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Chez Clarabel

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5 juillet 2011

Soul-jacking. That's my own shorthand for whatever this situation is.

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Mercy est un ange déchu, qui a perdu la mémoire. Pour rentrer dans les bonnes grâces, elle doit accomplir des missions sur Terre en se glissant dans la peau de mortelles. Cette fois, elle devient Carmen, une choriste qui a un gros problème d'eczéma, qui souffre d'un complexe d'infériorité, et qui participe à une manifestation de chant dans une petite paroisse nommée Paradise (!). En plus de ça, Mercy découvre que ses hôtes sont meurtris suite à la disparition de leur fille, Lauren, que tout le monde croit morte, à l'exception du frère, Ryan (so sexy). Mercy va donc mettre son nez dans les affaires de famille, ce qui va prodigieusement agacer le garçon, jusqu'à ce qu'il réalise que Mercy/Carmen n'est pas une nana comme les autres.
Je préviens - il y a une toute petite romance à l'horizon ! 
Car dans le même temps, Mercy doit comprendre sa propre histoire, tenter de retrouver Luc, son amoureux pour lequel elle a tout perdu (les raisons demeurent encore obscures), même si elle s'amourache aussi de Ryan - oh yeah. Dernier point important, elle doit se tenir à l'écart des "8", qui sont à l'origine de sa disgrâce, et ne pas faire de vagues.
C'est un premier tome qui sert essentiellement à expliquer l'univers de Mercy, faire sa connaissance et apprécier son humour sarcastique, sur fond d'une intrigue criminelle qui révèle des faits dégoûtants, qui font froid dans le dos. 
C'est un roman qui se lit vite et bien, qui n'est pas désagréable non plus, même si parfois l'ensemble fait un peu brouillon, tant la confusion des identités (Mercy/Carmen) est troublante.

Mercy - Rebecca Lim
Published October 2010 by HarperCollins Children's Books
  

LUENVOLu en VO - 28

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4 juillet 2011

Sur le chemin des vacances #2 : Le Viandier de Polpette - Olivier Milhaud & Julien Neel

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Où que vous soyez, il faut que vous glissiez cette bande dessinée dans votre besace. C'est un vrai régal de lecture !
Le Viandier de Polpette raconte l'histoire d'un ancien militaire (Polpette), chargé de nourrir les troupes durant la guerre, et qui s'est reconverti dès lors qu'il a découvert le petit paradis qu'est le Coq Vert. Ce lieu-dit appartient au jeune Fausto de Scaramanda, un fils de comte qui a connu l'exil dès son âge tendre et qui a su rendre cet endroit unique et au charme bucolique irrésistible.
C'est, par excellence, le lieu de perdition d'une petite communauté attachante et atypique, on y trouve Alméria, la responsable des bains, madame Sweep ou mademoiselle Emma, de parfaites soubrettes redoutablement efficaces, messieurs Diego Suarez et Léopold, deux clients qui font partie des murs, Andrew le spécialiste des cocktails qui ne décroche jamais un mot, sans oublier Biryani l'intendant et Polpette notre cuisinier taiseux qui exprime tout son art dans ses petits plats (à souligner, "viandier" signifie "livre de recettes" en vieux français).  
Non seulement c'est drôle, particulièrement cocasse et truculent, et c'est fichtrement gourmand ! On pourrait se contenter de se fondre dans cette ambiance délicieuse, le lecteur est déjà séduit, mais le scénario nous réserve quelques surprises (le retour du père de Fausto, par exemple). De plus, c'est une bd qui propose un brassage d'inspirations littéraires tout à fait étonnant (on parle de "sweet fantasy", mais pas seulement). Ce mélange des genres peut déstabiliser même s'il révèle aussi une volonté de proposer un univers à part très pertinent (et auquel j'ai vraiment adhéré !). 
Cette lecture vous transporte et ça fait un bien fou, ce n'est pas anodin si on trouve l'allusion à une "bulle" qui vous coupe du reste du monde, car vous quittez le Coq Vert avec une pointe de nostalgie et beaucoup de regret. (De prochaines aventures sont annoncées - ouf !) 

