41yF3IwkR_2BL__SS500_« C'est une maison de bord de mer, d'un autre temps, qu'on n'ouvre que le temps des vacances. C'est une maison comme beaucoup d'autres maisons, un peu plus grande peut-être. Une maison pleine d'histoires. Une maison pour les enfants. »

C'est l'été. Un homme et une femme accueillent des enfants dans une grande maison près de la mer. Ils sont jeunes, turbulents, bruyants. L'un d'eux, le premier arrivé, se sent différent et se place d'office en observateur. Il regarde la mer, il reste des heures perché dans l'arbre, il écoute, il réfléchit. Peu à peu on découvre que c'est un garçon qui contient une grande colère, qui retient une violence. Il s'esclaffe contre l'innocence de l'enfance, « cette chose idiote, monstrueuse », il ricane car lui voudrait « des cris qui n'ont rien d'innocent, des cris de rage, de haine, des cris de désir pas assouvi ».

Ce roman est faux, il paraît calme et tranquille, il ne l'est pas. Il raconte des jeux d'enfants, l'été, la plage. C'est un leurre. On pressent un drame, ou quelque chose s'y approchant. C'est trop paisible, ronronnant. On n'y adhère pas une seconde. La pression couve sous le capot, et ça menace d'exploser. Et effectivement, ça pète.
L'été va se terminer plus tôt cette année-là.

Rouergue, coll. la brune, 2009 - 92 pages - 10€