21/05/21

La Symphonie du temps (Les Brumes de Cendrelune #2), de Georgia Caldera

La série suit son cours et reprend exactement où nous en étions, à la fin du Jardin des âmes

La Symphonie du temps

Céphise a agi sous le coup de la vengeance, mais semble désormais regretter son geste. Elle ne s'enfuit pas, n'est pas non plus condamnée. Au lieu de ça, elle bénéficie de la protection des dieux. Elle se retrouve propulsée au poste de Premier Violon de l'orchestre impérial et côtoie maintenant le gratin de la cour. Une véritable aubaine pour ses plans de destruction massive.

Cependant, les sentiments qui l'unissent à Verlaine ne cessent de la troubler. Tous deux ont un passé en commun. Une histoire à fouiller. Pour ce faire, ils doivent plonger dans un outre-monde à travers des rêves qui explorent cette vie antérieure. Ils ont alors de nouvelles identités et évoluent dans une dimension précédant le monde qu'ils connaissent. Les premiers pas sont donc perturbants avant de trouver leur sens.

Mais ces expériences affaiblissent le jeune homme. De plus, l'Ombre remet en question l'autorité de son père et ne se plie plus aux exécutions hebdomadaires. Son frère Héphaïstos va toutefois le surprendre, en plus de couvrir la jeune Rapiécée aux yeux de l'Empereur (de plus en plus méfiant). Dans le même temps, des heures sombres s'annoncent, car la rébellion est plus farouche que jamais.

Au cœur de la Cité d'Acier, la pauvre population prend à revers la légion et monte une solide résistance. Céphise elle-même se fera surprendre. Consciente d'être prise entre deux feux, elle cautionne un rôle discutable (et suspect). Entre les alliances d'hier et les enjeux à venir, les faux-semblants et les complots, les trahisons, les meurtres, les sacrifices... l'étau se resserre.

Si j'ai certes trouvé l'action plus lente dans ce deuxième tome, je n'ai bien évidemment pas regretté les rebondissements qui rendent la lecture stupéfiante. À travers les nombreux flashbacks, ce sont aussi des occasions pour peaufiner l'intrigue, les personnages et l'univers. Cela renforce le mélange romantique et poignant, le fait d'évoluer dans un monde gothique et désespéré. Oui, les masques tombent et font trembler nos certitudes. Mais c'est fascinant. Je suis impatiente de découvrir la suite et fin de cette série !

©2020 Les éditions J'ai lu (P)2021 Audible Studios

Petite note technique : je n'aime pas les voix des comédiens car elles ne correspondent pas à l'idée que je m'étais faite de Céphise, de Verlaine et des autres. Sans être une atteinte à leur travail (très bon), ceci est une simple observation personnelle.

De plus, la sélection des comédiens revient souvent dans le catalogue Audible, si bien que j'associe leurs voix à d'autres personnages, d'autres séries. Soit c'est perturbant, soit c'est lassant. C'est mon seul bémol mais ça a plombé parfois ma lecture.

⭐⭐⭐⭐


Le royaume en danger (Les héritiers #5), par Erin Watt

Le royaume en dangerArgh. Rien ne va plus ! Ce dernier tome est mou et ennuyeux. Trop de drames ou d'atermoiements. C'est sans limite mais ça devient lassant.

Easton Royal doit faire face à son irresponsabilité. Après une soirée trop alcoolisée, toujours pour noyer sa frustration, il a déboulé chez le père de Hartley pour lui dire ses quatre vérités mais a reçu un uppercut en retour. Résultat, il se retrouve à l'hôpital en train de pleurer son frère.

Hartley Wright est aussi en pleine tourmente. Suite à son accident de voiture, elle souffre d'une amnésie ayant effacé les événements des dernières années. Elle n'a pas connaissance de sa relation avec Easton, de ses rapports avec sa famille, de ses actes au cours du carambolage.

