31/08/10

The Hunger Games #3 Mockingjay

Mockingjay_Wallpaper_by_ashcro85

 

 

Je sors à peine de ma lecture et honnêtement j'ai du mal à afficher un plein enthousiasme.
Pourtant j'aime cette série d'amour, j'ai dévoré les deux premiers livres avec impatience et passion, totalement convaincue que cette série se vivait avec intensité. Donc, j'attendais beaucoup du dernier tome, trop peut-être, car j'en sors avec des sentiments divers : soulagement, incompréhension, frustration, amertume, déception. Oui, un peu.

J'étais préparée à recevoir une claque. Je savais que Mockingjay allait être sans concession. Que les personnages seraient malmenés, différents. Alors, oui, c'est sûr, je m'en suis pris plein la figure. Et j'ai tout encaissé, de manière admirable, car proprement stoïque. Après tout, la guerre est déclarée. Il va y avoir des pertes, des sacrifices, de la manipulation et de l'ambition éhontée. Des révélations toutes plus horribles les unes que les autres. Le pouvoir des images, la surenchère dans la violence, la folie de la médiatisation. C'est du lourd, à bien des égards.

Et pourtant, au fil des pages, je me suis sentie étourdie, amère et un peu trahie. Collins a transformé ses personnages, elle a été sans pité, à tel point que le lecteur se sentira déboussolée. Katniss se montre ici une héroïne forte et fragile, mais davantage sur la corde raide, avec des états d'âme et un ras-le-bol qu'on partage bien volontiers. Elle a conscience d'être un pion entre les mains du District 13, elle est mise en scène, joue son rôle mais on la sent si lasse, si peu elle-même. Plus trop the Girl on Fire, sauf à un moment, lors d'une scène assez pénible, et qu'on vit comme un alibi.

Gale, enfin, se révèle et semble fidèle à lui-même : une personnalité loyale, un vrai rebelle qui n'accepte plus la dictature et est prêt à prendre les armes. C'est aussi un ami exemplaire, une valeur sûre et réconfortante. Il va s'afficher, jouer des coudes, se battre aussi pour prouver sa légitimité, se résigner mais faire front. Toujours. Franchement j'ai été touchée par lui. Néanmoins, toute mon attention était tournée vers Peeta. Connaissant son sort à la fin de Catching Fire, les expectatives étaient nombreuses. Soit, je n'en dirai pas plus, mais je me suis sentie trompée.

Bien évidemment, je ne cherchais pas de la guimauve. Simplement, l'amour de Peeta était beau, tendre et pur. C'était trop, peut-être. Car Collins s'en est servi contre lui. La guerre a bon dos, j'ai trouvé que ce retournement au sujet de Peeta a été un peu trop rude.

 

En fait, tout s'explique dans ce livre. Tout est parfaitement logique, même si ça fait mal, même si au final tout paraît long, languissant et assez funèbre. C'est d'ailleurs la petite musique du livre, qu'on retrouve dans ces quelques mots, employés par Katniss pour parler d'elle-même : "Trapped for days, years, centuries maybe. Dead, but not allowed to die. Alive, but as good as dead. So alone that anyone, anything no matter how loathsome would be welcome."

Non, ce n'est pas gai ! J'avais entamé une série qui se voulait sensationnelle, inattendue, bouleversante, riche et captivante. Elle se termine sur une note de tristesse et de lucidité douce-amère. Collins accable les meneurs de guerre, mais souligne que les leçons enseignés par l'Histoire sont trop vite oubliées. "Now we're in that sweet period where everyone agrees that our recent horrors should never be repeated. But collective thinking is usually short-lived. We're fickle, stupid beings with poor memories and a great gift for self-destruction." Elle n'avait pas pour ambition d'écrire une bluette sentimentale, prévisible et bien propre. On l'avait bien compris ! (Si vous en doutiez, passez votre chemin.)

Beaucoup de tristesse, donc, et d'amertume, mais cette série restera à jamais l'une des plus belles révélations littéraires. Elle a su me procurer du bonheur et de la souffrance, j'ai été bluffée et abasourdie plus d'une fois, aujourd'hui elle se boucle de façon abrupte et douloureuse. On n'en sort pas indemne, mais ça fait partie du jeu.

May the odds be ever in your favor !

Mockingjay ~ Suzanne Collins (2010)

A paraître en VF en 2011 !

challenge Lire en VO - 26LireEnVo


15/07/10

Wings

wings_aprilynne_pike

Après des années passées à étudier chez elle, Laurel entre pour la première fois au lycée, dans une nouvelle ville. Dès le jour de la rentrée, elle y fait la rencontre de David, son partenaire de bio, un garçon charmant et très gentil, qui l'introduit auprès de son groupe d'amis et prend plaisir à passer de plus en plus de temps auprès d'elle. Mais un matin, la jeune fille découvre sur son corps une bosse qui ne cesse de grossir au fil de la journée. Peut-être est-elle gravement malade ? Elle n'ose en parler à ses parents, évite David avant de se confier à lui. Car cette protubérance s'est développée de façon déconcertante : ce sont maintenant des pétales de fleur qui s'étalent sur son dos. Des fleurs qui s'épanouissent sous l'apparence d'ailes.

