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Chez Clarabel

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15 octobre 2007

Sans te dire adieu - Maryam Sachs

sans_te_dire_adieuRoxane est l'épouse comblée de Kamran, qu'elle a connu très jeune à 12 ans. Sûre de son choix, amoureuse éperdue, la jeune femme s'est mariée en croyant très fort à son rêve de princesse. Les premières années furent idylliques, et encore maintenant Roxane est profondément attachée à son mari, seulement elle se demande si les feux de la passion n'ont pas commencé à filer dans les airs.
En fait, si elle se pose ces questions, c'est aussi parce qu'elle vient de perdre pied en croisant le regard bleu d'un jeune homme, un soir à la brasserie Lipp, qu'elle n'a pas hésité à le suivre dans la rue où elle fut le témoin de son accident. Roxane a hélé un taxi, chargé le jeune homme inconscient et s'est rendue à l'hôpital avant de disparaître.
Le souvenir de l'inconnu est tenace, met en péril ses convictions. N'en pouvant plus, Roxane va chercher à le revoir.
L'histoire, au début, se présente comme un portrait de femme attachant - Roxane vient d'Iran où elle a vécu ses premières années avant de connaître l'exil, entre la Californie, Londres et Paris. Son mariage avec Kamran, un ami de la famille, s'est inscrit dans une continuité, une tradition consentie et qui correspondait aux rêves de la jeune femme (et de sa famille). Pendant les premières pages, sincèrement, le roman s'accroche à tracer la psychologie de cette femme avec une jolie clairvoyance, beaucoup de sensibilité aussi.
Et puis, en cours de route, j'ai de moins en moins apprécié la direction que prenait l'histoire. Roxane, en bute avec ses désirs et son coup de foudre, devient un vrai casse-tête, un tourbillon de questions et d'atermoiements. Personnellement, je me suis lassée.
Dommage pour ce premier roman qui avait des atouts généreux, servi par une belle plume, mais qui pêche par manque d'action à force de trop d'introspections ! A voir.

Le Passage - 167 pages - Octobre 2007.  14 €

Extrait : J'aime les livres. Tant qu'ils sont là, rangés par ordre alphabétique sur les rayonnages de la librairie, épars sur la table basse de notre salon, empilés à même le sol de notre chambre, tant que j'en ai au moins un sous la main, je me sens en sécurité. Les livres me parlent et je leur réponds. J'entretiens avec eux un rapport quasi charnel. Je leur dois mes larmes, ma gaieté, ma tendresse, ma sensualité. Je me promène entre les mots chaque fois que l'envie m'en prend, avec la certitude qu'au bout de la page, du chapitre, de la ballade ou du quatrain, le plaisir m'emportera loin, très loin. Je prends des mots, engrange du savoir avec l'application d'une écolière. J'extrais une phrase ou une expression, que je consigne sur l'un de ces petits carnets de poche - les One year of white pages, ou bien les célèbres Moleskine d'Ernest Hemingway - que nous vendons aussi, à la librairie. Oui, j'aime les livres et tout ce qui tourne autour d'eux. "Tu devrais écrire, écrire pour de vrai", me disait souvent mon mari quand il me voyait griffonner ainsi. Ecrire ? Non, je préfère lire les mots des autres, c'est moins dangereux.

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14 octobre 2007

Clair de femme ~ Romain Gary

 