Certaines personnes vont donc s'immiscer dans la brèche et profiter de ses faiblesses pour empoisonner son esprit. Spectateur impuissant, Easton est dans l'impasse. Mais miracle, le garçon ne cède plus à ses démons. Ou de moins en moins. Serait-ce possible que le destin lui ait mis du plomb dans la tête ? Espérons.

Résultat, la relation entre Easton et Hartley peine à éclore ou s'épanouit différemment. Je n'ai cependant pas été touchée par leur histoire. Lui se montre prévenant et patient, sans être clairement démonstratif. Elle se sent paumée mais observe son nouveau monde en triant le bon du mauvais.

Cela nous donne encore des passages bêtes, agaçants, longs et rageants. Les parents, les élèves d'Astor Park sont tous cinglés. L'histoire se boucle sur un dénouement hâtif et loupé. Non seulement les événements se précipitent, mais les dossiers sont classés en un tour de main, pfff c'est ridicule.

Je suis déçue de terminer la série sur une note aussi amère. J'ai le sentiment d'avoir enchaîné les déconvenues depuis La Prison dorée / tome 3. Cela m'attriste car j'avais beaucoup aimé les premiers (La Princesse de Papier et Le Prince Brisé). En fait, je préférais Easton de loin et pas vivre dans sa tête. Le garçon est tellement ravagé. À côté, sa nana est quelconque. Et je n'ai pas vibré à leur histoire. 🥺

©2018 Hugo Roman (P)2018 Audible Studios

  • Lu par : Benjamin JungersBénédicte Charton
  • Série : Les héritiers, Volume 5
  • Durée : 9 h 
  • Ce n'était pas la meilleure performance audio entendue, non plus. B. Jungers tombe facilement dans la caricature, B. Charton revient souvent dans le catalogue donc se mélange à d'autres séries et c'est perturbant.

⭐⭐⭐

16/04/21

Le Jardin des âmes (Les Brumes de Cendrelune #1), de Georgia Caldera

Mes émotions à chaud : waouh. Cette lecture m'a complètement envoûtée.

Le Jardin des âmes

Je suis encore toute chamboulée. L'histoire et l'atmosphère m'ont conquise. Les personnages ont touché mon petit cœur. Et l'ambiance qui se dévoile gothique et romantique. Tout ça, tout ça. J'étais foutue.

Mais quelle bonne surprise. J'ai franchement adoré. 😍

Sinon, l'histoire était pour moi une grande inconnue. Je voulais juste du fantastique. Le résultat n'a pas déçu mes attentes. Petite présentation. Cendrelune est un royaume dirigé par un Dieu : Orion. Celui-ci détient le pouvoir de sentir les pensées du peuple et d'anticiper la moindre dissidence. Il confie donc à son Ombre la charge d'exécuter les récalcitrants afin de préserver la paix et l'harmonie.

Or, les gens d'en bas n'en peuvent plus de subir pareille oppression. Certains grondent (discrètement) ou cherchent la provocation (en affichant des dessins controversés) tout en se méfiant de la répression (chaque dimanche soir, la liste tombe). Et ça fait mal. Céphise en a déjà fait l'amère expérience. Toute sa famille a été torturée sous ses yeux. Son propre corps est aujourd'hui rapiécé (elle porte des prothèses au bras et à la jambe). Elle a malgré tout juré de venger la mort de ses proches et attend son heure sans faillir.

Toutefois, lorsque l'occasion se présente, la situation lui échappe. Un vrai cauchemar. Et l'alternative offerte lui donne des sueurs froides. Quelle que soit sa décision, elle aurait préféré ne jamais faire face à un tel choix.