A ce stade du roman, j'avoue que je n'étais pas follement emballée. L'histoire est charmante, romantique, mignonne et un brin mystérieuse. Par contre c'est lent, long, trop sentimental. Le style littéraire n'est pas folichon, les personnages n'ont pas de charisme dévastateur et cette histoire de fille-fleur ne m'intrigue pas davantage. Hmm, forte d'encouragements extérieurs qui préconisaient que le livre exigeait patience dans les premières pages, je me suis donc efforcée à poursuivre ma lecture.

Un nouvel élément m'a aussi redonné du baume au coeur, avec l'apparition d'un certain Tamani. (" He looked at her so possessively, as if she were a lover he had already won and he was just waiting for her to realize it. ") Hmm. Enfin un peu de sérieux. Mais qui est-il ? Laurel l'a rencontré dans la forêt qui jouxte le terrain de sa maison d'enfance (que ses parents envisagent de vendre), il la découvre dans toute sa splendeur florale et n'est nullement effarouché, plutôt séduit et enchanté, et prétend avoir des réponses ! Yalla.

A la place, Laurel se braque et prend la fuite. Elle se console dans les bras de David, oh oui, un gentil garçon. " He was sweet, patient, smart, fun, and he made no secret that he adored her. " Toutefois, la gentillesse n'est pas l'atout majeur du sex-appeal. Nous sommes d'accord ? Et depuis les prémices d'une rencontre plus folle et sauvage avec Forrestboy, moi j'avoue que j'en veux plus !

Les détails cocasses ne manqueront pas, comme l'histoire du pollen sur les mains. Il suffit d'un toucher pour ensemencer une jeune fille en fleur, et zou. Cela casse enfin le romantisme, bonjour le glamour, la fantaisie et ... place à la féérie. Sur ce, je crois que j'ai trop attendu de cette lecture. Résultat, j'ai été frustrée et un peu déçue. C'est trop gentil à mon goût, trop délicat et romantique, j'avais besoin de sensations fortes, donc cela ne collait pas trop avec le programme. Tant pis.

Wings / Aprilynne Pike

LireEnVochallenge Lire en VO - 19

 

 

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

12/07/10

Incarceron

Incarceron_de_Catherine_Fisher

  

Au-delà de cette très belle couverture, se trouve une histoire riche en promesses sombres et captivantes. Incarceron est une prison créée de toutes pièces, une prison vivante, avec des gorges qui s'ouvrent et avalent ses occupants, une prison qui se gausse et agit à sa guise pour punir, réglementer et organiser ce monde difficile. Finn fait partie de cet univers, il appartient au groupe des Racailles (qui pillent, tuent et font régner un climat de terreur). Or, le garçon est convaincu d'avoir un passé et force sa mémoire à raviver ses souvenirs enfouis. Il pense venir de l'Extérieur, son frère de sang cherche à le convaincre du contraire, jusqu'au jour où Finn trouve une clé.

Il existe bel et bien un autre monde, à l'Extérieur. Claudia est la fille du directeur de la prison Incarceron. Elle a été élevée pour être préparée à devenir reine, promise à un héritier imbu de sa personne, fainéant et prétentieux, qu'elle ne tient pas en haute estime. Elle est persuadée que son premier prétendant a été assassiné par son père et la reine en puissance. Claudia veut donc déjouer les complots, cesser la comédie qui consiste à créer une illusion permanente d'une société de l'Epoque (proche du 18° siècle), et percer le secret de la prison Incarceron, qu'on décrit comme idyllique. Claudia vient aussi de trouver une clé, et par la même occasion, parvient à entrer en communication avec Finn.

J'ai été totalement emballée au début de ma lecture par cette atmosphère étouffante, mystérieuse et donc captivante, avant de sombrer peu à peu dans un certain ennui. Ma fascination a cédé le pas à un malaise. A force d'être oppressant, Incarceron est devenu accablant. C'est sec, assez dur et froid. De plus, l'intrigue est assez lente, que ce soit du côté de Finn ou de Claudia, sans compter que ça reste plutôt prévisible. Cela m'a embêtée, très clairement. Incarceron propose un univers complexe, mais il manque LE truc pour rendre l'ensemble fluide et passionnant. Pas de place pour l'émotion, ni pour un zest de passion. Tout est tellement bridé, à l'exemple de la politique établie à l'Extérieur, où règnent la méfiance et la peur.

Claudia est une jeune fille modelée pour assumer de grandes responsabilités, du coup elle n'est nullement sujette à la sensiblerie, non pas que ceci représente un atout majeur, mais cela handicape la personnalité de la demoiselle, qui n'est donc pas très attirante.  Ce n'est pas mieux pour Finn, qui se débat dans son univers carcéral, trop alambiqué et poisseux, le garçon ne se révèle pas très attachant non plus, sans pouvoir l'expliquer véritablement, mais encore une fois, ça coince.

