12/04/21

Sauf, de Hervé Commère

SaufLe début du roman est palpitant.

En moins de vingt-quatre heures, la vie de Mathieu bascule dans une spirale effroyable : une femme vient de déposer un album de photos lié à son enfance, son hangar de dépôt-vente est visité par des intrus, sa maison prend feu et l'un des cambrioleurs a été tué en prenant la fuite.

Tout semble lié au drame survenu quand il avait six ans : un incendie a ruiné le manoir familial et emporté ses parents. L'enfant a été recueilli par son oncle et sa tante, non sans nourrir une profonde mélancolie ou la certitude que rien n'est réel. La réapparition de cet album ravive donc ses souvenirs et le transporte en Bretagne pour vérifier que le passé est mort et enterré.

Qu'est-ce que j'aime les romans sur les histoires de famille qui tiennent en haleine !

Celui-ci n'a pas failli à sa promesse et réserve une atmosphère pas piquée des hannetons. Direction la campagne bretonne, les vieilles baraques, les parquets qui grincent, la poussière qui s'incruste, le souffle du passé, le silence des alcôves, les non-dits en héritage et tout ça.

C'était plutôt pas mal (mais plus faiblard dans le dernier quart de l'intrigue).

Fleuve éditions, 2018

 

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La Maison, de Vanessa Savage

La MaisonCette histoire de maison maudite est plutôt intéressante. Située face à la mer, cette villa fanée par le temps qui passe a hélas été le théâtre d'un drame survenu quinze ans plus tôt. Depuis, elle figure parmi les mythiques faits divers car aucune famille n'a remis les pieds entre ses murs.

Mais Patrick n'en a cure et souhaite acquérir la maison lorsque celle-ci est sur le marché. Son épouse Sarah n'est pas du tout emballée avant de céder à la promesse d'un nouveau départ. Elle est en dépression depuis la mort de sa mère et s'imagine que l'enthousiasme de son partenaire va la motiver à se lancer dans de nouveaux projets.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu. Et ses pires craintes semblent se cristalliser. Sarah se retrouve seule dans cette grande maison pleine de courants d'air. Elle se sent épiée par ses voisins, imagine qu'un intrus rôde dans les dunes. Ses enfants sont maussades. Patrick est souvent absent. Ou se montre distant.

En gros, la maison aurait tendance à influencer l'humeur de ses habitants. Comme si elle était hantée. Comme si les fantômes du passé venaient les entraîner dans leurs mauvais rêves. Ou est-ce simplement un effet des psychotropes que Sarah avale à forte dose ? Au fil des chapitres, on est en droit de se poser des tonnes de questions !

En bref, l'ambiance est bonne et source d'angoisses. Les personnages ne sont pas très nets et n'inspirent aucune confiance. On sent la tension dramatique gagner du terrain. Et le final tombe comme un couperet. Surprenant, pas surprenant ? Ça se laisse lire, ça ne révolutionne pas le genre non plus.

La Martinière, Thriller, 2019, traduit de l'anglais par Ombeline Marchon

 

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10/04/21

La Secte d'Abaddon (Les Aventures d'Aliette Renoir #1), de Cécilia Correia

La Secte d'AbaddonImpossible, pour moi, d'être catégorique au sujet de cette lecture : elle n'est ni transcendante ni carrément bof. Plutôt couci-couça. Et c'est tant mieux car j'ai passé un très bon moment, alors que certains détails font lever les yeux au ciel. Ha, ha.

Premièrement, Aliette Renoir est une héroïne à la fois irritante et attachante. Fille d'un célèbre chasseur de vampires, la jeune femme n'est malheureusement pas douée en affaires et s'illustre souvent par ses bourdes. La dernière en date : se blesser mortellement lors d'une traque et se réveiller transformée à son grand dam.
Son créateur est un américain (Lawrence) qui l'introduit rapidement dans la cour vampirique où se jouent des intrigues politiques particulièrement perfides. Pour la jeune Aliette, c'est l'occasion d'approcher le responsable de la mort de sa mère (et lui régler son compte). Mais elle débarque en plein psychodrame lors de bacchanales cauchemardesques (meurtres en série et procès expéditif).
Aliette est aux premières loges, démasquée, menacée, accusée à tort etc. Elle se charge donc de l'enquête pour sauver sa peau et celle du prince (aaah, Sytry ♥).