Et ce n'est qu'un aperçu ! Car d'autres personnages s'immiscent dans l'intrigue. Les fils se tissent subtilement. Des enjeux majeurs se manifestent. On en parle de la tension dramatique qui va crescendo ? À tel point que j'étais hyper frustrée au moment de tourner la dernière page. Tss. Enfin voilà, on peut dire que l'expérience a été ensorcelante pour moi. Est-ce que je suis tombée amoureuse de Verlaine ? Hmm, un peu (mais chut).
M'en vais lire la suite. 😘

Dernière remarque : y'en a marre de l'adverbe DERECHEF !
On le trouve un million de fois dans le livre. J'avais envie de hurler dès qu'il bondissait hors de la boîte. ARGH. 😤😤😤

©2019 Les éditions J'ai lu (P)2021 Audible Studios

  • Lu par : Bénédicte ChartonBenoît Berthon
  • Durée : 8 h 34
  • J'ai été conquise par l'histoire, les personnages, l'ambiance etc. C'était parfait.
    Par contre, la performance audio est moyenne. J'ai trop entendu Bénédicte Charton dans d'autres séries (The Mortal Instruments & Les Els) et j'en ai un peu soupé. J'aime bien le comédien (Benoit Berthon) mais j'imaginais autrement la voix de Verlaine ou Héphaïstos.
    En somme, l'expérience est perfectible - même si elle est plutôt convaincante - car son pouvoir d'ensorcellement est bien réel. La preuve, j'étais hyper frustrée à la fin. C'est pour quand la suite ?

⭐⭐⭐⭐

09/10/20

Les Els (Les Els #1), de H. Roy

Les Els 1Quelle agréable surprise ! Pourtant l'histoire n'est pas extraordinaire et reprend un schéma déjà vu.

Une jeune fille découvre à brûle-pourpoint qu'elle n'est pas une simple humaine mais une créature aux pouvoirs en plein épanouissement. Ça ne rigole plus car la menace gronde. Elle doit désormais suivre un entraînement auprès d'un Guide et d'un Gardien. Pas un mot sur ses origines auprès de ses amis. Et encore moins à ce garçon dont elle est secrètement amoureuse et qui toque à sa porte pour lui déclarer sa flamme ! Ahem, ahem.

Certains détails sont assez agaçants, comme les volte-face répétées des personnages et leurs soupirs énamourés qui font grincer des dents. La nana nous fait franchement tourner en bourrique - elle saoule à ne pas savoir ce qu'elle veut. Les vieux démons des triangles amoureux sonnent l'hallali. Prenez vos gouttez : inspirez, expirez. À part ça : c'est GÉNIAL à lire.

Une grande qualité littéraire, un scénario judicieux et bien amené, un rythme entraînant, du suspense, de l'humour et de l'amour. Ce roman m'a littéralement transportée. Je ne m'y attendais pas et j'ai beaucoup aimé. Je lis d'ailleurs la suite dans la foulée. 

©2018 Les éditions J'ai lu (P)2020 Audible Studios

  • Lu par : Bénédicte Charton
  • Série : Les Els, Volume 1
  • Durée : 13 h 12
  • Mention passable : les voix masculines produites par Bénédicte Charton rendent certaines scènes davantage risibles que palpitantes ou romantiques. L'effet escompté est loupé ! Dommage. Mais je chipote car ce roman m'a vraiment plu.

Connor a 18 ans, elle vit avec son père à Eden Lake, une petite ville des Adirondacks et, en dehors du fait que son meilleur ami a subitement pris ses distances, elle mène une existence plutôt tranquille. Le jour où sa tante débarque, les choses se compliquent. Car les cauchemars qui assaillent Connor depuis quelque temps pourraient bien devenir réalité...

