11/10/16

Dear You saison 2, d'Emily Blaine & Jessica Monceau

Dear You 2

Trêve de suspense, entre Andrew Blake, le fantasme ambulant, et Dan, qui annule une soirée romantique pour un match de football, Kathleen a fait son choix. Mais la situation est loin d'être idyllique. Le couple ne fait que jongler entre avions, rendez-vous d'affaires et pression médiatique. Andrew cherche à préserver la jeune femme de l'inquisition journalistique, en pure perte. Kathleen est projetée sous les feux de la rampe, puis manque défaillir en constatant les effets sur Andrew. Paniqué à l'idée qu'un détraqué se serve d'elle pour se venger, le type abdique. Froidement, sèchement. La scène de rupture équivaut à une passe d'armes et fait vachement flipper. Dans le fond, c'est ridicule ET inutile car on se doute que, quelques pages plus loin, les réconciliations auront lieu. Et tout ça me fait soupirer haut et fort. C'est le souci d'une romance en plusieurs épisodes, étirer en longueur une intrigue rebattue. Résultat, ça saoule. Et ça vire à la stupidité. Les atermoiements mièvres du couple pompent l'air, la sérénade du je-t'aime-moi-non-plus m'inspire de grands cris de ras-le-bol. Et le je-te-quitte-pour-te-protéger, on nous l'a déjà fait. C'est bon, on n'en peut plus. Tout comme la représentation du personnage d'Andrew Blake - dominant et intransigeant, avec évidemment des failles secrètes - hello clichés. Kathleen, par contre, pourrait agréablement surprendre pour son punch et sa détermination à reconquérir son mec, même si je trouve ça pathétique et larmoyant comme entreprise. Enfin voilà. On tourne en rond. J'avais cru que la sensation apaisante de Dear You saison 1 aurait été perpétuée à la lecture du deuxième tome, mais non. D'entrée de jeu, j'ai rapidement craint pour ma capacité à endurer cette bluette. J'aurais dû m'abstenir et me contenter de l'appréciation correcte d'avoir écouté une jolie petite histoire d'amour sur sa période d'apprentissage. Ma curiosité me perdra... Sur ce, je vais faire l'impasse sur la “saison 3” qui sort pourtant ce mois-ci chez Audiolib, et malgré le suspense de la photographie qui me tenaille... Allez, j'avoue. En fouillant sur internet, j'ai obtenu ma réponse et je tombe des nues ! ^-^

Texte lu par Jessica Monceau pour Audiolib (durée : 8h 34) - septembre 2016

Agréable interprétation de Jessica Monceau, dont la voix douce nous berce et nous câline plaisamment. Le format audio est bénéfique au roman et lui donne une ambiance vaporeuse et ensorcelante. Les remerciements sont lus par l'auteur en personne, mais je ne la sens pas particulièrement à l'aise dans cet exercice.

 

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10/10/16

Les Humeurs insolubles, de Paolo Giordano

Les humeurs insolubles

Cette lecture m'aura finalement apporté des sensations multiples, entre émotion, agacement et empathie. C'est l'histoire d'un couple qui embauche Madame A. pour aider au confort domestique et soutenir l'arrivée du bébé. Nora et le narrateur se soumettent à ses directives avec soulagement, le quotidien les embrouille, la maternité aussi. Ils ne savent clairement pas assumer leurs responsabilités. Madame A. est une femme autoritaire, qui prend en charge le ménage, la cuisine, l'enfant et le couple sous son aile. Sa simple présence constitue un pilier solide pour le foyer.

Et puis, Madame A. les quitte car elle est atteinte d'un cancer et veut affronter seule la maladie. Elle laisse ainsi le narrateur et son épouse dans le plus grand désarroi. Leur équilibre est rompu, faisant apparaître les failles de leur famille : une intimité qui s'étiole, un fils qui n'est pas meilleur que les autres, juste dans la moyenne, un travail prenant, une carrière qui tâtonne... Le désistement de leur “Babette” laisse insidieusement éclater une déroute à venir. Et c'est à travers ce roman de 130 pages qui ressemble à une lettre d'excuse pour cette femme échappée mais jamais oubliée que le narrateur exprime sa gratitude et ses regrets, tout en cherchant une solution pour retrouver le souffle et l'élan qui manque à leur vie.

