Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Chez Clarabel

Publicité
29 octobre 2009

Hänsel et Gretel (des frères Grimm) ~ illustré par Lorenzo Mattotti

traduit de l'allemand par Jean-Claude Mourlevat
Gallimard jeunesse, 2009 - 52 pages - 17€

hansel_gretelJe ne suis pas folle, folle de contes (Grimm ou Perrault) parce que je leur trouve un côté effrayant et compliqué qui me dépasse. Inutile de décrypter le blocage, je suis une bête curieuse, pas farouche non plus, j'y vais, j'y viens, je boude, je repars, mais j'y reviendrai sans cesse. Pour preuve, cet album Hänsel et Gretel illustré par Lorenzo Mattotti.
Tout de suite, il m'a tapée dans l'oeil.
Il faut le voir en vrai pour le croire. Cet album est superbe, tout noir, avec un peu de blanc, et de belles lettres dorées en couverture. A l'intérieur, c'est la même sobriété : du noir, du blanc. Point.
C'est assez saisissant, voire terrifiant. Et pourtant, c'est très beau. Cet aspect tragique qui imprègne l'esthétique de Mattotti colle à merveille avec la beauté cruelle du conte des frères Grimm.
Vous vous rappellez ces deux enfants, abandonnés dans la forêt par leurs parents, acculés par la famine et donc résignés de livrer le sort de leur progéniture aux créatures de la nuit. Le frère et la soeur vont découvrir une maison faite en pain d'épice, un alléchant guet-apens pour la propriétaire qui est en fait une vilaine sorcière, et qui mijote en secret le sombre dessein de gaver les mômes pour son futur repas !
Brrr.
Autant j'aime l'explosion des couleurs dans les albums, autant j'ai été saisie d'étonnement et de fascination pour ce noir qui dégage davantage une force et moins une sentence qui opprime. C'est assez impressionnant.
Je ne crois pas que cet album va séduire les enfants, mais davantage un lectorat plus mature. On en parle également sur La belle illustration où est évoquée la prochaine exposition à la Galerie Martel à Paris des originaux du livre de Lorenzo Mattotti (du 21 novembre au 9 janvier 2010).
A noter, pour finir, que l'Italie est l'invitée d'honneur du 25° salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil.
Pssst, c'est Jean-Claude Mourlevat qui signe la traduction de l'allemand de ce conte qui fiche la frousse !  ;)

Publicité
29 octobre 2009

Malo de Lange, fils de voleur ~ Marie-Aude Murail

Neuf de l'Ecole des Loisirs, 2009 - 275 pages - 11,00€
illustration de couverture : Yvan Pommaux

malo_de_langeUn bambin de deux ans, blond aux yeux bleus, orphelin abandonné à l'hospice, est recueilli par deux soeurs, deux vieilles filles qui rêvaient d'une petite fille en parfaite santé, ni trop grande ni trop petite, propre, sage, intelligente, sans croûtes sur la figure. Et c'est comme ça que Malo devient le protégé des demoiselles de Lange. C'est un enfant charmant, intrépide et frondeur, qui n'hésite pas à creuser dans les murs séparant son jardin des voisins pour faire connaissance avec la ravissante Léonie de Bonnechose puis avec La Bouillie, qui n'a pas sa langue dans sa poche et avec laquelle Malo va apprendre l'arguche.
Car malheureusement son bonheur sera de courte durée, un type dénommé Riflard se présente chez les demoiselles de Lange en prétendant être son père. Ni une ni deux il kidnappe le blondinet, le séquestre dans un coffre d'où Malo découvre le sinistre plan de Riflard et sa bande de voleurs. C'est un usurpateur, le chef d'une bande qui pille les riches familles en usant de violence et de vice. Les origines du garçon sont jusqu'alors inconnues, mais elles constituent la pièce maîtresse de toute l'intrigue du roman.
En effet, Malo porte en tatouage dans le dos la marque de la fleur de lys, ou le symbole des criminels. C'est assez pour qu'il se sente impliqué dans un destin à mille lieux de celui offert par les demoiselles de Lange, Malo devient un grinche (= un voleur) et s'entoure de garçonnets aussi perdus que lui. De plus, les rues de Paris renferment d'autres dangers qu'un gamin de son âge aurait tort de sous-estimer, malgré son art pour le déguisement et la comédie, Malo doit prendre gare là où il met les pieds.
Ce délicieux roman, à la mode des feuilletons du 19°siècle, nous fait partager un tourbillon d'émotions et nous plonge au coeur de l'action, aux trousses d'un enfant attachant. Malo de Lange, fils de voleur ? C'est ce que le lecteur brûle de savoir, en attendant la grande révélation dans les toutes dernières pages. 
Ce livre pourra être lu par des lecteurs de la tranche 9-12 ans (et plus). Car c'est un livre qui appartient à la collection Neuf de l'école des loisirs, donc il est parfaitement accessible. L'histoire est essentiellement écrite en argot (ou arguche) qui donne un ton original et bien senti à cette histoire, racontée à la première personne par Malo himself. C'est vraiment bien, drôle et ça ne manque ni de rebondissements ni d'action.

