12/05/15

Maman, comment on fait les bébés ? de Soledad Bravi

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Comment répondre à LA question existentielle des enfants ? Soledad Bravi en fait son affaire personnelle et se retrousse les manches en nous proposant une multitude de versions toutes plus adorables, drôles, poétiques et saugrenues les unes que les autres. À vous de choisir : la petite graine, le chou-fleur ou la rose, la cigogne, la commande par téléphone, le supermarché... mais sans jamais oublier les bisous, les câlins, l'amour, le désir, etc.

Une lecture éclatante, qui porte haut ses couleurs et affiche un humour salvateur, dont la couverture est à elle toute seule une invitation au bonheur ! 

L'École des Loisirs ♦ Loulou & Compagnie ♦ mars 2015

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29/04/15

Chaque soir à onze heures, de Camille Benyamina & Eddy Simon

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Pour avoir lu et beaucoup aimé le roman de Malika Ferdjoukh (Chaque soir à 11 heures), je me faisais une joie de découvrir son adaptation en bande dessinée.

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Camille Benyamina & Eddy Simon, le duo performant de Violette Nozière, vilaine chérie, ont traduit à merveille l'ambiance veloutée et envoûtante, si caractéristique des livres de l'auteur, dont l'aura poétique trouve ici ses traits et ses couleurs pour un rendez-vous confondant, absolument charmant.

La lecture n'en est que plus fabuleuse et captivante ! J'ai adoré.

J'ai naturellement pris plaisir à renouer avec l'histoire de Willa, une jeune fille amoureuse, épanouie, mais contrariée par les absences répétées de son petit copain. Pour se consoler, elle trouve refuge dans l'imposante demeure de la famille Fils-Alberne, auprès de la jeune Marni, une passionnée de musique, qui vit entourée de chats, et son frère Edern, un séducteur énigmatique.

Mais des secrets planent sur cette famille et sur cette maison où la vie semble s'être figée dans le temps. D'ailleurs l'intrigue n'est pas sans rappeler la trame romanesque de Jane Eyre ou Rebecca, de quoi exacerber l'illusion d'une lecture au charme délicieusement suranné !

Camille Benyamina & Eddy Simon ont réussi une transposition quasi parfaite de l'univers de Malika Ferdjoukh. On y retrouve l'élégance, derrière l'enchantement, dans “la douceur des bleus, l'extraordinaire poésie des rues parisiennes, la grâce des obscurs” (dixit l'auteur herself). Impossible de nier l'évidence qu'on a sous les yeux. L'atmosphère guindée, mais ô combien ouatée, de Fausse-Malice est merveilleusement mise en scène. On meurt d'envie de se lover dans un canapé, auprès d'O'Brien, O'Poulos et O'Connor, à écouter de la musique, à parler bouquins et fantômes, à rêvasser au coin du feu, un verre à la main... Effet cocooning pleinement assuré. 

L'invitation est plus que chaleureuse, elle crie urgence et impatience. La lecture promet une débauche de lyrisme, dans une bulle de délicatesse, où les mystères pullulent, le danger rôde et les amours s'emmêlent. Mais cela reste avant tout une histoire d'ambiance, magique et ensorcelante, à parcourir sans plus attendre ! 

Casterman ♦ Avril 2015 ♦ d'après le roman de Malika Ferdjoukh publié chez Flammarion (2011) -  ♥

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Gros big-up pour cette citation qui a été judicieusement reprise : 

« Doucement sur les macarons. C'est juste du sucre et du blanc d'oeuf. Pas de l'amour. »

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13/04/15

La Vérité et autres mensonges, de Sascha Arango

La Vérité et autres mensonges

Tout s'écroule pour Henry Hayden lorsqu'il apprend de sa jeune maîtresse qu'elle est enceinte et qu'il serait temps d'annoncer à son épouse leur idylle, mais Henry n'est absolument pas prêt à tout quitter pour cet accident de parcours. S'il est aussi attaché à sa chère femme, c'est qu'elle est pour lui sa poule aux œufs d'or. Entre eux, existe un accord tacite : elle écrit des bestsellers, qu'il publie sous son nom en récoltant tous les lauriers. La supercherie dure depuis des années et a fait sa fortune, il n'est pas prêt de s'arrêter en si bon chemin. Se pose alors un terrible cas de conscience : avouer, oui. Mais avouer quoi, à qui ?

