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Chez Clarabel

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13 juillet 2011

Les Chroniques Etranges des Enfants Trotter : La Malédiction Shakespeare, par Anne Ferrier & Régine Joséphine

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Voilà un petit roman que j'ai beaucoup apprécié ! Demandez le programme : Stratford-upon-Avon, Shakespeare (forcément), un tombeau violé, une malédiction farouche, un jeune garçon féru de magie, une statuette Harry Potter, une grande soeur frappée de révélation, une tante indépendante, un jeune acteur charmant, un rôdeur qui ne compte pas pour des prunes... Vous me secouez tout ça et vous obtenez un récit vif et enlevé.

Suite au départ précipité de leurs parents, Albane et Victor sont confiés à leur tante Agatha, journaliste de son état, qui elle-même doit s'envoler pour l'Angleterre, dans la ville de Shakespeare. Tous les trois concluent un pacte de cohabitation forcée mais sans heurts. Or, à peine arrivés, les enfants sont livrés à eux-mêmes, se baladent dans la rue comme des âmes en peine (du moins, Victor) alors que Albane est bousculée, victime d'un vol de portefeuille. En tentant de rattraper l'individu, elle s'engouffre dans une église en travaux, Victor à ses trousses, et là ... leur cauchemar commence. Ont-ils réveillé un fantôme endormi et seraient-ils, alors, victimes de la malédiction proclamée par le dramaturge anglais ?

Je me suis délectée de la tension cachée dans ce livre, l'histoire de Victor et sa soeur est stressante et palpitante. J'ai également beaucoup apprécié l'utilisation du folklore de Stratford et de la légende qui entoure Shakespeare (sa mort, ses écrits, sa malédiction...). C'est grisant et terriblement excitant ! Est-ce que la fin présagerait d'une suite ? (Bah oui, j'aimerais bien.)

Oskar jeunesse, 2011

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13 juillet 2011

Mon journal top secret : Dans l'enfer de la téléréalité, par Dee Shulman

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C'est le deuxième livre des aventures de Polly Price et de sa mère excentrique, comédienne avide de gloire et reconnaissance, après Sur Scène aux Etats-Unis.
Nous retrouvons le même format (couverture cartonnée, imitation parfaite du journal intime avec écriture manuscrite et des tonnes d'illustrations) qui avait fait le succès du premier. La lecture est toujours agréable, guillerette et dynamique.
Cette fois, la mère de Polly accepte de participer à une émission de téléréalité au pied levé et s'entoure des conseils d'une coach de vie, madame Vanilla, véritable phénomène de foire tant ses conseils sont d'un ridicule. Même l'équipe de production en rit sous capes. Au milieu de tout ça, c'est la petite Polly qu'on plaint franchement, elle qui tient absolument à se préserver dans son école, elle craint les conséquences de la diffusion de ce programme de grande écoute. C'est la cata !  Mais qu'est-ce qu'on rigole... 

Bayard jeunesse, 2011

12 juillet 2011

Sur le chemin des vacances #5

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Cinq ans après, Clémentine, reporter photographe, revient dans le quartier de Monsieur Madone. C'était l'homme de sa vie, son grand amour. Il s'est tué et la jeune femme n'a jamais pu surmonter son chagrin. Elle retrouve aujourd'hui la famille de son amant, fait une promenade dans le parc de Versailles en compagnie du jeune frère et tous les deux, sous leur parapluie, parlent du deuil, de la douleur, du spleen et du vide.
Ce n'est pas un roman triste ni mélancolique, c'est au contraire une histoire attendrissante autour d'une femme inconsolable, dont le corps trahit les émotions et les blessures mal cicatrisées. C"est aussi l'histoire d'une famille incroyablement belle, au sein de laquelle on se sent à l'aise, à tel point qu'on aimerait y être définitivement adopté. Et puis ça parle d'amour, qu'on perd, qu'on trouve, qu'on gagne et qu'on reconquiert. Je ne voudrais pas en dévoiler davantage, ne cherchez pas non plus à trop apprendre sur ce livre, allez plutôt vers lui et laissez-vous porter. La plume de Maïté Bernard, qui m'avait été révélée avec Et toujours en été, possède une sensiblité et une justesse qui me touchent à juste titre.

