** danse de la joie ** la fée Coquillette is back **
« Bon alors, résumons : nous avons deux amis, un panda et un caméléon. Le caméléon écrit à son copain pour lui dire quelque chose mais ne termine pas la lettre, et disparaît. Les voisins affirment que le panda décidait de tout, et que le caméléon n'osait pas se révolter, et voilà qu'on trouve maintenant des crottes de caméléon : j'en conclus que Max est toujours dans les parages, et peut-être même qu'il nous observe, bien caché... »
Quel flair, cette Coquillette !!! Mais avant cela nous avons eu :
un panda en larmes
un panda transformé en danseuse du lido
une fée Coquillette qui se concentre
« Et hop, dans un nuage de fumée rose, tous les Max de la Terre surgissent : les grands, les moyens, les petits... mais pas "le" Max caméléon. Coquillette est effondrée. »
La fée Coquillette, par peur du ridicule, comprend qu'il faut mener une vraie enquête à la façon d'un grand détective. Il est temps de réunir les premiers indices !
Les preuves s'accumulent, les témoignages se rejoignent, hmm...
Panda, parle !!! Ou la fée Coquillette te perdra...
Qui a dit que la Coquillette était la fée la plus tarte de l'univers ? ! M'en fiche, nous on l'aimeeeee !!!
La fée Coquillette mène l'enquête, Benjamin Chaud / Didier Lévy (Albin Michel, 2010) ** A signaler : les premières aventures de notre fée chérie sont enfin disponibles en DVD. **
Jacotte, j'adore ! c'est encore un coup de coeur rangé dans la case des enfants mais en fait tout le monde peut le lire (et même devrait le lire, y'en a marre des barrières !). Cette petite fille est vraiment poilante, elle va révolutionner la planète avec ses réparties, et c'est génial car pas franchement cucul la praline, loin de là !
(vous pouvez cliquer sur les images pour voir en plus grand)
Jacotte, c'est : un zeste d'effronterie, deux couettes orange, des parents qui s'entendent trop bien (arnaque !), un petit frère à qui on peut faire n'importe quoi, des légumes qui ne poussent pas (arnaque !) un amoureux qui s'appelle... Perceval, une culotte qui rentre dans les fesses (arnaque !) et une sacrée répartie ! Jacotte, c'est une petite fille Unique... comme toutes les autres ! (il s'agit de la 4° de couverture, pas de mon commentaire, mais je pense la même chose mot pour mot)
Jacotte : 60 histoires à lire seul(e) ou accompagné(e)de Géraldine Collet et Estelle Billon-Spagnol (hélium, 2010)
** le nouvel album de Benjamin Chaud ** hip hip ** danse de la joie **
Chaussette n'est plus le compagnon de jeu préféré du petit garçon : c'est un petit lapin trop gros, trop mou, trop nul en foot et en bagarre.
« Surtout, je ne peux pas continuer à avoir un lapin comme meilleur copain : je ne suis plus un bébé. »
Il faut donc s'en débarrasser. Adieu Chaussette ! (C'est horriiible, n'est-ce pas ? Mais les enfants sont cruels, je ne vous apprends rien. ) Bref, l'enfant et le lapin se rendent dans la forêt. Tout en marchant, le garçon soliloque, comme pour justifier son acte. Il prend soin de mettre de la distance pour éviter que l'animal retrouve son chemin, lui montre le bienfait de la vie sauvage, mais Chaussette ne bouge pas d'une oreille.
« Je lui dis va-t'en, Chaussette, tu es libre, mais il ne bouge pas. Il me regarde avec ses petits yeux de princesse pour essayer de m'attendrir. Il me fait le coup chaque fois qu'il veut que je m'occupe de lui. »
L'heure est grave : c'est beaucoup plus difficile d'abandonner Chaussette. Alors le petit garçon décide de l'attacher à un arbre, puis de partir en courant. Sans se retourner. Mais en même temps, l'angoisse lui noue l'estomac. De soudaines pensées lui martèlent la tête, la réalité de son geste lui revient comme un boomerang. Et il retourne sur ses pas, mais Chaussette a disparu ! ...
