégance et de beaucoup d'imagination (l'inventaire des recettes et des délices fait tourner de l'oeil par exemple !). C'est dire le bonheur qu'on a de plonger dans l'univers de Rupert Kingfisher, et on ne le regrette pas. 

Je connaissais la série dans sa version originale, et je suis très heureuse de la découvrir sur le marché français, c'est une découverte exquise, dont l'esthétisme vintage exerce un réel attrait. C'est à déguster sans attendre ! Le deuxième tome va paraître au mois de mai.

Madame Pamplemousse et ses Fabuleux Délices, par Rupert Kingfisher smileyc219
illustrations de Sue Hellard - traduction par Valérie Le Plouhinec 
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, 2012

22 mars 2012

Où est l'escargot ?

Souvent, l’escargot se cache dans sa coquille. Mais cette coquille, où se cache-t-elle ? Derrière la queue en tire-bouchon d’un petit cochon ou dans la crosse d’un violon ? Sous les cornes bien enroulées d’un bouquetin ou à l’intérieur d’un serpentin ? Dans la crête des vagues, les volutes de fumée d’une pipe ? Les spirales dessinées par une patineuse sur glace ? Les bouts recourbés d’une paire de babouches ? C’est fou, le nombre de choses qui ont la forme d’un colimaçon !

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UN ALBUM SANS TEXTE où l'on passe son temps à scruter les détails des illustrations pour retrouver la coquille de l'escargot. Procédé ingénieux, un peu rigolo, imaginé par monsieur Tomi Ungerer. Ce qui frappe aussi, c'est la diversité des dessins : soit bariolé, jovial, coloré, soit gris, austère, ombrageux, mystérieux... Un festival d'originalité pour le plaisir des yeux.

Où est l'escargot ? par Tomi Ungerer (Ecole des Loisirs, 2012)

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22 mars 2012

Princesse Chipolata

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Attention, lecture purement irrévérencieuse, mais tellement drôle. Les premières pages peuvent déconcerter, mais sitôt que le lecteur a bien saisi le second degré derrière l'histoire de cette princesse, c'est du plaisir assuré.
Alors nous avons une princesse, capricieuse et tyrannique, qui se plaint d'avoir des gros doigts qu'elle planque sous des moufles. Elle harcèle son serviteur, qui s'appelle Mon Chien (!), pour que cesse son calvaire. Il lui faut une solution, et vite !  Mon Chien suggère donc de se rendre dans la Forêt des Contes Perdus où se trouverait la Belle aux petits doigts parfaits et ainsi procéder à un échange de bons procédés. Hop, la princesse se rend aussitôt sur place et doit passer toute une série d'épreuves (des tests de stupidité, de débilité et de crétinerie ultime). Tout un programme.
Qu'est-ce que j'ai pu ricaner en lisant ce petit livre ! Chaque rencontre est désopilante, même les dialogues sont absolument poilants. L'ensemble est joyeux, décalé, subtil et saugrenu, c'est du très bon Colas Gutman, qui gratouille et qui donne le sourire, avec en bonus les ravissantes illustrations de Marc Boutavant, bref ce livre est un indispensable !  

La princesse aux petits doigts, par Colas Gutman - illustrations de Marc Boutavant 
Mouche de L'Ecole des Loisirs, 2012 

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21 mars 2012

Comme dit Papa : "Avec moi, c'est comme ça !"

Ce soir, Maman n'est pas là. Alors pour le bain, le repas et le coucher, il y a Papa. Avec lui, tout est différent, et Clara n'est pas au bout de ses surprises. 

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J'en connais qui doivent avoir un sourire jusqu'aux oreilles, c'est d'ailleurs ce qui s'est passé chez moi quand j'ai ouvert cet album, au moment de commencer l'histoire... Aussitôt, oui j'avais un sourire banane. Parce que c'est l'histoire d'une petite fille prénommée Clara, qui va pour la première fois passer seule toute une soirée avec son papa, maman étant partie au cinéma.