Résultat de recherche d'images pour "clair de femme""Clair de femme" est une bouleversante histoire d'amour au sens très large. C'est la rencontre entre Michel et Lydia, tous deux blessés et saouls de malheur. Lui car sa femme se meurt et l'a prié de s'en aller rencontrer une autre femme ; elle, Lydia, la quarantaine et les cheveux blancs, coupable de ne plus aimer l'homme qui a tué leur petite fille dans un accident de voiture. Ces deux êtres en perdition, écorchés et malheureux, vont se heurter sur un trottoir, faire l'amour cette première nuit, se parler et errer dans les rues de Paris pour se consoler. Leur rencontre va alléger leurs chagrins, pensent-ils... Le roman se passe en une nuit : le temps pour la femme aimée de mourir, le temps pour Michel et Lydia de parler amour et couple. « Nous avions besoin d'oubli, tous les deux, de gîte d'étape, avant d'aller porter plus loin nos bagages de néant ». Toutefois, Michel est un bâtisseur de cathédrales et son attente du couple est trop faramineuse pour l'ultra-sensible Lydia qui prend peur de cette promesse d'édifice. Michel doit partir vers d'autres terres pour oublier sa femme trop adorée et cette dernière nuit va s'écouler tristement, vainement. Ode à l'amour, à la vie de couple, à la pérennité de cet amour ?... "Clair de femme" est un bouleversant hommage d'un homme pour la femme de sa vie, la célébration passionnée de la « patrie du couple» ; « d'une bienheureuse absence d'originalité, parce que le bonheur n'a rien à inventer ». Étourdissant d'actualité pour un texte publié en 1977, ce roman s'inscrit dans la coulée d'une écriture claire et aérée, il révèle l'angoisse du déclin que pressentait l'auteur lui-même - il s'est finalement donné la mort en 1980.  « Il y a dans ce roman la dérision et le nihilisme qui guettent notre foi humaine et nos certitudes sous le regard amusé de la mort, écrivait Gary. Les dieux païens nous guettent installés sur l'Olympe de nos tripes. Notre vie n'est peut-être que le divertissement de quelqu'un. Tout se passe comme si la vie était un music-hall, un cirque où un suprême senôr Galba [pitoyable pitre alcoolique, dresseur et montreur de chiens]...s'amuserait à nos dépens ». Nullement sinistre, "Clair de femme" se révèle époustouflant !

lu en octobre 2004

Résultat de recherche d'images pour "clair de femme" folio

14 octobre 2007

Un samedi soir sur la terre

Certaines amies le savent, je sors d'un brouillard de bulles ... hips ! C'est difficile de sortir d'un baptème, d'un goûter sucré et d'une soirée amère ... de défaite ! :(  Pour extirper son esprit de cet état semi-comateux, la Dame de ce royaume et sa petite princesse âgée de 7 ans (presque 1/2) se sont roulées sous la couette et ont glissé un cd dans le mange-disque. Bien calées, nous avons ensuite ouvert ce grand, bel ouvrage qu'est Guingamor, Le chevalier aux sortilèges.

guingamor(J'accuse de suite Gawou et ses billets tentateurs, à l'origine de cet achat quasi compulsif ! ... )

Alors, Guingamor est un conte musical du Moyen Âge, écrit par Pierre Coran et raconté par Denis Lavant - Mis en musique par l'ensemble Obsidienne - Illustré par Judith Gueyfier. Voilà pour les présentations.

L'histoire est ensuite celle d'un chevalier neveu du roi, très apprécié par son souverain, qui devient le jouet malheureux de la séduction d'une reine ... éconduite par le chéri, incroyablement fidèle, loyal et dévoué à qui-vous-savez. Bref, la reine décide de se venger et lance en défi au chevalier Guingamor de chasser le fameux sanglier blanc. Cette mission ressemble au suicide, toute la cour le sait. Ils sont déjà nombreux, les chevaliers, à s'être perdus dans cette quête du sanglier blanc et d'être portés disparus depuis lors !

Guingamor et son honneur de chevalier s'empresse de répondre au défi et part. En chemin, l'homme va tomber sous le charme d'une pucelle qui l'entraîne dans un mystérieux royaume hors du temps ...

