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Chez Clarabel

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9 septembre 2019

Venise n'est pas en Italie, par Ivan Calbérac

Venise n'est pas en ItalieÉmile, quinze ans, craque pour Pauline, musicienne et passionnée de cinéma. Il a suffi d'une simple balle de ping-pong pour lui mettre la tête à l'envers. Depuis, il ne cherche qu'à lui plaire et attirer son attention. La patience aidant, le garçon est invité à l'accompagner pour un concert à Venise.
Son cœur manque d'exploser dans sa poitrine. Ne reste plus qu'à convaincre ses parents pour acheter le billet de train, et alors... en avant la dolce vita ! Seulement, rien ne va se passer comme prévu. Mouise après mouise, Émile croit sa chance lui échapper. Mais il va s'accrocher - il n'est pas prêt de renoncer à son rêve - et s'embarque pour une aventure pleine d'émotions.
Au programme, l'histoire réserve pas mal de dérision et de tendresse. Elle croque surtout le portrait d'une famille haute en couleurs - les Chamodot sont des gens extraordinaires aux apparences terriblement ordinaires. Pour Émile, la cohabitation n'est pas simple. Il faut dire que le garçon a un peu honte des siens tandis que Pauline est habituée au velours, au faste et au grand luxe.
Très peu pour la famille d'Émile, qui vit en caravane sur un terrain embourbé et qui s'imagine qu'on peut teindre les cheveux en blond pour paraître différent. Ça peut sembler saugrenu - et parfois on atteint les limites du cocasse - mais l'émotion n'est jamais loin pour révéler la vérité derrière les faux-semblants.
Et je ne regrette absolument pas d'avoir découvert ce roman en format audio - le comédien est franchement top. Son interprétation est enjouée, propre au fatalisme des adolescents, elle incarne le désarroi amoureux, les affres du premier amour, l'espoir et les désillusions en vrac. C'est pertinent, entraînant. Sûr que ce voyage entre Montargis et Venise surprend mais l'expérience est pleinement revigorante. Très, très chouette lecture !

©2015 Flammarion (P)2017 Éditions Gallimard

 

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9 septembre 2019

Dans le même bateau ? de Cassandra Rocca

Dans le meme bateau cassandra roccaEn tant que collaboratrice dans l'événementiel, Emily participe au lancement d'une croisière réservée aux amoureux mais recroise celui qui lui a brisé le cœur en la larguant juste avant leur mariage. En vrai, elle fulmine de colère car le goujat s'affiche déjà aux bras d'une autre.
Emily feint donc l'indifférence et prétend être en couple avec le propriétaire du paquebot. Ce dernier, séducteur et joueur dans l'âme, va donc profiter de cette comédie pour danser collé-serré avec la plus fuyante des prétendantes.
Eh oui, le scénario classique mais efficace ! Si j'ai d'abord jaugé le couple pendant une bonne soixantaine de pages, j'ai fini par craquer. J'ai surtout apprécié les numéros de charme qui se trament entre Matt et Emily alors que tous deux s'empêchent de succomber au magnétisme de l'autre.
Avec leur caractère fort et orgueilleux, ils ont souvent tendance à se surprotéger (peur de lâcher prise, de renouer avec la déception ou de tomber dans la platitude d'une vie à deux). Rien à voir avec Voisins, amis et rien de plus dans lequel les personnages étaient adorables ! C'est d'ailleurs un peu de leur faute si j'ai pris du temps pour accorder mes violons et apprécier l'alchimie de ce nouveau couple... Je n'arrêtais pas de comparer et c'était fatal.
Ceci dit, il y a de la magie dans l'air - l'attirance entre Emily et Matt est réelle, leur besoin obsessionnel de contrôler cette pulsion aussi. Ça a forcément son charme car ça déploie son lot de tendresse et d'humour au fil des chapitres. Ça manque toutefois du truc indéfinissable qui rend bêtement gaga. Ça papillonne allègrement, et puis... ça met le voile sur les moments plus sensuels et voluptueux par exemple. Mine de rien, ça reste une comédie romantique basique et agréable à découvrir. Une bonne pioche ! 

