13/04/15

Les Souvenirs, de David Foenkinos

« Comment puis-je laisser cette femme qui m'a tant aimé, qui m'a consolé, qui m'a fait des soupes et des moussakas, comment puis-je la laisser là ? »

Les souvenirs

J'ai beaucoup aimé le début du récit, qui évoque avec tendresse et mélancolie, la famille, les souvenirs d'enfance, la vie conjugale, la vieillesse, le deuil etc. Après la mort de son grand-père, le narrateur tente d'adoucir le quotidien de sa grand-mère en lui rendant visite dans sa maison de retraite. Un jour, elle se fait la belle et lui adresse une carte postale énigmatique, l'invitant à partir à sa recherche.

Toute la première partie est un vrai régal à lire et raconte une histoire universelle qui touche et fait réfléchir. J'étais enchantée, me sentais émue et y trouvais des bribes de souvenirs plus personnels. Malheureusement mon enthousiasme a été douché avec l'apparition de Louise. Le grand amour du narrateur. Et l'auteur de basculer dans ce qu'il affectionne tant (son nombril), la vie de couple, sa banalité et son échec. À partir de là, je me suis beaucoup ennuyée.

Au micro, Loïc Corbery tente une approche compatissante, d'une voix posée, sans emphase. Cela peut sembler fastidieux pendant 8 heures d'écoute, sauf si l'on considère que ce récit s'écoute par petites touches pour en apprécier pleinement l'impact émotionnel. La deuxième moitié du récit n'échappe malheureusement pas au sentiment de vide et de niaiserie que m'a inspiré la relation amoureuse. Dommage d'avoir bouclé ce tour de piste sur une note aussi amère et désabusée...

Gallimard, coll. Écoutez Lire, janvier 2015 ♦ texte lu par Loïc Corbery, de la Comédie-Française (env. 8 h)

À noter aussi que Jean-Paul Rouve vient d'adapter le roman en une comédie vraisemblablement enjouée et pleine de sensibilité, d'après la bande-annonce.

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27/03/15

Charlotte, de David Foenkinos

« Charlotte a appris à lire son prénom sur une tombe. »

Charlotte

David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, une artiste peintre juive, née à Berlin, réfugiée dans le sud de la France pour fuir la montée du nazisme, et déportée en 43 à Auschwitz où elle trouvera la mort à seulement 26 ans. Jeune femme au tempérament fragile et morose (le suicide était une récurrence dans son histoire familiale), elle avait trouvé dans la peinture un exutoire à ses crises d'angoisse et de désespoir.

Et c'est bien là le problème, car j'ai trouvé la lecture très, très déprimante. Le style, sans fioriture, n'est pas plus passionnant qu'une note biographique piochée dans une encyclopédie. On discerne la quête obsessionnelle de l'auteur dans son désir de comprendre l'artiste et de nous faire partager ses mystères, sans jamais chercher à supplanter la véritable héroïne, Charlotte. Sa posture reste en retrait, et c'est tout à son honneur.

Malgré les bonnes intentions de l'auteur, le récit m'a semblé sans vie, sans flamme, sans passion. La voix du comédien est calme et posée, proposant une écoute pleine de retenue mais assez plate. Résultat, le portrait de cette jeune femme douée, tétanisée par les spectres de la mort, et qui connaîtra une destinée tragique, ne m'a pas touchée outre mesure, du fait de l'exécution clinique et froide du récit. Je suis assez déçue.

Gallimard, coll. Écoutez Lire, janvier 2015 ♦ Lu par Yves Heck (durée : 5 h 15) ♦ L'écoute en classe de ce CD est autorisée par l'éditeur.

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13/03/15

Suite Française, d'Irène Némirovsky

Suite française

« Suite française » réunit les 2 premiers romans d’une série  de 5 livres qu’Irène Némirovsky souhaitait écrire sur la guerre : Tempête en juin et Dolce. Arrêtée en juillet 1942, elle trouvera la mort en déportation, à Auschwitz, et laissera une œuvre inachevée, en plus d'un lourd héritage romanesque, exhumé dans les années 2000 (pour info, elle obtiendra le Prix Renaudot à titre posthume pour Suite Française).