La démarche est assez égoïste, et en même temps d'une grande sensibilité, en plus de la douleur de Madame A. confrontée à ses traitements, ses sautes d'humeur et son besoin de retrait, tout ça forcément m'interpelle et me fait mal à lire. L'histoire est poignante, lourde et désarmante. Et l'interprétation donnée par Lazare Herson-Macarel l'enferme aussi dans un immense voile de tristesse. C'est heureusement court à lire, moins de trois heures, car je pense qu'au-delà l'ennui aurait gagné du terrain. Pour évoquer le deuil et la détresse, mieux vaut l'étaler avec parcimonie. Un roman bouleversant par ses révélations et sa photographie de la famille, dont l'extrême complexité est mise à nu sans adoucisseur.

Texte lu par Lazare Herson-Macarel pour Sixtrid (durée : 2h 56) - mai 2016

Traduit par Nathalie Bauer pour les éditions du Seuil

 

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#Audiolib fait son cinéma !

LES ROMANS AUDIOLIB PORTÉS À L’ÉCRAN CET AUTOMNE …

UNE VIE ENTRE DEUX OCEANS de Derek Cianfrance avec Michael Fassbender, Alicia Vikander & Rachel Weisz
sortira en salle le 5 octobre
A (ré)écouter : la version Audiolib du roman de ML Stedman
lue par Martin Spinayer

Tom et Isabel vivent heureux sur l'île de Janus Rock, au large de Point Partageuse, au sud de Perth, en Australie. Tom est gardien de phare. Leur couple vit un bonheur parfait, rapidement obscurci par des fausses couches à répétition, qui les plongent dans un profond désarroi. Aussi, le jour où une barque échoue sur leurs côtes, avec à son bord un homme - mort - et un bébé, Isabel supplie son mari de le garder et de n'en parler à personne. Tom va agir par amour pour sa femme, il va masquer la vérité et truquer ses rapports. Il le fait, parce qu'il sent Isabel au bord du gouffre. Pour elle, l'arrivée de ce bébé est un cadeau du ciel, elle refuse d'envisager une autre solution. C'est son bébé, ou rien. La suite ne cessera de se révéler poignante et débordante d'émotions. Car ce livre est d'une sensibilité rare, qui évoque l'amour, l'isolement, le bonheur et la plénitude, mais surtout la maternité et tout ce qu'elle implique en folie et sacrifice. Un véritable déchirement. Et qui nous interroge : qu'aurions-nous fait à leur place ? Un roman bouleversant et très beau. Martin Spinhayer livre une interprétation poignante du récit, même si j'ai eu du mal avec les voix féminines, sinon la réalisation sonore est impeccable, la version envoûtante et carrément dépaysante.

#Jeu "Une vie entre deux océans" pour gagner 10 places de cinéma pour aller voir le film ou des livres en différents formats !

 

La fille du train

LA FILLE DU TRAIN de Tate Taylor avec Emily Blunt
sortira en salle le 25 octobre
A (ré)écouter : la version Audiolib du roman de Paula Hawkins
lue à trois voix par Valérie Marchant, Joséphine de Renesse et Julie Basecqz

Rachel prend le train tous les jours pour se rendre à Londres. Elle passe tous les matins devant son ancien quartier, où son regard effleure sa maison, désormais habitée par son ex et sa nouvelle compagne. Elle se complaît également dans le spectacle offert par le couple voisin, qui lui semble si parfait et infaillible. Or, un jour, Rachel surprend la jeune femme dans les bras d'un autre homme, en train de s'embrasser. Puis apprend qu'elle a disparu et que la police effectue des recherches actives. Rachel, convaincue de posséder des éléments essentiels, n'hésite pas à s'investir dans l'enquête... même si les inspecteurs la considèrent avec commisération et la traitent de témoin peu fiable, du fait de son alcoolisme notoire. Toute la force du roman provient ainsi des trois intervenantes dans l'histoire, dont les rôles interchangeables viennent complètement troubler notre perception de l'intrigue. On ne cerne plus la plus crédible ou la plus coupable des trois et c'est assez perturbant. Cela compense aussi avec le peu d'action dans notre affaire, qui tient la distance grâce à une pression psychologique constante et finement jouée. Qu'on aime ou pas, cela reste une lecture redoutable sur un plan machiavélique, et efficace pour le climat lourd, suspicieux et tendu de bout en bout. Les trois comédiennes, Valérie Marchant, Joséphine de Renesse et Julie Basecqz, apportent au livre audio (Audiolib) une dimension théâtrale très appréciable, en jouant chacune leur rôle avec une sensibilité qui leur est propre. Cette interprétation fausse aussi la partie et confond le lecteur résolument perplexe et désireux d'en découdre. Mieux qu’un thriller exceptionnel, l'éditeur parle de « piège paranoïaque et jubilatoire ». Écoutez-le, vous comprendrez pourquoi. 

