17/07/14

Muchachas (3) de Katherine Pancol

Muchachas3

Clap de fin pour la saga des Muchachas, mais l'auteur n'a pas dit son dernier mot ! Et effectivement, le lecteur est en droit de réclamer la suite des amours tumultueuses entre Gary et la belle Hortense...
Celle-ci, plus ambitieuse que jamais, voit enfin l'aboutissement de ses projets : lancer sa première collection. Mais son travail l'accapare et elle néglige le reste, sa famille, son amoureux, New York, Paris... bref, elle a soif d'apprendre et de vivre son rêve. Gary, de son côté, exploite à fond sa sensibilité artistique, en compagnie de la douce Calypso, son alter ego en la matière. Cette découverte le trouble... et l'envoûte. Rhaaa, je ne vous raconte pas combien j'étais en pétard contre lui.
Des personnages comme Joséphine, Shirley ou Zoé sont, par contre, complètement survolés, on doit se contenter de quelques bribes de leurs vies, non sans amertume et frustration. En revanche, Léonie et Stella font leur retour en force. Et quel retour ! La mère et la fille vont se parler à cœur ouvert et évoquer le passé, la discussion est virulente, mais bouleversante ! Stella est tour à tour en colère, dépitée et quémandeuse. C'est très émouvant !
La saga se boucle sur une note positive et heureuse. Certes, certains dossiers ont été mis au placard un peu trop rapidement, la fin aussi connaît un dénouement précipité, amené de façon très diplomatique. Malgré tout, j'éprouve une sincère affection pour la série, les personnages, leurs excès et leurs idéaux. C'est un univers familier, dans lequel je me sens à mon aise. J'ai hâte d'y retourner ! En attendant, il me prend l'envie de relire Scarlett, si possible !

Audiolib parfait, avec une Marie-Eve Dufresne dans son rôle de lectrice en chef de la saga ! Ne changez rien, c'est vraiment très agréable de l'écouter. D'une durée d'écoute de 14 heures, le livre audio suit un rythme de croisière confortable. Je n'ai pas vu le temps passer ! Le disque se conclut sur un entretien avec l'auteur, une initiative toujours très appréciable, qui complète la lecture en lui apportant une perspective nouvelle et très enrichissante. 

Audiolib, juillet 2014 ♦ texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée d'écoute : 14h 07) 


16/07/14

Juste avant le bonheur, par Agnès Ledig

Juste avant le bonheur

Julie est une jeune maman, élevant seule son fils de trois ans, vivant dans un petit logement social, avec des fins de mois difficiles, sans famille pour donner un coup de pouce ou une grappe d'amis salutaires. Elle est caissière dans un supermarché, où son patron la met sous pression et exerce un harcèlement sexuel sous forme d'allusions. Bref, Julie est au bout du rouleau. Elle n'a pas le moral et est à deux doigts de craquer, lorsqu'elle fait la connaissance de Paul, récemment divorcé, une situation professionnelle confortable, un train de vie en conséquence, mais jamais écrasant de suffisance. Il est touché par la jeune femme et l'invite à passer ses vacances dans sa maison au bord de la mer. Direction la Bretagne, avec aussi Jérôme, son fils brisé par un drame personnel. La voiture croule sous un magma d'émotions multiples et bouillonnantes, Julie et Jérôme se regardent en chiens de faïence, Paul veut équilibrer la balance, mettre du baume au cœur, conjuguer les petits malheurs et rendre le sourire à ces âmes brisées, désabusées. Vu comme ça, on attend du roman de nous dorloter jusqu'à la dernière page, avec une intrigue doucereuse, sans surprise, nourrie des mêmes ingrédients que dans les livres d'Anna Gavalda. Bah non plus. On se goure complètement ! Il survient, en effet, un twist dans l'histoire qui nous décroche la mâchoire et nous renvoie à nos jugements. C'est un marasme émotionnel, imprévisible mais pénible dans son genre. Je n'aime pas du tout !! Et j'ai jeté l'éponge. Il m'avait déjà semblé que l'ensemble manquait de naturel, par la faute de dialogues artificiels absolument pas crédibles. Je n'ai pas du tout été embarquée, pas touchée par l'histoire. Bref ce rendez-vous a été pour moi une totale déconvenue.