J'ai été désappointée par ma lecture, au fil des pages. Je n'avais plus envie de continuer, mon intérêt pour l'histoire a flanché et je ne suis pas sûre de vouloir connaître la suite. Incarceron manque singulièrement de souffle et de tension, le suspense est trop étalé, c'est lent, c'est long. En bref, j'ai trouvé que ça restait plat et austère. Je m'y suis ennuyée, j'ai été déçue.

Parution rapprochée du tome 2, Le cygne noir (Incarceron #2) le 21 octobre 2010.

Incarceron ~ Catherine Fisher
Pocket jeunesse (2010) - 500 pages - 14,50€
traduit de l'anglais par Cécile Chartres

17/06/10

En route pour l'avenir

L'instant est émouvant : il s'agit de mon tout premier roman de Sarah Dessen. Depuis le temps que je croisais son nom sur les supports, que les couvertures de ses romans me tapaient dans l'oeil, que sa réputation me chantait une douce mélodie à l'oreille, bref l'heure était venue pour moi de faire sa rencontre. Grosse, grosse pression.

En_route_vers_lavenir

Cela a d'ailleurs failli me coûter car, non contente de ne pas accrocher à cette couverture, j'ai aussi trouvé le début peu enthousiasmant. On y présente l'héroïne, Auden, une jeune fille de dix-huit ans qui a brillamment réussi dans ses études. Elle envisage d'ailleurs de passer l'été chez son père à bûcher comme une dingue pour sa rentrée à l'université. A Colby, petite station balnéaire, Auden doit cohabiter avec la nouvelle épouse de son père, Heidi, et leur nouveau-né qui pousse des cris stridents jour et nuit. Auden n'est pas un personnage très sympathique, elle est horriblement snob, méprisante, porte des jugements sur tout, pense que s'investir socialement n'est qu'une perte de temps et d'ailleurs elle ne s'abaisse guère à fréquenter les jeunes de son âge.

Et puis, les choses lentement se mettent en place. Auden va bosser tous les soirs sur la comptabilité de Heidi, propriétaire d'une boutique de mode, où travaillent également Maggie, Leah et Esther. L'entente est d'abord glaciale, Auden se doit de faire son mea culpa car elle a osé flirter avec l'ex de l'une d'entre elles, et puis les filles vont lui paraître beaucoup moins frivoles et futiles. Leur solidarité féminine commence à la griser, Auden va peu à peu se joindre à leurs activités et s'ouvrir au monde qui l'entoure. La jeune fille a aussi un secret : insomniaque depuis des années, elle tue le temps au volant de sa voiture ou dans un café qui reste ouvert toute la nuit. C'est comme ça qu'elle va rencontrer Eliot, lui aussi ne peut pas dormir, lui aussi a le regard voilé par des démons, lui aussi a des soucis. Ensemble, ils vont beaucoup discuter, faire des courses, se rendre dans un Lavomatic, manger des parts de tarte et boire du café. En confiant qu'elle a tout échoué sur le plan social, Auden va s'engager dans une quête du temps perdu initiée par Eliot.

Finalement, j'ai vraiment beaucoup aimé lire ce roman. Je m'y suis sentie très à l'aise, confiante et heureuse de partager cette chère complicité qui unit la petite bande de Colby. De plus, ce sont les vacances, le rythme est nonchalant, on apprécie de suivre ce train-train ponctué d'instants ordinaires, touchants et nostalgiques. Sarah Dessen a vraiment su me séduire, tant son univers est doux, réconfortant, traité avec justesse, sans mièvrerie. Les lecteurs peuvent s'identifier aux personnages non sans mal, l'histoire est franchement réaliste et le tout est raconté avec simplicité et beaucoup d'authencité. Je comprends maintenant pourquoi cet auteur remporte toute l'adhésion de son public ! Je relirai très prochainement ses autres livres. 

En route vers l'avenir ~ Sarah Dessen
Pocket (2010) - 440 pages - 18 euros
traduit de l'anglais (USA) par Véronique Minder

06/05/10

Enfin !

C'est jour de délivrance pour les lecteurs de Cassandra Clare et de Suzanne Collins !

Pocket

Très attendu par les lecteurs de Cassandra Clare, Le miroir mortel (tome 3 de La Cité des Ténèbres) répondra à de nombreuses questions : les liens entre Jace et Clary, la vérité sur leurs origines, la quête absolue de Valentin, l'apparition soudaine d'un nouveau personnage - Sébastien. Ce troisième tome s'exporte de New York à Idriss, le berceau des Shadowhunters. L'ambiance est plus sombre, la signature des nouveaux accords est retardée, la guerre déclarée par Valentin semble imminente. Donc, oui c'est un tome explosif avec beaucoup d'action, toujours de l'humour et une pointe d'amour aussi. Jace et Clary passent probablement moins de temps ensemble, mais les rares instants offerts valent leur pesant de cacahuètes. Assurément, un tome à la hauteur de toutes nos attentes !