Le mot de l'éditeur : On lit les premières lignes, on s'emballle, et très vite on cavale derrière Malo, ce fils de grinche à la recherche de son daron ! On tremble, on rit, on accepte de bonne grâce les situations rocambolesques et les coincidences en pagaille. On dévore à belles dents un vrai roman d'aventures, trop heureux de le lire d'un trait et pas découpé en feuilleton dans le genre de presse populaire où Malo de Lange aurait eu toute sa place au XIX°siècle.

 

28 octobre 2009

Spooky Week : les choix de miss C. !

au programme, deux romans pour jeunes lecteurs qui aiment rigoler avec des personnages atypiques, qui n'hésitent pas à faire montre d'un joli langage fleuri et dont les aventures sauront dessiner un sourire sur les lèvres ...

Drôles de trolls, Tome 1 : Allez, les trolls ! ~ Alan MacDonald
Mark Beech (Illustrations), Vanessa Rubio (Traduction)

allez_les_trollsUlrik sera-t-il sélectionné dans l'équipe de foot ? Pas sûr, car c'est un troll, plus doué pour la chasse aux chèvres que pour courir derrière un ballon. Les bottes à ventouses dont il est si fier ne valent sans doute pas les crampons de Gérald Fierotin, son détestable voisin humain. Et voilà que M. Troll père menace de lui voler sa place ! Grooaaar ! Bonjour les humains, voici les trolls, sales, rugissants, râleurs... mais tellement attachants.

C'est aussi drôle à lire qu'à regarder ! Les illustrations de Mark Beech nous rendent les trolls plus délirants que jamais. Non ce n'est pas du tout affreux ni dégoûtant, c'est cocasse et déjanté ! La rivalité entre la famille Fierotin et les Trolls est tout bonnement extrordinaire, dans le sens où ce n'est pas méchant mais gentiment moqueur (dans ce tome, par exemple, on s'affronte sur un terrain de foot). Et les illustrations de Mark Beech (cf. The everyday witch, un album jeunesse présenté tout récemment !) ne sont pas sans rappeler l'influence d'un certain Quentin Blake. D'ailleurs, s'il fallait continuer le jeu des comparaisons, j'ai trouvé que le langage imagé des trolls était quelque part équivalent au style du Bon Gros Géant de Roald Dahl ! :) Dans la famille Troll, on se dit des mots doux genre « mon grozaffreux » ou « mon horriblidou » et le papa demande à son fiston « Tu n’as pas brossé tes dents au moins, j’espère ? » avant qu’il s’en aille à l’école.
Ce genre d'humour est pile poil dans les cordes des jeunes lecteurs (dès 7-8 ans, selon le niveau). Pour filles ET garçons !