Le Viandier de Polpette - Olivier Milhaud & Julien Neel smileyc002
Gallimard, 2011.  

4 juillet 2011

Big Nate, le champion de l'école

IMG_4591L'école est finie, mais on se permet un petit détour pour rencontrer Big Nate et le suivre une journée dans sa folle vie de mauvais élève. En fait, son problème est qu'il n'aime pas beaucoup l'école et il se sent particulièrement incompris. Bizarrement ses blagues ne séduisent pas tout le monde... C'est comme aussi l'histoire du cookie surprise, il est écrit : Aujourd'hui, vous surpasserez tous les autres. Big Nate n'en doute pas, cette journée sera unique et exceptionnelle ! Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu puisque Big Nate va cumuler les bêtises, les profs ne vont pas comprendre son humour ou se méprendre sur des situations embarrassantes. Les copains vont le charrier, certaines filles lui chercher des poux. A la clef, c'est toujours lui qui trinque. 
Ce qui est sympathique dans ce livre, c'est son mélange entre bd et roman. Et puis, le ton et l'ambiance me font irrésistiblement penser à Greg du Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney. Ce sont d'ailleurs deux lectures pratiquement semblables (il n'est donc pas étonnant de retrouver le commentaire du deuxième en couverture de celui-ci !). Ce que j'ai apprécié chez Big Nate, ce sont essentiellement ses expressions du visage et ses commentaires sur ses profs, ses camarades ou même sa famille. L'histoire, elle, a de grandes chances de parler aux plus jeunes lecteurs (dès 10 ans). Il s'agit aussi du premier tome d'une série dont trois tomes, au moins, seront publiés.
Dernière précision, Big Nate s'est d'abord fait connaître aux USA sous forme de comic strip. A la lecture, vous reconnaîtrez les modes et les recettes. ;o) 

Big Nate, le champion de l'école - Lincoln Peirce
Gallimard jeunesse, 2011 - 214 pages - 12€
traduit de l'anglais (USA) par Jean-François Ménard 

1 juillet 2011

Croquer Big Apple à pleines dents

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C'est l'été et Carrie débarque à New York pour suivre un séminaire d'écriture. Son rêve se réalise enfin ! Après quelques déboires pour se loger, elle s'incruste chez Samantha Jones, alors fiancée à un passionné de base-ball et bossant comme une dingue dans la publicité, puis fait la connaissance de Miranda Hobbes, en pleine manifestation contre la pornographie devant un grand magasin. Eh oui, tous ces noms ne vous sont pas inconnus, fans de la série que vous êtes ! 

Qu'est-ce que c'est drôle, d'ailleurs, d'imaginer nos nanas dans les années 80 ! Carrie est encore au stade de wannabe, elle est de toutes les soirées, rencontre du monde, tombe amoureuse d'un dramaturge célèbre, bosse sur sa pièce, décroche une lecture publique, assure sa promo, prend la grosse tête, renie ses racines, se fâche avec sa meilleure amie de Castlebury, ne reconnaît plus son père, se plaint des hommes, de l'amour et du sexe. Les fondamentaux prennent racine !!! 

Avouez que, franchement, tous les ingrédients sont là, rendant la lecture savoureuse, légère et divertissante ! C'est vintage dans l'âme, mais tellement frais aussi. On parcourt les 488 pages avec facilité, bonheur, grisé par la nostalgie et les retrouvailles avec Carrie Bradshaw et ses copines. Et puis New York, tout simplement...

Summer and the City - Candace Bushnell
Albin Michel, coll. Wiz, 2011 - 488 pages - 18€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec 

1 juillet 2011

Sur le chemin des vacances #1

Parce que la route, parfois c'est long, voici de quoi tuer le temps de façon ludique et instructive...