Le schéma est classique mais fonctionne plutôt bien. C'est léger, distrayant et plein de dérision. Autant de qualités qui deviennent des défauts en raison d'une composition fragile (le dosage est un numéro d'équilibriste casse-gueule). On frôle fréquemment la surenchère, dans l'humour (lourd) ou le comportement des personnages (contradictoires). Aliette a peur de son ombre mais se montre hardie en des circonstances douteuses. Elle tient à sa vertu, et succombe au désir charnel (le couple vendu ne me fait pas rêver). L'action se situe dans un Paris occupé par les allemands, sauf que ce contexte est très peu exploité. OK pour l'argot parisien et le langage fleuri dans la bouche de notre héroïne, mais c'est tout. Même le contexte familial est survolé, alors que... bon, c'était pourtant du lourd !

Enfin voilà, on a autant de bons arguments pour adhérer et soupirer. Disons que ça reste un premier tome maladroit et introductif qui m'incite, malgré tout, à lire le suivant (Dans l'ombre du roi) en croisant les doigts pour que les imperfections se lissent. D'ailleurs, cela me fait penser que je n'avais plus lu de romans du genre depuis des lustres et ça m'a donné envie d'y retourner.

©2012 Rebelle éditions (P)2020 Audible Studios

 

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09/04/21

L'amour est dans le chai, de Tamara Balliana

L'amour est dans le chaiJ'ai trouvé mon bonheur dans cette lecture. C'était simple et sans détour. Je suis même tombée amoureuse de Léonie et Enzo ! Ils se livrent une bataille de mots alors que leur attirance est électrique, du moins ils vont mettre du temps pour s'en rendre compte et c'est ça qui est bon.

En vrai, leur histoire dure depuis toujours. Enzo et Léonie sont voisins et amis d'enfance. Enfin, ils ont grandi ensemble mais n'ont eu de cesse de se chamailler. Puis la vie a conduit l'un et l'autre vers des contrées lointaines. Léonie s'est installée à Paris pour devenir comédienne tandis que Enzo a poursuivi sa formation de maître de chai en partant dans le Bordelais.

Aujourd'hui ils se retrouvent pour l'été car Léonie doit seconder sa sœur (enceinte) au Domaine des Manons où travaille désormais Enzo. La jeune femme ne cache pas sa déconvenue en apprenant cette nouvelle et réserve à son tortionnaire des retrouvailles explosives ! Ah ah. On a beau dire, on a beau faire, ils se tournent autour et se défendent de ressentir autre chose que de l'agacement. Ils sont d'ailleurs les derniers à avoir saisi le truc !

Plus d'une fois, ils vont donc se pousser à bout et traiter l'autre comme une verrue indésirable. Paradoxalement cette tension entre eux est émoustillante car on sent qu'ils sont faits l'un pour l'autre mais ils ne se pressent pas pour poser les armes. Léonie est la plus méfiante, peu habituée à côtoyer un Enzo charmeur et équivoque. La belle va d'ailleurs chanceler plus d'une fois. Mouahaha. C'est drôle, c'est adorable, c'est excitant. Rien de sexy. La romance est douce et romantique en diable. Et j'ai adoré.

Autres atouts de choc et de charme : on retourne au village de Cadenel (véritable cocon coquet et douillet). On retrouve nos copines RomyOriane et Solène (le club des célibataires malgré elles). On savoure l'ambiance et le soleil tout en savourant un verre de rosé. Que demander de plus ?

Montlake Romance, 2019

La couverture est bof, bof. Seule fausse note pour moi.