Monsieur Madone - Maïté Bernard (Pocket, 2011)

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Rien ne prédestinait ces quatre femmes à se rencontrer et à unir leurs ambitions, si ce n'est cette commune soif de vengeance envers le même individu. Olympe d'Avremont est une baronne kidnappée qui ruse de mille roueries pour échapper aux convoitises du Commodore. Sylvine La Violette, la cuisinière, a choisi d'entrer au service du pirate pour lui faire payer les vies volées de son époux et de ses enfants. Agathe La Boissière, fière et redoutable fine lame, a juré de venger l'honneur de son père, quitte à perdre un peu plus de sa réputation en se comportant comme un garçon manqué. Nagîna, princesse du désert, porte un voile pour cacher son visage défiguré et compte bien remettre la main sur le diamant que lui a volé son ennemi. Le Commodore, donc, est l'homme à abattre. C'est un pirate rustre et violent, qui vit actuellement caché dans des grottes au pied des falaises de la Gironde, avec sa bande de malfrats stupides.
C'est un revigorant roman d'aventures que nous propose Florence Thinard, un roman où se mêle le souffle de la piraterie dans un décor soigné, finement travaillé à force de recherches scrupuleuses pour mieux dépeindre l'époque et les lieux qui dépayseront le lecteur. Ambition hautement réussie ! C'est un roman historique luxuriant de détails, l'auteur nous renvoie à une adresse internet pour découvrir l'Hermione par exemple. A noter également que les personnages endossent ici des personnalités atypiques, qui se distinguent bien les unes des autres. En tête, le quatuor des femmes. Et même l'horrible Commodore montre un visage de pirate bien plus réaliste qu'un Jack Sparrow séduisant et sympathique. 
Ce roman captivera les lecteurs dès 14 ans qui apprécient les récits historiques truffés d'action, avec une pincée de mer et d'amitié pour pimenter le tout.
Les illustrations sont l'oeuvre de François Place.

Mesdemoiselles de la Vengeance - Florence Thinard (Folio junior, 2011)

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Miles Halter, 16 ans, est un lycéen studieux qui décide de quitter sa Floride natale pour rejoindre Culver Creek en Alabama. Il s'agit d'une pension dirigée par l'Aigle, directeur pointilleux qui proteste contre le tabac, l'alcool et la transgression du couvre-feu. L'école est un établissement pour petits génies qui comprend deux groupes : les pensionnaires normaux et les weekendeurs, des gosses de riches qui rentrent chez eux en fin de semaine. 
Miles se lie d'amitié avec son camarade de chambre, le Colonel, puis rencontre Takumi et la délicieuse et sexy Alaska Young. Ensemble, ils vont vivre une amitié très forte, bien qu'elle sera aussi éphémère. Alaska, brillante jeune fille auréolée de mystères, fascine notre jeune narrateur. Pourtant celle-ci est lunatique, "cafteuse" et insaisissable. 
Un drame va frapper le petit groupe, qui sera également une remise en question personnelle et délicate, les uns se sentant coupables, les autres rancuniers. Miles et son copain le Colonel vont alors mener leur enquête, mais très vite ils seront persuadés de courir après un fantôme qui fuit, tout le temps. 

Difficile de faire bref avec ce roman, tant il m'a semblé très dense et intelligent sur les rapports de l'adolescence concernant l'amitié, l'amour, le désir sexuel et l'enfance. Dès le début, on a déjà le goût de l'originalité et de la subtilité, ce n'est pas qu'un banal roman pour la jeunesse parmi d'autres, celui-ci me semble sortir du lot. Pourquoi ? D'abord l'histoire est bien écrite, l'auteur est un jeune homme qui signe là son premier roman, prometteur et encourageant. Il a su créer dans l'univers de Culver Creek un milieu érudit et confiné où l'on partage les farces, les leçons et les petites bravades contre l'interdit. (Cela m'a fait penser au roman "Le Maître des illusions" de Donna Tartt.) Ce lieu clos exacerbe les désirs et les passions : les amitiés sont fusionnelles, la perte devient ainsi une épreuve intolérable et douloureuse. Ce qu'il se trame à Culver Creek est secret. Les adolescents entre eux adoptent des noms de code, ils dégagent aussi une image plutôt positive avec leurs réussites scolaires et leur érudition exemplaire. Miles, par exemple, cultive la passion des dernières paroles de morts célèbres, et a débarqué en Alabama guidé par le précepte de Rabelais « Je pars en quête d'un Grand Peut-Être ». Enfin bref, c'est un roman singulier et passionnant, assez flamboyant par ses excès, on passe facilement du rire aux larmes, sans rien y comprendre !