J'ai Lu (2019) 

Traduction : Alexandra Teissier

 

 

4 septembre 2019

Ma vie, en plus sexy de Chiara Moscardelli

Ma vie en plus sexyQuelle déception !!!
Après avoir beaucoup aimé Quand on s'y attend le moins l'an dernier, il me tardait de relire un roman de Chiara Moscardelli. J'avais également envie de surfer sur cette vague de plaisir coupable - cf. Voisins, amis et rien de plus - donc je pensais miser sur une valeur sûre. D'où la déception.
Ce roman n'a pas été à la hauteur des attentes.
C'est quoi ? Un récit fortement inspiré de l'autofiction ? Un patchwork de souvenirs fugaces ? Un bilan entre amertume et dérision sur l'incapacité à conclure ses rencontres amoureuses ? Un recensement des nombreux désappointements qui ont parsemé son parcours sentimental ? Une accumulation de maladresses et de coups du sort malheureux ?
Car Chiara a franchement la poisse.
Le roman s'ouvre sur son hospitalisation pour enlever un fibrome au sein. L'intervention nécessite une anesthésie. Autour de son lit, ses amis font de grands gestes et de grands cris car ils pensent qu'elle ne sortira pas indemne de tout ça. Plouf... la jeune femme s'endort et remonte les trente-trois années de son existence.
Certes ça ne manque pas d'humour mais l'histoire est inexistante. On croise à peu près toujours les mêmes personnes - dont un certain Francesco qui fait battre son cœur depuis le lycée et qui est un vrai goujat au sourire aguicheur. De toute manière aucun protagoniste n'est foncièrement attirant. Chiara a le chic de rencontrer des spécimens bizarres et de vivre ainsi des situations saugrenues. Sauf que ça ne fait pas vibrer. Tout juste esquisser un sourire.
Toutefois j'en espérais davantage car on referme le bouquin sur un triste constat. Chiara s'insurge contre Bridget Jones et Sex and the City qui faussent l'image de la femme moderne et célibataire. Et conclut son propos en rappelant qu'il faut « apprendre à rester seul jusqu'au moment où on rencontre la bonne personne ».
C'est pas facile, mais si ça l'était, tout le monde l'aurait déjà rencontrée, non ? Mouaip mouaip mouaip...

Belfond (2019) - Renaud TEMPERINI (Traducteur)

Collection : Le Cercle Belfond

 

Encore une comédie pétillante par la plus déjantée des Italiennes ! Jeux de la chaise musicale et de la bouteille, premières boums, road trips à travers l’Europe… Chronique sans filtre d’une jeunesse dans les années 1990.

3 septembre 2019

Voisins, amis et rien de plus, par Anna Premoli

VOISINS, AMIS ET RIEN DE PLUSComment chasser le blues de la fin des vacances en 315 pages !
Merci Anna Premoli de pourvoir à ma dose de bonne humeur avec cette comédie fatalement irrésistible et dans laquelle se mêlent humour, tendresse, dérision, romantisme et charme fou. En plus les personnages sont parfaits !
D'un côté Julia est une romancière de trente-six ans qui écrit des romans d'amour et qui rêve de l'homme parfait selon les codes d'un autre temps (élégance, courtoisie, accent british et prestance).
Un jour, débarque Terrence dans le loft de son immeuble avec son attirail de rock star qui lui fait sortir les yeux de la tête. Sa tranquillité est balayée mais le jeune homme est étourdi par cette excentrique en chaussons à licorne venue réclamer du calme pour son travail. Julie ignore absolument qui il est mais prend conscience du fossé générationnel. Terry a dix ans de moins qu'elle. Il est sexy et a un succès fou auprès des midinettes hystériques.
Pourtant, la naïveté de la jeune femme - son naturel, sa spontanéité, sa fantaisie - vont séduire ce garçon qui se comporte comme le voisin idéal et l'ami improbable. Pour un oui pour un non, Julie et Terrence s'échangent des gâteaux, regardent des films ou discutent en toute insouciance de tout et rien. Une vraie complicité s'installe entre eux. Sans équivoque. Car à aucun moment Julie n'envisage une relation autre avec Terrence - trop jeune, trop sexy etc.
On assiste vraiment à une relation pétillante et riche en sous-entendus que l'héroïne ne capte pas du tout... ce qui rend leur histoire attachante et franchement craquante ! Les répliques fusent. Les sourires sont enjôleurs. Les papillons volent en toute allégresse. Moi aussi j'ai perdu un bout de mon cœur au fil des pages et j'ai adoré ça !
Maintenant je suis en manque. J'ai besoin de trouver un autre livre du même acabit - léger, coquin et cocasse - j'en redemande et je tape du poing sur la table. HELP.

