09/07/21

Trois, de Valérie Perrin

TroisOn ne dirait pas, d’après la couverture si fraîche et insouciante, mais l’histoire est plutôt sombre et parfois incongrue dans son déroulement. Ceci n’empêche pourtant pas la lecture d’être entraînante. 670 pages avalées très, très vite ! Ou avec le format audio - 18 heures qui filent à la vitesse de l’éclair. Et c’était bien.

Trois amis d'enfance. Un apprentissage de la vie qui écrabouille tout sur son passage. Des drames, des larmes, des non-dits. J'ai dit banco et je n'ai pas été déçue du résultat. C'est bien ficelé, avec un suspense distillé à la pipette, une alternance de temps et de personnages, une construction habile et un rythme efficace.

Adrien, Étienne et Nina se connaissent depuis le CM2, depuis l'année 1986. Ils avaient des rêves, ils étaient gonflés d'espoir. Mais trente ans plus tard, on réalise qu'ils ne se parlent plus. C'est finalement suite à un fait divers, une voiture repêchée au fond d'un lac, et l'arrivée d'une journaliste que les anciens amis d'enfance vont être bousculés. 

J'ai vraiment eu le sentiment d'avoir lu un bon roman et néanmoins conscience de petits défauts qui cassent cette harmonie. Des détails ci et là, une certaine réserve quant au dénouement, des points faciles... ce n'est pas méchant, juste frustrant car j'aurais préféré que tout soit parfait. J'évoque ci-dessous mon avis sur le livre audio (en demi-teinte).

©2021 Editions Albin Michel (P)2021 Audiolib

  • Lu par : Tess Lauvergne
  • Durée : 18 h 12
  • Si le temps annoncé peut paraître paralysant, la lecture s'écoute franchement très, très vite. On ne voit pas le temps passer ! Par contre, c'est assez déstabilisant car la voix sonne terriblement monocorde. C'est plat. Très flippant. Et peu engageant. Accrochez-vous. Soit on s'habitue, soit le rythme est suffisamment entraînant pour chasser la première impression.

⭐⭐⭐.5

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10/06/21

La Commode aux tiroirs de couleurs, par Olivia Ruiz

La Commode aux tiroirs de couleurJe ne peux résister aux histoires de famille qui figurent au centre des romans. Cette fois encore, il est question d'un héritage chargé de mystère et d'émotion autour d'une commode ayant appartenu à la grand-mère.

Après son décès, le meuble est légué à la narratrice qui s'enferme toute une nuit pour ouvrir ces fameux tiroirs de couleurs (qui ont nourri ses rêves de petite fille) et qui vont ainsi révéler des pans entiers du passé de son Abuela.

C'est aussi, et surtout, une histoire qui court sur quatre générations de femmes (persécutées par la dictature franquiste ayant entraîné drames en cascade), de leurs origines espagnoles, de leurs amours et de leurs choix de vie. On apprend beaucoup, chaque histoire étant empreinte de force et de sacrifice, mais leur évocation est inestimable, avec une conclusion éclatante : il faut tout accepter, ne pas juger.

J'ai choisi de découvrir ce roman en format audio car il est lu par Olivia Ruiz elle-même. Et je dois dire qu'elle excelle dans le rôle de lectrice ! C'était poignant et piquant de l'écouter. Si son histoire au style pétillant est profonde et agréable à suivre, elle n'est sans doute pas fondamentalement mémorable non plus. Mais l'exercice de style est une franche réussite - bravo !

©2020 Olivia Ruiz (P)2021 Audiolib

  • Lu par : Olivia Ruiz
  • Durée : 4 h env.
  • La Commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l'exil.

    Chanteuse et artiste multi-facettes, Olivia Ruiz offre une lecture intimiste agrémentée de virgules musicales originales créées avec David Hadjadj, comme un cadeau offert à son public.

⭐⭐⭐

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07/04/21

L'odeur de la colle en pot, d'Adèle Bréau

L'odeur de la colle en potVoilà un roman qui cogne en plein cœur tout ado ayant survécu aux années 90 et qui nous régale d'une bonne grosse couche de nostalgie ! Waouh, le choc.