Qui es-tu Alaska ? - John Green (Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction, 2011)

12 juillet 2011

Comment (bien) rater ses vacances, par Anne Percin

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Ah, ces ados... ! S'ils n'existaient pas, il faudrait les inventer parce que la vie serait tellement triste et banale sans eux. Imaginez un lascar de 17 ans, suffisamment brillant et intelligent pour décréter qu'il en a soupé des vacances en famille, qui décide de s'isoler chez sa grand-mère dans sa petite maison coquette du Kremlin-Bicêtre. Mais une série d'imprévus vont accompagner cette mise au vert, à commencer par la crise cardiaque de la mamie, d'une arrestation par les flics, d'une petite cuite avec des cerises à l'eau-de-vie, d'une légère indigestion avec des oignons (de tulipe), et j'en passe. 

Comme tout ado qui se respecte, notre Maxime est un geek dans la peau, accro au net et à ses faux-semblants. Il fait ainsi la connaissance d'une Pikachu sur SpaceBook, qui dégaine plus vite que son ombre et qui pousse notre loustic dans ses retranchements. SEUL. Le mot est jeté. En l'absence de ses parents injoignables, Maxime va gérer seul l'hospitalisation de sa grand-mère, le stress d'un chauffe-eau en rade, le quiproquo avec les flics... TOUT. SEUL. On a beau trouver ce récit drôle et cynique, il n'empêche qu'il révèle aussi le mal du siècle qu'est la solitude, qu'on bazarde en surfant sur des réseaux sociaux pour créer l'illusion. 

Rassurez-vous, ce n'est pas une lecture à but philosophique ! Ce roman a pour simple vocation de divertir, il s'y emploie même très bien, nous offrant une lecture savoureuse des aventures mouvementées d'un adolescent en vacances et qui va apprendre, par la force des choses, à se prendre en charge comme un grand et sans faiblir. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite. ;)

Comment (bien) rater ses vacances - Anne Percin 
Rouergue, coll. doAdo, 2010 - 185 pages - 11,50€

** MAXIME WILL BE BACK IN NOVEMBER 2011 ! ** 

11 juillet 2011

"Wear your pain like lip gloss!"

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De retour de vacances, et pour un nouveau trimestre à Saint-Augustin, Calypso découvre avec horreur qu'elle devra partager sa chambre avec son ennemie jurée, Honey, et la très mystérieuse Portia. L'une et l'autre vont pourtant admirablement s'entendre, d'autant plus que ses meilleures amies, Star et Georgina, ne jurent plus que par la nouvelle élève, Indie. Les rouages de la jalousie commencent à grincer, et s'activent fébrilement lorsque Calypso réalise que ses petits chéris, Billy et Freddie, la battent froid et qu'il y aurait concurrence sur l'affaire en la personne de Portia ! Notre exquise américaine va alors être bornée et stupide en tombant dans le piège tendu par Honey, et cela va durer pendant des pages et des pages... Amitié, jalousie, même combat ! 

Ce deuxième tome est toujours drôle et pétillant, mais il est aussi extrêmement agaçant du fait de la personnalité puérile de Calypso. Son absence de jugeote rend la plupart de ses attitudes lamentable. C'en est même gênant ! De plus, la romance royale entre Calypso et le prince ne sert finalement que de fil rouge (ténu) tant le garçon est peu présent - bon, ok, son personnage n'est pas extraordinaire et encore moins crédible, et j'aime bien Billy dont on cherche, hélas, à se débarrasser bien trop facilement. Ceci, pour rappeler, qu'il s'agit avant tout d'une série qui parle d'histoires de filles et de pensionnat. On trouve en vrac des animaux comme doudous, de la vodka dans des flacons de Body Shop, des cours d'escrime ou de latin ou de littérature, des cigarettes fumées en toute clandestinité, un peu d'herbe, du Febreze, des Jelly Babies et du gloss, énormément de gloss, à dégainer à la moindre contrariété... Cela ne vole pas haut et c'est girly à souhait. J'en ai bien conscience, mais ça me plaît pour mes lectures de vacances. 