 

Inferno au cinéma

INFERNO de Ron Howard (réalisateur de Da Vinci Code) avec Tom Hanks, Felicity Jones & Omar Sy
sortira en salles le 9 novembre
A (ré)écouter : la version Audiolib du roman de Dan Brown
lue par François d’Aubigny

Robert Langdon se réveille sur un lit d'hôpital à Florence, frappé d'amnésie sur les dernières trente-six heures. Pour échapper à une nouvelle tentative d'assassinat, il s'enfuit avec une jeune femme médecin, Sienna Brooks. Pour seul indice, Langdon possède une capsule avec une image de Botticelli, La Carte de l'Enfer, inspirée par le poème de Dante. C'est le fil rouge, le détail autour duquel il faudra tourner et retourner, comprendre les messages codés, chercher l'explication derrière des rendez-vous loupés, fuir un ennemi invisible, s'en remettre à cette jeune femme blonde, au passé mystérieux. L'intrigue est drôlement bien ficelée, avec soubresauts, entourloupes, rebondissements et gong fatal. On sursaute à plusieurs reprises, tout en reconnaissant que c'est facile, trop facile. On se laisse entuber comme des andouilles. Par principe, on ferme les yeux et on suit Langdon dans un dédale infernal, entre Florence, Venise et Istanbul. La lecture est calibrée pour capturer le lecteur dans ses filets, on en prend plein les yeux et la tête. Ou les oreilles. Le format Audiolib offre une perspective intéressante, car on se la coule douce au son de la voix de François d'Aubigny, qui fait tout le boulot, il nous met en situation, fait monter la pression, joue avec le suspense et nous impose un rythme particulièrement stressant.  Côté divertissement, c'est tout  bon.

 

 

MAL DE PIERRES réalisé par Nicole Garcia avec Marion Cotillard
sortira en salles le 19 octobre
A (ré)écouter : la version Audiolib du roman de Milena Agus
lue par Sandrine Willems

Direction la Sardaigne, où la narratrice raconte l'histoire de sa grand-mère, bien malheureuse d'être à 30 ans toujours célibataire et repoussée par ses soupirants. Elle va accepter par dépit d'épouser un type quelconque, au grand soulagement de ses parents qui se désespéraient de marier cette fille très belle, mais à la réputation d'allumée qui écrit des poèmes olé-olé à ses amoureux. La voilà donc mariée à un veuf qu'elle n'aime pas, mais lui non plus ne l'aime pas, il accepte de ne pas la toucher et court se soulager dans les maisons closes. L'histoire ensuite nous transporte durant l'automne 1950, au cours d'une cure thermale sur le continent, la grand-mère a 40 ans et rencontre le Rescapé. Entre eux va naître une belle histoire d'amour, qui marquera à jamais la grand-mère. Mais sait-on jamais tout de quelqu'un, aussi proche soit-il ? Ou quand l'amour devient une maladie, une folie et une malédiction. Voilà tout le propos de ce roman étourdissant, à l'histoire fascinante et aux personnages mémorables, qu'on quitte presque à regret. Par son sens de la musicalité, Sandrine Willems restitue toute la troublante beauté de Mal de pierres.