Folio cadet, 2008 - 140 pages - 5,50€

*-*-*-*-*-*

Panique chez les Bouledogre ~ Jean-François Ménard
Anne Simon (Illustrations)

 

panique_chez_les_bouledogreAh, l'horrible famille ! Pourquoi la jeune et jolie Aurélia fait-elle partie des Bouledogre ces êtres incultes et grossiers qui ne pensent qu'à s'empiffrer de viandre crue ? Si seulement elle pouvait vivre au Milieu des humains ! Un jour, miracle : elle rencontre un garçon beau et raffiné. Pourvu qu'il ne se rende pas compte qu'elle est une ogresse !

Argument de vente : Roméo et Juliette au pays des ogres !
Comment voulez-vous ne pas résister !?!
Et puis, sachant que ce texte était signé Jean-François Ménard, autrement connu pour avoir traduit Harry Potter ou Artemis Fowl, j'étais cuite comme les carottes ! Du coup, curieuse et alléchée, j'ai feuilleté ce livre avant de le confier à ma douce enfant...
Verdict : c'est très, très drôle ! C'est bien huilé pour le jeune public, on trouve des personnages affreux et ignobles, des ogres qui pillent les boucheries et s'empiffrent de viande, des insultes qui volent et de bonnes targnoles pour solde de tout compte... ouah j'étais servie. Les premières pages en mettent plein les mirettes. Pas étonnant que la prude et délicate Aurélia se sente si peu à sa place.
Elle aussi est fille d'ogres, et pourtant sa nature frêle et délicate  ne peut l'imprimer. Elle fait un blocage avec la voracité de sa famille, la viande la dégoûte... bref Aurélia rêve d'une autre vie, elle se perd dans la lecture de ses livres qui lui font croire au prince charmant. A ce propos, ce beau parleur d'Homère n'aurait-il pas les traits du valeureux chevalier ? Serait-ce lui son prétendant ? (La scène de leur première rencontre est parfaitement risible, mais c'est charmant !)
Quelques chapitres plus loin, c'est le clash ! Aurélia qui tentait de dissimuler ses origines découvre que Homère est également un ogre et qu'il appartient au clan rival des Bouledogre, c'est un Croquebourru, et malheureusement leur amour est condamné. L'heure des drames a sonné, mais pas seulement, car chez les ogres, les règlements de compte sont bruyants, bavards et baveux.
C'est donc une agréable découverte pour jeunes lecteurs, un livre qui ne manque pas d'idées et qui est riche en jeux de mots savoureux. C'est d'ailleurs le point commun des deux lectures sélectionnées par la miss, et je trouve qu'elle fait preuve d'originalité et de facétie dans ses choix !

Hors-Piste / Gallimard jeunesse, 2009 - 208 pages - 9,50€

 

 

27 octobre 2009

Les sortilèges du passé ~ Marianne Curley

Folio junior, 2002 - 550 pages - 7,90€
traduit de l'anglais par Valérie Mouriaux
titre vo : Old Magic

 

 

old_magicJ'ai d'abord connu le roman en anglais avant de découvrir qu'il avait été traduit en français et qu'il existait une version en format poche chez folio junior, hélas la couverture est repoussante comme ce n'est pas permis (je vous en fais grâce, par souci de préserver votre sensibilité). Bref, l'histoire sur le papier avait tout pour me séduire et je n'ai pas hésité un instant.