 

 

La Cité des Ténèbres ~ Cassandra Clare
Livre 3 : Le Miroir Mortel
Pocket jeunesse, 2010 - 607 pages - 19,50€
traduit de l'anglais (USA) par Julie Lafon

 

L'Embrasement, suite du premier volume de Suzanne Collins, revient sur les conséquences des Hunger Games, ce jeu sadique où sont filmés en direct des adolescents de différents horizons dans une lutte acharnée pour leur survie. Katniss en est sortie désabusée et encore plus déboussolée car son avenir s'annonce pesant. Malgré elle, son personnage est devenu un symbole au sein des districts rebelles, qui étouffent sous la politique du Capitol. Mais ce dernier n'est pas né de la dernière pluie et veut punir l'effronterie de la jeune fille. Ce que réserve ce deuxième tome est absolument ahurissant, à lire à bout de souffle. Au cours des 400 pages, l'histoire ne cesse de nous en mettre plein la vue : c'est stressant, romantique, poignant, injuste et tout ça vous épuise nerveusement, mais pas question de reposer le livre un seul instant. Hunger Games est une série qui colle aux doigts, c'est confirmé ! Vivement le troisième et dernier tome ! (à paraître en 2011)

Hunger Games - L'embrasement ~ Suzanne Collins
Pocket jeunesse, 2010 - 400 pages - 17,90€
traduit de l'anglais (USA) par Guillaume Fournier

Posté par clarabel76 à 08:45:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


24/04/10

Bon sang, on est comme Buffy et Spike.

De_si_jolies_chosesUn été à Londres. Quatre jeunes de dix-sept ans s'inscrivent à un stage de théâtre où ils devront mettre en scène La mégère apprivoisée de Shakespeare. Il y a Charlie, Lucy, Daisy et Walker. Ce dernier a une réputation de don juan, il saute sur tout ce qui bouge, et a actuellement dans sa ligne de mire la pulpeuse Daisy. Mauvaise pioche. La miss a un caractère revêche, très sarcastique, elle se revendique lesbienne jusqu'au bout des ongles et abhorre un type comme Walker qui réunit tous les défauts du genre masculin. Charlie, lui, a le béguin pour Walker et lui confie en pure perte ses sentiments, alors que Lucy, sa meilleure amie, brûle d'amour pour lui, sans aucune chance de retour. 

Chassés-croisés amoureux, recherche de soi à travers son identité sexuelle (attention à la cible des lecteurs jeunes, la couverture est jolie, toute fraîche mais l'histoire parle d'alcool, de baiser et de sexe), bref ce petit roman de Sarra Manning m'a étonnamment séduite. On y parle d'amour qui vous tombe dessus sous crier gare. De confusion des sentiments, des sens en éveil, des contradictions entre le coeur et la tête. Lucy, Charlie, Daisy et Walker, tour à tour, s'amourachent de la mauvaise personne, c'est vécu comme un drame (normal, c'est l'âge), un vrai casse-tête où chacun tente de sauver sa peau, de préserver l'autre, de vouloir ci et choisir ça. L'histoire en elle-même part un peu dans tous les sens et se conclut de manière convenue (à une exception). Et pourtant, je me suis attachée aux quatre personnages, à leur valse des hésitations, à leurs prises de conscience. Ce n'est pas profond de chez profond, tout reste à la surface aussi, mais j'ai trouvé chez chacun des failles, des forces qui touchent ou qui agacent, donc c'est obligé de tous les aimer à un moment ou à un autre. Qu'on soit d'accord avec eux, qu'on les pousse à agir d'une façon au lieu d'une autre, qu'on tolère l'impensable ou le comique. C'est le cadeau bonux qu'on aimerait trouver plus souvent, la sensation d'avoir 300 pages d'une lecture qui s'oubliera vite, mais qui conservera pour elle d'avoir réussi à nous tenir compagnie sans nous ennuyer. Bien au contraire.

Sarra Manning est un peu la Meg Cabot anglaise, j'avais très envie de la découvrir, notamment depuis ce billet où elle nous parle des *toxic boys* (et là, forcément elle devient notre copine, parce qu'on se comprend parfaitement ! It's a crying shame.)

De si jolies choses... ~ Sarra Manning
Pocket jeunesse (2010) - 300 pages - 12,50€
traduit de l'anglais par Marie Leymarie
illustration de couverture : Solène Debiès

Posté par clarabel76 à 11:00:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

31/03/10

Les garçons sont imprévisibles. Ce n'est pas un scoop ...

... mais je commence à croire que c'est l'un des trucs les plus chouettes chez eux.

Melanie_et_les_sept_fr_res_McGowan_de_Kate_BrianQuand ses parents sont mutés en Corée, Mélanie refuse de les suivre. Sa seule option : s'installer chez leurs amis McGowan. Mais elle hésite : les McGowan ont sept fils ! Et à seize ans, elle n'est pas vraiment à l'aise avec " l'espèce " masculine. Et si Mélanie en profitait pour observer ces êtres étranges et mystérieux : les garçons ? Observation n° 1 : je plane au milieu d'apollons aux sourires ravageurs. Observation n° 2 : il faut un verrou à la porte de ma chambre. Observation n° 3 : les mecs ont déclaré la guerre.