Au-delà des petits détails qui comptent énormément, on trouve une histoire banale d'une jeune fille de treize ans qui emménage dans un appartement à Paris avec ses parents et sa petite sœur. La rentrée approche avec son lot de considérations (image de soi et relation avec les autres). Ce nouveau départ était censé améliorer le quotidien de la famille, mais c'est loupé, le père est de plus en plus absent et la mère alterne crises de larmes et engueulades. Tout ça sent la séparation. Mais la narratrice a d'autres chats à fouetter car elle aussi traverse une période très floue, très compliquée - cette fichue crise d'adolescence. 

Adèle B. raconte tout ça avec tact, tendresse et mélancolie. Comme si l'on ouvrait un journal intime et qu'on replongeait dans les souvenirs (du temps où il fallait prendre son mal en patience pour appeler ses amis ou son amoureux, bredouiller sa timidité au téléphone sous les oreilles indiscrètes de l'entourage, rêver et pleurer entre les quatre murs de sa chambre en écoutant de la musique avec un casque sur les oreilles). L'effet miroir est franchement étonnant.

J'ai évidemment été enchantée par ce voyage dans le temps, qui exhale l'innocence et l'apprentissage de la vie. Après coup, ça semblait plus facile. Ou ça nous paraît moins sombre et dramatique en vieillissant. Argh ! C'est finalement cet aspect “regard en arrière” qui me touche le plus. Le fond reste ordinaire : l'adolescence ou l'ascenseur émotionnel par excellence. Un sujet ô combien universel. En tout cas, c'était un très joli moment de lecture, fort appréciable.

JC Lattès, 2019

Septembre 1991. Caroline a treize ans et restitue le portrait d’une génération désenchantée, les professeurs, les premiers flirts, les cafés où l’on fume encore, les cabines téléphoniques, les vidéoclubs, la musique triste dans son walkman, les cahiers Clairefontaine, les Guignols de l’Info, le bruit des craies et c’est toute une époque qui ressurgit comme lorsqu’on plonge son nez dans ces petits pots de colle à l’odeur d’amande.

 

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28/03/21

Frangines, par Adèle Bréau

FranginesOn entre dans ce roman comme dans une grande maison de famille, bruyante et bordélique.

Trois sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance où vit leur maman (séparée de leur père). Elles débarquent avec leurs enfants ou partenaires, mais surtout avec leurs bagages émotionnels.

Elles doivent en effet mettre à plat des années de non-dits qui ont pu porter à confusion et fragiliser des liens ô combien sacrés (j'en sais quelque chose).

On pose vite ses valises pour écouter leurs histoires, de mères, de filles, d'épouses, de femmes. Et moi, j'ai bu leurs paroles. Touchée par ce roman qui me parle et m'embarque dans sa bulle en faisant écho à mon propre vécu.

J'ai beaucoup aimé cette sensation presque apaisante car l'histoire se déroule en Provence en plein été, mais surtout elle me berce dans son cocon familial si cher à mon cœur.

Très doux, très joli roman !

JC Lattès, 2020

Mathilde, Violette et Louise sont sœurs. Depuis l’enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.

Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l’ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.

Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l’année précédente.

Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.

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15/02/21

Eugène et moi, de Katherine Pancol

Eugène et moiJ'ai une longue histoire avec Katherine Pancol, d'où ce plaisir égoïste d'avoir retrouvé le souvenir des histoires pétillantes et légères de ses premiers romans.

Âgée d'une vingtaine d'années, Katherine s'envole pour le Mexique afin d'échapper à un amant étouffant. Au moment de décoller, elle rencontre l'intrépide Eugène. Cette demoiselle la prévient : elle voyage avec juste du mercurochrome et un bouquin dans son sac. Elle tient à son indépendance, croque les hommes avec insouciance et déclare que la vie est trop triste sans risque. Katherine la regarde avec des yeux de merlan frit mais se gave de cette audace pour goûter pleinement une folle aventure.

J'ignorais à quoi m'attendre en commençant ce roman : le format est court, quelque peu illustré et le propos est vraiment léger. Mais qu'est-ce que c'est sympa à lire ! Ça sent l'été, le soleil, la nostalgie de la vie d'avant, la gaieté et l'optimisme. De bons ingrédients qui font du bien en ce moment. Lecture superficielle ? oui, probablement. Toutefois, le positif qui s'en dégage est précieux et revigorant. Ça m'a drôlement plu.