Dans l'esprit machiavélique de Henry, un plan se forme. Un plan d'une perspicacité sidérante, qui trouvera à rebondir dès qu'une complication pointera le bout de son nez. Et dieu sait qu'elles seront nombreuses, prêtes à lui mettre le dos au mur et lui arracher sa superbe arrogance ! Mais notre homme ne cessera de botter en touche. Rusé, malin, redoutable. Ce fieffé menteur a tout pour déplaire : il est odieux, manipulateur, mégalo... et pourtant on ne peut pas le détester. On est, au contraire, fasciné par son implacable dextérité de son jusqu'au-boutisme.

La lecture se révèle prenante du début à la fin, grâce à une histoire à tiroirs qui se renouvelle constamment et nous propose une multitude de pistes à suivre. La voix d'Olivier Cuvellier, pour Audiolib, est agréable et entraînante, donne corps au personnage et nous le rend, à notre grande honte, séduisant. Je n'ai pas vu le temps passer, 8 h 30 d'écoute sous un soleil printanier, rechignant à ôter le casque des oreilles, attentive, curieuse, accrochée et impatiente. Un très bon cru que ce titre, lauréat du Prix du Polar européen 2015 du Point !

Audiolib, mars 2015 ♦ Texte intégral lu par Olivier Cuvellier (8h 31) ♦ traduit de l'allemand par Dominique Autrand (Die Wahrheit und andere Lügen)

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07/04/15

La Prophétie du Paladin, de Mark Frost

LA PROPHÉTIE DU PALADIN

« Ne regarde pas ta vie comme si c'était un film dont quelqu'un d'autre serait le héros.
C'est toi, le héros, maintenant. »

Will a grandi en respectant les préceptes de ses parents : ne jamais attirer l'attention, ne faire confiance à personne, se fier à son instinct, ne pas poser de questions. Son destin bascule suite à un test d'aptitudes qu'il a brillamment réussi au lycée, après quoi on lui propose d'intégrer une institution privée (le Centre), réservée aux jeunes surdoués dans son cas. Dès lors, la vie de Will va voler en éclats. Des individus jaillissent de nulle part, prennent en otage ses parents et veulent également lui mettre la main dessus. Le garçon doit fuir le plus loin possible. Et chercher à comprendre les mystères entourant sa famille.

Attention, lecture hautement addictive ! Malgré ses 600 pages, elle se lit d'une traite et nous entraîne au cœur d'une intrigue brillante, menée de main de maître par Mark Frost, un auteur particulièrement doué pour créer ce genre d'atmosphère haletante (lisez La Liste des 7 pour vous en convaincre !). Je partais donc en terrain conquis en ouvrant ce livre, et c'est clair qu'il m'a plu d'entrée de jeu. On n'a pas le temps de dire ouf qu'on découvre un univers fantastique stimulant, ponctué d'action, d'humour, de surprise et de fougue. 

Will a beau être cerné par le danger, habitué de rester sur ses gardes, il n'en demeure pas moins un adolescent de 15 ans, avec les préoccupations de son âge (les copains, les filles, la rigolade, les premiers émois amoureux, les rivalités et les coups bas). On le suit donc dans sa routine d'élève qui prend ses marques, se fait de nouveaux amis, suit ses cours et va au-devant de découvertes parfois incroyables. Il s'entoure de camarades attachants (Ajay, Nick, Elise et Brooke), auprès desquels il a le sentiment de partager une jeunesse normale, mais ne perd pas de vue les objectifs cachés (et si son arrivée au Centre n'était pas purement fortuite ?). C'est à la fois rafraîchissant à lire, en plus d'être excitant. On ne s'ennuie pas une minute, le rythme est endiablé, le récit épique et ingénieux, franchement passionnant, à suivre en 3 tomes ! 