 

Rien à voir avec le roman, mais sinon il y a aussi :

Afficher l'image d'origineBRIDGET JONES BABY réalisé par Shannon Maguire avec Renée Zellweger, Colin Firth & Patrick Dempsey
en salle le 5 octobre
Pour comparer : la version Audiolib du roman de Helen Fielding
lue par Odile Cohen

Bridget Jones, dans le roman, est une veuve de 51 ans, qui tente de se reconstruire, surmonter sa douleur et élever seule ses deux jeunes enfants, Billy et Mabel. On pourrait verser sa petite larme, sauf que le ton est drôle, léger, nostalgique, poignant, sincère ET farfelu... C'est du Bridget Jones, après tout ! Délurée jusqu'au bout des ongles (elle ose Twitter et les rencontres sur internet, se fourvoie mais nous fait rire constamment). Possède sans conteste un solide sens de la dérision (les cheveux en pétard, le maquillage baveux, la robe trop apprêtée pour un rendez-vous professionnel, une bourde phénoménale dans l'écriture d'un scénario, son secourisme pathétique dans les arbres...). Bref. Bridget ne change pas. C'est toujours aussi désopilant, pétri de sarcasmes, avec toutefois la conscience aiguë du temps qui passe, du corps qui se transforme en bouée, de la solitude, du désœuvrement, du sentiment d'être bonne pour le recyclage... Cinquante ans, c'est un tournant dans la vie d'une femme. Et personnellement j'ai trouvé que Helen Fielding avait su traiter le sujet avec sincérité, tout en distillant un grain de folie appréciable. Bridget Jones m'a fait rire, mais rire. Certes, elle collectionne les expériences saugrenues, décide par exemple de s'offrir une séance de Botox, mais ressort avec une allergie qui lui crispe les lèvres et se met à baver (« un comble quand on sait que le but était de paraître plus jeune - comme si j'étais une vieille qui a eu une attaque dans une maison de retraite. Suis obligée de me tamponner sans arrêt avec un mouchoir »). Promesse tenue d'une lecture alerte et sans complexe, avec une héroïne pétillante et audacieuse, qu'on a bonheur de retrouver comme s'il s'agissait d'une bonne copine. Le livre a été lu par Odile Cohen qui figure parmi les interprètes féminines que je préfère en format audio : elle alterne avec brio le sens du ridicule et la corde sensible pour ce marathon de 12 heures qui ne nous semble jamais trop long. Et pour les plus nostalgiques, le nouveau Darcy tient la dragée haute aux sceptiques ! 

  

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08/10/16

Le Fantôme de l'Opéra, interprété par Domitille et Amaury

Le Fantôme de l'Opéra

L'œuvre classique de Gaston Leroux est revisitée dans cette version enfantine très pertinente. On y découvre une petite fille, Meg, qui adore danser et qui, grâce à sa mère, concierge à l'Opéra de Paris, obtient la chance d'être petit rat sur les planches mythiques de cette institution. Mais la fillette aime fureter dans les couloirs, suivre les conversations des adultes, surprendre les déclarations enflammées entre Christine, la cantatrice, et son fiancé Raoul, lequel est jaloux de son professeur de chant, qui n'est autre que le célèbre Fantôme de l'Opéra. Amoureux transi, mais exigeant, celui-ci s'emporte quand Christine refuse de l'épouser. Sa rage et sa douleur s'expriment avec violence. Et folie. Jamais les fiancés ne trouveront la paix en sa présence... Dans l'ombre, la petite Meg est ainsi le témoin discret de ce drame passionnel qui se joue en trois actes.

L'immersion dans cet ouvrage est tout simplement extraordinaire ! Les illustrations d'Hélène Druvert confèrent à l'ensemble un écrin fabuleux et raffiné, où le clair-obscur rivalise d'élégance et de mystère (la technique n'est pas sans rappeler la finesse de Sarah Gibb). De plus, la prodigiosité de la musique et l'interprétation talentueuse du duo Domitille et Amaury nous plongent à ravir dans l'histoire, fidèle à l’œuvre de Gaston Leroux, à travers une réécriture simple et imagée. La musique et les chansons allient le romantisme, la fougue et la fraîcheur entre générosité et grandiloquence, pour une harmonie parfaite et sans prétention. Car cet album reste accessible pour les plus jeunes, lesquels découvriront là un monument de la littérature fantastique du début du XXe siècle à leur mode. Plus généralement, cette lecture nous en met plein les yeux et les oreilles. Le spectacle y est ravissant, poignant et on adopte la splendeur incarnée par cette histoire ardente avec dévotion. Un album magnifique. ♥ 