Albin Michel, mai 2013 ♦ prochaine parution en format poche : octobre 2014

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : ,

11/07/14

Muchachas (2) de Katherine Pancol

Muchachas2

Ce deuxième tome est entièrement consacré à la famille Cortès : la liaison tumultueuse entre Hortense et Gary, l'ambition dévorante de la jeune fille, le trouble naissant du garçon pour sa partenaire de musique, les petits soucis de Zoé, son sentimentalisme exacerbé, Joséphine en péril, son amour pour Philippe ébranlé, son amitié avec Shirley compromise... oh purée, là ça m'interpelle, j'ai envie d'en savoir plus, je fronce les sourcils, je peste, je souffle, fichtre alors ! Un peu plus loin, on a aussi droit à un aperçu de Junior, le môme a six ans et c'est toujours un extraterrestre, en gros il me saoule. Autre détail notable, il n'y a point de virée en Bourgogne, la série se recentre sur ses personnages initiaux, l'intrigue positionne ses pions, les électrons libres trouveront ou non leur place (sinon quel intérêt de les catalputer dans notre orbite ?). À ce stade, l'issue demeure pourtant la grande inconnue. Katherine Pancol sème le doute et embobine son lecteur. Et on accepte de jouer le jeu, en souriant. Ce deuxième tome sert essentiellement de transition, on y retrouve avec grand plaisir les personnages du cru, mais en soulignant aussi que le propos s'étiole sur la distance. Beaucoup de digressions, de personnages secondaires qui se dévoilent, des histoires ressassées, des réflexions qui ronronnent... Et l'ambiance générale est mystérieuse, pesante. C'est donc en toute logique qu'on plonge aussitôt dans le troisième tome !

Marie-Eve Dufresne, la lectrice pour Audiolib, interprète avec humour la saga des muchachas. Elle donne vie aux personnages, rend les fortes personnalités, comme Hortense ou Elena, admirables, mais agaçantes les petites natures que sont Zoé, sa mère ou Calypso. Chez K. Pancol, il faut briller et exulter pour susciter la convoitise... le reste, c'est “peanuts ” ! Bien entendu, l'auteur affectionne la deuxième catégorie, à mon grand dam. ;-)

Audiolib, mai 2014 ♦ texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée d'écoute : 8h 47)

Posté par clarabel76 à 14:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

08/07/14

Les Augustins, de Mélisa Godet

Les Augustins

Malika est une jeune journaliste pour un magazine web et cherche à imposer sa marque en acceptant de partager la vie d'un squat pour une idée de reportage audio et photographique. Elle est fraîchement accueillie par un artiste de la bande des Augustins, Gabor, vexé d'avoir été dupé par la belle lors de leur première rencontre (elle lui avait raconté une histoire à dormir debout !). Une tension bénéfique pour pimenter gentiment la lecture autour d'une relation pleine de peps et de charme. Sans quoi, sur place, Malika ne rencontre aucun souci d'adaptation ni d'acceptation. Elle fait connaissance avec les militants de l'association Droit d'agir, Thomas, Marc, Lino... Se lie d'amitié avec la vieille Jacquotte, dont le franc-parler fait glousser dans les chaumières. Se passionne pour les histoires des marginaux, des sans-papiers, des opprimés, des désenchantés, des taiseux, etc. Cette totale immersion offre un aperçu des exclus de la société et du solide sens d'entraide qui découle de leurs petites misères. C'est vraiment pas mal du tout, au-delà de l'aspect sociétal et politique, j'ai retenu de ma lecture l'image d'une belle générosité autour d'une communauté bigarrée, attachante et joyeuse. Avec des personnalités entières, rayonnantes et très touchantes. C'est un premier roman, récompensé par le prix Nouveau Talent 2014, qui se révèle une fraîche et agréable découverte. On suit aussi l'histoire d'une jeune femme en quête de ses origines, animée d'une ambition farouche mais pas écrasante. Malika est sensible et passionnée, elle a tout à gagner de son expérience ! Certes, l'intrigue est gentille, pas surprenante, mais quel plaisir (simple) de lecture !