PKJ. ♦ Février 2015 ♦ Traduit par Christophe Rosson (The Paladin Prophecy)

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Vous aimerez aussi : Rebelle Belle, de Rachel Hawkins ! 

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17/03/15

La Fille qui avait deux ombres, de Sigrid Baffert

La fille qui avait deux ombres

Perturbée par les frasques de sa grand-mère Rose, qui vient dernièrement d'annoncer son intention de passer sous le bistouri pour changer de tête, Élisa fait des crises de somnambulisme et des rêves étranges. Elle voit des maisons délabrées, entend une ritournelle italienne et comprend que tout est lié au passé de Rose, dans ce village de Sicile qu'elle a quitté sans se retourner. Pour le bien de la famille, pense-t-elle, Élisa fouille dans les affaires de sa grand-mère mais déchaîne sa colère.

Les secrets de famille sont un sujet qui me passionne en littérature, surtout si ce sont des histoires de femmes qui sont au cœur de l'intrigue. Et celle-ci a su me réserver ma dose nécessaire de tendresse, émotion, mystère et fantaisie. J'ai franchement beaucoup aimé ! Élisa est une héroïne attachante, avec une famille qui incarne à merveille la joyeuse tribu originale, partageant un lieu enchanteur (la brasserie familiale, avec sa Ruche et sa collection d'objets hétéroclites, où Élisa passe de longues heures à rêver et imaginer des histoires avec le théâtre de marionnettes).

Dans ce décor pourtant idyllique, l'atmosphère est devenue irrespirable depuis le clash entre Rose et sa petite-fille. Élisa, fidèle à sa nature adolescente, s'embrase, vitupère, dépasse les limites et veut tout tout de suite, mais on la perçoit aussi au creux de la vague, éperdue d'idéalisme et hyper sensible au monde qui l'entoure. Sa ferveur juvénile et sa volonté farouche de crever la bulle conduisent l'histoire dans un dédale de racines et de liens filiaux.

Le chemin est long, douloureux, parsemé de doutes et d'incertitudes, troublé par les fantômes et les non-dits, comme dans chaque histoire de famille. Mais c'est passionnant, raconté avec élégance et délicatesse, sans précipitation. De toute manière, la lecture est douce et réconfortante, elle dégage une aura magique ensorcelante, et puis l'histoire nous fait rêver et voyager. Magnifique ! 

L'École des Loisirs, mars 2015 ♦ photographie de couverture : Meyer/Tendance floue

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16/03/15

La Guerre de Catherine, de Julia Billet

La guerre de Catherine

Photographie de couverture de Tamo Cohen

Pingouin, Gisèle et les filles dans l'escalier refait à neuf et bordé de lys de l'entrée ©France Cohen dans «L'album de France» avec l'aimable autorisation de la Maison de Sèvres (www.lamaisondesevres.org)

♦♦♦

Pour échapper aux lois anti-juives, Rachel a rejoint la Maison des Enfants de Sèvres, un lieu incroyable, vivant et favorisant l'épanouissement personnel, où Rachel va d'ailleurs assouvir sa passion pour la photographie. Sans nouvelle de ses parents, elle refuse de s'apitoyer sur son sort et ne se préoccupe guère du monde extérieur. C'est lorsqu'elle doit sacrifier son nom pour Catherine Colin qu'elle pressent une menace imminente. Peu de temps après, la directrice expédie tous les enfants juifs en zone libre.

Avec son Rolleiflex, Catherine va mettre en boîte les images de « sa guerre » : hommes et femmes de l'ombre, voyages de fortune, visages éteints, mines fatiguées, secrets et mensonges répétés, exil à la campagne, décalage au couvent, fuite dans les montagnes... C'est donc le cœur battant, chaviré entre l'admiration et l'angoisse, qu'on suit ce bout de femme en quête de repères, d'identité, de famille, d'amitié et d'amour.

Plus qu'un témoignage sur la guerre, c'est le parcours d'une jeune juive passionnée de photographie, jetée sur les routes d'un monde en pleine débâcle, et qui usera de son art pour raconter les heures les plus sombres du pays. Cette aventure tétanisante, mais palpitante, a été inspirée de l'enfance de la mère de l'auteur, non sans quelques fioritures romanesques, et donne lieu à un récit sensible, lucide et poétique, écrit de façon remarquable, dans un style pur et élégant.