Voilà un petit roman absolument poilant et désopilant ! Il vise une cible jeune, très jeune même (niveau collège) mais je suis une grande joueuse et j'ai bravé tous les interdits pour m'y plonger avec délice. Qu'est-ce que j'ai ri ! Cela commence par ce passage :

Quand Regina McGowan arrêta son 4 x 4 Volvo dans l'allée qui menait à une énorme demeure ressemblant à une ferme, l'unique vision de Mélanie fut celle de garçons. Partout. Les sept fils et le père couraient, riaient et se bousculaient sur la pelouse, devant la maison, lancés apparemment dans une partie de Frisbee Ultimate, version full contact et plaquages. Pour différencier les deux équipes, ils jouaient tee-shirts contre torses nus. Tee-shirts contre très jolis torses nus...
Mélanie sentit son pouls s'accélérer. Oubliés les monstres diaboliques et ricanants. Ces mecs avaient été touchés par la grâce Calvin Klein. Pendant quelques secondes, le regard de Mélanie, perdu dans un brouillard de cheveux dorés et de peaux hâlées, ne put se fixer sur aucun d'entre eux... jusqu'à ce que l'un des torses nus marque un point. Il bondit en poussant un cri de triomphe, les bras en l'air, le Frisbee à la main. Des gouttes de sueur perlaient sur ses abdos en tablette de chocolat parsémés de brins d'herbe. Des frissons parcoururent la moelle épinière de Mélanie.

Héhéhé.

C'est assurément une lecture futile et frivole, cela ne fait pas de mal de temps en temps. L'histoire est enlevée, très drôle, elle dresse un portrait haut en couleurs d'une fatrie de sept garçons, bruyante et sympathique. Ils ont tous des sourires ravageurs et se taillent une réputation à se faire pâmer tout un régiment de midinettes (prem's). Mélanie, coincée dans ce nid de  testostérones, est complètement paumée en plus d'être paniquée. Même si elle est un vrai garçon manqué, qui adore jouer au foot et rouler à moto, elle n'est vraiment pas à l'aise avec le sexe opposé. Timide, rougissante et effarouchée, elle a du souci à se faire ! Aussi, lorsqu'elle finit par gagner en assurance, en se taillant sa place parmi ces apollons qui lui font perdre la tête, cela paraît tellement extraordinaire que toute vraisemblance est occultée. Bon, je n'en attendais pas moins non plus.

En toute logique, on trouve aussi un peu de romance, oui... un petit bisou innocent. Pas plus. (Tant pis.) L'idée n'était pas de relater une simple bluette sentimentale, mais plutôt un roman d'une légèreté virevoltante, sans vocation de se prendre au sérieux. On veut du divertissement, on en a plein les mains ! Mélanie a des étoiles dans les yeux, nous aussi. Les garçons McGowan sont attirants, machos, rigolos, parfois abrutis et butés, mais on les aime comme ils sont. Et le guide de survie de Mélanie est une excellente synthèse de toutes les facettes de cette gente masculine qui n'a maintenant plus de secrets pour nous ! Yipi.

Mélanie et les sept frères McGowan ~ Kate Brian
Pocket jeunesse, 2008 - 330 pages - 10€
traduit de l'anglais (USA) par Odile Carton

 

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : , , ,

09/01/10

aux jeunes aventuriers...

Plusieurs romans lus avec ou sans la complicité de ma fille ont accompagné mes dernières soirées de lecture... Au choix, le premier tome des Chasseurs de Lumière par Magali Herbert. Oui, c'est français et c'est très, très bien écrit. L'histoire raconte l'étrange destinée de Grégoire, un collégien de treize ans, qui reçoit par la poste un colis contenant une vieille lanterne, et cette lanterne, qu'il cache dans son placard au lieu d'en parler à ses parents ou à son meilleur ami Romain, va peu à peu bouleverser sa vie. Avant de découvrir qu'elle possède des pouvoirs magiques, il se rend compte de petits détails qui surgissent brutalement dans son quotidien et viennent chambouler sa routine. Grégoire se brouille avec son copain, il est collé le jour même où il a un match important de handball, il se lie d'amitié avec une camarade de classe qu'il jugeait trop discrète, mais Concepcion a en point commun d'avoir elle aussi une lanterne, héritée de sa grand-mère. Leur duo viendra accueillir un troisième larron, et ensemble ils vont percer le secret des lanternes et partir à la recherche des 12 lanternes de Melkabor.
les_chasseurs_de_lumiere_1Beaucoup d'aventure et de suspense accompagnent ce récit, il est foncièrement captivant, écrit pour séduire les curieux dès 10-11 ans, les personnages sont bien brossés, l'action trépidante, le cadre à la fois simple, réaliste et très proche du lecteur. Vraiment c'est une série intelligente à conseiller aux jeunes aventuriers, le tome 2 La légende sacrée est déjà disponible en librairie.
A paraître : La menace des ombres.