 

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25/05/20

Daisy Jones and the Six, de Taylor Jenkins Reid

Daisy Jones and the SixOn m'a vendu du rêve avec ce groupe de rock des années 70 et l'illusion d'évoquer des musiciens ayant vraiment existé. Un tour de passe-passe très habile et qui donne souvent le tournis... Car tout est pour de faux.
La plupart du temps, j'ai malheureusement beaucoup tiqué à l'écoute des banalités et des rengaines qui déchirent tout ce joli monde. Tout d'abord par la faute de Daisy Jones. 
LE cliché vivant de la nana belle et talentueuse mais affreusement paumée.
Elle prend son pied dans l'alcool et la drogue, ne pense qu'à sa pomme et à son rêve inaccessible. Elle se montre capricieuse et butée. Elle a son idée fixe, le reste elle s'en fout... bof, bof. Autour d'elle, Billy Dunne et ses acolytes ne valent pas mieux.
Tous avec leurs egos trop grands - particulièrement quand le succès est au rendez-vous - tous prompts au sabordage... le bateau coule et on assiste au spectacle avec dépit. La moindre étincelle rend explosive la tension au sein du groupe.
Ou comment des petits riens ou des démons intérieurs peuvent bousiller une trajectoire épatante. Très triste, tout ça !

L'histoire retrace donc les années dorées du groupe avant l'arrêt brutal de leur tournée (et de leur carrière). En revenant sur la légende, une journaliste cherche à éclaircir les raisons incertaines de leur séparation en interviewant les témoins de cette ascension fulgurante.
Ça ne tient qu'à moi mais j'ai beaucoup pensé à The Velvet Underground & Nico - son leader Lou Reed traînait avec ses potes dans des milieux underground, puis la chanteuse et mannequin allemande a rejoint temporairement le groupe pour un album mélancolique et subversif... le succès a été tardif et chacun a repris ses billes sans se douter de l'œuvre culte dont ils étaient dépositaires !
Tout ceci pour dire que ce roman de Daisy Jones & The Six, c'est surtout l'histoire d'une époque, les années 70, ses expérimentations avant-gardistes et ses artistes brisés par leurs propres excès. L'esprit rock-n-roll vu à travers les coulisses... sauf que j'aime avant tout le glamour, le paraître et le mystère derrière une icône.


Au final, c'était pas mal comme lecture (format audio hyper agréable à écouter d'une traite). J'ai bien aimé le principe, la construction est originale et entraînante, le flou plus vrai que nature est saisissant. Par contre j'ai quelques réserves car trop de clichés dans ce portrait ! Cette lecture ayant également été beaucoup trop plébiscitée, je n'ai pas réussi à me mettre au diapason.

©2019 Leduc.s. Traduit de l'anglais par Typhaine Ducellier (P)2019 Audible Studios

 

 


01/03/20

L'assassin de ma sœur, de Flynn Berry

L'assassin de ma sœur audibleProche de sa sœur, Nora lui rend visite chaque weekend dans sa petite maison à la campagne. Mais ce jour-là, elle tombe sur une scène macabre : le corps de Rachel baignant dans une mare de sang. Anéantie par le choc, Nora s'installe dans l'hôtel voisin et entreprend de mener sa propre enquête, considérant la police trop lente ou inefficace. Pourtant, elle qui s'imaginait être dans la confidence de tous les faits et gestes de Rachel découvre peu à peu que celle-ci menait une existence complètement différente, pleine de secrets et vraisemblablement en danger.

J'ai bien aimé l'ambiance paisible du roman, le charme bucolique des Cornouailles, le cadre du petit village ordinaire en apparence et des secrets enfouis à grattouiller... On suit Nora dans son cheminement, poursuivant son but vaille que vaille, ressassant son passé, sa relation avec sa frangine, laissant filtrer les failles, les fragilités. Ce faisant, on doute de son personnage mais on gobe son histoire. Le roman est d'ailleurs assez court, donc se lit rapidement, mais il ne retourne pas le cerveau non plus. On n'est pas loin du #cosymystery entre ces pages - peu de tension et un suspense quasi inexistant. Au final, la lecture perd de la vitesse et s'essouffle en ne creusant pas davantage son intrigue. Le roman s'achève sur une note mélancolique (et laisse aussi une sensation un peu fade).