L'histoire s'ouvre sur l'exode de milliers de français, en juin 40, avec Paris menacé par les bombes et l'invasion allemande. On suit une famille bourgeoise, les Péricand, un écrivain bouffi d'orgueil, Gabriel Corte, et Florence, sa maîtresse, deux employés de banque, les Michaud, et leur directeur, M. Corbin, et aussi un vieux radin amoureux de ses porcelaines, Charles Langelet ... Tous vont se jeter sur les routes, empaquetant leurs richesses, oubliant les aïeuls, volant des paniers en osier ou de l'essence pour poursuivre leur fuite en avant. Elle est belle, la France ! 

Puis, l'histoire bascule dans un autre climat : nous sommes dans la petite ville de Bussy, occupée par les allemands. La vieille Mme Angellier et sa bru, Lucile, voient un officier prendre ses quartiers dans leur maison. Cet homme, calme et silencieux, ne cache pas sa fascination pour la jeune femme, elle-même troublée par les manières polies et érudites de cet inconnu, mais consciente de son uniforme vert, elle s'interdit toute proximité. C'est d'ailleurs de cette partie du livre que le film réalisé par Saul Dibb s'est librement inspiré  (cf. la bande-annonce).

Romancière exceptionnelle, réputée pour son élégance de style (auréolée d'un charme suranné très appréciable), Irène Némirovsky faisait également preuve d'une ironie et une causticité remarquables, si bien que ses histoires paraissaient moins frivoles et plus féroces.  Il y a sans doute une grande part de frustration à l'idée de commencer cette saga dont on ne saura jamais la fin, mais le destin tragique de l'auteur contribue insidieusement à considérer cette lecture à part et à en apprécier la valeur au-delà du jugement littéraire.

Suite Française est une fresque romanesque passionnante, un drame romantique qui fait chavirer le cœur, un témoignage historique et une critique exacerbée de notre société sous le joug allemand. J'ai eu parfois du mal à me familiariser avec la voix de Dominique Reymond, très solennelle, au point de rendre une lecture hyper guindée et rigoureuse d'un récit vibrant de force, mais condamné à un sort funeste. J'ai cependant eu beaucoup de regret de quitter trop tôt cet univers captivant ! 

Audiolib, février 2015 ♦ texte intégral lu par Dominique Reymond (durée : 13h 50)

              Date de sortie du film :  1er avril 2015

Suite française FILM

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20/02/15

J'aimais mieux quand c'était toi, de Véronique Olmi

J'aimais mieux quand c'était toi

Après “Bord de mer” et “Numéro six”, j'avais coutume de foncer les yeux fermés dans le monde de Véronique Olmi, dont j'ai lu religieusement tous les romans jusque janvier 2010 avec Le Premier Amour. Ce livre a marqué le début du désintérêt, le temps a passé. Et puis, janvier 2015, je me fais une joie de retrouver cet auteur qui se prête à l'exercice de la lecture à voix haute pour sa dernière parution, J'aimais mieux quand c'était toi.

De par son métier de comédienne, Véronique Olmi ne pouvait refuser une telle opportunité et offre une composition exaltante et exaltée en mettant en scène une femme assise sur un banc dans une gare. Cette femme s'appelle Nelly, elle aussi est comédienne de théâtre mais sa dernière représentation a tourné au fiasco et la voilà démunie, désemparée, à ressasser la cause de cette crise de panique.

Tout à son rôle de Mère dans la pièce “Six personnages en quête d’auteur” de Pirandello, Nelly reçoit un choc en apercevant dans le public, assis au 5ème rang, son ex-amant. Une vision foudroyante et brutale, suite à laquelle elle a réagi tout aussi violemment. S'ensuit une longue dérive d'une femme en détresse, d'une amoureuse bafouée, bref le monologue est interminable, à évoquer pêle-mêle l'amour, le théâtre, l’engagement de soi, la passion, la peur, les sentiments.

L'exécution ne manque pas de brio, mais laisse aussi poindre une part d'hystérie. Et j'avoue avoir été déçue, car le récit m'a semblé pompeux et sans fin (alors qu'il ne dure que 3 heures !). J'ai retrouvé toute la puissance créatrice de l'auteur, son ton incisif et sa rage contre la platitude et l'ennui qu'expriment si bien ses personnages. Par contre, aucune émotion chez moi. Rien. Me suis sentie simple spectatrice d'une comédie tragique, extérieure et attentive, mais peu concernée.