De la Martinière Jeunesse - Novembre 2015

Librement adapté par Catherine Washbourne - Interprété par Domitille et Amaury

Sur une musique originale de Marc Demais

Illustré par Hélène Druvert

Histoire de Babar, le petit éléphant, de Jean de Brunhoff

Histoire de Babar, le petit éléphant

Babar naît dans la forêt et grandit auprès de sa maman dans la joie et l'insouciance, jusqu'au jour où un chasseur l'abat sous les yeux de l'éléphanteau qui court droit devant lui sans s'arrêter. C'est comme ça qu'il arrive en ville et découvre des hommes et des femmes vêtus de beaux habits, qui lui font envie. Sa rencontre avec une vieille dame très riche le tire alors de sa misère. Grâce à sa générosité, Babar peut se rendre au Grand Magasin et s'acheter un costume vert, une chemise, un chapeau melon et des souliers avec des guêtres. L'éléphant va se cultiver, apprendre à vivre parmi la bonne société, suivre des cours, faire de la gymnastique et même conduire une voiture. Parfois, il songe avec un pincement au cœur à son enfance dans la forêt. Et ce n'est pas l'arrivée impromptue de son cousin Arthur et de sa cousine Céleste qui va chasser son spleen... Il est temps pour Babar de rentrer au bercail ! L'ancien roi venant de casser sa pipe, c'est Babar qui prend la couronne au cours d'une cérémonie fastueuse et dansante. 

Ô nostalgie à la lecture de cet album qui reprend la partition créée par Francis Poulenc pour un accompagnement musical parfois trop marquant, mais où François Morel impose sa verve avec subtilité. L'histoire de Babar le petit éléphant fait figure de classique dans la littérature jeunesse, et c'est bien la première fois que je découvre l'album originel et ses illustrations au charme vintage indéniable. Une madeleine de Proust par excellence ! 

Gallimard Jeunesse, Hors Série Musique - Septembre 2015

Raconté par François Morel

Musique de Francis Poulenc - Réorchestré par Jean Françaix


Superminouche, de Fanny Joly & Caroline Huë

Superminouche

Rémi, le Chartreux saxophoniste, et Sido, la Siamoise violoniste, s'aiment d'amour tendre et rêvent du jour où un bébé viendra sceller cette belle union. Quand, enfin, leur rêve se réalise avec la naissance de leur adorable Superminouche. Minuscule et unique, un petit ange de sagesse.

En grandissant, l'enfant gagne aussi en tempérament. Têtue, colérique et capricieuse, la chipie ne lâche rien. À force de se chamailler avec ses parents, Superminouche boude et prend la poudre d'escampette. Ses pérégrinations la conduisent jusqu'aux égoûts de Paris, où elle rejoint l'Opé-Rats et fait la connaissance de Gérard le machiniste.

Là encore, n'en pouvant plus de l'autorité du Chef Raligula, elle prend la fuite à dos d'oiseau pour regagner sa maison, mais réalise que ses parents ont disparu. Et Superminouche a le Bouhouhou Blues... ^-^

Cette histoire pleine de poésie, de jeux de mots, de drôlerie et d'aventure se raconte sur des airs de jazz et ça swingue à tour de bras. L'ambiance est délicieuse, légère, alerte et entraînante, avec des illustrations cocasses qui s'accordent merveilleusement au tempo enfiévré de cette équipée sauvage.

On s'amuse comme des fous à accompagner la malicieuse Superminouche, en pleine crise d'adolescence, qui pense qu'ailleurs l'herbe est plus verte et fait ainsi l'apprentissage de l'inconnu à ses risques et périls ! Fanny Joly donne de la couleur et de la tendresse à cette escapade facétieuse et rythmée. On adore ! ♥

Gallimard Jeunesse - Hors Série Musique - Juin 2016 

Musique de Pierre-Gérard Verny - Illustrations de Caroline Hüe
Durée d'écoute : environ 45 mn

 

Dodo, Coco ! de Paule Du Bouchet & Xavier Frehring

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Coco est un petit singe malicieux. Après avoir passé une bonne journée avec ses copains, le soir venu, Coco se sent exténué et n'a guère d'appétit. Ou juste pour la mousse au chocolat. Mais au moment de se coucher, Coco ne trouve pas le sommeil. Il a envie de jouer avec son camion de pompier, d'écouter sa radio, de bondir sur son lit, et craaac ! Coco a cassé son lit. Catastrophe. Sa mère lui installe son matelas sur le sol, le console et lui chante une berceuse. Enfin, Coco s'endort doucement, doucement... 