Les Chasseurs de Lumière, tome 1 : Les 12 lanternes de Melkabor par Magali Herbert
Milan poche, coll. junior aventure, 2009 - 250 pages - 6,50€
illustration de couverture : Aline Bureau

Le site de l'auteur : http://www.magaliherbert.com/

 

 

 

*

 

Vous en voulez plus ? Des histoires de chevaliers, de graal et de croisade ? Je vous conseille cette série de l'américain Michael Spradlin : Le plus jeune des Templiers. Tome 1 : Le gardien du Graal. L'histoire nous transporte dans l'Angleterre du XII° siècle. Tristan est un jeune orphelin recueilli par les moines de l'abbaye de Saint Alban. On ignore tout de sa naissance, mais un billet confie que cet enfant nécessite un soin attentif car sa vie représente une menace. A quinze ans, son chemin croise une poignée de Templiers prêts à s'embarquer aux côtés du roi Richard vers l'Outremer (ainsi se nomme la terre des Sarrasins) et Tristan accepte d'être l'écuyer de sir Thomas, un homme bon et puissant, qui ne semble pas ignorer les secrets des origines du garçon. Mais en gagnant un ami, Tristan subit aussi les foudres de la colère d'un autre homme, sir Hugh. Les complots et la trahison seront de la partie, en plus des violentes confrontations à la forteresse d'Acre. Je vous épargne les détails de cette passionnante épopée, mais les aventures vont en passionner plus d'un.
le_gardien_du_graalIl s'agit d'un roman historique riche en aventures, mêlant des faits authentiques à des figures légendaires du folkore britannique (frère Tuck, le forgeron Jean Petit, ou Robard Hode, archer de la forêt de Sherwood). Ce premier tome annonce d'autres péripéties inattendues et agréablement surprenantes.
A suivre : La Trace du destin.

Le plus jeune des Templiers - tome 1 : Le Gardien du Graal par Michael P. Spradlin
Tourbillon, 2009 - 345 pages - 12,95€
traduit de l'anglais par Stan Barets

 

 

 

*

 

Et enfin : Les secrets de l'immortel Nicholas Flamel, tome 1 : L'alchimiste.
Michael Scott signe là une saga tout simplement passionnante où se mêlent les courses-poursuites, les disparitions, l'immortalité, les créatures mythiques et la magie en un tour de main. Au coeur de cette aventure, on trouve Josh et Sophie, des jumeaux de quinze ans, témoins malgré eux du kidnapping de Pernelle Fleming, l'épouse du libraire Nick, chez qui travaille Josh durant l'été. Le couple (les Flamel, leur véritable identité) est en fait immortel grâce à un manuscrit rare - le Codex. Or, celui-ci est également convoité par leur ennemi juré, John Dee, qui est prêt à user de tous ses pouvoirs pour parvenir à son but. Lorsqu'il y parvient, c'est sans se douter qu'il lui manque deux pages précieuses. Sa colère, alors, risque de s'abattre sur Sophie et Josh, propulsés contre leur gré dans cette chasse à l'homme et au Codex au péril de leur vie. Il leur faut accompagner Nick dans sa mission, affronter les pires ennemis, croiser des légendes vivantes et même découvrir une prophétie qui pourrait leur conférer une importance cruciale. Et le temps est compté, car au fil des jours Nicholas et Pernelle vieillissent et peuvent mourir au bout d'un mois.
C'est un bon roman d’aventure fantastique, divertissant, assez original. Les amateurs des mythes et légendes vont se régaler, l'action est bien dosée, menée tambour battant, les personnages ne sont pas ici que de simples êtres de papier, sortis de l'imagination de l'auteur puisqu'il s'est inspiré des maîtres de l'alchimie et des mathématiques, des chercheurs passionnés qui auraient percé le secret de la pierre philosophale, et d'autres créatures sorties de la mythologie mondiale. Bref ce sont toutes d'étonnantes surprises et découvertes, un bon point que le lecteur ne boudera pas !
Ensuite, en ce qui me concerne, j'ai longtemps pensé à une autre série, qui ne traite pas du même sujet mais qui propose aussi des voyages à travers les époques pour permettre au héros de parvenir à son but et de retrouver son père, j'ai nommé la trilogie de Guillaume Prévost, Le livre des Temps. C'est idiot à rapprocher, car ce sont deux univers différents, néanmoins et malgré moi, je n'ai pu m'ôter cette idée de la tête et j'espérais implicitement retrouver le même souffle romanesque et passionnant dans la saga de Michael Scott.
Attention, je ne prétends pas que Les secrets de l'immortel ne méritent pas qu'on s'y attarde, bien au contraire, mais je classe la série de G. Prévost en première position.
Merci Mle Jteferaidire pour la découverte !

secrets_de_l_immortel_nicolas_flamelLes secrets de l'immortel Nicholas Flamel - tome 1 : L'alchimiste par Michael Scott
Pocket jeunesse, 2008 - 360 pages - 19€
traduit de l'anglais par Frérérique Fraisse

A suivre : Livre II Le Magicien.