Alors, on pourra lire ce qu'on veut entre les lignes de cette histoire (s'arracher de son doudou, choisir de grandir, avoir de nouveaux amis, etc.) mais personnellement je vais me contenter d'admirer le travail de Benjamin Chaud avec un grand sourire aux lèvres car j'ai vraiment BEAUCOUP aimé ! C'est drôle et attachant, la bouille du lapin est absolument craquante, les répliques du garçon m'ont souvent fait rire, et sonnent comme des grelots :
« Ses grandes oreilles flipeflapent dans le vent. »
Adieu Chaussette de Benjamin Chaud (hélium, 2010)
Sur ce, je m'en vais lire le nouvel album de LA FEE COQUILLETTE !!!
Evernight est un pensionnat réservé à une élite, qui ouvre occasionnellement ses portes à une poignée d'étudiants plus ordinaires et issus de milieux divers, dans le cadre d'une politique de "mixité des genres". Bianca est nouvelle, elle a suivi ses parents qui viennent de décrocher un poste d'enseignants, elle ne leur dit pas merci, tant elle se sent peu à sa place parmi la clique snobinarde et dédaigneuse qui constitue la crème d'Evernight.
Mais déjà Bianca a rencontré un beau garçon, aux yeux verts et aux cheveux de couleur bronze, Lucas. Il était seul dans la forêt alors qu'elle courait comme une malade pour fuir l'atmosphère étouffante de l'école. Il la course, elle se sauve, complètement paniquée, il la plaque au sol, et là... Son coeur à elle bat la chamade, et lui se présente comme le valeureux soldat, prêt à tout pour protéger la demoiselle en détresse. Ouah, c'est beau ! Quelques instants plus tard, ils se retrouvent, engoncés dans leur uniforme scolaire, elle se lance à ses trousses, tandis qu'il la fuit ! ... Eh oui.
En gros, pendant une bonne centaine de pages, c'est ce à quoi ressemble l'histoire, et non franchement ce n'est pas très excitant ! Lorsque survient le twist de la page 140 - THE TWIST ! - l'histoire prend enfin un autre sens ! Et c'est tant mieux, car je commençais sérieusement à m'ennuyer. Donc, tout est repris à zéro, c'est un autre roman qui se dessine, des nouveaux enjeux apparaissent, c'est plutôt pas mal, même si dans le fond la problématique reste la même : nos tourtereaux s'aiment mais ils sont maudits par le sort. (Et puisqu'ils ne peuvent pas être ensemble, ils sont prêts à tout, à n'importe quel prix !)
Le roman s'appuie aussi sur son climat mystérieux et effrayant, Evernight n'est pas une école comme les autres, on s'en doutait, mais profitez du bénéfice de la surprise pour apprécier la tournure, l'auteur a plus d'un tour dans son sac ! Je regrette simplement les longueurs, le côté simpliste de la romance et l'absence globale d'originalité (à force de lire des séries du même registre, c'est le même constat partout : le schéma répétitif, et peu de fraîcheur). Cela reste néanmoins un premier tome correct, mais pas extraordinaire.
Cet album est tellement silencieux et beau à admirer qu'il est assez difficile d'en parler, de trouver des mots qui colleraient à son talent. Donc, je vous conseille de suivre votre instinct, de rencontrer cette petite fille qui recueille des bouts de vie dans le creux de sa main et en observe les transformations possibles : un flocon de neige, il a fondu ; un oiseau blessé, je l'ai soigné ; un petit têtard, il est devenu grenouille ; une luciole, puis je l'ai relâchée ... et ainsi de suite jusqu'à la page finale qui annonce la naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur. C'est très, très beau ! Beaucoup de douceur et de poésie s'en dégagent. Comme une berceuse.
Dans le creux de ma main, Laëtitia Bourget / Alice Gravier (Sarbacane, 2010)
J'ai mis du sable dans mon cartable Comme d'autres en mettent dans leurs chaussures.
La fin de l'été et des vacances rend toujours un enfant nostalgique, le petit narrateur ne veut pas rentrer, ne veut pas s'encombrer d'un cartable trop lourd, se noyer dans des histoires avec des dates, des rois et des guerres. Il fait durer le souvenir de la plage, du château de sable, des bons moments passés avec sa grand-mère. Et ainsi, chaque jour, il lui écrit un petit mot ...
Et le temps passe plus vite ainsi, me semble plus doux En attendant les prochaines vacances
Cet album met du baume au coeur, grâce à lui la nostalgie nous paraît plus douce et le retour au quotidien nous semble moins amer. La sensibilité de Christine Beigel s'associe merveilleusement avec la fantaisie des illustrations de Clotilde Perrin !