 

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07/04/21

L'odeur de la colle en pot, d'Adèle Bréau

L'odeur de la colle en potVoilà un roman qui cogne en plein cœur tout ado ayant survécu aux années 90 et qui nous régale d'une bonne grosse couche de nostalgie ! Waouh, le choc.

Au-delà des petits détails qui comptent énormément, on trouve une histoire banale d'une jeune fille de treize ans qui emménage dans un appartement à Paris avec ses parents et sa petite sœur. La rentrée approche avec son lot de considérations (image de soi et relation avec les autres). Ce nouveau départ était censé améliorer le quotidien de la famille, mais c'est loupé, le père est de plus en plus absent et la mère alterne crises de larmes et engueulades. Tout ça sent la séparation. Mais la narratrice a d'autres chats à fouetter car elle aussi traverse une période très floue, très compliquée - cette fichue crise d'adolescence. 

Adèle B. raconte tout ça avec tact, tendresse et mélancolie. Comme si l'on ouvrait un journal intime et qu'on replongeait dans les souvenirs (du temps où il fallait prendre son mal en patience pour appeler ses amis ou son amoureux, bredouiller sa timidité au téléphone sous les oreilles indiscrètes de l'entourage, rêver et pleurer entre les quatre murs de sa chambre en écoutant de la musique avec un casque sur les oreilles). L'effet miroir est franchement étonnant.

J'ai évidemment été enchantée par ce voyage dans le temps, qui exhale l'innocence et l'apprentissage de la vie. Après coup, ça semblait plus facile. Ou ça nous paraît moins sombre et dramatique en vieillissant. Argh ! C'est finalement cet aspect “regard en arrière” qui me touche le plus. Le fond reste ordinaire : l'adolescence ou l'ascenseur émotionnel par excellence. Un sujet ô combien universel. En tout cas, c'était un très joli moment de lecture, fort appréciable.

JC Lattès, 2019

Septembre 1991. Caroline a treize ans et restitue le portrait d’une génération désenchantée, les professeurs, les premiers flirts, les cafés où l’on fume encore, les cabines téléphoniques, les vidéoclubs, la musique triste dans son walkman, les cahiers Clairefontaine, les Guignols de l’Info, le bruit des craies et c’est toute une époque qui ressurgit comme lorsqu’on plonge son nez dans ces petits pots de colle à l’odeur d’amande.

 

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06/04/21

Rouge, de Julie Huleux

RougeEn voilà une histoire adorable et très fleur bleue que j'ai beaucoup, beaucoup aimée. ♥

Lui est pompier, elle est étudiante en cinéma. Ils se rencontrent après une soirée trop alcoolisée (elle vomit sur ses rangers). Mais leurs regards sont connectés. Alexandre et Ophélie se retrouvent au bal des pompiers quand lui vient alors une brillante idée. Après avoir fait des pieds et des mains pour décrocher une autorisation, elle débarque dans sa caserne pour son nouveau projet (filmer l'équipe sur le terrain). Et c'est Alex qui est chargé de sa sécurité.

Leur relation devra cependant rester strictement conventionnelle - pas d'écart de conduite. Non, non. Sauf que ces deux-là se dévorent des yeux et sont proches de la combustion sitôt qu'ils sont côte à côte. Oh oui, c'est chaud chaud chaud.

Place donc à une romance exquise, qui prend tout son temps pour s'épanouir. Ophélie est une nana espiègle et habituée à draguer les garçons sans complexe. Mais en présence d'Alexandre, elle sent qu'elle doit se retenir car c'est un homme droit, sûr et respectueux. Ouhlala. Dois-je vous présenter ce fameux lascar ? Toujours est-il que ce cher Alexandre a franchement l'étoffe du superhéros. Comment ne pas succomber ! ?

Sinon le roman met également en avant la camaraderie, le sens du devoir et de l'honneur chez les pompiers. On plonge au cœur de l'action, on vibre, on glousse, on soupire. Que c'était chouette, vraiment chouette, mazette !

JC Lattès, collection &moi, 2019

 

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05/04/21

La Stratégie du hérisson, de Jane O'Connor

La Stratégie du hérissonJe m'attendais à un roman doudou, une lecture légère et souriante, moins à un rendez-vous chargé d'émotion. Quelle surprise, donc.