C'est donc l'histoire d'un garçon très, très beau, Jarrod Thornton, qui fait son entrée dans la classe de Kate Warren au lycée d'Ashpeak, une petite ville paumée dans les montagnes. L'arrivée de ce garçon ne passe pas inaperçue, tous les regards sont braqués sur lui, l'apparition semble irréelle, Kate elle-même est subjuguée. C'est une jeune fille différente des autres, avec une beauté atypique, elle a un teint diaphane, des cheveux longs très noirs et des yeux bleus translucides, qui font frissonner son entourage, les quolibets ne manquent pas et Kate est souvent mise à part, rendue invisible et ça lui va très bien puisqu'elle est sorcière, c'est un secret bien sûr, concrètement cela s'explique par des dons qui lui permettent de sentir les émotions des autres, de se glisser dans leur tête pour deviner leurs pensées. Elle tente de cerner le nouvel élève, mais son esprit se ferme. Qui est-il ? Kate sent un pouvoir immense chez Jarrod, dont il ne semble pas avoir connaissance, et très vite ça se vérifie puisque, sous le coup de la colère, le garçon provoque une tempête avec éclair, tornade etc. dans la classe de chimie !
Kate n'hésite pas une seconde et veut lui expliquer l'importance de son don. Elle l'entraîne chez sa grand-mère, également sorcière, et lui parle de magie et de sorcellerie, mais sans se rendre compte de la frayeur de Jarrod. C'est un garçon ultra rationnel, il refuse de la croire, il a le désir de mener une vie normale, d'être accepté au lycée et de faire partie de la bande des branchés, bref il l'envoie balader.
Kate ne va pas renoncer aussi facilement, d'autant plus qu'elle réalise qu'elle est tombée amoureuse de Jarrod et qu'elle ne supporte pas de le voir fréquenter les deux filles les plus populaires de l'école. C'est alors qu'un drame va frapper la famille de Jarrod, et ainsi le garçon va écouter les théories de Kate, selon lesquelles il serait maudit depuis des siècles et devrait effectuer un voyage dans le passé pour anéantir cette malédiction.

La version française aurait besoin d'une relecture et d'une nouvelle traduction pour offrir un texte plus peaufiné (avec moins de coquilles aussi) et plus élégant afin de mettre en valeur cette histoire qui pourrait être passionnante et captivante. C'est un roman qui en a toutes les capacités, même si la première partie est parfois lente et les personnages agaçants (Jarrod s'entête à être lâche et à le revendiquer) tandis que Kate s'obstine dans son rôle de fille solitaire, forte de sa personnalité cachée et qui rêve de partager son univers excentrique.
Un bon point, concernant la construction, c'est l'alternance des points de vue. L'histoire est racontée à la fois par Kate, puis par Jarrod, chapitre après chapitre, ce qui permet de savoir ce que les deux personnages pensent au même moment, et c'est vraiment très bien. L'histoire évite de piétiner, même si la deuxième partie arrive tardivement, avec son voyage dans le temps, sa plongée dans l'Angleterre du 13° siècle, l'affirmation des pouvoirs de Jarrod et sa prise de confiance en lui.
Et bonne nouvelle, ce livre ne s'inscrit dans aucune série ! Il se suffit à lui-même, il est même le premier roman de l'australienne Marianne Curley, auteur d'une trilogie The Guardians of time (pas traduite, à ce jour). C'est un roman qui n'est pas désagréable, mais qui mériterait (pour ceux qui souhaitent le découvrir en français) d'être rafraîchi. Un bon coup de neuf pourrait lui donner une seconde chance d'élargir son lectorat, actuellement friand des histoires d'amour entre lycéens qui possèdent des pouvois paranormaux.

 

26 octobre 2009

Nous avons toujours habité le château ~ Shirley Jackson

Christian Bourgeois, 1971 pour la traduction française / Pocket, 1999 - 285 pages.
Shirley Jackson 1962 / titre vo : We have always lived in the Castle.
traduit de l'anglais (USA) par Françoise Maleval et Irène de Cambeur

« Je m’appelle Mary Katherine Blackwood. J’ai dix-huit ans et je vis avec ma soeur Constance. Je me suis souvent dit que j’aurais fort bien pu être un loup-garou, car l’index et le majeur de mes deux mains sont de la même longueur, mais il a fallu que je me contente de mon sort. J’ai horreur de me laver, je déteste les chiens et le bruit. J’aime bien ma soeur Constance, Richard Plantagenet et l’amanite phalloïde. Tous les autres membres de ma famille sont morts.