Qui ne se reconnaîtra pas dans cette histoire où la fillette ne cesse de chipoter sur le bain chaud un peu froid, sur la purée trop salée ou sur le pyjama mis à l'envers, jusqu'à l'histoire du soir... non vraiment, papa ne fait rien comme l'enfant a l'habitude avec maman mais est-ce vraiment un problème ? Car passer du temps avec papa offre aussi des bons côtés agréables, ça change, et comme il le dit si bien : "Avec moi, c'est comme ça !"

Histoire drôle, attachante, pleine de tendresse et de facétie, joliment illustrée par Magali Le Huche, qui réussit à merveille à souligner l'espièglerie de la situation. Un album à chouchouter et glisser au pied du lit de votre enfant, en vous éclipsant...

Avec moi, c'est comme ça ! par Nadine Brun-Cosme - illustrations de Magali Le Huche (Père Castor, 2012)

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21 mars 2012

Dis-moi, Lapin, tu connais le Loup Tralala ?

Plus malin que le Grand Méchant Loup, il a de minuscules oreilles, des dents usées, un petit nez et une longue crinière noire qui vole au vent.

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Mais à quoi peut ressembler ce loup si étrange, ce loup tralala, qui fait si peur au lapin ? Le portrait laisse perplexe et titille la curiosité. Il y a du suspense, l'angoisse monte au fur et à mesure que le lapin frise l'hystérie en entendant les pas du loup. Attention, ça va saigner ?

Il n'y a certes pas d'originalité dans l'histoire, mais elle n'en demeure pas moins pertinente et drôle. Il n'y a qu'à voir la tête paniquée du lapin pour s'en convaincre !  Et puis les histoires de loup rencontrent souvent beaucoup de succès auprès des enfants. Je ne doute pas cet album qui veut faire peur, tout en se voulant drôle, touchera sa cible.  

Le loup tralala, par Michaël Escoffier & Kris Di Giacomo (Kaléidoscope, 2012) 

Voici d'ailleurs une autre histoire de loup, sympathique et intriguante (j'ai longtemps eu peur pour les trois petits héros !) : 

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Biquette. Ses parents sont partis chercher un gros gâteau, et, pour l’instant, ses amis Yvon Cochon et Justin Lapin ne lui ont offert que des cadeaux idiots. Dring ! On sonne à la porte. Surprise ! C’est un loup avec un ruban autour du cou…Il sait sauter à la corde, flotter dans le bain, inventer un jeu de gentilles tartines…

Le cadeau, par Magali Bonniol (Ecoles des Loisirs, 2012)

21 mars 2012

Mais que dit l'escargot à chapeau ? par Michel Van Zeveren

Oh ! Un escargot à chapeau qui veut traverser la route ! « Viens avec moi, petit escargot, avant de te faire écraser ! lui dit Benjamin. Benjamin ne comprend pas ce que l’escargot essaie de lui dire lorsque son ami Bertrand arrive. - Attention ! s’écrie Benjamin. Tu vas écraser l’escargot ! Crac ! ...

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Que d'humour ! Les albums de Michel Van Zeveren m'enchantent et m'étonnent à chaque fois, notamment pour la diversité des émotions qu'ils cherchent à communiquer. Dans cette histoire j'ai en effet été un peu surprise, un peu effrayée, beaucoup curieuse, un tout petit peu prise de doute et d'inquiétude, car finalement j'avais très envie d'en découdre. Mais que voulait dire l'escargot ? Et pourquoi ils portent tous des chapeaux ? Mais aussi, où va-t-on quand on est mort ? Autant de thèmes sérieux et sensibles, traités avec tendresse et facétie, parce qu'il faut toujours donner la possibilité d'imaginer ce qu'on veut. 

Un album pour sourire, frissonner, s'interroger et se rassurer. 

Mais que dit l'escargot à chapeau ? par Michel Van Zeveren (Pastel, 2012)

21 mars 2012

“My life sucks pretty hard right now. So, yeah. I’m making jokes.”