©2020 Katherine Pancol, Anne Boudart / Albin Michel (P)2021 Audible Studios

  • Lu par : Olivia Nicosia
  • Durée : 2 h 28 
  • Elles n'ont rien en commun, si ce n'est une féroce envie d'indépendance. Elles vont pourtant se lancer ensemble dans une aventure qui les mènera de Paris au Mexique, puis à Saint-Tropez. De chaos en cahots, elles vont apprendre à devenir celles qu'elles ont envie d'être.

 

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02/01/21

Une chance sur un milliard, de Gilles Legardinier

Une chance sur un milliardCette nouvelle lecture n'est pas déplaisante mais elle ne surprend plus quand on réalise que ce sont encore et toujours les mêmes schémas qu'on retrouve livre après livre.

Ici, le narrateur apprend qu'il est atteint d'une grave maladie et disposerait de quelques mois à vivre. Au lieu de se morfondre, il décide de profiter du temps présent en contribuant au bonheur de ses proches par des petits riens qui veulent dire beaucoup.

Aussi bien dans la brochette des personnages que dans l'évolution de l'intrigue, je n'ai jamais été prise de court. Pour moi, l'auteur se renouvelle de moins en moins ou sert la même recette qui convient à son public. Bref, sans se fouler.

Mais je trouve ça de plus en plus lassant. Je m'accroche encore. Je suis nostalgique des débuts, du temps où ses comédies fantaisistes m'embarquaient dans de grands éclats de rire ou des sourires rayonnants. J'attends donc un sursaut. Toutefois je commence à désespérer.

©2020 Editions Flammarion (P)2020 Editions Gallimard

À travers une histoire aussi réjouissante qu'émouvante, Gilles Legardinier nous entraîne au moment où chacun doit décider de ce qui compte réellement dans sa vie. Plus de temps à perdre. Plus question de s'égarer. Se jeter sans filet. Remettre les pendules à l'heure, dire, faire, espérer. Aimer, libre comme jamais. 

Au-delà de son immense succès, son univers atypique débordant d'imagination, d'humour et d'émotion a fait de Gilles Legardinier un auteur à part qui transcende les genres. La sincérité de sa plume, sa générosité et son sens de l'observation hors pair constituent un formidable écrin de sentiments, un authentique miroir de nos humanités.

 

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31/08/20

La Ronde des soupçons (Lara #1), de Marie-Bernadette Dupuy

La Ronde des soupçons Lara 1Pour avoir commencé la série du Moulin du loup l'été dernier, je savais à quoi m'attendre en testant cette nouvelle série de Marie-Bernadette Dupuy. Un bon roman du terroir, dans la pure tradition du genre, oui mais avec un peu de suspense... s'il vous plait.

Direction le Morbihan, dans le courant de l'automne 1946. Alors que la guerre semble avoir laissé quelques traces dans la mémoire collective, les habitants de Locmariaquer tente de retrouver un semblant de routine. Fille d'un pêcheur disparu, Lara est folle amoureuse d'Olivier qu'elle voit en cachette. Elle ignore que sa mère souhaite la marier avec un ami d'enfance. Lors d'une sortie en bicyclette, elle fait une malheureuse chute qui la plonge dans un coma. Une semaine passe, et à son réveil, elle apprend qu'une autre jeune fille a été retrouvée morte assassinée.

Un inspecteur de la ville est envoyé sur place pour accélérer l'enquête - en vain. Les pistes sont rares, les indices trop maigres. Pourtant les familles sous le choc pointent du doigt les derniers soldats américains en faction dans la région. Un climat de suspicion règne sur ce coin de Bretagne. Les vieilles rancunes aussi se réveillent après les années difficiles causées par la guerre et les privations. D'autres crimes surviennent, les suppositions pleuvent mais les réponses devront attendre.

Et là, quelle frustration. Bien que curieuse de connaître la suite, je déplore que l'histoire s'étire en trois tomes de 500 pages, soit plus de 16 heures d'écoute à chaque fois... un peu long, tout ça ! La lecture a son charme, les paysages bretons, les sursauts romanesques sont tous plaisants. Je suis moins séduite par les personnages (pour certains) agaçants. Pour moi, on en fait trop autour de Lara, son tempérament volontaire et passionné, son cœur appartient à un homme mystérieux, un fait trop acquis qui me pousse à fuir. Loïza aussi est très étrange, genre femme fatale et inaccessible. Même la petite Fantou n'a pas trouvé grâce à mes yeux, trop mielleuse, décrite comme un petit ange, on dirait une cruche !