JC Lattès ♦ mai 2014

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

23/06/14

Central Park, de Guillaume Musso

Central Park

Alice travaille à la police criminelle de Paris. Gabriel est pianiste de jazz à Dublin. Ils ne se connaissent pas mais se réveillent tous deux sur un banc, à Central Park, menottés l'un à l'autre. La veille encore, Alice sortait avec ses copines pour une soirée bien arrosée. Que lui est-il arrivé, que fait-elle à New York et que diable lui veut cet inconnu qui ne la quitte plus d'une semelle ? Ils décident malgré tout de faire équipe et se lancent bon gré mal gré dans une enquête endiablée, sur la piste d'un tueur en série, qui sévit depuis trois ans dans la capitale française. Son potentiel retour fait frémir d'horreur Alice, qui en a fait une affaire personnelle. C'est le deuxième roman de l'auteur que j'écoute à l'approche des vacances. L'expérience est assez déconcertante, pas contre l'interprétation lisse et impeccable de David Manet, mais par principe. En fait, j'ai été plutôt agréablement surprise par l'histoire, au scénario bien ficelé, mené tambour battant et au suspense efficace. J'ai vraiment bien accroché, et ce pendant les 3/4 du roman. Puis, la fin... désolante. Je l'ai trouvée tellement décevante, en comparaison du reste. Limite banale. J'ai eu la sensation de retomber lourdement sur mes pieds. Dommage. Je pensais m'en tenir au seul reproche de l'écriture, pour moi, maniérée et précieuse (« les mille nuances des reflets d'or de son chignon, son visage fragile et diaphane, ses lèvres sèches rose pâle d'où sortait un souffle chaud »), mais le dénouement a le goût d'un soufflet dégonflé. Mouaip ! ... 

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par David Manet (durée d'écoute : 7h 50) ♦ 

Posté par clarabel76 à 08:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,



20/06/14

N'oublier jamais, de Michel Bussi

N'oublier jamais

En sortant faire son footing, près des falaises d'Yport, Jamal n'imaginait pas croiser le chemin d'une belle jeune femme éplorée, prête à se jeter dans le vide. Il la retient un bref instant, lui confie une écharpe rouge, mais assiste impuissant à sa chute. Il retrouve deux autres témoins sur la plage, confie son témoignage à la police, avec toutefois quelques réserves. Très tôt, l'homme a peur de servir de bouc-émissaire. Lui, “l'arabe infirme, qui travaille chez les fous”, serait le coupable idéal. Aussi, décide-t-il de mener sa propre enquête. Il commence également à recevoir d'étranges courriers, contenant des rapports très détaillés d'une enquête criminelle, survenue dix ans plus tôt, impliquant le meurtre d'une jeune femme dans les mêmes circonstances. Et Jamal, sidéré, réalise que l'étau se resserre car toutes les preuves sont contre lui ! Le scénario est habile, à rendre les frontières entre le vrai et le faux plus que friables, en plus des allusions dans le texte, du style “Ceci est la version de Jamal. La vraie ?”. Une manière astucieuse de tenir le lecteur en haleine. Et effectivement, on ne démord pas du livre et on rebondit d'indices troublants en révélations aberrantes... jusqu'à un dénouement assez déconcertant. (La fin est, pour moi, tirée par les cheveux mais n'altère pas mon appréciation globale non plus.) L'auteur a tenté un coup de poker, soit. À prendre ou à laisser. J'ai également été sensible à cette petite balade au cœur du pays normand, une région qui m'est très familière, où il me suffisait de fermer les yeux et visualiser les lieux. C'est un détail, mais cela a son charme aussi. La version audio est sans défaut, avec un François Tavares confident, rapporteur, comploteur et manipulateur. Vraiment, très bluffant ! J'ai beaucoup aimé, même si ce ne sera pas mon livre préféré de l'auteur non plus. J'ai, malgré tout, passé un excellent moment !