J'ai mis du sable dans mon cartable, Christine Beigel / Clotilde Perrin (Sarbacane, 2010)
Dans la vie, on nous apprend à suivre la ligne, à regarder droit devant, à filer doux. Mais un jour, Léa a eu envie de regarder à côté. De s'échapper, de s'envoler. Et ce qu'elle découvre ne cesse de la surprendre et la séduire. Il y a notamment le nouvel élève qui vient s'asseoir à ses côtés, qui lui glisse un sourire et un regard très complice. Un fil invisible s'est tissé entre eux. Sans un mot. Le maître peut lui seriner, C'est devant que ça se passe ...
Non, monsieur, la vie, c'est pas droit devant ... c'est juste à côté !
C'est un formidable hymne à la liberté, au rêve et à l'imagination. C'est une petite révolution de sortir du rang, de laisser son regard s'échapper, ses esprits divaguer, de lever son nez et de moins regarder son nombril, de s'extasier sur ce qui nous entoure, d'aimer ça et d'en redemander ! Cet album ravira petits et grands lecteurs.
La vie juste à côté, Anne Mulpas / Marjorie Pourchet (Sarbacane, 2010)
Après un début laborieux, ce premier tome (d'une série qui comptera 5 livres) s'est révélée une étonnante surprise, surtout dans les 100 dernières pages. C'est peut-être un peu long mais ça vaut le coup, car j'ai le sentiment que 200 pages ne sont pas de trop pour expliquer dans quel bourbier nous sommes, aux côté de la jeune Dru Anderson, seulement 17 ans, et un mental de choc.
Son quotidien, c'était de suivre son père à travers le pays car il traquait les vilaines créatures du Real World. Dru a été son assistante, elle connaît les armes, les replis d'urgence, les déménagements incessants. Elle a perdu sa mère alors qu'elle n'avait que cinq ans, sa grand-mère l'a ensuite prise sous son aile, lui dévoilant que Dru possédait un don ("the touch"). Aujourd'hui, rien ne va plus, son père n'est pas rentré d'une mission, ou plutôt il a été transformé en zombie et Dru n'a pas eu d'autres choix que de l'éliminer froidement. C'est glauque, la panique totale, elle fuit et se retrouve au lycée où un garçon de sa classe, Graves, comprend très vite que quelque chose cloche. Sans poser de questions, il l'entraîne dans son refuge (le garçon squatte dans un centre commercial) et ne veut plus la quitter.
Manque de bol, cette association de bras cassés va leur coûter. Dru est à son tour poursuivie par les monstres qui ont eu la peau de son père, Graves est mordu par un loup-garou et de nouveau il faut fuir, s'en aller le plus loin possible et tenter de trouver une solution. C'est alors que Christophe fait son entrée. C'est un djamphir, le fruit d'une union entre un vampire et une humaine, il se présente comme étant l'ange gardien de Dru, venu à son secours, lui sortant un discours impossible sur ses véritables origines, mais Dru dit stop. Elle n'en peut plus, ne fait confiance à personne mais la traque n'en finit pas. Toujours et encore.
Grâce à Christophe, tout ce qui nous paraissait nébuleux et compliqué devient plus clair. L'histoire est enfin en place, c'est très bon, assez glauque et violent, mais ça ne manque pas de piquant et c'est même un tout petit peu sexy, mais très légèrement (ce n'est qu'un début, j'aime cependant quand Christophe emploie "little bird" pour parler à Dru ou quand Graves s'amuse à flirter innocemment, ça détend l'atmosphère !). La personnalité de Dru n'est pas sans rappeler une certaine Rose Hathaway (Vampire Academy), d'ailleurs ce n'est pas un hasard puisque Richelle Mead est aussi la marraine de cette série, Strange Angels. J'ai beaucoup aimé l'univers sombre et oppressant de Lili St.Crow et je suis impatiente (et curieuse) de connaître l'évolution de l'histoire.
J'avais été prévenue par Gaëlle que ces livres allaient être une rencontre très swoush et elle ne s'est pas trompée ! J'ai adoré, ma fille également, bref c'est le jackpot !!!
Ce sont des petites histoires délicieuses, qui se passent dans la forêt et mettent en scène des animaux dans des situations presque banales. C'est beau, c'est raconté avec justesse, c'est illustré avec goût, c'est tout simplement un pur bonheur de lecture ! (Et c'est aussi très difficile de mettre des mots sur autant d'enthousiasme !)