Le roman s'ouvre sur le portrait d'une femme de cinquante-six ans, assistante dévouée auprès d'un professeur d'université, dont elle est secrètement amoureuse. Lorsqu'il lui préfère une femme, plus jeune et plus belle, son monde s'effondre. Sylvia tombe dans la spirale de la jalousie et de l'amertume, avant de s'enfermer dans le désespoir et la dépression.

Si l'héroïne peut sembler a priori irritable (et naïve), elle m'est davantage apparue vulnérable et attachante. J'ai en effet ressenti beaucoup de compassion face à son parcours chaotique. Les saisons passent, faites de hauts et de bas, mais j'avais envie de ramasser ses petits morceaux éparpillés tant sa vie partait en cacahuète, son entourage n'étant pas toujours bienveillant.

Au fond, c'est le miroir de nos vies ordinaires et jalonnées à la fois de déceptions et de satisfactions. Il y a surtout un grand message d'espoir derrière puisqu'on termine le roman sur une note pleine de confiance - quel bien fou !

Milady Feel Good Books, 2019 pour la traduction

Par Pauline Buscail. Titre VO : Needlemouse

Un roman qui séduira les lecteurs de Graeme Simsion, Ruth Hogan et Gail Honeyman

« Les hérissons sont recouverts de plus de cinq mille piquants qui leur servent de mécanisme de défense. S'il se sent menacé, le hérisson peut se rouler en boule pour protéger les parties vulnérables de son corps des prédateurs tels que les blaireaux ou les renards. Hélas, les hérissons se roulent aussi en boule en cas de forte circulation, ce qui explique qu'un grand nombre d'entre eux finisse tué sur les routes. »
 

 

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04/04/21

Un couple presque parfait, de Marian Keyes

Un couple presque parfait miladyUn couple presque parfait ne raconte pas comment on tombe amoureux, mais comment on reste amoureux. Car l'histoire commence mal pour l'héroïne dont le mari vient de lui annoncer qu'il souhaite faire une pause et partir six mois en Asie du Sud-Est.

Amy est sonnée et ne cache pas sa déception. Elle doit désormais gérer seule son boulot et la famille. Un sacré bordel. Il faut dire que son rythme de vie est complètement fou. C'est même étourdissant combien on se laisse engloutir par cette frénésie (les premiers chapitres filent très, très vite). On ressent aussi ses angoisses, sa colère, son chagrin, son amertume. Mais on comprend peu à peu pourquoi et comment Amy et Hugh en sont arrivés là.

Au fond, l'histoire est banale mais formidablement exposée par Marian K. (prescriptrice du genre). Ça a un fond de chick-lit (ça court dans tous les sens, ça pouffe, ça ose et ça se plante) mais avec une conscience profonde et touchante du temps qui passe (les couples s'usent, les enfants vous bouffent, les parents vous minent, le boulot vous tue). La pression est partout, le quotidien pas franchement glamour. Et pourtant, on lit tout ça sur une sensation de légèreté. Ou d'effervescence. Car ça pétille du début à la fin, malgré les coups durs, les baisses de régime, les doutes etc. Le constat est désarmant.

Toutefois, si j'ai lu les 200-300 pages sans souci, j'ai fini par me lasser face au reste (le roman compte 700 pages). L'histoire s'essouffle face aux situations incongrues qui interviennent à tort et la solution paraît bien navrante après le passage du cyclone. Donc, un peu déçue sur la fin mais pas du tout mécontente d'avoir croisé cette famille extraordinaire et turbulente.

“ Manifestement, ce n'est pas la fin avec un grand F. Deux pas en avant, un pas en arrière. Ce n'est pas le terminus pour mes émotions. ”

éditions Hauteville (ex - Milady) , 2019 pour la traduction française par Agnès Jaubert

  Un couple presque parfait

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RoomHate, de Penelope Ward

RoomHateCe roman a failli passer à la trappe car j'ai longtemps peu apprécié la relation trop épineuse entre Justin et Amelia. Après s'être perdus de vue pendant dix ans, les deux anciens amis se retrouvent autour d'un héritage, plus hostiles et rancuniers que jamais.