Audiolib, mai 2014 ♦ texte intégral lu par François Tavares (durée d'écoute : 12h 23) ♦ Presses de la Cité, 2014

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

16/06/14

La petite communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon

La petite communiste qui ne souriait jamais

JO de Montréal, 1976. Une jeune gymnaste roumaine affole les ordinateurs avec une note jamais atteinte, le 10 d'excellence. Nadia C. entre dans la légende. Ce roman, c'est un peu son histoire, sous forme de dialogue fantasmé entre l'écrivain et la sportive, une histoire de dévotion, de sacrifice, d'ambition, de performance, de perfection et de féminité. Car comme l'explique l'auteur dans son entretien (en dernière plage du livre audio), c'est naturellement une histoire de corps et de femme, qu'on malmène et qu'on juge, au fil du temps et des événements de la vie.

Âgée de seulement 14 ans, Nadia est propulsée sous les feux de la rampe, adulée et aussitôt instrumentalisée par la classe politique, également figure de proue d'une école de l'Est (qui élevait des championnes à la baguette). Puis, cap de l'adolescence... difficile. Non elle n'est plus une petite fée virevoltante, à vingt ans elle ne possède plus cette grâce et cette souplesse juvéniles, elle devient femme, avec des choix de vie, une vie amoureuse, des excès etc. La pression est constante. Nadia n'est plus une personne, juste une enveloppe. Une apparence.

Je ne m'attendais sincèrement pas à aimer autant ce livre, qui pullulait partout, sur les blogs, ces six derniers mois. Et il a fallu que je tente l'expérience du livre audio, merveilleusement rendu par l'interprétation de Chloé Lambert, pour me convaincre définitivement. Sans m'y attendre, j'ai été conquise par le ton mélodieux, la construction de l'histoire, l'emboîtement des pièces, des dates et du parcours, le contexte politique, la folie inhérente et le portrait toujours flou, toujours inatteignable de la gymnaste (véritable icône). C'est foncièrement captivant. De plus, le récit n'est jamais tout sucre, tout miel. L'auteur met en place une conversation imaginaire avec l'athlète, qui apparaît pincée, mécontente et boudeuse, mais sans volonté de nuire au personnage. Juste pour recadrer son propos, sans offrir une image trop policée. 

En bref, le livre est un véritable succès de librairie, tout à fait mérité ! Et l'auteur, dans son entretien, en parle divinement bien. 

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par Chloé Lambert ♦ Suivi d'un entretien avec l'auteur ♦ avec l'aimable autorisation des éditions Actes Sud

une petite vidéo pour se rafraîchir la mémoire !   http://youtu.be/Yi_5xbd5xdE

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,

13/06/14

Dans les rapides, de Maylis de Kerangal

« T'es rock, t'es pas rock. La vie rock. Ce n'est pas gravé sur les disques, ce n'est pas imprimé dans les livres. Une épithète consubstantielle, un attribut physique comme être blonde, nerveux, hypocondriaque, debout. Rock rock rock. Le mot est gros comme un poing et rond comme un caillou. Prononcé cent fois par jour, il ne s'use pas. Dehors le ciel bouillonne, léger, changeant quand les nuages pèsent lourd, des milliers de tonnes bombent l'horizon derrière les hautes tours, suspendus. Être rock. Être ce qu'on veut. Plutôt quelque chose de très concret. Demandez le programme ! »

Dans les rapides de Maylis de Kerangal

Le Havre, 1978. Lise, Marie et Nina ont 15 ans et s'ennuient. Un dimanche de pluie, elles font du stop et dans la R16 pistache « déboule une voix de fille, une voix de fille qui sonne comme une voix de fille justement, une voix qui chante vite, et fort, et vite et fort et vit »la voix de Debbie Harry, la chanteuse de Blondie. Debbie qui s'impose aux garçons de son groupe, Debbie qui va devenir leur modèle. Les filles courent acheter le disque, le passent en boucle. Et rêvent en grand (New York, la liberté, le rock, la vie, etc.). Avec son style syncopé, son écriture débraillée et sa gouaille de rockeuse, Maylis de Kerangal injecte à son histoire une nostalgie euphorisante. Elle y clame la passion d'une époque, l'esprit d'une jeunesse désenchantée mais exubérante, la volonté de croire en ses rêves et de suivre son étoile. En clair, cette lecture vous galvanise ! La musique est partout, pas seulement Blondie et son image rock et glamour, on découvre également Kate Bush (« la petite voix, le filet d'or, le bijou du pendentif sur la gorge du rossignol ») à travers son album The Kick Inside qui va bouleverser l'unité du groupe. C'est à lire avec le casque sur les oreilles, pour une rencontre lumineuse et électrisante ! 