La dernière fois que j’ai jeté un coup d’oeil aux livres de la bibliothèque municipale alignés sur l’étagère de la cuisine, je me suis rendu compte que la date limite de prêt était dépassée depuis plus de six mois. Je me suis demandé si mon choix aurait été différent si j’avais su alors qu’ils resteraient nos derniers livres et, à jamais, sur l’étagère de notre cuisine. »

***********

nous_avons_toujoursDeux soeurs vivent dans une grande demeure isolée, avec un vieil oncle scotché dans son fauteuil roulant, perdu dans son monde et ses papiers qu'il compulse à longueur de journée. Une étrange atmosphère règne dans la demeure des Blackwood, cela vous frappe aussitôt dès les premières pages. L'aînée, Katherine, surnommée Merricat, se rend deux fois par semaine au village pour les courses et les livres à la bibliothèque. C'est une épreuve pour elle, l'hostilité des villageois est flagrante, les murmures grondent sur son passage et quelques enfants n'hésitent pas à pousser la chansonnette qui fiche la frousse,

Merricat, said Connie, would you like a cup of tea?
Oh no, said Merricat, you'll poison me.
Merricat, said Connie, would you like to go to sleep?
Down in the boneyard ten feet deep!

du thé, du sucre, du poison... peu à peu la petite étincelle voit jour et le lecteur comprend le drame de cette famille. Ou presque.

Constance, la plus jeune, vit recluse chez elle, sous la garde protectrice de sa soeur. D'étranges rumeurs ont couru à son sujet, avec une accusation de crime par empoisonnement. Seul le vieil oncle Julian est là pour témoigner du dernier repas pris avec tous les membres des Blackwood, et des fameuses framboises au sucre. ^~^

Ce n'est pas un roman bien épais, mais il réussit à produire l'effet désiré... distiller le doute, l'angoisse et le malaise. C'est une histoire qui traite de secrets, mais aussi de sorcellerie, de squelettes dans le placard, de maison lugubre... bref, de quoi bien frissonner en tournant les pages et en attendant la fin et sa délivrance. C'est un roman qui réunit les codes du roman gothique, par contre l'aspect terrifiant (comme l'indique le TERREUR de l'édition Pocket) se vérifie dans son ambiance et ses mystères, n'attendez pas de rebondissements qui éclaboussent (de sang) en pleine figure. C'est beaucoup plus latent et tout aussi efficace !

Un dernier mot sur l'auteur : Shirley Jackson est morte à 45 ans. C'était un personnage excentrique et secret (elle mentait sur sa date de naissance) et elle s'était autoproclamée sorcière. Elle a néanmoins été reconnue par la critique anglo-saxonne comme l'un des grands écrivains du XX° siècle avec deux ouvrages fondateurs de la terreur moderne, "Maison hantée" et "La loterie". (Ses écrits ont d'ailleurs inspiré des adaptations cinématographiques.)

Publicité
25 octobre 2009

Spooky Week : 2 albums !

Un billet express, ... j'y reviendrai peut-être plus tard (désolée !).

three_little_ghosties1

the_everyday_witch

Three Little Ghosties raconte l'histoire de trois petits fantômes qui aiment faire des blagues et des bêtises, le tout raconté sur un air de comptine pour un résultat agréablement surprenant, c'est un festival de couleurs et de facéties, jusqu'à la touche finale... nos garnements vont tomber sur plus malin qu'eux et avoir une bonne frousse bleue qui leur vaudra d'aller fissa au lit, sans discuter. Les illustrations sont d'Anna Laura Cantone, ce qui m'a donné envie de découvrir cet album, car j'aime beaucoup cette illustratrice ! :)

The Everyday Witch, par comparaison, est plus sage et moins délirant mais amène à réfléchir (sa lecture n'est tout de même pas décevante, bien au contraire, la fin m'est apparue espiègle !). L'histoire est donc celle d'un petit garçon qui, d'après quelques constatations, se demande si sa maman n'est pas une sorcière. Il consulte un vieux livre en bibliothèque qui traite des sorcières, de leurs charmes, de leurs mystères et de tous leurs secrets. Les preuves sont sous son nez, maintenant le jeune garçon n'ose plus aborder le sujet avec sa mère pour obtenir la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, et au diable le reste. Encore une belle découverte en album jeunesse, totaly british à ce propos, d'ailleurs ces deux albums n'ont pas encore été traduits en français, mais que ceci ne freine pas vos envies.