Audiolib, janvier 2015 ♦ texte lu par l'auteur (durée : 3h 09) ♦ éditions Albin Michel

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16/01/15

Ici ça va, de Thomas Vinau

Ici ça va

Un couple d'amoureux prend un nouveau départ, en s'installant dans la maison d'enfance de l'homme, qu'ils viennent d'acquérir malgré son état de délabrement. Ce retour aux sources les galvanise. Elle, au jardin, sifflote des airs guillerets, tandis que lui ressasse ses souvenirs. Ensemble ils réapprennent les plaisirs simples de la vie, comme marcher pieds nus dans l'herbe, se baigner dans la rivière, contempler les étoiles, nourrir un bébé ragondin au biberon, lire des vieux bouquins ou écouter des vinyles...  

Rarement un livre aussi court (130 pages), avec une histoire aussi succincte, n'a réussi à autant me charmer sans déployer le moindre effort. C'était comme une évidence. En quelques phrases, j'étais éberluée, conquise par la poésie et la pureté du récit. C'est magnifique ! Un condensé d'émotions, offert en toute générosité et « écrit naturellement ». 

Histoire d'amour, histoire familiale. Histoire de retour, de reconstruction et de rénovation. Le livre met aussi en avant les petits riens qui font tout le bonheur du quotidien. Simplicité, émotion, tendresse, partage. C'est lumineux. De toute beauté. Et cela met du baume au cœur. Ma 1ère pépite de 2015 ! ♥

10/18 ♦ août 2014

 

« Je me méfie. J'ai toujours peur que ça ne dure pas. Dès qu'il y  un moment de bonheur, de paix, je me répète que ça ne durera pas. Que le temps est un menteur. Qu'avoir quelque chose c'est commencer à le perdre. C'est comme cela que je fonctionne. C'est ce que la vie m'a appris. Si tôt. La perte. Le peu de fois où je l'ai oublié, le boomerang m'est revenu dans les dents. (...) La confiance ne se déclame pas. Il faut l'apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu'un d'autre vous l'apprenne. À grands coups de demains et de câlins. »

 

heart

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19/09/14

Complètement cramé ! de Gilles Legardinier

Complètement cramé

heart

Andrew Blake, un anglais très riche, n'a plus le goût de rien et se sent seul (sa femme est morte, sa fille vit en Californie). Il décide de tout plaquer pour s'installer en France, où il vient de se faire embaucher comme majordome dans un manoir. Une mise au vert qu'il pense bénéfique. Sur place, toutefois, il est tenté de faire machine arrière, effarouché par ses rencontres : Mme Beauvillier vit cloîtrée dans ses appartements, dans le culte de son mari décédé, la cuisinière, Odile, est revêche et guindée, le régisseur, Magnier, est un rustre sans cervelle, seule la femme de chambre, Manon, lui inspire une sincère sympathie (elle a l'âge de sa fille, qui lui manque cruellement). Malgré tout, l'oiseau fait son nid. Et par sa simple présence, Blake va révolutionner la vie des habitants du manoir... un pur bonheur !

Certes, le roman sifflote en ritournelle « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Car tout est bienfaisant, bien-pensant et insuffle tendresse et compassion. Eh oui, encore une lecture qui prône les valeurs de l'entraide et du partage. Ici l'auteur propose de faire table commune des petits malheurs des uns et des autres pour une coordination salutaire. Youhou. C'est délicieusement utopique, sans cynisme, tout simplement drôle et attachant. Et moi je raffole de ces lectures douillettes, qui laissent entrevoir un monde doux et joyeux, avec des spécimens rares et précieux, capables de redonner goût aux plaisirs simples de la vie.

Philippe Résimont enchante le lecteur par son interprétation virevoltante du flegme britannique confronté aux frilosités d'une petite communauté française, pourtant encline à succomber à son grain de folie. Oui, ce livre fait du bien. Gilles Legardinier nous démontre une nouvelle fois que, sans l'aide d'artifices grossiers, on peut raconter une histoire en toute simplicité et ainsi toucher le lecteur. Bim bam boum. J'ai adoré !