L'aventure de Guingamor fut d'abord au Moyen Âge un lai, un texte en vers lié à une musique. Avec le temps, le poème ne fut plus chanté mais dit. Il se passa donc du support musical. Dans cette légende bretonne, on trouve du merveilleux, des exploits, un roi, une reine, une fée, un animal fabuleux, des châteaux, des palais, des forêts, des rivières... Autant de thèmes et de lieux propres à ce genre littéraire florissant à l'époque ! Du pays réel au pays de nulle part, dans le présent et au-delà, le naturel et le surnaturel se côtoient, s'entremêlent, donnent vie et couleurs à l'histoire récitée. Et même si, ici et maintenant, la musique des mots peut suffire, l'univers musical d'Obsidienne, ressuscite, en quelque sort, le lai d'origine.  (Pierre Coran)

Personnellement j'ai beaucoup aimé le mélange de l'histoire contée, le propos de cette légende que je ne connaissais pas, et l'harmonie musicale. Un enchantement !

Mais je soupçonne ma chère Miss C. d'avoir été moyennement convaincue par cet album ... Un peu trop jeune encore, il me semble !

Didier jeunesse - 46 pages - Septembre 2007.  23.50 €

Plus tard, nous vous parlerons du bienfait de la lecture pour les petites mains et du plaisir du shopping  ...

13 octobre 2007

Le roi Arthur - Michael Morpurgo

roi_arthurMichael Morpugo nous plonge dans les légendes du roi Arthur (les chevaliers de la Table Ronde, Excalibur, la reine Guenièvre, Lancelot, Camelot etc) en alternant modernité et tradition. L'histoire commence de nos jours, un petit garçon part pour une expédition périlleuse et risque sa peau. Un vieil homme qui vit dans une grotte avec son chien Bercelet vient à son secours. Barbu et coiffé de longs cheveux blancs, l'homme prétend s'appeler Arthur Pendragon, ancien suzerain de Bretagne, soit le roi Arthur de Camelot ! ... Il va alors lui raconter une histoire incroyable, sa vie, son parcours, les exploits des chevaliers Gauvain, Tristan et Perceval, avant la fin inéluctable (chute de roi et ruine de Camelot, je ne vous apprends rien).

« C'est une longue histoire, une histoire de grand amour, de grande tragédie, de magie et de mystère, d'espoir, de triomphe et de désastre. C'est mon histoire, mais pas uniquement la mienne. »

La lecture est donc fidèle et passionnante, retranscrivant à merveille l'atmosphère médiévale et chevaleresque de cette époque. Pertinent pour une première approche des légendes arthuriennes.

Folio junior - 260 pages - Illustrations de Michael Foreman - Traduit de l'anglais par Noël Chassériau.

12 octobre 2007

Dix heures et demi du soir en été ~ Marguerite Duras

Ce petit roman de Marguerite Duras, auteur fameusement reconnue pour des oeuvres comme "L'amant", "Le marin de Gibraltar" ou "Un barrage contre le Pacifique", s'est scotché à mes mains de manière invraisemblable ! J'ai plongé littéralement dans le récit, étrange, envoûtant et amer. L'auteur semble écrire comme un homme : des phrases sèches, une tonalité mitraillée et une implacabilité du style, des mots, des personnages et de leurs aventures. A cela même qu'elle a le génie d'écrire sans façon un désabusement féroce, une lassitude des corps et des sentiments, un amour qui s'en va, la beauté du corps qui s'évapore, le temps qui passe sur le couple terrassé ... Cet oeil met à nu les âmes des personnages de "Dix heures et demie du soir en été" : un couple, Pierre et Maria, sont sur la route des vacances, avec leur fille Judith et une jeune femme, Claire, belle et amicale. D'elle, on pressent qu'elle est l'élément qui fait vaciller le couple Pierre-Maria qui s'éloigne et se perd. Maria se perd dans l'alcool, Pierre dans la désillusion de son amour perdu. Et Maria observe ces deux amants qui se guettent, se cherchent et, probablement, consumeront leurs amours à Madrid. Car c'est en Espagne que se déroule cette histoire, d'abord dans un village où un crime passionnel vient d'être commis. Un certain Rodrigo Paestra vient d'assassiner sa jeune épouse et son amant. Depuis l'homme se cache et la police est à ses trousses. Dans ce village envahi par les touristes déroûtés par l'orage qui s'abat sur la région, chacun se réfugie dans l'hôtel pris d'assaut par cette masse, où l'on dort à même le sol, dans les couloirs. Mais pendant cette nuit, Maria ne dort pas : elle aperçoit l'ombre de Rodrigo Paestra sur les toits, elle l'appelle et l'emmène hors du village ... Et ainsi le roman se profile : sur les routes de vacances, un couple, un enfant, une femme et un criminel recherché. L'on se noie dans les verres de manzanilla, on s'effleure sur les balcons, on se dit qu'on s'aime en pleurant, et l'on perd la vie dans les champs de blé. Beau et étrange roman, publié en 1960, où les acteurs acceptent avec tristesse et lassitude la défaite - de la beauté, de l'amour, de la vie et de la raison. Insaisissable presque, mais incontournable aussi.