Effet magique ! Cette histoire est drôlement apaisante, après avoir suivi les péripéties de notre petit singe récalcitrant, la berceuse de maman résonne comme le remède miracle & efficace pour faciliter l'endormissement des petits. Ce sont aussi de vrais instruments qui composent la réalisation, ponctuée de bruits familiers, à la fois pour éveiller l'oreille des enfants à la musique et pour les replacer dans un contexte chaleureux.

De plus, le graphisme est charmant, pour un rendez-vous réconfortant. Très plaisante découverte ! 

Gallimard Jeunesse - Éveil musical / Octobre 2015

Une histoire de Paule du Bouchet, illustrée par Xavier Frehring et racontée par Marion Stalens.
Sur une musique de Louis Dunoyer de Segonzac.

Dans ce livre-CD, les enfants pourront entendre : Un piano, Une clarinette, Une contrebasse, Un célesta.

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07/10/16

Abeilles, de Piotr Socha

Abeilles

C'est d'abord la couverture qui m'a incitée à ouvrir cet album, évoquant les abeilles en long en large et en travers, et dont le graphisme promettait aussi d'être époustouflant ! 

Bingo. La recette est efficace. On a ainsi des pleines pages illustrées, colorées et fabuleuses, qui nous content tous les secrets des abeilles : elles existaient avant les dinosaures, le miel a depuis l'antiquité était considéré comme un produit de beauté, utilisé aussi sur les morts, même Napoléon avait fait de l'abeille l'un des symboles du pays. 

Puissance, élégance, splendeur, piqûre et roublardise. 

Bienvenue dans le royaume magique des petites abeilles. Ce livre va ainsi décortiquer la nature, la science, l'histoire, la géographie, la société autour de ce petit insecte. L'étude est enrichissante et ne s'impose pas en catalogue rébarbatif. Les belles couleurs de Piotr Socha, graphiste et illustrateur polonais, sont un atout dans la sensation enthousiasmante de la lecture. 

En plus d'apprendre à reconnaître les différents types d'abeilles, l'auteur communique sur leurs habitudes, leurs rôles, leur vie dans la ruche, la pollinisation, la fabrication du miel, etc. Mais surtout, cet ouvrage rappelle que l'espèce est menacée et explique les causes de leur disparition, combien cette possibilité serait dramatique pour notre vie et notre quotidien.

Très bonne lecture pédagogique. 

De la Martinière Jeunesse - septembre 2016

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Big Nate, star de la BD, de Lincoln Peirce

Rendez-vous incontournable pour les amateurs de lectures rigolotes avec leur héros star de la BD - qui n'est pas sans rappeler un certain Dégonflé !

Big Nate, star de la BD

Big Nate adore dessiner et passe son temps à gribouiller en classe, au grand mécontentement de ses profs. Aussi, le garçon est fou de joie d'apprendre la création d'un club de dessinateurs de BD dans son école. Seulement voilà, son conseiller lui impose de recruter des filles pour le club. À sa connaissance, seule Dee-Dee serait la candidate idéale. Mais la réputation de cette fille n'est plus à faire : elle est excessive et épuisante pour son entourage. Une tragédienne en constante représentation. Hmm... Mais imaginez Big Nate et Dee-Dee se rendre ensemble au bal du collège,  avec un pagne hawaïen pour lui et une choucroute de fruits sur la tête pour elle (à voir absolument, c'est hilarant !).
Ce soir-là, d'ailleurs, le collège est évacué dans l'urgence suite à un souci technique. Les voilà tous obligés de se rendre au collège voisin, réputé pour écraser la concurrence. Pff, Nate est désespéré en découvrant le niveau de leur club de dessinateurs de BD, ses espoirs s'effrondrent, il peut faire une croix sur le concours d'écriture qu'il rêvait de remporter. 
Ajoutez que, dans son malheur, le garçon s'est fracturé le poignet droit et porte un plâtre, avec interdiction de dessiner pendant un mois. C'est définitivement la louze. 
Cet épisode est clairement l'un des meilleurs de la série, en vous réservant une lecture drôlissime, avec des dessins qui font mouche, des répliques tordantes, des expressions amusantes, des situations rocambolesques, et tout, et tout. Sûr qu'on ne s'ennuie pas un seul instant avec Nate et ses potes ! C'est toujours aussi délicieusement cocasse, sans prise de tête. Du divertissement bénéfique pour des lecteurs qui réclament des histoires simples mais efficaces.
 ☺