J'ai Lu (2019) - Traduction : Alexandra Teissier

 

3 septembre 2019

Je déteste tellement t’aimer ! par Anna Premoli

Je déteste tellement t’aimerL'an dernier j'avais lu et adoré Pas facile d'être une fille facile si bien que j'avais décidé de lire à l'avenir tous les romans d'Anna Premoli !
Dans cette histoire on retrouve le sempiternel schéma des deux opposés qui s'attirent et qui luttent pour ne pas courber l'échine avant l'autre. Ian et Jenny travaillent ensemble dans la même banque depuis sept ans mais se détestent cordialement. Tous deux sont ultra compétitifs et perfectionnistes dans l'âme. Leur relation houleuse fait trembler les murs et leurs collègues jusqu'au jour où ils sont contraints à bosser sur le même dossier.
En fait, ce que Jenny reproche à Ian tient à ses origines (aristocratiques), son arrogance (parce qu'il est très beau) et son caractère insupportable (il est obstiné et adore les défis). Jenny est pugnace. Pendant longtemps elle va refuser de lâcher prise et de renoncer à ses principes, elle dont la famille est branchée bio, vegan & antimonarchique. Inversement, Ian supporte péniblement le poids de son héritage avec ses hordes de groupies désireuses de lui passer la corde au cou.
Aussi, propose-t-il un marché farfelu à son hystérique partenaire - prétendre être en couple pour la galerie et calmer les ardeurs des parasites - ce à quoi Jenny consent après d'âpres négociations. Forcément cela engage notre couple à vivre des moments qui dépassent les accords tacites et évidemment cela rend ces instants savoureux et cocasses.
Par contre c'est usant aussi car le couple est querelleur à l'excès. Trop de barrières et d'œillères pour un résultat couru d'avance. Mais ils ont aussi du charme à revendre, des sourires, des regards, de la persévérance... Au final j'ai pas mal gloussé et ricané comme une bécasse ! 
Bref. C'était la parfaite petite lecture - légère et distrayante à souhait - une tendre comédie qui me fait craquer.

City éditions (2016)

 

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2 septembre 2019

Le Chemin des falaises (Le Moulin du loup #2), par Marie-Bernadette Dupuy

Le chemin des FalaisesRetour au Moulin du loup dans la verte campagne charentaise, sur les terres de la famille Roy, alors unique papetier du pays. Amoureuse d'un bagnard en fuite, Claire avait rongé son frein pour vivre au grand jour leur bonheur en dépit de nombreuses déconvenues.
Cette suite promettait des retrouvailles, des émotions, des tourbillons. Et j'ai récolté des soupirs et des grimaces. En cause, le comportement de Jean : colérique, jaloux, impétueux. Mais aussi la sensiblerie excessive de Claire, devenue étrangement chichiteuse et barbante. Résultat, leur relation est souvent ponctuée de chamailleries inutiles et lassantes.

Ce gros roman de 790 pages, qui s'ouvre en 1905, décrit longuement la vie paisible au Moulin : les enfants grandissent, les cœurs battent à l'unisson, les espoirs s'enflamment et les illusions aussi se brisent. En fait, on suit des scènes de vie quotidienne avec le sentiment que c'est mou. Il y a bien des coups de canif dans le contrat, des gueulantes qui font claquer les portes... mais ce n'est jamais foufou non plus. On attend aussi les tourments de la guerre - qui survient finalement au 3/4 du livre ! On se dit que ce n'est pas grave. Après tout on sait que l'ambiance de cette saga est principalement sentimentale. On se passionne à juste titre pour les amours impossibles et les secrets de cette famille ordinaire. On s'attache à la brave Raymonde, au gentil Léon, à la délicieuse Faustine, à l'impossible Étiennette, au vieux Colin, à la pimbêche Bertille, au fougueux Matthieu et à l'intrigante Blanche... Finalement cette lecture se lit avec ses défauts car elle possède un goût de revenez-y auquel j'ai honteusement succombé.

Pocket (2016)

Après Le Moulin du Loup, Le Chemin des falaises poursuit l'histoire touchante d'un couple dans la tourmente des sentiments, des drames de la vie et de la tragédie de la guerre.