lu en octobre 2004

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12 octobre 2007

Camelot - Fabrice Colin

Tout d'abord, je tiens à adresser un très GRAND merci à Lily pour la découverte de ce livre (découvrez son billet ici !!!) et pour avoir eu la gentillesse de me l'envoyer !

camelotUn roman tour à tour mystérieux et prenant, qui s'inspire de la légende du roi Arthur, de Camelot et des chevaliers de la Table Ronde... j'ai dit banco.
Mais il est aussi question du Grand Meaulnes, des disparus de Saint Agil ou même du Cercle des poètes disparus comme autres sources d'inspiration.
L'histoire concerne quatre amis qui vont partir à la quête du Graal pour aider un certain Arthur de Beaufort, qui réunit à lui seul les qualités de charme, de séduction et de mystère.
De réunions secrètes en courses folles dans la forêt, dans un manoir où sont cachés des trésors historiques, entre trahison et loyauté, les quatre camarades vont découvrir le vrai sens du « Graal ».
Une quête absolue ? Pas tout à fait ! Il y a une précipitation de faits importants, graves, inquiétants et qui entraînent le lecteur dans cette succession de chapitres courts (idéal pour bâtir un rythme effréné !) et à la suite desquels on se trouve tout aussi échevelé !
J'ai beaucoup aimé l'atmosphère austère de ce pensionnat, les personnages aux visages doubles, les cachotteries, l'angoisse qui fait battre le coeur plus fort. L'empreinte des légendes arthuriennes est également forte et apporte du crédit à l'histoire, créant cette sensation d'être entre songe et réalité.
Un roman haletant et une lecture tout à fait réjouissante. Sauf la fin, un peu décevante... pour ma part.

Mot de l'éditeur

Institut Saint James de B… Nathan a 17 ans. Il doit passer l’été à préparer son diplôme de fin d’étude, dans cet établissement prestigieux réservé à quelques privilégiés. Avec Éric, David et Mathis, ils forment un groupe d’amis fidèles, solidaires. Un soir, arrive un nouvel élève : Arthur. Sortant d’une longue limousine blanche, accueilli comme un prince par le directeur de l’établissement, il exerce immédiatement une fascination troublante sur les autres. L’un après l’autre, les trois amis de Nathan succombent à l’étrange pouvoir de séduction d’Arthur, ils disparaissent des nuits entières, sans que Nathan ne puisse rien savoir de leurs escapades nocturnes. Ils changent, lui échappent. Nathan décide de parler à Arthur, qui lui propose, s’il le souhaite, de devenir à son tour un chevalier de la Table ronde…

extrait : 

« Camelot !
Le nom résonne encore tel un sésame. Camelot, la forteresse, les murailles blanches vertigineuses, Camelot la cité éternelle et le fracas des armes, les cavalcades lourdes, la plainte d'un cor doré au-dessus de l'océan vert !
Camelot était cela, et plus encore. Camelot était notre royaume. Camelot était cette cave secrète, sous la remise au coeur des bois (...). Camelot était cette cave, mais Camelot pouvait être n'importe quelle cave, n'importe quelle mansarde, une clairière même, une simple pièce oubliée, car ce qui faisait Camelot n'était pas un lieu : c'était l'esprit, c'était la foi, les chevaliers, c'était nous cinq, ad vitam aeternam. »

Seuil (jeunesse) - 200 pages - 9.50 € -  A partir de 13 ans.