©2019 Presses de la Cité / Place des Editeurs (P)2020 Audible Studios

Également disponible en format poche chez POCKET

L'ASSASSIN DE MA SOEUR « Je sais que tout ira mieux demain. Et je sais qu'elle me manquera à vie.
Qu'est-ce que tu aimes le plus en Cornouailles ? Telle était la question que je lui avais posée. Mais ce n'était pas ce que je voulais dire. Je voulais dire : Qu'est-ce que tu aimes le plus dans la vie ?
Et elle : "Pour commencer..." »

 

 

 

 

 

28/11/19

Noël et préjugés, par la #TeamRomCom

Noël et préjugésCette lecture procure une sensation de chaleur qui se répand dans tout le corps et ça fait un bien fou ! Au programme, les six histoires sont toutes plus adorables les unes que les autres, pleines de tendresse et d'humour. Je n'ai aucune préférence car toutes ont un charme à part et sont surprenantes à leur façon.

Tonie Behar expédie sa princesse Disney pour un séjour détox dans un château à la montagne avec un propriétaire grognon. Marie Vareille réinvente le mythe du premier amour (brisé par des malentendus). Isabelle Alexis ose la séance chez une psy avec grand déballage d'un cafouillage sentimental qui dure depuis vingt-six ans ! Sophie Henrionnet nous dresse le portrait d'un tonton qui se morfond d'amour pour son ex sous les yeux de ses neveux qui veulent lui secouer les puces. Adèle Bréau nous fait le coup du réveillon coincé dans un grand magasin de jouets. Et enfin, Marianne Levy raconte les déboires d'une auteure coincée entre sa deadline et un technicien sexy en pleine tempête de neige.

Certes le format est trop court et donne parfois des intrigues qui se développent trop rapidement (ou quand l'amour surgit rien qu'en sautant une ligne... hum-hum). C'est assez frustrant mais on se console vite car les histoires se suivent et nous font oublier notre humeur chagrine en nous plongeant dans des aventures adorables et auprès de personnages attachants.
Jane Austen est également mise à l'honneur au fil des épisodes mais je vous laisse le plaisir de découvrir son rôle et vous invite à croquer avec gourmandise cette petite douceur... pile poil pour la saison.

©2019 Leduc.s (P)2019 Audible Studios



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04/01/19

La Cité du feu sacré (The Mortal Instruments 6), de Cassandra Clare

La cité du feu sacré PKJPresque dix ans après avoir découvert cette série, je plonge enfin dans le dernier tome consenti par l'auteur. Cassandra Clare m'a en effet donné l'impression d'étirer en longueur sa saga, en multipliant les volumes et les ramifications.

Il est à noter que de nombreux liens sont d'ailleurs recoupés dans ce livre, lesquels nous invitent à lire encore et toujours plus (Codex: Le guide du chasseur d'ombresLes chroniques de Magnus BaneLes origines ou Renaissance de La Cité des Ténèbres). Les pistes ne manquent pas et les aficionados n'ont pas fini de baigner dans cet univers foisonnant.

Pour ce final, l'auteur a su renouer avec l'étincelle du début : on retrouve de l'action, des rebondissements, des drames, des trahisons et de l'émotion. C'est réussi. J'avais sincèrement plaisir de reprendre ma lecture et de suivre les aventures de Jace, Clary et tous leurs compagnons.

Certes, la menace est plus grande que jamais. Sebastian a rassemblé une armée et attaque à tout bout de champ, prenant de court les Chasseurs d'Ombres. L'Enclave est aux abois, les instituts sont fermés à travers le monde, tous se replient à Alicante et convoquent leurs alliés pour consolider leurs accords. Forcément, les vestes se retournent, les sentences tombent et les sacrifices découlent.

J'ai applaudi des deux mains. Ce roman est dense, lourd de 800 pages et s'écoute sur plus de 20 heures, pourtant je n'ai nullement trouvé le temps long. C'est palpitant de bout en bout. L'auteur mêle la noirceur et la nostalgie, distille de la tendresse et de la passion dans ses chapitres. Quelques passages un peu plats interviennent à mi-parcours, mais je ne suis pas rancunière.