J'ai été sous le charme, du début à la fin, et j'ai adoré le couple formé par Goéland & Pingouin, de la Maison des Enfants de Sèvres, rue Croix-Bosset, les pionniers de la pédagogie nouvelle et expérimentale, façon Montessori. Cette lecture leur rend un magnifique hommage et est juste épatante.

L'École des Loisirs, avril 2012

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18/02/15

Celui qui sera mon homard, de Tom Ellen & Lucy Ivison

« Elle est sexy, elle vit dans une maison immense et elle porte le nom d'une bière. C'est la femme idéale. »

Celui qui sera mon homard

Sam et Hannah se rencontrent à une fête (passent dix minutes ensemble dans les toilettes) puis se quittent sans s'être échangés leurs noms ou leurs coordonnées. Hannah le jure à ses amies, « c'est son homard », celui pour qui elle serait prête à sacrifier sa virginité. C'est lui, le bon, le seul, l'unique. De son côté, Sam aussi en pince sérieusement pour la jolie inconnue mais vient de décrocher un rencard avec une autre demoiselle ... la meilleure amie d'Hannah ! C'est l'été, le temps des vacances, de l'insouciance et de la tortueuse question du “déniaisement”. Sam et Hannah ont 17-18 ans, des tonnes d'arrière-pensées et la trouille de se tromper. Alors ils vont se perdre, se retrouver, se méprendre ou balbutier des vérités arrangées. Croyez-le ou non, c'est une lecture hyper attendrissante et aux effets inattendus ! Car le roman est très drôle, confondant de maladresse, adorable et authentique, truffé d'allusions à Harry Potter, Twilight et tout le reste, qui nous font rire énormément. L'histoire vous embarque dans les aventures délirantes d'une bande de potes (soirées, plage, rencontres, beuveries, bisous, camping, festival dans un champ, séance d'épilation, trampoline, le grand soir, etc.). Il est question d'amour, d'amitié, d'avenir, d'études, du temps qui passe (trop vite), du changement d'attitude, des attentes et de la frustration. Mais c'est surtout raconté de façon cocasse, sans détour ni vulgarité. Et j'ai adoré. C'est comme un livre de Sarra Manning : audacieux, tendre et sincère. Sans complexe. Sans tabou. Et très, très drôle. Je le conseille fortement. ♥♥♥

Gallimard, coll. Scripto, février 2015 ♦ traduit par Julie Lopez (Lobsters)

Existe dans le même registre : L'amour, mode d'emploi de William Nicholson, qui est nettement moins drôle mais moins daté que Pour toujours de Judy Blume.

 « We need more books like this. »

« Plus grands sont les obstacles, plus vous êtes faits pour être ensemble. Regarde Ron et Hermione. Des obstacles partout. Mais Hermione a-t-elle baissé les bras quand Ron est sorti avec Lavender Brown ? Ron a-t-il baissé les bras quand Hermione s'est tapé ce joueur de Quidditch bulgare ? Ont-il laissé la pression de devoir retrouver les derniers Horcruxes les séparer ? Non. Grâce à tous les drames qu'ils ont traversés, ça a été encore plus poignant quand ils se sont finalement mis ensemble. » ☺

16/02/15

Le Pacte des Cœurs brisés, de Sarah Ockler

Le pacte des coeurs brisés

Jude est la petite dernière de la famille Hernandez et a décidé de passer son été auprès de son père malade (Alzheimer précoce). En constatant que les souvenirs de son épopée de jeune motard ravivent la petite flamme éteinte, Jude décide de contacter un mécano pour remettre la “bête” en état. Entre en scène Emilio Vargas, en débardeur, bandana, muscles bandants, front perlé de sueur, fossettes aux joues et sourire canaille. Caramba, les jambes de notre demoiselle flageolent.