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J'étais excitée comme une puce avant de lire ce tome 3 ... et au final, je suis contente, un peu triste, un peu frustrée, mais pas surprise non plus.
J'ai bien aimé la première partie, qui avait la lourde et délicate charge d'assurer le passage de relais, et franchement l'auteur a bien géré son affaire : on retrouve Sophie, son humour, sa détermination et son flegme, elle doit rejoindre sa mère et se rend chez les Brannicks où d'étonnantes révélations l'attendent.
Et de nouveau l'histoire nous transporte vers d'autres lieux, je vais éviter d'en dévoiler trop, mais ça tourbillonne pas mal et ça nous réserve de belles surprises, parfois un peu crispantes, le climat est plus tendu, les enjeux ne sont plus l'innocence d'antan, et Sophie se voit investie d'une mission déterminante pour l'avenir des Prodigium.
Mais à longtemps chercher des solutions, à tâtonner dans le vide et le noir, à se poser des questions sur le comment et pourquoi, l'intrigue finit par tourner sur elle-même, tel un long statu-quo qui nous fait ronger notre frein, franchement je me demandais quand l'action allait démarrer !
C'est un peu le reproche que je ferai à ce dernier tome, l'activité est plus lente, même un peu plus cérébrale (sauf que j'avais déjà remarqué que c'était une manie de l'auteur), et donc tout se met en branle dans les 70 dernières pages, c'est un peu rapide, avouons-le, le défi final laisse un goût amer, et certaines solutions peuvent être jugées trop faciles.

Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui boucle gentiment la série. Hex Hall se classe à jamais parmi mes meilleures séries de divertissement. Si l'intrigue peut paraître gentillette, la série est sauvée par le charisme de ses personnages, leur humour et leurs sarcasmes. C'est frais, léger, ça donne des petites palpitations et on passe vraiment un bon moment avec Sophie Mercer.
Je ne regrette pas un seul instant d'avoir découvert cette série, qui a toujours su remplir son office : distraire le lecteur !

Spell Bound (Hex Hall #3) - Rachel Hawkins
Published March 13th 2012 by Hyperion Book 

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20 mars 2012

Même les morts racontent une histoire.

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Le père de Sig, Einar, vient de mourir de froid en tombant dans le lac gelé. Tandis que sa soeur et leur belle-mère se rendent en ville pour chercher de l'aide, le garçon veille sur le corps. Quelques instants après, un homme s'invite chez eux et réclame son or. Celui que Einar lui aurait volé dix ans plus tôt.
Nous sommes en 1910, dans un coin paumé en Suède, à Giron, près du cercle polaire. Wolff est une brute épaisse, qui n'a jamais cessé sa traque en réclamant justice, sauf que Sig ignore tout de cette magouille et défend farouchement l'existence d'or dans leur modeste bicoque. La famille n'a jamais eu le moindre sou, comme le prouvent les longues années de galère et d'errance, depuis Nome en Alaska.
Commence alors un tête-à-tête pesant et angoissant, entre le vieux baroudeur et le garçon qui sort tout juste de l'enfance. Celui-ci se sent dépassé par la situation, il est mort de trouille et songe de plus en plus à se faufiler dans le cellier pour récupérer le précieux Colt de son père.
Et c'est dans cette atmosphère étouffante, qui glace pourtant le sang, que le roman se construit, alternant les scènes antérieures aux évènements présents afin de mieux comprendre d'où sort ce Wolff et qu'aurait pu faire Einar pour l'agacer à ce point.
C'est habile, remarquable et bluffant. Pas moyen de reposer le livre avant la fin. Le suspense est tendu au cordeau, dans un cadre peu ordinaire, ce qui ajoute au charme du roman. L'auteur a su jouer avec nos nerfs, c'était tellement bon, terriblement stressant mais vraiment bon !

Revolver, par Marcus Sedgwick smileyc002
éditions thierry magnier, 2012 - traduit par Valérie Dayre 
illustration de couverture : Séverin Millet 

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