Traduit par Jean-François Ménard pour Gallimard Jeunesse

Repris en Collection Folio Junior - N°1770  /  Septembre 2016

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Divergente raconté par Quatre, de Veronica Roth

Divergente raconté par QUATREJ'ai une nouvelle fois profité du format audio pour me lancer dans cette lecture, alors que j'étais peu motivée pour lire les épisodes additionnels d'une série déjà ingurgitée et depuis longtemps digérée. Je m'interroge toujours sur la nécessité d'ouvrages dérivés, question business sans doute, car personnellement cela m'attire moyennement.
Autre excuse, je traversais une phase de nostalgie au moment de procéder au téléchargement sur Audible. Et cela a été favorable à ma lecture car j'ai pris un plaisir fou à retrouver les personnages de Veronica Roth, ainsi que son univers original, avant que celui-ci ne sombre dans le chaos. Bref.
L'occasion nous est donnée de faire connaissance avec un jeune Tobias Eaton, un garçon âgé de seize ans, martyrisé par son père, endeuillé par la disparition tragique de sa mère, franchement mal dans sa peau et résolu à se tirer de son gouffre. La cérémonie du Choix de la faction lui offre enfin la possibilité de s'échapper de son destin d'Altruiste pour conquérir sa chance chez les Audacieux. Adolescent solitaire et meurtri, il peine à se sociabiliser et accorder sa confiance aux autres. Pourtant, deux jeunes novices, Zeke et Shauna, s'attachent à lui, de même que son instructeur Amar, tandis que Eric le prend aussitôt pour cible à abattre et va cultiver sa jalousie avec méticulosité. 
Quatre va sortir de sa coquille et se familiariser avec de nouveaux acquis, on suit son parcours, sa formation, ses doutes et ses espoirs, en même temps qu'on le sent sensible à la politique environnante et soucieux des premiers frimas de sécession. Le personnage de Tris apparaît seulement dans la dernière histoire (Le traître) où l'on prend conscience, pour la première fois, d'émotions sincères et touchantes chez notre dur à cuire, de la possibilité d'une franche espérance chez cet éternel écorché vif et du tremplin pour la suite des aventures. 
En somme, c'est une lecture agréable, qui vient approfondir notre perception de la série Divergente, et plus particulièrement des personnages de l'ombre (Amar, Evelyn ou Max), de la vie de faction et des changements survenus dans l'initiation des novices, mais elle n'en demeure pas moins totalement accessoire à mon humble avis. 

Texte lu par Marine Royer pour Audible FR (durée : 6h 14) / Octobre 2015

>> Ce livre audio en version intégrale est proposé en exclusivité par Audible (uniquement disponible en téléchargement).

©2013 / 2014 / 2015 Veronica Roth. L'édition originale de ce livre a été publiée pour la première fois en anglais aux États-Unis aux éditions Katherine Tegen Books, HarperCollins Publishers, sous le titre Four: A Divergent Collection, Four: The Transfer: A Divergent Story, Four: The Initiate: A Divergent Story, Four: The Son: A Divergent Story, Four: The Traitor: A Divergent Story. Tous droits réservés.

Publié avec l'autorisation de HarperCollins Children's Books. / Éditions Nathan, pour la première édition. Traduction française par Anne Delcourt. (P)2015 Audible FR

Divergente raconté par QUATRE | Livre audio

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