Audiolib, septembre 2014 ♦ texte intégral lu par Philippe Résimont (durée : 9h 37) ♦ disponible en papier chez Fleuve Noir ou Pocket

La Vie en mieux, d'Anna Gavalda

La Vie en mieux

Deux histoires de jeunes gens de notre temps, repus, mais affamés, polis, mais enragés, qui préfèrent encore prendre le risque de se tromper de vie plutôt que de n’en vivre aucune. Alléchant résumé, mais hélas, piètre exécution ! ... J'ai eu la mauvaise surprise de découvrir un « nouveau ton Anna Gavalda », qui se veut cynique et vulgaire. Quelle déception.
Mathilde perd son sac, contenant une grosse somme d'argent, dans un bar et le retrouve quelques jours après en faisant la rencontre d'un drôle d'énergumène. Une rencontre fatale, qui va ébranler sa petite existence insipide et médiocre. La 2ème histoire raconte aussi comment le héros, Yann, va être tourneboulé par sa soirée passée chez son voisin, après lui avoir filé un simple coup de main. Face à tant d'étalage de séduction et truculence, notre jeune homme dit amen mais n'en sortira pas indemne. Résultat, ça tourne en rond et l'effet rendu est quelconque, convenu et irritant. L'auteur entend peut-être démontrer qu'elle refuse de s'enfermer dans une case et brise son image lisse et proprette... au point de désoler ses lecteurs de la première heure. Ou alors je n'ai pas tout compris, mais c'est tant pis.

Très bonne interprétation des deux comédiens, Lola Naymark et Benjamin Jungers, sauf que l'exercice de style n'a pas suffi à m'enchanter sur la durée (et dire que la lecture ne fait que 4 h 52 !!). Le livre pose un réel problème, de fond et de forme, et dans l'état actuel, moi ça ne me touche pas du tout.

Audiolib, septembre 2014 ♦ texte intégral lu par Lola Naymark et Benjamin Jungers (durée : 4h 52)  © le dilettante

17/07/14

Muchachas (3) de Katherine Pancol

Muchachas3

Clap de fin pour la saga des Muchachas, mais l'auteur n'a pas dit son dernier mot ! Et effectivement, le lecteur est en droit de réclamer la suite des amours tumultueuses entre Gary et la belle Hortense...
Celle-ci, plus ambitieuse que jamais, voit enfin l'aboutissement de ses projets : lancer sa première collection. Mais son travail l'accapare et elle néglige le reste, sa famille, son amoureux, New York, Paris... bref, elle a soif d'apprendre et de vivre son rêve. Gary, de son côté, exploite à fond sa sensibilité artistique, en compagnie de la douce Calypso, son alter ego en la matière. Cette découverte le trouble... et l'envoûte. Rhaaa, je ne vous raconte pas combien j'étais en pétard contre lui.
Des personnages comme Joséphine, Shirley ou Zoé sont, par contre, complètement survolés, on doit se contenter de quelques bribes de leurs vies, non sans amertume et frustration. En revanche, Léonie et Stella font leur retour en force. Et quel retour ! La mère et la fille vont se parler à cœur ouvert et évoquer le passé, la discussion est virulente, mais bouleversante ! Stella est tour à tour en colère, dépitée et quémandeuse. C'est très émouvant !
La saga se boucle sur une note positive et heureuse. Certes, certains dossiers ont été mis au placard un peu trop rapidement, la fin aussi connaît un dénouement précipité, amené de façon très diplomatique. Malgré tout, j'éprouve une sincère affection pour la série, les personnages, leurs excès et leurs idéaux. C'est un univers familier, dans lequel je me sens à mon aise. J'ai hâte d'y retourner ! En attendant, il me prend l'envie de relire Scarlett, si possible !

Audiolib parfait, avec une Marie-Eve Dufresne dans son rôle de lectrice en chef de la saga ! Ne changez rien, c'est vraiment très agréable de l'écouter. D'une durée d'écoute de 14 heures, le livre audio suit un rythme de croisière confortable. Je n'ai pas vu le temps passer ! Le disque se conclut sur un entretien avec l'auteur, une initiative toujours très appréciable, qui complète la lecture en lui apportant une perspective nouvelle et très enrichissante. 