Les confidences de Calypso : 1. Trahison Royale - Tyne O'Connell 
Gallimard jeunesse, coll. Scripto 2006 ou Pôle Fiction 2011 - 356 pages.
traduit de l'anglais par Isabelle de Couliboeuf

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8 juillet 2011

Hollywood contre Windsor

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Calypso Kelly est une roturière, californienne de son état, inscrite dans une pension pour jeunes filles en Angleterre, essentiellement fréquentée par tout le gratin du royaume, et bien évidemment par le jeune prince héritier. Freddie est sexy, il tombe sous le charme de Calypso, qui n'en croit pas ses yeux. De toute façon, depuis son retour de vacances de Pâques, elle plane sur son petit nuage : elle est enfin copine avec les Divas, le groupe de filles toutes très snobs et pimbêches, et raconte à qui veut l'entendre qu'elle a une relation amoureuse avec l'assistant (gay) de sa mère. Son béguin pour Freddie lui attire les foudres d'une autre fille, la garce de service, dont la jalousie va plus que provoquer des éclairs, Calypso va véritablement vivre un enfer. 

Sans surprise, cette série collectionne les clichés autour des filles et des pensionnats, c'est niais, c'est creux, c'est affreusement girly et même la romance royale passe au second plan. Bref, il n'y a pas de quoi fouetter un chat ! Et pourtant j'ai lu d'une traite ce premier tome en me surprenant à ricaner plus d'une fois de bon coeur. C'est le double effet Kiss Cool : admettre la platitude de l'histoire, mais en savourer chaque miette malgré tout. C'est bon, la honte. Calypso n'est pas l'héroïne du siècle, son histoire ne figurera pas non plus dans les annales, mais on s'en fiche, car c'est drôle, dans le style chick-lit pour midinettes en détresse, et ça se lit facilement, surtout en vacances.

Les confidences de Calypso : 1. Romance Royale - Tyne O'Connell 
Gallimard jeunesse, coll. Scripto 2005 ou Pôle Fiction 2011 - 258 pages.
traduit de l'anglais par Isabelle de Couliboeuf 

8 juillet 2011

Sur le chemin des vacances #4

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L'album a été traduit et publié aux éditions Thierry Magnier.
C'est l'histoire d'une petite chouette qui tombe de son nid et qui veut retrouver sa maman. Un gentil écureuil viendra à son aide et ensemble ils feront le tour de la forêt pour remplir cette délicate mission.
Très drôle et franchement adorable ! Les illustrations de Chris Haughton sont tout simplement ravissantes. Même que Bauchette a la petite mascotte chez elle...  

Un peu perdu (traduction de : A bit lost) - Chris Haughton (éd. thierry magnier, 2011)

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Non-Non se sent un peu tout mou. Il a donc envie de pratiquer un sport. Mais lequel ? Toutes ses tentatives ne se révèlent guère concluantes. Et c'est ce qui nous fait bien marrer, à chaque page on se demande ce qu'il va bien imaginer comme excuse pour se défiler.
Bah oui, encore Magali Le Huche, mais que voulez-vous, moi je l'aime ! Et puis, son personnage est drôle et attachant, il n'est pas parfait, il a la flemme, il touche à tout mais se lasse très vite, il est partisan du moindre effort mais ne se démonte pas, il a toujours une raison valable pour tenter sa chance ailleurs.
Avec les petits flaps amusants, ce sont d'autres bonnes surprises délirantes qui nous attendent !

Non-Non veut faire du sport (mais a un peu la flemme) - Magali Le Huche (éditions Tourbillon, 2011) 

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Voici un cahier tout fou, plein de couleurs et de tampons assemblés par thèmes : nature, ville, montagne, animaux, pôle Nord... il ne reste plus qu'à peindre ou dessiner autour... Inventer des chemins pour raconter des histoires... Découper les lettres de l'alphabet à la fin du cahier pour un message anonyme.

Encore une bête curieuse à détailler sous toutes les coutures avant de laisser libre cours à son imagination. C'est un livre d'artiste par Joëlle Jolivet (j'apprécie beaucoup son travail) et qui s'inscrit un peu dans la tendance du moment, car on trouve pas mal de livres de la sorte. Cela plaît aux plus jeunes et aux autres aussi... c'est bien ! 

Complètement tamponné ! (cahier d'artiste) - Joëlle Jolivet (Sarbacane, 2011)

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Pour de vrai, une famille découvre un mammouth dans le frigo. Les pompiers arrivent, la mission de sauvetage est en cours quand l'animal se fait la malle et se réfugie au sommet d'un arbre. Penaud, il attend son heure. Qu'est-ce que j'ai souri à la fin ! De toute façon, c'est un album très rigolo qui fait honneur à tous ces amis imaginaires qui parfois tiennent compagnie aux enfants. 