Dans Tristesse et Chèvrefeuille, La Taupe apprend la mort de son père, lequel avait disparu de sa vie depuis des lustres. Le notaire la convie à prendre connaissance du testament et d'un mystérieux paquet rouge. Très remontée, La Taupe n'a pas du tout envie de se rendre aux funérailles. Après tout ce temps, non mais !? ... Mais après une nuit fort agitée et un malaise au marché, La Taupe comprend qu'elle n'a pas le choix et se rend à l'autre bout de la forêt. C'est la première fois qu'elle entreprend un si grand voyage toute seule, imaginez !!!
« Elle était bien décidée à en finir une fois pour toutes avec cette histoire de papa, de mort, de larmes, de tristesse interminable. Voilà, elle irait, oui, elle irait. Pas pour lui, pas par curiosité, pas pour ce fichu paquet rouge, mais pour... pour la fin de la tristesse, voilà. »
Je n'en dévoile pas davantage, mais une chose est sûre : c'est génial !
Dans Le bal d'automne, Le Hérisson a pour mission de distribuer des invitations à tous les habitants de la forêt, y compris l'illustre inconnu qui vit à LAMARGE. Personne ne le connaît, des tonnes de potins circulent à son sujet, pourtant Le Hérisson prend son courage à deux mains et se rend sur place. Ambiance, ambiance... Drôle d'habitation, pas un bruit et personne à l'horizon, jusqu'à ce que la porte s'ouvre dans un crouuuuic... « Une goutte perla sur son front plissé. »
Et comme je trouve la suite admirable et pleine de surprises, je vous laisse aux bons soins de Ramona Badescu et Aurore Callias, vous ne le regretterez pas !
Albin Michel jeunesse (2010) - 72 pages chaque livre - 10€
Un superbe écrin pour les contes de garnements et galopins de Beatrix Potter : indispensable, indémodable, regroupant 11 contes classiques dont Pierre Lapin, la famille Flopsaut, Sophie Canétang... (chez Gallimard jeunesse). Un régal !
Dans un autre genre, mais tout aussi classique :
La belle lisse poire du prince de Motordu fête ses 30 ans ! Il était un prince de Motordu qui menait la belle vie et habitait un chapeau magnifique au-dessus duquel, le dimanche, flottaient des crapauds bleu blanc rouge. Le prince aimait beaucoup lancer des poules de neige ou mener paître son troupeau de boutons. Il ne s'ennuyait jamais. Un jour, ses parents lui conseillent de se marier (s'il venait à tomber salade, qui lui repasserait son singe ?!) et le prince monte dans sa toiture de course pour se mettre en quête d'une fiancée. En chemin, il rencontre la princesse Dézécolle, en train de cueillir des braises des bois, également institutrice dans une école publique, gratuite et obligatoire, qui le prend sous son aile afin de le guérir de ses mots de tête. Et ainsi de suite... L'histoire est un festival de liberté et d'impertinence pour l'exercice de l'apprentissage de la langue. C'est drôle, oui, car aux yeux des enfants cette histoire brise tous les interdits, avec intelligence !
(La nouvelle aventure, intitulée Motordu et Rikikie, manque un peu de peps et de charme, mais elle fait la part belle à tous les héros de l'imaginaire, tous les héros issus de la littérature de jeunesse qui trouvent refuge dans l'imagination des lecteurs, lesquels s'en nourrissent pour mieux grandir. C'est donnant-donnant !)
Nous avons aussi écouté de la musique indienne,
La culture indienne me fascinant toujours, j'apprécie de lire des histoires se passant en Inde ou écouter de la musique typique, comme celle que nous offre cette danse du démon, fortement enrichie de couleurs chatoyantes, dans un grand tourbillon de sons d'instruments traditionnels indiens, comme la flûte bansuri, le sitar, les grelots ghungru, le tambour dhol, les cymbales krotales, et les voix de chanteurs en bengali. A la fin de l'ouvrage, tout est bien expliqué, c'est toujours utile.
La danse du démon est une histoire de Muriel Bloch, illustrée par Allegra Agliardi, qui raconte la ruse d'un garçon très paresseux, nommé Devdas, qui croise sur son chemin un vilain démon, prêt à le dévorer. Le garçon sort alors de sa poche un miroir et lui déclare qu'il est un redoutable chasseur de démons et qu'il vient de capturer son visage. La ruse fonctionne à merveille, le démon se plie en quatre pour satisfaire tous les caprices de Devdas et lui crée aussi sa richesse.