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Au sommaire : de la lecture pas commune avec des histoires magiques, du coloriage, des jeux, un livre à tourner dans tous les sens, des boutons sur lesquels il faut appuyer, des flèches à suivre, des conserves à glisser dans le caddy, des étoiles à dessiner, des autocollants à utiliser comme on veut, et en plus on chante, on souffle sur des bulles, on tape dans les mains... C'est un chouette compagnon de vacances !
Les vacances de Turlututu - Hervé Tullet (Bayard jeunesse, 2011) 

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La roulette à devinettes est une nouvelle série de Fabienne Teyssèdre et c'est plutôt original. Qui n'a jamais posé des questions idiotes dans sa vie ? Est-ce qu'une girafe, ça fait des bisous ? Est-ce qu'un singe, ça se regarde dans le miroir ? Est-ce qu'un lion, ça mange des mouches ? Est-ce qu'un éléphant, ça boit du jus d'orange ? Grâce à la petite roulette au centre des questions, vous obtenez aussitôt la réponse ! 
Est-ce qu'une girafe... - Fabienne Teyssèdre (Seuil jeunesse, 2011)

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Ce livre-là, c'est un peu ma bête curieuse que j'aime beaucoup ! C'est un livre qui répond avec humour à toutes les questions qu'on se pose sur les trucs plus ou moins étranges qui se passent dans le corps comme les bleus, le hoquet, le bâillement, les ampoules, les bosses, les crottes de nez, le torticolis, les caries, la chair de poule, la fièvre, les gargouillis, les fourmis dans les jambes, les fractures, les verrues, les grains de beauté, les larmes, les points de côté, les entorses, les cicatrices, le rougissement, les boutons, les piqûres de moustiques, le mal des transports, les poux... Demandez le programme, il est vaste, varié, intéressant. Je vous mets au défi de ne pas vous arrêter sur au moins un sujet du livre - IM.PO.SSI.BLE ! 
Aîe ! Prout ! Atchoum ! - Delphine Godard & Nathalie Weil. Illustrations de Roland Garrigue. (Nathan, 2011) 

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Incontournable, l'inventaire illustré de la mer ! Ce sont 100 espèces marines, des mammifères les plus connus aux poissons les plus étranges en passant par les crustacés, les mollusques et les plantes, qu’Emmanuelle Tchoukriel nous invite à découvrir. Les illustrations sont tout simplement superbes, la mise en page épurée et le papier très beau ! Vraiment un indispensable pour cet été.
Inventaire illustré de la mer - Emmanuelle Tchoukriel & Virginie Aladjidi (Albin Michel jeunesse, 2011)
-) lire le billet plus approfondi de Bauchette.

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En voilà une chic idée de marier le jeu de l'oie à la découverte des châteaux de France qui ont compté dans l'Histoire. On trouve donc un plateau de jeu et des pions à découper, mais surtout un livret très enrichissant sur les châteaux, leur architecture, les raisons de leur construction et les anecdotes. C'est vraiment pas mal du tout !
Le jeu de l'oie des châteaux qui racontent la France - Anne de la Boulaye. Illustrations de Marion Billet. (Seuil jeunesse, 2011) 

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LE LIVRE QU'IL FAUDRAIT EMPORTER PARTOUT AVEC SOI ! C'est drôle, tout simplement. Et parfaitement déculpabilisant !
Le livre qui fait aimer les livres, même à ceux qui n'aiment pas lire ! - Françoize Boucher (Nathan, 2011) 

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29 juin 2011

"all the lovely butterflies in my stomach landed one by one in a cold, dead heap"

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Emerson n'est pas une adolescente comme les autres, elle se trouve cinglée, a même fait un séjour en hôpital psychiatrique, traversé une longue dépression, tout ça suite au décès de ses parents et au fait qu'elle seule voit des fantômes ! Elle en croise à tous les coins de rue, ne sait plus trop qui est réel et ne l'est pas, il lui arrive aussi de parler dans le vide, de se couvrir de ridicule, du coup elle préfère s'isoler et se tenir éloignée de son lycée où ses camarades ont vite fait de la cataloguer. 