Au final, j'aurais voulu apprécier davantage ma lecture. Elle demeure distrayante et facile à suivre. Cependant, je l'ai trouvée trop inégale et avec des longueurs parfois pesantes. Pour la suite, j'hésite car j'ai également très envie de savoir quels secrets et autres mensonges se nichent à Locmariaquer...

©2020 Calmann-Lévy (P)2020 Audiolib

Bonne lecture de Julie Pouillon, qui accentue efficacement les qualités et défauts des uns et des autres (la petite Fantou m'exaspère par exemple !!!). L'interprétation est sans faute, l'écoute très agréable... un bon voyage !

 

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10/07/20

Malgré nous, de Claire Norton

Malgré nousThéo et ses meilleurs amis se connaissent depuis l'enfance. Soudés suite à une terrible épreuve survenue durant leur colonie de vacances, ils ont noué une alliance sacrée qu'ils pensent indestructible.
Aussi, lorsque Théo adulte sombre dans une sévère dépression, tous s'inquiètent et redoutent le pire. Sa compagne est au bout du rouleau et hésite à s'absenter du foyer alors qu'elle est appelée au Brésil pour son boulot. Tous l'encouragent néanmoins à partir car ils vont veiller sur Théo et leur fille. Mais au retour, l'avion où se trouve la jeune femme se crashe en pleine mer.
Craignant l'impact de cette nouvelle sur Théo, ses amis lui avouent alors ce que sa compagne lui cachait depuis quelques temps. Entre colère, incompréhension, choc et désespoir, la réaction de Théo ne se fait pas attendre.

Ça a aussi été pour moi le point de bascule parce que je m'ennuyais fermement jusqu'à présent : j'étais agacée par le personnage de Théo, beaucoup trop caractériel, égocentrique et tourmenté. Pff. Après l'accident, l'histoire prend donc un nouveau tournant qui devient plus croustillant : révélations inquiétantes, rebondissements et intensité dramatique... Les amateurs de Harlan Coben & Guillaume Musso apprécieront (je ne sais pas pourquoi mais je trouve que ça y ressemble pas mal).
Globalement j'ai adhéré au scénario intermédiaire (moins à la conclusion peu convaincante). Quand on ne se sent pas trop en phase avec les personnages, leurs excuses vaseuses et qu'on n'est pas touché comme il aurait fallu par les confidences ou le poids des sacrifices... mince. Suis complètement passée à côté !
Ça reste toutefois une bonne lecture, distrayante et riche en émotions. Peut-être trop inégale pour moi, mais je ne regrette nullement l'expérience (audio).

©2019 Éditions Robert Laffont (P)2020 Lizzie

 

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22/05/20

Quand nos souvenirs viendront danser, par Virginie Grimaldi

Quand nos souvenirs viendront danserL'impasse des Colibris est en émoi depuis l'annonce du maire : leurs petites maisons vont être rasées pour construire une école. Or, les habitants n'ont pas envie de bouger. Ils ont tous leurs souvenirs entre ces murs, autour de cette place à l'abri des regards, entre les épicéas et les pruniers.
Notre joyeuse bande d'octogénaires entre donc en résistance et met en place des opérations insensées. 

Plus que leur ingéniosité à tenir tête contre le pouvoir, c'est surtout la solidarité du noyau qui vaut qu'on s'y arrête : un noyau dur en apparence car menacé de se fissurer à cause de vieilles frustrations et autres rancœurs du passé.
Tous ont traversé des années de hauts et de bas, ces fameux aléas de la vie... vous savez, c'est comme ça. On se rencontre, on fonde un foyer, on voit le petit quitter le nid, on fait des erreurs, on garde le silence et on laisse le temps faire son œuvre.