Posté par clarabel76 à 09:45:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

29/12/09

Marquée ~ PC + Kristin Cast

Bientôt !

marquee

 

En entrant à la Maison de la Nuit, Zoey n'ignorait pas qu'elle allait suivre des cours pour l'aider à mieux appréhender sa transformation en vampire. Elle a été désignée, elle porte la Marque au front mais cela ne fait pas d'elle une fille ordinaire. Zoey est différente.
La déesse Nyx en personne est entrée en communication avec elle, Néferet, la grande prêtresse, a choisi d'être son mentor et Erik Knight, le garçon le plus sexy de l'école, n'est pas insensible à son charme, au grand dam d'une certaine Aphrodite, prétendante en titre pour devenir Grande Prêtresse via son petit cercle des Filles de la Nuit.
Cette nouvelle série n'est pas une énième lecture sur la thématique du vampire, puisqu'on y trouve également de la magie, de la sorcellerie et de la mythologie. Le premier tome prend le temps d'installer les personnages et l'histoire, cela rend le rythme nonchalant mais pas monotone.
La personnalité de Zoey Redbird, l'héroïne, accompagne la dynamique du récit puisque ce n'est pas une jeune fille accablée ou passive. Elle est curieuse, n'a pas sa langue dans sa poche et n'est même pas intimidée par ce très beau garçon qui l'aborde franco pour la faire craquer.
Ce premier livre nous offre un billet vers une série parfaitement engageante. La suite paraîtra en français courant 2010 - en juin et novembre pour être plus précise.
The House of Night, son titre original, est une série qui connaît un gros succès outre-atlantique. Elle est l'oeuvre d'un duo féminin - la mère et la fille - dont on reconnaît facilement la griffe lorsqu'on lit l'histoire (à mon humble avis).

J'en parlais après lecture en v.o ICI.

en librairie le 7 janvier 2010

Série La Maison de la Nuit - Livre 1
Pocket jeunesse, 2009 - 330 pages - 14,95€
traduit de l'anglais (USA) par Julie Lopez

un site existe pour davantage explorer le monde de la Maison de la nuit : http://www.lamaisondelanuit.fr/

Posté par clarabel76 à 21:15:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

17/12/09

La Cité des Ténèbres ~ Cassandra Clare

Livre 1 : La Coupe Mortelle
Pocket jeunesse, 2008 - 570 pages - 19,50€
traduit de l'anglais (USA) par Julie Lafon

Me voici donc une nouvelle fois étourdie par une lecture, par la faute d'une nouvelle série. Le premier tome a été traduit l'an dernier, et little g. m'avait dit : lis-le et j'avais dit ok en toute confiance, ne sachant pas que le temps allait passer si vite, le tome 2 est maintenant disponible (et même le 3ème en anglais ! il est déjà commandé, vous pensez bien). Qu'est-ce donc, encore ?

Hmm. Cette série n'est en rien révolutionnaire, je porte par exemple à Hunger Games un fanatisme plus fort (n'ayons pas peur des mots), elle a su néanmoins me surprendre. Je vous l'annonçais précédemment, j'ai commencé ma lecture bien sagement, pas franchement éblouie par ce qu'on me proposait, c'était bien sympa et gentil, mais où va-t-on, et puis le deuxième effet kiss cool est arrivé, j'avais les doigts collés au livre et je tournais les pages d'un air avide, en clair j'étais fichue. Et depuis, j'accumule les heures de sommeil en moins.

cite_des_tenebres_1Clary, quinze ans (bientôt seize), apprend brutalement que son sort est lié au Monde Obscur, lorsqu'elle découvre l'appartement qu'elle partage avec sa mère totalement dévasté par l'attaque d'un Vorace. La déconfiture s'enchaîne avec la disparition de sa mère et avec la défection de celui qu'elle prenait pour son oncle, Luke, qui ne veut plus la voir et le lui annonce par téléphone. Son seul recours, une bande de jeunes tueurs surentraînés pour anéantir les vilaines créatures. Ce sont des Chasseurs d'Ombres, ils appartiennent à un monde jusque-là inconnu pour Clary, et qu'elle apprendra peu à peu à cerner, à l'instar du lecteur. (Ceci signifie que je ne vous expliquerai rien du tout ! :o))

Parmi eux, il y a Jace. Et c'est un peu sa faute si j'ai des étoiles dans les yeux. Ce type a une beauté arrogante, il est sûr de lui, moqueur, drôle et ironique, il ne cache jamais son agacement ni la vérité, il a toute une histoire derrière lui qui explique son attitude, et ce qui est bien, c'est que l'héroïne n'est pas bouche bée, bave aux lèvres, devant lui. En fait, elle a d'autres chats à fouetter et ne prête pas attention à son charme, elle en a conscience, mais c'est le cadet de ses soucis (de même, son meilleur ami Simon tente de lui faire du pied pour qu'elle remarque qu'il est fou amoureux d'elle, mais la demoiselle ne voit rien du tout).