Désormais sous la tutelle de son frère, elle ne peut éviter les tentatives de celui-ci de vouloir guérir son mal-être. Son dernier recours se nomme Michael Weaver, consultant pour l'agence Hourglass. Non seulement ce garçon est sexy en diable mais il possède une capacité d'écoute réconfortante. Sitôt en sa présence, Emerson parle comme jamais et en vient à se confesser. Elle qui pensait être un cas à part se découvre des points communs avec ce garçon furieusement canon (l'auteur insiste, même la nana fait une fixation sur les lèvres pulpeuses et les muscles saillants du jeune homme, ahem !). 

Bon, le truc qu'on ne dit pas, c'est que Michael a d'autres motivations en aidant Emerson - il a besoin d'elle, besoin de ses capacités à voyager dans le passé, ceci grâce à la combinaison de leurs dons, et dans le but de sauver l'agence. Toutefois, cela ne sera révélé que bien tardivement, ou tout juste aperçoit-on des indices pour pimenter le suspense, car - gros reproche, me concernant - le roman demeure incroyablement lent et l'intrigue se traîne beaucoup. QUEL DOMMAGE ! 

En attendant, il faut se farcir les nombreuses interrogations de l'héroïne, au demeurant fort sympathique, et sa fascination cocasse pour le beau gosse du bouquin (un charmant outsider fait son apparition vers la dernière partie du roman, oh yeah, le triangle amoureux est en place !). C'est une lecture sympathique, pas extraordinaire non plus, l'intrigue amoureuse fait sourire, l'attirance entre Michael et Emerson n'est pas seulement physique, l'alchimie entre eux est bel et bien électrique - et ce n'est pas qu'une image ! 

Hélas, cela ne m'enlèvera pas de la tête que l'histoire prend trop de temps pour se mettre en place, et qu'à force de faire planer le doute, la trame romanesque s'essouffle (en fait, tout survient précipitamment à la fin, ce que je trouve bien tardif comme procédé !). J'ai donc fermé mon livre avec regret. 
Ce roman a été pour moi une petite déception. Parce que la couverture est splendide. Parce que j'avais lu des avis plus que positifs jusque là. Parce que j'avais trop d'attentes. Et parce que, finalement, je me suis ennuyée. C'est comme ça, juste regrettable mais pas bien grave non plus ! 

Hourglass - Myra McEntire
Published June 2011 by Edmont USA

LUENVOLu en VO - 27

"Hey, bro, do you think you can put Shorty back on her chain?" 
I stepped forward with my hands on my hips, only slightly intimidated to find Kaleb almost eye level with me when he was seated and I was standing. 
"First of all, no one is the boss of me but me. Secondly, if you ever reference my 'chain' again, I will kick your ass." I jabbed him hard in the chest with my finger. Possibly breaking it. "And thirdly, don't call me Shorty." 
Kaleb sat silently for a second, his eyes wide as he looked at Michael. "Where did you get her? Can you get me one?" 
I blew out a loud, frustrated sigh and dropped down beside Michael, who didn't even try to hide his smile. "You should probably apologize to Emerson."
"I am sorry." Kaleb grinned at me. "Sorry I didn't meet you first."

28 juin 2011

Clandestine (Intruse #2)

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Nous retrouvons Fanny, la petite couturière de Vienne, et Frédéric, vicomte de Waldaw, en fuite après leurs folles péripéties survenues dans le précédent épisode, Intruse. Las, les amoureux sont séparés : Fanny a été enlevée par la reine des pirates, Padora, et vogue en Mer Noire tandis que Frédéric se trouve lui aussi aux mains de sinistres individus après avoir vaguement découvert le sort de sa douce. Sur plus de 300 pages, les amants vont vivre des situations abracadabrantesques chacun de leur côté, tout en cherchant à se retrouver ou tirer profit de leurs déconvenues (Fanny, essentiellement - la demoiselle n'a pas craché sur l'appât du gain et n'y renoncera pas facilement !). Car, autre rebondissement, nous découvrons l'héroïne cinq ans plus tard dans le lit du poète Pouchkine, affaiblie et sur ses gardes, mais livrant la confession de son récit avec un talent hors pair. 