Et pour finir, deux sorties en FOLIO JUNIOR absolument épatantes :
Le troisième tome de la série Le Livre du Temps de Guillaume Prévost, non ce n'est pas mon préféré, mais il a le grand honneur de boucler cette saga passionnante, riche en rebondissements, pleine d'élégance et de détails historiques qui apportent un intérêt pédagogique à cette lecture (en plus du reste, c'est bien compris ?). C'est une série que je recommande fortement, j'avais été bluffée par les deux premiers tomes, le dernier est juste un peu plus ... frustrant, car c'est le dernier, le plus attendu, il a beaucoup à faire, et il s'acquitte admirablement de toutes ses missions, apportant toutes les solutions, même les plus surprenantes, mais fait sentir que c'est fini, qu'il faut tourner la dernière page, et non, vraiment, je n'aime pas ça, je suis trop nostalgique...
Tobie Lolness, vous connaissez ? C'est ma série fétiche, chouchou, d'amour et tout ce que vous voulez. C'est du bonheur en barre, une combinaison d'amitié, d'amour, de respect et de tolérance, d'intérêt pour la planète, du mystère des arbres, etc. "Les Yeux d'Elisha" suit "La vie suspendue (tome1) et signe la fin de l'aventure, snif. C'est à la fois un enchantement et un déchirement, car c'est toujours difficile de quitter un monde, des personnages, mais il n'en reste pas moins un souvenir ébloui et inoubliable. Tobie Lolness est une série INDISPENSABLE, à mes yeux, qui sait raconter une histoire authentique, captivante et très intelligente, le tout enrobé dans une ambiance poétique et romantique (merci François Place). Bref, il FAUT lire Tobie Lolness ! Timothée de Fombelle est un GRAND auteur, lisez VANGO, aussi, pour vous en convaincre !
Rebelles, le premier tome de la série d'Anna Godbersen, est disponible en format poche (LdP) !
Dans le New York de la fin du XIXe siècle, Elizabeth Holland n'a aucune envie d'épouser Henry Schoonmaker, le riche fiancé choisi par ses parents, d'autant plus qu'elle aime Will, le domestique de la maison. Elles sont belles, riches, snobs, amoureuses et prêtes à tout pour trouver l'amour, l'argent et la gloire… Scandales, drames et complots sur fond d'humour et de passion : le roman d'une jeune fille libre en 1899 à Manhattan. (4° de couv)
La série collectionne les clichés, c'est mièvre et ça coule de partout, cela colle même aux doigts, c'est limite écoeurant, tant de visages en forme de coeur et les teints forcément d'albâtre laissent penser qu'on baigne dans du *harlequinisme* de haut vol. Et pourtant, on s'accroche, on en redemande, on aime ça et on suit avec délectation les péripéties amoureuses de la bonne société new-yorkaise, la même qu'affectionnait Edith Wharton. Du moins, Anna Godbersen manie autrement la plume, moins classieuse et plus cinématographique. L'effet fait illusion. Les personnalités sont stéréotypées, l'histoire repose sur les cancans, les scandales, les liaisons secrètes et les alliances arrangées. On y découvre aussi des êtres avides, opportunistes, sans état d'âme. Ce n'est pas de la grande littérature, mais la série se lit avec facilité et réussit à construire une intrigue habile, riche en suspense et assez bien fouillée pour nous émouvoir, nous atteindre et nous embarquer. La suite tient la route, la série se boucle en quatre tomes.
Grandiose ! Quel roman ! J'ai a-do-ré ! C'est sombre, baigné dans les contes de fées, les vrais, ceux qui sont sans espoir, qui font pleurer, saigner et trembler de peur. C'est magique, car envoûtant. Un charme fatal. Quasi immédiat, car les premières pages sont un peu teintées de brume. La suite se laisse dévorer, d'une traite. C'est radical. Fascinant !
Deux frères, Jacob et Will Reckless, ont traversé le miroir que cachait leur père dans son bureau. Ce miroir ouvre vers un autre monde, un monde en guerre, entre les chairs molles (les humains) et les Goyls (des créatures de pierre). Ces derniers sont redoutables, un coup de griffe vous transforme en pierre, comme cela a été le cas pour Will. Il souffre, est en train de se métamorphoser et son frère Jacob veut le sauver. Or, la Fée Sombre a rêvé de lui - du Goyl en jade. Le roi a envoyé ses meilleures troupes pour le trouver, la course contre la montre est entamée.