À vrai dire, en plus d'être comblée, je me sentais réconciliée avec la série qui nous offre un dénouement décisif. Je quitte un monde extraordinaire et fascinant avec la certitude d'y rentrer tôt ou tard (envie de recroiser Tessa, Will et Jem par exemple). Après deux volumes en demi-teinte, la série se boucle donc sur une note satisfaisante. C'était bon d'y croire encore !

©2015 PKJ. Traduit de l'anglais par Julie Lafon (P)2018 Audible Studios

La cité du feu sacré

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14/11/18

Par un matin d'automne, de Robert Goddard

Par un matin d'automneLeonora Galloway est en pèlerinage dans la Somme pour se recueillir sur la tombe de son père et confier à sa fille tous les secrets entourant son histoire de famille. En effet, le mystère a longtemps plané sur ses parents : sa mère est morte peu après sa naissance, laquelle est survenue un an après la disparition de son père, mort au combat. Cette ombre au tableau familial a ainsi profité à la seconde épouse de son grand-père, une séductrice impénitente, qui a également manipulé son entourage pour dérober l'héritage et exacerber le sentiment de culpabilité de Leonora. Le temps a passé mais les souvenirs sont toujours vivaces. C'est, du moins, ce que m'inspire cette lecture, intense, romantique et captivante. On replonge dans le passé des personnages, dans une Angleterre isolée, en pleine campagne, là où se situe le manoir de Meongate. On revit les bonheurs et malheurs de la narratrice, le drame de ses parents, et tant d'autres vies fauchées ou emportées par le destin impitoyable... J'avoue avoir préféré, de loin, toute la première partie du roman, à Meongate, qui colle typiquement aux grands classiques anglais, car la suite réserve plus ou moins de bonnes surprises (la succession de rebondissements s'avère un peu pénible car peu crédible au final). Somme toute, la lecture est facile, elle s'écoute non sans une certaine dévotion et on y prend goût ! Au casting, Olivier Chauvel est excellent, Bénédicte Charton tient la distance même si elle accentue un poil trop la note mélodramatique à son interprétation.

©2010 Sonatine. Traduit de l'anglais par Marie-José Astre-Démoulin (P)2017 Audible Studios

 

26/09/18

La cité des âmes perdues (The Mortal Instruments 5), de Cassandra Clare

La cité des âmes perdues

Clary et Jace savourent à peine leurs retrouvailles que le sort s'acharne encore sur eux. Jace a finalement cédé à ses pulsions démoniaques pour suivre Sebastian dans sa folie vengeresse. Il est désormais considéré comme un traître aux yeux de l'Enclave mais Clary s'imagine qu'il est possédé et ne répond plus de ses actes. Résultat, elle fonce bille en tête et va remettre son destin entre les mains de son frère et de son amoureux. 

En fait, quand on élimine tous les passages sur les prises de tête, les confusions amoureuses, les interrogations, les doutes, les quêtes impossibles et interminables, bref que du creux, on se retrouve avec une intrigue bien pauvre ! C'est triste de penser que la série est en train de s'épuiser de la sorte. Peu d'action et absence de renouveau. On tourne autour des mêmes problématiques (amour impossible, âmes tourmentées et non perdues). Je suis un peu déçue du constat, même si je trouve l'univers des Shadowhunters formidable et la puissance narrative de Cassandra Clare toujours conséquente, cela ne suffit plus pour épater la galerie.

Il me reste un dernier épisode, que j'espère riche en intensité et plus surprenant, avant de regarder la saison 3 sur Netflix (là aussi, une production hyper décevante mais passons). Côté technique, la voix de Bénédicte Charton est agréable à écouter, mais je trouve qu'elle module trop certaines intonations pour incarner les personnages (un Jace viril ou un Magnus snob), du coup ça paraît ridicule car trop caricatural. C'est ennuyeux.

©2012 Cassandra Clare / Univers Poche. Traduit par Julie Lafon (P)2018 Audible Studios

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