Un mammouth dans le frigo - Michaël Escoffier & Matthieu Maudet (l'école des loisirs, 2011)

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Martin Viot est également auteur et illustrateur de bandes dessinées, cela ne vous surprendra guère à la lecture de cet album : que de détails ! C'est (presque obligatoirement) le livre qui vous accompagnera sur la route de vos vacances - c'est comme vivre ses propres aventures sur papier. On y retrouve donc la file des voitures qu'on croise et recroise au hasard des trajets, les bouchons aux stations de payage, les pique-niques sur l'herbe, les nausées, les pauses pipi, les bêtises et les chansons pour tuer le temps qu'on trouve trop long... quand sonne enfin l'heure de délivrance avec l'arrivée sur la plage. 
Très chouette !

Papa, on les double ! - Martin Viot (Seuil jeunesse, 2011) 

7 juillet 2011

"Le saule est l'arbre des rêves."

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Elles étaient amies depuis l'école élémentaire, mais les années collège ont distendu les liens. Ama, Polly et Jo sont maintenant des copines qui ne se comprennent plus beaucoup. L'été arrive et chacune prépare son projet personnel : Ama reçoit la désagréable nouvelle de participer à un stage en plein-air alors qu'elle déteste ça, Polly découvre que sa grand-mère était mannequin et entreprend de suivre son chemin en commençant un régime, Jo accepte un job de serveuse, tombe amoureuse d'un garçon dans un bus et entretient avec lui une relation clandestine. Autant d'expériences qui leur offriront des larmes de bonheur et de frustration ! 

C'est une histoire toute mignonne, avec des héroïnes plus jeunes, qui prennent exemple sur les célèbres 4 filles et un jean (souvent citées dans le roman). Peut-être parce que c'est une lecture qui convient davantage à des collégiennes, me suis-je sentie moins touchée et concernée. J'ai lu ce roman avec plaisir et retenue aussi. Cela évoque essentiellement l'amitié et l'enfance, le fait de grandir, de changer, d'avoir des envies et des secrets, de ne plus vouloir tout partager, d'être seule ou de se sentir mise de côté injustement, d'être différente, de ne plus comprendre ses parents aussi (il y a des histoires de séparation, de drame familial ou de problème d'alcool). Ce n'est pas trop rose bonbon non plus, mais ça se lit pendant les vacances tant le rythme est fluide et peu contraignant.

Trois amies pour la vie - Ann Brashares
Gallimard jeunesse, 2010 - 294 pages - 12€ 
traduit de l'anglais (USA) par Vanessa Rubio 

6 juillet 2011

A quoi ça sert ... ? (avis aux 8-12 ans, et plus aussi, rien ne l'interdit !)

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Myriam a vécu la honte de sa vie quand son auteure préférée est venue dans sa classe et qu'elle a éclaté en larmes sous le coup de l'émotion. Depuis, elle ne rêve que de lui écrire. Mais c'est difficile... Elle décide de déverser tous ses secrets dans un journal intime, rebaptisé La poubelle des larmes pour l'occasion. Le divorce de ses parents, le passage au collège, son envie de devenir écrivain, les coups de gueule et les coups de foudre, tout y passe. C'est le début d'une nouvelle vie.

Nouvelle collection publiée aux éditions Thierry Magnier, le feuilleton des Incos a cherché à tisser une collaboration directe entre l'auteur et des classes de CM2 et 6ème. L'un écrit, les autres commentent et apportent leurs avis. J'ai particulièrement apprécié retrouver des extraits de ces échanges à la fin des ouvrages.

En ce qui me concerne, j'éprouve une petite préférence pour le texte de Frédéric Kessler - A mort la mortLéopold et les habitants de son village passent un pacte avec la mort: la vie éternelle pour tous s'ils renoncent à faire des enfants. Est-ce une si bonne idée ? Il y a une grande portée philosophique derrière ce texte qui se pare d'humour et qui joue avec le feu. Traiter de la mort, c'est un risque. Le pari est réussi à partir du moment où l'auteur fait comprendre qu'il faut s'emparer des sujets qui fâchent ou qui effraient, afin de les décortiquer pour mieux comprendre leur principe. Et ainsi, on en vient à la conclusion que la mort, ça fait partie de la vie et que sans elle, c'est aussi la vie qui fout le camp. Tout stagne, tout se répète, l'ennui s'installe... non, ce n'est pas une vie. J'ai beaucoup aimé cette approche et j'ai apprécié aussi les discussions des enfants-lecteurs qui ont su tirer les bonnes leçons également.

A Mort la Mort - Frédéric Kessler / La Poubelle des Larmes - Elisabeth Brami
éditions Thierry Magnier, coll. Le feuilleton des Incos, 2011. 4,95€ le livre. 