Jace et Clary ne vont plus se quitter, ils ont une mission à mener, car pour retrouver la mère de la jeune fille, ils doivent d'abord mettre la main sur la Coupe mortelle, et de préférence avant un certain individu à la sale réputation. Une figure du passé, qu'on croyait zigouillée, mais qui refait surface en clamant vengeance.
Damned.

Pas grand-chose à rajouter, si ce n'est que je n'ai pas du tout aimé la révélation finale, bouh c'est quoi ce truc, cela ne peut pas se passer comme ça, ce n'est pas possible, alors y'a intérêt que ça change, et fissa !
Je suis déjà plongée dans le tome 2...

-)  Anne, je te comprends maintenant !!!!

NB : devinez quoi,  The Mortal Instruments by Cassandra Clare has been optioned for a movie. Comme beaucoup de fans, moi aussi je mets une option sur l'acteur Alex P. pour incarner Jace !!!

to be continued...

******

Livre 2 : L'Epée Mortelle
Pocket jeunesse, 2009 - 525 pages - 19,50€
traduit de l'anglais (USA) par Julie Lafon

cite_des_tenebres_2Après les révélations stupéfiantes du premier tome, ce deuxième semble bien mou, bien frustrant dès les premières pages. Car ce qu'on sait désormais touche de plein fouet Clary et Jace, notre petit couple fétiche, on sait qu'entre eux tout est fermé, caduc, impossible, à jamais ! Il y a bien ce cher Simon, l'ami fidèle et dévoué, qui rôde dans les parages et se trémousse de plaisir d'avoir le champ libre pour déclarer sa flamme, mais... que voulez-vous, aussi sympathique soit-il, Simon n'est pas Jace, et c'est un crève-coeur.

Bon, heureusement l'histoire n'est pas non plus une lente complainte d'âmes torturées, nous avons aussi droit à notre lot d'action et de suspense. L'ennemi est toujours en place, celui-là même qui se déclare du même sang que ... vous savez qui. Il a choisi de dérober un deuxième instrument mortel - l'Epée - et ses ambitions sont plus noires et démoniaques que jamais. Jace, accusé par l'Inquisitrice d'être l'espion de Valentin, voit sa famille d'adoption lui tourner le dos. Le type est complètement largué, il se blinde derrière son cynisme mais dès qu'il est en présence de Clary, il est plus vulnérable que jamais. Plusieurs scènes m'ont offert de plaisants moments où j'ai senti mon petit coeur battre à tout rompre (la fête chez les elfes ou la soirée mouvementée chez Luke).

Argh, comment vous dire sans trop en dire, c'est désappointant. En fait, c'est très difficile d'admettre ce que l'auteur cherche à nous raconter, et très vite on scrute les petits indices qui indiqueraient une autre voie à suivre. En attendant, oui c'est frustrant ! Très frustrant. Au début je craignais m'ennuyer, mais heureusement Jace n'est pas un individu ordinaire qui se plie aux règles. Toujours excessif dans ses décisions, il nous gratifie de déclarations qui feraient se pâmer tout un couvent de bonnes soeurs !!! (Par contre, haro sur son discours à la toute fin !) Et c'est très bizarre, car jamais je n'ai trouvé que c'était révoltant ou immoral.

Tout le roman n'est pas totalement ancré autour de Jace et Clary, même si cela reste le nerf de l'intrigue. On retrouve avec plaisir les secrets du Monde Obscur, en faisant connaissance avec des créatures toutes plus charmantes les unes que les autres (ahem). Il y a aussi beaucoup d'humour - Magnus Bane et Simon n'y sont pas étrangers - et pas mal de vicissitudes  - Valentin en tête, presque détrôné par l'Inquisitrice, aveuglée par son chagrin et rendue folle de rage. Dans ce tome, la question des choix et du libre arbitre pèse énormément. Les personnages sont face à des décisions qui peuvent faire basculer leur propre destin, en plus de toucher leur entourage et le monde dans lequel ils vivent. On le devine d'emblée que le prochain livre sera déterminant, la guerre est imminente !

Je suis donc toujours accro, les sens en ébullition et l'amertume en arrière-goût, car je n'ai pas encore le troisième tome sous la main. (Pour la traduction française, il faut patienter en mai 2010. Je ne suis pas folle !) Et c'est difficile d'envisager une pause forcée, je sens comme un vide... Bladelor, où puis-je trouver ton patch pour lecteurs en manque ?! 

******

City of Glass, le tome 3, va paraître en mai 2010 chez pocket jeunesse sous le titre Le Miroir Mortel.

Les autres projets de l'auteur,

September 7, 2010: The Clockwork Angel (qui ouvre une nouvelle série se passant à l'époque victorienne et serait le prequel de la série de The Mortal Instruments)

March 11, 2011: City of Fallen Angels (en fait le quatrième tome de la série, qui n'était pas prévue à la base, et qui raconte l'histoire de Simon)

 

Posté par clarabel76 à 12:00:00 - - Commentaires [76] - Permalien [#]
Tags : , , , ,