Audiolib, juillet 2014 ♦ texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée d'écoute : 14h 07) 

16/07/14

Juste avant le bonheur, par Agnès Ledig

Juste avant le bonheur

Julie est une jeune maman, élevant seule son fils de trois ans, vivant dans un petit logement social, avec des fins de mois difficiles, sans famille pour donner un coup de pouce ou une grappe d'amis salutaires. Elle est caissière dans un supermarché, où son patron la met sous pression et exerce un harcèlement sexuel sous forme d'allusions. Bref, Julie est au bout du rouleau. Elle n'a pas le moral et est à deux doigts de craquer, lorsqu'elle fait la connaissance de Paul, récemment divorcé, une situation professionnelle confortable, un train de vie en conséquence, mais jamais écrasant de suffisance. Il est touché par la jeune femme et l'invite à passer ses vacances dans sa maison au bord de la mer. Direction la Bretagne, avec aussi Jérôme, son fils brisé par un drame personnel. La voiture croule sous un magma d'émotions multiples et bouillonnantes, Julie et Jérôme se regardent en chiens de faïence, Paul veut équilibrer la balance, mettre du baume au cœur, conjuguer les petits malheurs et rendre le sourire à ces âmes brisées, désabusées. Vu comme ça, on attend du roman de nous dorloter jusqu'à la dernière page, avec une intrigue doucereuse, sans surprise, nourrie des mêmes ingrédients que dans les livres d'Anna Gavalda. Bah non plus. On se goure complètement ! Il survient, en effet, un twist dans l'histoire qui nous décroche la mâchoire et nous renvoie à nos jugements. C'est un marasme émotionnel, imprévisible mais pénible dans son genre. Je n'aime pas du tout !! Et j'ai jeté l'éponge. Il m'avait déjà semblé que l'ensemble manquait de naturel, par la faute de dialogues artificiels absolument pas crédibles. Je n'ai pas du tout été embarquée, pas touchée par l'histoire. Bref ce rendez-vous a été pour moi une totale déconvenue.

Albin Michel, mai 2013 ♦ prochaine parution en format poche : octobre 2014

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11/07/14

Muchachas (2) de Katherine Pancol

Muchachas2

Ce deuxième tome est entièrement consacré à la famille Cortès : la liaison tumultueuse entre Hortense et Gary, l'ambition dévorante de la jeune fille, le trouble naissant du garçon pour sa partenaire de musique, les petits soucis de Zoé, son sentimentalisme exacerbé, Joséphine en péril, son amour pour Philippe ébranlé, son amitié avec Shirley compromise... oh purée, là ça m'interpelle, j'ai envie d'en savoir plus, je fronce les sourcils, je peste, je souffle, fichtre alors ! Un peu plus loin, on a aussi droit à un aperçu de Junior, le môme a six ans et c'est toujours un extraterrestre, en gros il me saoule. Autre détail notable, il n'y a point de virée en Bourgogne, la série se recentre sur ses personnages initiaux, l'intrigue positionne ses pions, les électrons libres trouveront ou non leur place (sinon quel intérêt de les catalputer dans notre orbite ?). À ce stade, l'issue demeure pourtant la grande inconnue. Katherine Pancol sème le doute et embobine son lecteur. Et on accepte de jouer le jeu, en souriant. Ce deuxième tome sert essentiellement de transition, on y retrouve avec grand plaisir les personnages du cru, mais en soulignant aussi que le propos s'étiole sur la distance. Beaucoup de digressions, de personnages secondaires qui se dévoilent, des histoires ressassées, des réflexions qui ronronnent... Et l'ambiance générale est mystérieuse, pesante. C'est donc en toute logique qu'on plonge aussitôt dans le troisième tome !

Marie-Eve Dufresne, la lectrice pour Audiolib, interprète avec humour la saga des muchachas. Elle donne vie aux personnages, rend les fortes personnalités, comme Hortense ou Elena, admirables, mais agaçantes les petites natures que sont Zoé, sa mère ou Calypso. Chez K. Pancol, il faut briller et exulter pour susciter la convoitise... le reste, c'est “peanuts ” ! Bien entendu, l'auteur affectionne la deuxième catégorie, à mon grand dam. ;-)

Audiolib, mai 2014 ♦ texte intégral lu par Marie-Eve Dufresne (durée d'écoute : 8h 47)

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