voici deux liens pour en feuilleter plus ...  ICI et ICI ENCORE ! (c'est d'ailleurs un super site pour les amoureux des illustrations, les découvertes sont nombreuses et toutes extraordinaires !) ...

je file, je cours, je vole, je m'excuse du message express, le coeur y est mais la tête est déjà très loin (partie en vacances ? non, mais presque !) ...

22 octobre 2009

Mission impossible ~ Agnès Desarthe

Mouche de l'école des loisirs, 2009 - 80 pages - 8,50€
illustrations d'Anaïs Vaugelade

mission_impossibleGisèle possède un très joli prénom, hérité d'un ballet de danse classique, mais elle ne se trouve pas à la hauteur ; ses cheveux en pétard la complexent. Sa petite soeur Fiona, au contraire, est gracieuse, jolie, appliquée. Une vraie petite ballerine, la comparaison n'est pas égale et Gisèle se sent vraiment pataude.
A l'école,  la demoiselle est amoureuse d'un garçon (Maurice) qui l'ignore jusqu'au jour où il fait part de son souci : pendant les vacances, il ne trouve personne digne de confiance pour garder son poisson rouge (Jacques). Gisèle saute sur l'occasion (pour mieux briller aux yeux de son amoureux).
Elle découvre alors un poisson rouge qui est plutôt orange, elle se promet de veiller sur lui, sa petite soeur la titille, qu'importe, les jours passent, Gisèle est un modèle de responsabilité.
Et puis, c'est le drame.
Mais de ce pépin, va naître d'autres constatations... Gisèle n'est pas si moche ni quelconque, Maurice n'est pas si extraordinaire ni unique, Fiona n'est pas si peste ni prétentieuse, etc.
Mission impossible est un petit roman sympathique, qui vaut le coup d'oeil pour les illustrations rondes et enjouées d'Anaïs Vaugelade. La jeune narratrice (Gisèle, dix ans) est mignonne et attachante à sa façon, elle nous montre qu'on peut être basique et platement ordinaire sans pour autant être transparente. Ce n'est pas une tare non plus, et cela ne vaut pas toujours la peine de se lancer dans des missions impossibles pour prouver son importance...
Un livre sur la beauté intérieure ? Qui sait...

 

22 octobre 2009

Maisons du monde ~ Clémentine Sourdais

 

Maisons_du_monde_de_Cl_mentine_Sourdais

 

Ce livre  de Clémentine Sourdais n'est pas facile à raconter, d'ailleurs il n'a pas d'histoire, et il est impossible à décrire, tant il se laisse découvrir, page après page, avec la promesse d'une surprise à la fin ! Je ne vous dis que ça, je m'en frotte les mains, ha ha ha, c'est trop facile, je sais.
En fait, il a suffi d'un coup d'oeil pour que la Miss fasse main basse sur la chose, d'abord se battre avec la couverture qui s'ouvre en deux, puis s'ébaubir du contenu... des maisons du monde, de Mongolie, du Groënland, du Pérou ou du Sénégal, avec le plaisir sans gêne de pousser la porte pour découvrir l'intérieur des maisons ! Cela donne un aperçu de la façon de vivre des autres enfants, et croyez-moi les découvertes ne manquent pas. De même, on apprend aussi que les maisons à travers le monde portent le nom de case, yourte, isba ou igloo.
J'avoue avoir été aussi prise d'indiscrétion en jetant un oeil par-dessus l'épaule de ma fille. C'est un joli livre pour les curieux, simple et pas bête du tout !
En quatrième de couverture, figure le globe terrestre pour situer chaque maison du monde. Encore une bonne idée pour permettre aux enfants d'apprendre en se faisant plaisir.