C'est surtout Justin qui a la rage au ventre car il ne pardonne pas Amelia d'avoir fui sans donner de nouvelles. À l'époque, ils étaient inséparables, lui était fou amoureux d'elle, et puis plouf, du jour au lendemain, elle disparaît. Le gars a donc ressassé son amertume et n'est pas prêt à effacer l'ardoise. Oubliez les vacances d'été en toute tranquillité, car la cohabitation s'annonce conflictuelle. De plus, Justin est accompagné de sa petite amie (Jade) une comédienne pétillante qui ignore tout de leur passé commun. Elle va tenter de faire tampon entre eux mais en pure perte.

Si d'habitude j'apprécie ce schéma "je te déteste mais te désire malgré moi", ça a été moins évident pour le coup car il y avait trop de colère dans leur relation. Justin a vraiment un caractère de cochon (je le trouvais trop blessant et injuste). Et Amelia qui rentre dans sa coquille, ou qui cherche à l'amadouer et qui s'en prend plein la figure. Pfiou. Heureusement le miracle a lieu et la situation s'adoucit en raison d'un incroyable rebondissement. ♫♪ Come on, baby Let's do the twist ♪♫ À partir de là, le bougre est craquant. La relation de couple est attendrissante. Enfin. J'ai franchement adoré la deuxième partie. Justin conserve son masque de blaireau mais se révèle moins têtu et orgueilleux. Youhou. Ça devient du petit lait à boire et c'est drôlement bon ! En plus l'île Aquidneck est magnifique, l'homme est musicien et ça fait bim bam boum dans mon cœur. ♥

PS : le personnage de Jade est aussi la sœur de Chelsea / vue dans The Boy Next Door ?

Hugo Roman, coll. New Romance, 2017 pour la traduction (par Sylvie del Cotto)

 

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02/04/21

Daphné (La chronique des Bridgerton 1), de Julia Quinn

Relecture format audio.
DaphnéPar contre, la voix de la comédienne m'a longtemps déstabilisée car c'est aussi la voix de la série La Passe-Miroir que j'ai lue l'an dernier et qui est encore très présente dans mes souvenirs. Mais je ne regrette pas ce choix non plus car Clotilde Seille porte à merveille les chroniques savoureuses (et mondaines) des Bridgerton !

Ce premier tome ouvre donc le bal et se révèle jouissif par son caractère volage et enjoué. Lorsque Daphné et Simon se rencontrent, ils décident rapidement de faire semblant de se courtiser pour avoir la paix en société. Lui ne souhaite pas se marier, elle espère que sa cote grimpera en flèche en côtoyant un duc. Et ça fonctionne.

Du moins, Antony (l'aîné de la fratrie) n'est pas dupe et scrute les mains potentiellement baladeuses de son vieil ami. Il n'y a pas de hasard dans la vie. Et ce qui doit arriver arrivera, ou pas. Chaque chose en son temps.

Las, dès lors que le mariage a lieu, la relation du couple s'enlise. Le caractère maussade de Simon est exacerbé. L'homme est hanté par son enfance, son héritage, son père, son bégaiement. Il ne veut pas d'enfant et se sent piégé. Ouh, le vilain boudeur.

Cette partie casse un peu le rythme d'une lecture jusque-là guillerette et éloquente. Simon, arrête de te prendre le chou. Chéris ta douce et n'en parlons plus. La demoiselle Bridgerton est têtue et effrontée comme il faut. Forza Daphné ! Tu fais honneur à ta famille, conventionnelle et foldingue selon les circonstances.

Je poursuis donc la découverte au gré des parutions audio - 1 par mois. Et petite précision : non je n'ai pas vu la série Netflix.

©2008 Editions J'ai Lu (P)2021 Editions Gallimard