Et pourtant, elle se doit de faire une croix sur ce spécimen alarmant de séduction. Entre les Vargas et les Hernandez, c'est une longue histoire de « cœurs brisés » avec serment de sang pour interdire les filles de fréquenter un mâle de cette famille maudite. Jude ne veut pas décevoir ses sœurs, ni rompre une parole sacrée. Tant pis si ce garçon lui fait battre le cœur et perdre la tête... elle doit se consacrer à son père, qui part en vrille et s'accroche du mieux qu'il peut à ses rares réminiscences.

L'histoire est incroyablement touchante et bouleversante, certifiée sans pathos. Ce qu'on nous raconte est juste une jolie chronique d'un été, le dernier de son enfance (Jude a 17 ans et part à l'université en septembre). Voir son père aussi démuni pèse lourd sur ses choix et sa façon de vivre ses quelques mois de liberté. Elle a coupé les ponts avec ses amis, tente de faire bonne figure auprès de ses aînées, cherche des solutions miraculeuses pour fuir l'inéluctable : le déclin du padre.

J'ai beaucoup aimé ce roman, écrit avec naturel, spontanéité, tendresse et espièglerie. La plume de Sarah Ockler fait des merveilles et communique une fraîcheur combinée à une vraie joie de vivre. Me suis régalée. La romance aussi met du baume au cœur, c'est mignon et attendrissant, avec un Emilio absolument craquant et irrésistible. C'est de la guimauve, sucrée et moelleuse. On en mangerait.

On trouve aussi une belle unité familiale, avec une fratrie de sœurs, autour du père malade et de la petite dernière qui rêve de s'émanciper mais tremble à l'idée de quitter le cocon douillet de l'enfance. C'est simple et attachant, de plus ce roman possède un charme fou. ♥

La Martinière J. , septembre 2014 ♦ traduit par Frédérique Fraisse (The Book of Broken Hearts)

04/02/15

Le livre qui dort, de Ramadier & Bourgeau

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Absolument adorable ! Ce livre reproduit à la perfection le rituel du coucher : lavage des dents, pipi, gros câlin, petite histoire... Chut, le voilà qui ferme les yeux... bonne nuit ! 

À lire et relire chaque soir. Même le choix du bleu est judicieux, puisque c'est une couleur apaisante, et on applaudit en son for intérieur le duo Ramadier & Bourgeau pour la création de ce délicat objet, qui est simple en apparence, mais indispensable dans tous les foyers.

C'est une lecture rassurante, façon cocooning, pour un rendez-vous tout aussi serein. On prescrit ! 

Loulou & Cie, février 2015

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22/01/15

Détectives de père en fils, de Rohan Gavin

Détectives de père en fils

Après quatre années de coma hypnotique, le brillant détective, Alan Kingsley, se réveille en sursaut, prêt à en découdre avec la Combinaison, une association du Mal qui rôde partout, à l'insu de tous. Il reprend aussitôt du service, avec l'aide de son fils Darkus qui, non seulement s'habille comme son père (en tweed) mais a appris par cœur toutes ses enquêtes pour mieux calquer son esprit de déduction. Le duo est ainsi paré pour de palpitantes aventures, à commencer par comprendre l'étrange ascendant qu'exerce un livre (« Le Code ») sur ses lecteurs. L'auteur est anonyme, son éditeur préserve son secret, même la secrétaire sort les griffes dès que le garçon fourre son nez dans leurs bureaux... L'histoire mêle habilement le mystère, le danger et l'humour, avec une belle brochette de personnages épatants (Tilly la jeune surdouée, Clive le beau-père benêt, Oncle Bill l'excentrique et bedonnant chef de Scotland Yard, Alan le narcoleptique...). Cette nouvelle série signe les prémices de rendez-vous émoustillants, qui ne manqueront pas de charmer petits et grands lecteurs (à partir de 10 ans, préconise l'éditeur... sauf que livre fait déjà 385 pages !). L'auteur a rendu hommage à ses idoles, Conan Doyle, Dickens, Ian Fleming et Roald Dahl, à travers cette lecture pleine d'entrain et estampillée « british touch » !

Gallimard jeunesse,  octobre 2014 ♦ traduit par Anne Krief

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