Le Sorbier, 2009 - 16,90€

21 octobre 2009

Frères de sang ~ Mikaël Ollivier

Editions Thierry Magnier, 2006 - 142 pages - 7,50€
Ce roman a été publié aux éditions J'ai Lu jeunesse en 2003.

Ce mercredi 21 octobre, le téléfilm réalisé par Stéphane Kappes, d'après le roman de Mikaël Ollivier, sera diffusé sur France 2 à 20:35.
L'auteur a lui-même écrit le scénario.

freres_de_sangC'est l'histoire d'une famille banale, les Leumenier (le père, la mère et les deux fils, Martin, 14 ans, et Brice, 19 ans). Ils vivent dans un lotissement très cossu, pour famille chic au train de vie confortable et tranquille. Un soir, cette existence dorée bascule dans le cauchemar lorsque la police sonne à la porte pour arrêter Brice, suspecté d'avoir tué cinq personnes. Très vite, les preuves accablent le jeune homme. Il est devenu le coupable idéal, même aux yeux de ses parents. Seul son frère Martin décide de se battre pour prouver son innocence. Son obstination viendra-t-elle à bout de la machine judiciaire ?
L'histoire étant racontée à la première personne, il est très facile de se glisser dans la peau de Martin, de ressentir sa colère et son incompréhension. Il va mener sa petite enquête (c'est la partie qui me semble trop facile, mais qui ravira les plus jeunes car l'ensemble est lisse, riche en rebondissements et en suspense) et ainsi conduire le lecteur dans les méandres d'une sombre affaire de meurtres et de secrets de famille.
Malgré quelques situations étourdissantes de facilité et des dialogues récités sans âme, ce roman a su remporter toute mon adhésion avec son scénario bien ficelé et son histoire de deux frères qui luttent ensemble contre le système. C'est poignant, captivant. Une base idéale pour convenir à un téléfilm divertissant.

*** Ce soir, 21 octobre sur la 2ème chaîne ! ***

 

 

21 octobre 2009

L'étrangère ~ Emmanuelle Delafraye

illustré par Isabelle Malenfant
Les 400 Coups, 2009 - 30 pages - 13,90€

letrangere

D'Emmanuelle Delafraye, j'avais aimé Des princesses et des hommes puis j'en étais restée là. Je suis très contente de la retrouver sous un nouveau format, celui de l'album, en collaboration avec Isabelle Malenfant.
L'histoire est hélas commune (dans le sens où les leçons du passé ont du mal à s'imprimer dans les mentalités) : une petite fille arrive avec sa maman dans un village, très loin de ses origines. Elle aimerait se joindre aux enfants qui jouent dans la rue, mais ces derniers la repoussent et lui lancent des insultes... elle n'est qu'une étrangère, le mot fait mal. Tellement porteur des peurs, du rejet, de la non-appartenance, bref c'est pire qu'une gifle.
Un soir, nouée de désespoir, la petite fille blonde se rend près d'un puits - forte des croyances rapportées par sa grand-mère - et murmure une incantation pour faire venir une sorcière (les sorcières remontent à la surface des puits les nuits où les hommes, perdus dans leur colère, les appellent). Le pacte est terrible, la petite fille est aveuglée par son chagrin et sa détresse, elle ne réfléchit pas.
La suite se révèle effrayante, un vrai gros clash d'horreur et d'effroi. Et pourtant, tout finit bien...

C'est une histoire de sorcellerie qui est aussi une histoire d'amitié. Une histoire où la jalousie et l'envie inspirent bien des bêtises. En un mot, une très belle histoire, servie par les magnifiques illustrations d'Isabelle Malenfant (n'hésitez pas à consulter son site !).

> Morgan de Papier en Soie en parle également.

Publicité
Chez Clarabel
Publicité
Newsletter
Publicité
2023 Reading Challenge
Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
hide
Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
Ps I Love You


Clarabel's favorite books »
Publicité