©2009 Presse de la Cité (P)2017 Sixtrid

 

2 septembre 2019

La Dernière Chasse, de Jean-Christophe Grangé

La Dernière ChasseRevenu d'entre les morts, le commissaire Niemans des Rivières pourpres reprend du service pour se rendre en Allemagne où le corps martyrisé d'un riche héritier a été retrouvé en pleine Forêt Noire. 
Avec son équipière (Ivana Bogdanovic) il découvre l'existence d'une chasse très particulière, selon un étrange rituel ancestral, et à laquelle s'adonne une famille aussi troublante que fascinante. Sans le savoir, Niemans est déjà mis k-o.
Les deux policiers ont donc une solide enquête à démêler et partent en roue libre sans se soucier des procédures officielles. Leur attitude dérange et les amène à devenir la cible d'un bataillon de Chasseurs Noirs (vestiges des criminels enrôlés par Himmler pour traquer les juifs) et d'une meute de Chiens enragés qui font clairement trembler dans les chaumières.
On se croirait presque dans Le Chien des Baskerville pour l'ambiance, les spectres et les démons ! Mais on remballe vite ses espérances car le roman se révèle assez frustrant et déconcertant. Les yeux fermés, je n'aurais jamais parié sur J-C Grangé pour en être l'auteur ! Cela m'a semblé trop facile, un peu plat et fade. 
En fait, la conduite est sans surprise : intrigue sordide, meurtres horribles, atmosphère suffocante, personnages éreintés. Je n'ai pas ressenti de réelle plongée en apnée non plus. N'ayant pas encore lu La Terre des morts, j'avais gardé le souvenir du rythme frénétique et enivrant de Congo Requiem. Et ça manque. 
En somme, La Dernière Chasse est un bon thriller mais il est loin d'être bluffant.

©2019 Éditions Albin Michel (P)2019 Audiolib

Excellente interprétation par Thierry Blanc ! Une lecture audio entraînante et qui inspire beaucoup de terreur ! Hyper efficace.

 

 

1 septembre 2019

Le Vol du Frelon, de Ken Follett

Le Vol du FrelonLondres, 1941. Lassés de voir leurs avions torpillés par l'ennemi, les anglais déduisent que les allemands détiendraient une machine redoutable capable de repérer leurs attaques. Leurs soupçons se portent sur une petite ville danoise d'où la résistance locale tente de tisser sa toile à la barbe de l'occupant.
Parmi ces Veilleurs de Nuit, deux frères vont prendre une part active à des missions d'espionnage mais devront également affronter une vieille connaissance - un policier cruel et mesquin - qu'une longue rancœur familiale a rendu encore plus amer et revanchard.


Cette histoire me laisse globalement un goût d'invraisemblance avec en héros un lycéen de 18 ans ingénieux au point de réparer un biplan de fortune pour survoler la Mer du Nord et remettre (potentiellement) des documents qui pourraient changer la face du monde...
Même pas peur de la Luftwaffe, vous dirai-je, ça carbure à l'insolence (ou inconscience). C'est dire si Harald est un môme qui en veut ! 
Dès lors, la lecture prend des tours et des détours stupéfiants... et notamment les derniers chapitres qui se lisent de manière frénétique et avec des yeux hallucinés !
Cela peut paraître dingue et insensé (après tout, il faut s'accrocher). C'est surtout long aussi : l'histoire manque de rythme et s'éternise sur des détails... (le décryptage du Frelon, vraiment, on perd un temps fou dans cette chapelle abandonnée et on s'improvise mécano). L'auteur a le sens artistique, moi non. J'ai trouvé ça un peu bancal, du coup, et pas toujours captivant.
Malgré tout, les personnages sont jeunes et intrépides. Ils apportent à leur façon un souffle de fraîcheur à cette lecture qui se laisse conter. Peut d'ailleurs convenir à un public adolescent ou désirant se mettre en selle sur le sujet.
Pour ma part, ce ne sera pas le meilleur des Ken Follett lus à ce jour. C'est distrayant, lu avec entrain et donc entraînant. Mais je tique sur la perspective d'un jeune Géo Trouvetout trop habile et tenant tête aux ennemis les plus impitoyables... Plus de sang et de larmes auraient apporté du crédit - non ?