♪♫ en poche ! ♫♪ Folio, juin 2014 ♦ 1ère publication aux éditions Naïve, janvier 2007

Posté par clarabel76 à 18:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

29/05/14

Et puis, Paulette..., par Barbara Constantine

Et puis, Paulette

Ce livre est tout bonnement une promenade revigorante à la campagne, où l'on croise une brochette de personnages très sympathiques, Ferdinand, Guy, Marceline, Simone, Hortense, tous abonnés à la carte Vermeille, et qui vont décider de troquer leur solitude respective en une cohabitation joyeuse et mouvementée dans la ferme de Ferdinand. Leur communauté va également accueillir une jeune infirmière (Muriel) et un étudiant passionné d'agriculture (Kim), sans oublier les familles et les proches, Mireille, la belle-fille, et ses deux garçons, les Lulus. Enfin, vous imaginez bien le tableau aux couleurs bigarrées, animés de bons sentiments, c'est beau comme tout, lisse et impeccable, franchement on a la bouche en cœur devant une si parfaite félicité ! Barbara Constantine n'a pas écrit une grande histoire, structurée ou élaborée, au contraire elle n'est que simplicité, générosité, partage et entente exquise. Et ça fait du bien ! Pour bien faire, Daniel Nicodème livre une interprétation exceptionnelle, à la fois vivante et enlevée, on se régale à l'écouter nous faire l'étalage de cette histoire de vieillesse, avec perte et fracas, pulvérisée par une fabuleuse solidarité, turbulente et bienfaitrice. C'est un texte sans chichi, mais qui communique du bonheur et un optimisme ravageur. On sort de là ragaillardi et le sourire jusqu'aux oreilles.

Audiolib, mai 2012 ♦ texte intégral lu par Daniel Nicodème (durée : 5h 18) ♦ dispo aussi chez Calmann-Lévy et Livre de Poche

22/04/14

Muchachas (1) de Katherine Pancol

IMG_0860

Dans Muchachas, on retrouve Hortense et Gary à New York... puis Joséphine à Londres, et Zoé qui n'en peut plus de vivre loin de son amoureux, obligeant sa mère à un énième sacrifice qui nous fait lever les yeux au ciel. Puis, on découvre Stella, au volant de son camion, et sa maman Léonie, hospitalisée, complètement démolie par son homme, Ray Valenti, la coqueluche de la ville.

Froncements de sourcils, perplexité, je n'étais pas sûre d'adhérer au nouveau programme. Puis, au fil des pages et des chapitres, l'histoire s'est envolée, a continué de livrer ses secrets, ses drames, ses peines. Impossible de demeurer insensible, j'étais au cœur du récit, parmi les personnages, partageant la même histoire. Sensation rare et grisante.

C'est, de plus, amené en douceur, avec tendresse et habileté. Katherine Pancol est réellement douée pour créer ce lien invisible. Certes, le sujet de fond (les violences faites aux femmes) me faisait peur, je redoutais du pathos et trop de misérabilisme. Et finalement, non. On découvre un récit prenant et poignant, traité avec beaucoup de pudeur, sans désinvolture, au contraire, on ressent une sincère empathie. Cela m'a plu, tout simplement.


Pour bien faire, Audiolib a accordé sa confiance à Marie-Eve Dufresne pour l'interprétation, un excellent choix qui a déjà fait ses preuves (cf. la précédente trilogie), on passe ainsi un très bon moment, grâce à une écoute agréable et apaisante, qui nous berce dans ce nouvel univers, désormais familier... J'ai hâte de découvrir la suite.

Audiolib, avril 2014 ♦ texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée : 9h 23) ♦ Albin Michel, février 2014

Posté par clarabel76 à 08:15:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,



  1  2  3  4  5    Fin »