Si le premier tome avait été un clin d'oeil appuyé au film, La Belle et l'Empereur, avec Romy Schneider, celui-ci est quelque part un hommage aux poèmes de Pouchkine - La Fontaine de Bakhtchisaraï, Le prisonnier du Caucase. Sans aucune prétention, bien entendu. Les aventures de Fanny et Frédéric sont toujours mouvementées et partent dans tous les sens, le cadre est également plus exotique, toutefois je me suis sentie moins embarquée. La lecture reste agréable et entraînante, mais l'ambiance m'a sincèrement moins séduite. Le couple étant séparé la majeure partie du roman (et leurs retrouvailles tardant à venir), j'ai suivi les nouvelles expériences de Fanny, toujours aussi folles et audacieuses, mais un brin trop exubérantes, avec un peu d'ennui et lassitude.

Je pense avoir apprécié Intruse pour sa fraîcheur et son magnifique cadre du palais de Vienne, l'ensemble était invraisemblable et cocasse, mais c'est ce qui faisait aussi son charme. Cette fois-ci, je ne sais pas pourquoi, je suis restée en retrait. Je n'ai, cependant, pas été indifférente à la personnalité de Padora, une femme fascinante, redoutable de rouerie, également le sosie troublant de Fanny, qui exercera sur elle un ascendant à la fois étrange et envoûtant. Padora n'a d'ailleurs pas dit son dernier mot, puisque la fin du roman suggère que nous retrouverons tout ce petit monde dans d'autres contrées et au coeur de bien étonnantes aventures ! (Du moins, je le suppose.)

Clandestine - Nicolas Jaillet
Hachette, 2011 - 345 pages - 13,90€ 
Merci N.J. !  

27 juin 2011

1 exemplaire "Vertige" à gagner !

Vertige Tentez votre chance ! 

Il suffit de déposer un commentaire et d'expliquer comment vous avez connu la série de Lauren Kate et ce que vous avez apprécié dans le tome 1, Damnés.

Bonne chance à tous ! Ce concours est ouvert à tous les lecteurs résidant en France métropolitaine, Suisse, Belgique et Luxembourg. Le gagnant sera désigné le 1er juillet et prévenu par mail.

Envoi assuré par Cécilia de l'agence www.nineteengroupe.fr 

Résultat du tirage au sort (le 1er juillet, à 18h30) : bravo Eidole ! Je viens de t'envoyer un mail. 

27 juin 2011

You can be a warrior, if you choose to be.

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Shannon assiste, impuissante, au meurtre de son frère par une bande de Saxons sanguinaires. Effondrée, elle doit encaisser son exil dans un royaume voisin pour sa propre sécurité. Or, Shannon rêve de vengeance et de combat. Elle refuse les fanfreluches de la cour, supporte avec difficultés les railleries du charmant Iwan et n'hésite pas à apporter son aide au jeune vagabond, Rhodri, accusé d'être un espion à la solde de l'ennemi. Ajoutez que la déesse de la source, Rhiannon, s'adresse en personne à la princesse, qui comprend qu'un grand destin l'attend, à commencer par sauver la maison de ses parents et déjouer une fausse conciliation pour la paix. 