Très bonne lecture audio... effectuée par Valentin Merlet (également la voix récurrente d'Adam Driver, de Jamie Dornan ou d'Alexander Skarsgård).

©2003 Éditions Robert Laffont (P)2019 Audiolib

 

1 septembre 2019

La Marque de Windfield, de Ken Follett

La marque de WindfieldUn collège prestigieux, une amitié qui se scelle autour d'une tragique disparition, un rêve qui s'effondre et des espoirs qui partent en fumée... Le destin de Hugh Pilaster s'inscrit dans ce long roman - long à démarrer - et nous embarque dans son histoire de banques, de familles et d'ambitions démesurées au cœur de cette Angleterre des années 1860 (et des décennies suivantes).

À la mort de son père, Hugh Pilaster doit quitter son école et comprend qu'il n'a plus d'autre choix que de se retrousser les manches pour gagner sa vie. Même s'il appartient à une famille riche et puissante, rien ne lui sera épargné pour gravir les marches du succès : coups du sort, tromperies et mensonges. Les Pilaster gouvernent le milieu de la banque, des affaires et de la bourgeoisie entre gant de velours et bras de fer. Toutefois, les passions aussi entraînent tout ce petit monde à comploter sans fin pour le pouvoir. En amitié, en amour, en politique, en société, les limites n'ont plus lieu. 

Une incroyable dynastie finit par découler - tout en rebondissements et en éclats. Ken Follett réussit ainsi à nous tenir en haleine et à nous surprendre sans cesse. Sa brochette de personnages est également bien campée avec des pourris jusqu'au trognon qui continuent d'agir en toute impunité (son cousin Edward, sa tante Augusta ou le sulfureux Micky Miranda...). C'est limite excitant de voir leurs combines se goupiller aussi efficacement - mais c'est aussi hyper écœurant !!!

En conclusion, la lecture est certes parfois trop dense mais globalement captivante. Se lit facilement.

©2002 Éditions Robert Laffont, pour la traduction française (P)2018 Audiolib

Très bon choix du comédien qui nous transporte des bureaux lambrissés d'acajou aux salons privés où se tiennent des parties fines, des quartiers populaires aux bureaux solennels où règne la finance... Un récit qui gagne en intensité et redonne vie à la fascinante Angleterre victorienne. Dans toute sa splendeur. Dans toute sa noirceur.

 

1 septembre 2019

Le Chardon et le Tartan (Outlander 1), de Diana Gabaldon

Le Chardon et le TartanCette lecture est un vrai festival d'émotions !

On a de l'aventure, de la passion, des rires, des larmes et des écossais bien sûr.
J'avais les images de la série TV dans la tête et ça a comblé mon imagination. Me manquait plus que l'accent gaélique de Sam Heughan pour un bonheur complet !
La voix de Marie Bouvier est globalement adaptée à la lecture, si ce n'est qu'elle donne au caractère de Claire un aspect plus fantasque ou hystérique... très différent de ce qu'on aurait pu attendre. Ceci dit, la lecture n'en demeure pas moins captivante.

On vit des heures palpitantes à parcourir la belle campagne écossaise, à partager avec le clan MacKenzie des heures sombres et néanmoins excitantes, à se pâmer devant les sourires ou le regard coquin de Jamie, à frissonner face à la complicité entre Claire et lui, avant de partager leur intimité. La jeune femme ne manque pas de ressources face à ce choc des cultures et parvient à supporter cet étrange voyage dans le temps avec un formidable aplomb.

Bien entendu on déteste toujours autant le Capitaine Randall et on abhore sa troublante ressemblance avec l'époux de Claire... deux siècles après. Car le final reste très, très éprouvant (mais vraiment). J'avais envie de tout zapper pour revenir aux temps joyeux et insouciants. Sauf que ce n'est pas possible et juste le début de longues épopées bouleversantes.

En attendant, 800 pages plus tard, 26 heures d'écoute acharnée, je quitte cette lecture avec un gros pincement au cœur. J'ai très envie de continuer la saga, sachant qu'il me faut caser près de 30 heures de lecture audio dans mon emploi du temps... et là ce n'est pas une mince affaire. Mais quand on aime ! ... 

Gros BIM BAM BOUM pour ce début de série incontournable ! 

©1995 Traduit de l'américain par Philippe Safavi (P)2017 Audible Studios

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