C'est sur ce rythme trépidant que la lecture s'enchaîne, dans un univers proche du conte, où la féérie, mielleuse et sentimentale, n'a pas lieu d'être. Les références sont nombreuses, détournées, et c'est un régal. Les émotions sont fortes, Jacob et Will sont unis mais la malédiction est en train de les séparer, de plus la jolie fiancée de l'un est en train de faire perdre la tête de l'autre, ou est-ce simplement sous l'effet de l'eau d'alouette ? Ils sont aidés dans leur tâche par Fox, leur amie-renarde, et par Valiant, un nain redoutable, fourbe et menteur, seul l'appât du gain compte à ses yeux. Des personnalités aussi belles et excentriques servent une intrigue délicate mais efficace. Ce qui rend cette oeuvre saisissante et scotchante, c'est l'aura qui s'en dégage, la force narrative et le pouvoir d'imagination de Cornelia Funke, c'est brillant, complètement exaltant, c'est aussi assez désespéré et poignant, mais c'est pour ça qu'on en redemande !
Gallimard jeunesse (2010) - 330 pages - 15€ imaginé et raconté par Cornelia Funke et Lionel Wigram illustrations intérieures de Cornelia Funke Traduit de l'allemand par Marie-Claude Auger
Le Jardin en Chantier d'Aurélia Grandin (Actes Sud) -) merci encore Gaëlle !!!
La dernière aventure de la Princesse Mortadelle et de ses parents trop occupés : une tempête vient d'emporter le château avec tous ses biens et ses conseillers. Livrés à eux-mêmes, les trois membres de la famille royale trouvent refuge dans un arbre et réapprennent à butiner et à profiter de la vie (ce qu'ils ont un peu perdu de vue).
Princesse Mortadelle et la drôle de tempête, Didier Lévy & Nathalie Dieterlé (Nathan).
En séance de grosse rigolade, nous avons eu ceci :
une histoire de croco qui dévore tout ce qu'il trouve, une histoire que ma fille qualifie de ... euh, marrante mais un peu dégoûtante, han mais je te jure, maman, il y a des passages où c'est horriiiiible, tout ce sang, toutes ces victimes innocentes (ma fille est pure !), je n'en revenais pas (sincère et poignante élocution de la miss, avec la main sur le coeur, la mine profondément choquée)... hihihi, j'étais davantage bidonnée ! Oui, c'est irrévérencieux, le croco est un affamé qui n'écoute pas les règles basiques de la vie dans la jungle ou à la ville, il n'en fait qu'à sa tête, s'attire des ennuis mais il s'en fiche car il trouve toujours la sortie de secours ! Grosse surprise, par contre, de découvrir que c'est un titre de référence pour l'Education nationale (liste de cycle 3) ... ah ouais ? Je me suis empressée de l'énoncer à ma fille, huhu, je vous épargne sa réaction. ^.^
Pour ceux que ça intéresse, c'est un titre de Joann Sfar (Monsieur Croco a beaucoup faim, chez Gallimard).
Et un extrait pour le sourire :
extrait de ce petit bouquin ...
UNE FRIANDISE QUI NE DONNE AUCUNE CARIE !!! C'ETAIT TROP BON ! Merci encore Gaëlle !
Et pour finir : Marshmalone de Lolita Séchan ! Un régal !!! Si vous recherchez une lecture facile, distrayante, intelligente, avec des clins d'oeil, des situations qui sentent le vécu, des moments qui vous rappellent votre propre jeunesse, des éclats pas du tout nostalgiques, et encore moins mélancoliques, bref ce livre est pour vous. Imaginez une Lolita d'une vingtaine d'années qui apprend que son papa et sa nouvelle femme vont avoir un bébé ... Imaginez le choc, et c'est tout un film qui repasse en boucle, un apprentissage d'être grande soeur, de se trouver face à de nouvelles responsabilités (le beau mot), de ne pas savoir comment aborder sa propre vie d'adulte, d'être maladroite, colérique, envieuse et jalouse, mais drôle, drôle, drôle ! (Pour celles qui le liront, je pense à la soirée en boîte ou aux jeux d'enfance, notamment celui de la catapulte où tu atterris partout sauf sur les coussins ! ... Hihihi, j'étais éclatée de rire !). Alors, oui franchement je vous le conseille car c'est vraiment bien !