6 juillet 2011

Sur le chemin des vacances #3

IMG_4675 Comme chaque année, des centaines d’étudiants se donnent rendez-vous pour le rassemblement de fanfares des Beaux-Arts. Dans cette grande joute musicale déjantée il s’agit de jouer déguisé, boire et tenir le rythme toute la nuit. Chacun semble avoir ses raisons de venir ici, et pourtant, au milieu de ce cortège, Alda cherche quelles sont les siennes, entre peine de coeur et quête de soi.

Une vraie débauche de musique, d'alcool, de rires et de larmes. Un vrai grain de fantaisie et quelques pointes de désillusion existentielle font de Fanfare une lecture bigarrée qui me plaît infiniment. Et j'aime beaucoup Aude Picault. 

Fanfare - Aude Picault (Shampooing, 2011) 

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Magnus Philodolphe Pépin (j'adore son nom !) a 321 ans, il est botaniste, minéralogiste et entomologiste, il est haut comme trois pommes et a pour compagnon un grillon. Magnus ne cesse de s'extasier devant le spectacle que la nature lui offre. En bon observateur qu'il est, insatiable curieux par-dessus le marché, il multiplie les expériences pour réaliser ses rêves les plus fous - parmi lesquels, voler comme un oiseau. La nature étant son modèle, il traque les pistes et les astuces pour parvenir à son but.

C'est drôle ! C'est beau ! C'est ingénieux, intelligent, fou et cocasse. Je suis complètement sous le charme.
Découvert chez Gaëlle.

Comme une soudaine envie de voler (carnet de curiosités de Magnus Philodolphe Pépin) - Dedieu
Petite Plume de Carotte, 2011. 

IMG_4679 Quand Jacotte part en vacances, ça donne : un camping de la Mouette rieuse, une tente impossible à monter, un parasol (mais, vraiment, c'est la honte), un chien qui se prend trop au sérieux, des kilomètres qui usent les souliers (arnaque !), des parents panés, une maîtresse en maillot de bain, des soirées karaoké, un Léon collant, deux cartes postales et une petite fille en pleine forme ! 

Et c'est loin d'être une arnaque ! Jacotte, c'est cette petite fille espiègle, avec ses couettes en bataille, une délicieuse rouquine qui dit haut et fort ce qu'elle pense. Même en vacances, il ne faut jamais relâcher l'effort. Il y a toujours ces petits détails qui vous gratouillent et qui, forcément, font doucement rigoler. 

Jacotte en vacances - Géraldine Collet et Estelle Billon-Spagnol (hélium, 2011) 

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C'est un petit (par sa taille) ouvrage illustré qui recense toutes les premières fois, mais aussi les deuxièmes fois opposées en vis-à-vis. Qu'est-ce que c'est drôle ! C'est moi qui vous le dis. Il y a obligatoirement un passage où vous allez vous reconnaître et ricaner de bon coeur. Et puis, je suis complètement fan de Ronan Badel ! Son humour canaille se marie parfaitement avec le texte, qui est tendre, léger et espiègle. Ahlala, qu'est-ce que c'est bien !

Le Petit Livre des 100 Premières fois - Stéphane Daniel & Ronan Badel 
Sarbacane, 2011. 

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Parce que les illustrations de Magali Clavelet sont toujours un bonheur pour les yeux. Et parce que, souvent, les adultes font preuve d'une nostalgie un peu bête. (C'est tout moi, ça.)

Les Vacances - la comtesse de Ségur (Tourbillon, 2011)

IMG_4618 Claude on Holiday - Alex T. Smith

Existe aussi Claude in the City (merci Mélanie pour la découverte).
Cette série est extra ! Il y a beaucoup d'humour dans le texte, les illustrations sont follement élégantes, on y trouve une touche de charme désuet et un trait d'esprit très à-propos. Claude est un chien qui vit d'incroyables aventures durant la journée, pendant que ses maîtres sont absents de la maison et ne doutent pas un seul instant de la double vie de leur compagnon à quatre pattes. Claude a pour acolyte Sir Bobblysock (en fait, une chaussette blanche à rayures rouges).
Dans ce deuxième volume, non seulement Claude va voler au secours d'un nageur en détresse (et le sauver des crocs d'un requin), et il prêtera main forte à une famille de pirates à la recherche d'un trésor. En bonus dans ce livre, quelques passages en français balbutiant.
So cute !

Published by Hodder Children's Books, 2011. =)  A quand une parution française ?!  

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