Il m'a fallu 100 pages pour penser autrement à l'héroïne qu'à une petite pleurnicheuse sur laquelle s'abattent tous les malheurs. Après cela, on assiste à l'éclosion : Shannon devient une battante, doublée d'une vraie meneuse d'hommes. Bon, hélas il n'y a pas la place pour la romance - ce n'est pas faute de glisser deux charmants garçons dans l'intrigue. J'espère que cela se développera par la suite, car même si c'est une série pour plus jeunes lectrices (dès 12-13 ans), la fantasy est réellement divertissante lorsqu'elle s'associe à un semblant de comédie romantique. (Du moins, à mon goût.) Ou alors, ce premier tome introductif accomplit là sa mission de poser les bases dans la perspective d'autres épanouissements... En attendant, et pour celles qui apprécient, c'est un bon roman médiéval où se mêlent histoire et fantastique. Au moins trois tomes doivent suivre.

Princesse Shannon #1 L'aube du destin - Frewin Jones
Flammarion (2011) - 391 pages - 13€
traduit de l'anglais (USA) par Christine Aché et Catherine Grillet
illustration de couverture : Cali Rezo 

24 juin 2011

"The easiest lies to tell are the ones you want to be true."

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L'histoire débute de façon assez originale et sur les chapeaux de roue, puisque le héros se retrouve sur le toit de son école en simple caleçon. C'est la nuit, probablement le fruit d'une crise de somnambulisme... Dès le lendemain, son grand frère arrive pour le conduire chez lui afin d'assurer sa sécurité. Ceci ne réjouit guère Cassel, à dix-sept ans, cadet de la famille Sharpe, il est le seul à ne posséder aucun pouvoir (c'est là qu'entre toute la dimension fantastique) : son grand-père tue par simple contact, sa mère manipule les émotions (et purge une peine de prison pour escroquerie), son frère Barron trafique la mémoire et l'aîné, Philip, peut briser les os d'une simple pensée. (Sans entrer dans les détails, il est ici question de faucheurs et de magie. Vous comprendrez...) 

Mais si Cassel est aujourd'hui autant chouchouté par les siens, c'est parce qu'il serait l'auteur du crime qui a coûté la vie de sa meilleure amie, Lila, il y a quelques années. Le père de celle-ci étant un redoutable chef de la pègre, les Sharpe craignent une vengeance. Problème, il n'a aucun souvenir de son acte de violence et cela ne cesse de le hanter. Il fait également des rêves récurrents d'une chatte blanche qui lui murmure dans son sommeil de réveiller sa mémoire endormie, mais tout ceci n'est pas très clair et sa famille ne lui prête qu'une oreille distraite. 

Il faut dire aussi que les Sharpe sont des gens atypiques, qui usent de l'union familiale sous de faux prétextes. En gros, ce sont des arnaqueurs et Cassel lui-même est un fichu manipulateur, relevé d'une pointe de menteur patenté. Quel beau portrait ! Cet anti-héros a franchement tout pour plaire ... ou déplaire. C'est le risque. Personnellement ce garçon ne m'a pas été trop antipathique, et comme rien n'est facile dans sa vie, comme tout n'est que coups bas et vastes fumisteries, j'étais forcément cliente !

Par contre, l'autre inconvénient du récit tient du fait que le tempo est lent, très lent. C'est le parti pris de l'auteur - Holly Black n'avantage pas le mouvement, mais les rouages des esprits torturés. L'ambiance est assez particulière, sombre et poisseuse, cela a son charme. Toutefois, il m'a manqué ce truc en plus pour rendre à mes yeux cette série incontournable et bluffante. L'intrigue est parfois trop alambiquée, les chemins trop sinueux, on s'y perd facilement, d'autant plus que le rythme ne nous laisse pas cheveux au vent. Enfin bref, il reste que l'auteur propose là quelque chose de différent, sur un ton plus décalé et avec un style bien à elle, c'est déjà ça.

Chat Blanc (Les Faucheurs #1) - Holly Black
Fleuve Noir, coll. Territoires, 2011 - 364 pages - 16,90€
traduit de l'anglais (USA) par Jean-Pierre Pugi 

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