Pourtant, il n'y a aucune triste dans cette histoire ! Juste de la tendresse.
Virginie Grimaldi possède cette légèreté de ton qui fait du bien mais qui plante aussi sa petite graine. On se dit... tiens, c'est vrai. On ne peut pas lutter contre le temps qui passe mais on peut toujours enrichir chaque instant pour adoucir l'existence et son issue.
Argh je n'ai pas envie d'être nostalgique car cette lecture m'a véritablement bercée et chouchoutée pendant que je la picorais par petites bouchées. J'ai passé un moment délicieux !
J'ai aimé les histoires des Octogéniaux au point d'avoir envie de danser en fermant les yeux... de fredonner des airs dépassés... de penser à ma famille et de faire le vide dans ma tête.
J'ai (à jamais) une affection toute particulière pour ce roman. ♥

©2019 Librairie Arthème Fayard (P)2020 Audiolib

  • Lu par : Colette Sodoyez
  • Durée : 6 h 40
  • Colette Sodoyez a trouvé le ton juste, entre émotion et mordant, pour coller au personnage de Marceline. L'écoute est agréable, avec une réalisation sonore enjouée et entraînante. Cela chasse les idées noires, si l'envie vous prenait, sachez que le format audio envoie tout balayer et on s'amuse comme des petits fous !

 

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16/04/20

Oh Happy Day, de Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat

Oh Happy DayJ'avais beaucoup d'espoir (mais surtout beaucoup de crainte) au moment de découvrir cette lecture. Quatre ans ont passé pour Pierre-Marie et Adeline. En fait, j'avais oublié que le couple était sur le point de se rencontrer à la fin de Et je danse, aussi mais se réservait cet instant à l'abri de notre regard inquisiteur. Verdict : un total échec dont la grande responsabilité revient à Pierre-Marie. Médaille d'or de la goujaterie.

Donc quatre ans plus tard, ce monsieur a l'outrecuidance d'écrire à Adeline. Il aimerait retrouver un petit carnet pour relancer la muse endormie. La dame ne moufte pas mais aiguise ses lames. Elle est désormais mariée et heureuse en ménage. Elle s'apprête d'ailleurs à quitter le pays pour s'installer à Toronto. Elle est à deux doigts de glisser une fin de non-recevoir. C'est comme ça que leur correspondance renaît de ses cendres. Elle reprend d'abord sur le bout des lèvres, puis délivrée des vieilles rancœurs. Car les anciens amis ont beaucoup à partager. Actes manqués et regrets amers... on nage en plein dedans.

L'aventure canadienne va également prendre un tour inattendu, à la fois burlesque et dramatique. Bof bof. De toute façon c'était foutu depuis le départ. Quand j'ai compris que les sautes d'humeur de l'un avaient brisé le cœur de l'autre, pour moi la magie dans Et je danse, aussi venait de voler en éclats. Je n'ai pas aimé cette suite (inutile... encombrante... minable...). Oui je mets des pointillés, exprès ! Mais cette histoire n'a ni queue ni tête. C'était comme si j'avais usurpé mes souvenirs (ça se passait comment dans Et je danse, aussi ?). Cette fois, point de lumière, point d'étincelle. Les personnages ont fait leur temps. Je préfère mille fois le mystère à un rendez-vous foiré qui vous laisse un goût aigre en bouche... pouah.
Terrible déception ! Vraiment.

©2015 Fleuve Éditions, département d'Univers Poche (P)2020 Lizzie

Le livre audio se boucle sur un entretien avec les auteurs, qui expliquent le pourquoi du comment etc. (J'en viens à regretter le refus initial de JC Mourlevat à écrire une suite... mais pourquoi !?!!). Bref. Tous deux commentent également la version audio et avouent un certain malaise à l'écoute d'une voix étrangère se glisser dans la peau de leur personnage. JC Mourlevat a davantage d'embarras envers l'exercice (ce qui ne signifie pas qu'il juge le travail mal exécuté... bien au contraire). 

Personnellement, les voix des comédiens m'ont paru très agréables à suivre et m'ont permis d'embarquer à bord de cette histoire avec beaucoup d'insouciance. C'était distrayant et réconfortant. Sur ce plan, aucun souci. Dommage de n'avoir pas trouvé mon bonheur dans le contenu de l'histoire... car vraiment c'est une suite qui n'avait pas lieu d'être.

 

Du 20 avril au 3 mai 2020, l'éditeur Lizzie vous offre un livre audio. Il vous suffit de télécharger l'application Lizzie pour profiter de cette offre.