11 octobre 2007

Phryne et les anarchistes - Kerry Greenwood

phryne_et_les_anarchistesPhryne Fisher a toujours le don de se trouver là où elle ne devrait pas, et ainsi d'être au coeur des événements souvent sanglants, très certainement déplaisants ! Ce soir-là, au volant de son Hispano-Suiza, Phryne est prise pour cible et voit son pare-brise exploser. Puis, elle trouve un beau jeune homme blond, mortellement blessé, qui s'éteint dans ses bras !
Le sang de la belle ne fait qu'un tour, il lui faut les coupables, et de suite ! Ce qu'elle ignore encore, c'est que son chemin va emprunter celui du milieu malfamé des anarchistes, où l'on découvre une communauté de Lettons mettant au point un complot pour assassiner Staline !
D'un autre côté, Phryne est contactée par un gentilhomme de la bonne société de Melbourne pour retrouver sa fille de 14 ans, Alice Waddington-Forsythe, mystérieusement disparue. Cette dernière avait le désir d'être religieuse, mais son père s'y était opposé. Aujourd'hui, la Mère Supérieure du couvent prétend n'avoir jamais vu la demoiselle.
Phryne Fisher va une nouvelle fois user de ses charmes, de ses costumes et de sa bravoure pour déjouer tous ces vilains plans qu'on dresse autour d'elle. Pas de grands coups de théâtre, comme à l'ordinaire.
Ce titre est le quatrième de la série - dont les qualités majeures reposent sur la personnalité de la détective futile et fantaisiste. J'ai bien aimé, mais sans plus.

10 - 18 / 222 pages / Octobre 2007.  Traduit de l'anglais par Pascale Haas.

Les autres titres de la série

10 octobre 2007

For your eyes only !

En 2006, Quentin Blake a fait cadeau à l'Hôpital des Maladies mentales de Westminster-Chelsea à Londres de réjouissantes fresques pour émerveiller le quotidien des patients et du personnel. Ce livre fait donc partager ces magnifiques réalisations.

Aucun discours ne pourra égaler le plaisir des yeux. Voyez par vous-mêmes ...

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Parce que la vieillesse fait peur, parce que vieillir est un sujet tabou, mais parce qu'on peut donc prendre de l'âge avec panache, optimisme et légèreté ... bref, ce livre est salvateur ! C'est un peu le message qu'il dégage, ajoutez que Quentin Blake a ce talent et cette facétie indiscutables pour faire mouche ! ... Voilà un petit livre vraiment pas pépère, qui pourra ravir petits et grands !

(A lire, pour le plaisir, l'introduction de Quentin Blake himself ! ... )

couvquentinsmallVivre nos vieux jours! Illustrated by Quentin Blake

Quentin’s French publishers, Gallimard Jeunesse, had to invent a new imprint ‘Gallimard Vieillesse’ especially for this life-enhancing book. It features Quentin’s drawings made originally for the patients of Kershaw Ward (South Kensington and Chelsea Mental Health Centre) plus some brand new ones and will delight people of every age.

Published by Gallimard Jeunesse

Publication date: 4 October 2007

ISBN 978-2-07-061516-2

http://www.quentinblake.com/

10 octobre 2007

Du nouveau chez Thierry Magnier !

couper_courtDans cette nouvelle collection dirigée par Mikaël Ollivier aux éditions Thierry Magnier, j'avais eu le grand plaisir de découvrir les deux livres de Brigitte Aubert et Jean Molla.
L'idée est de permettre aux jeunes lecteurs de goûter aux nouvelles, ce genre un peu « parent pauvre » de la littérature. Jean-Noël Blanc s'applique donc à expliquer, d'entrée de jeu, ce qu'est une nouvelle, sous la forme agréable et plaisante d'un exercice donné à une classe (de collège ?) afin de composer sur ce propos. L'idée, originale, a été vue et corrigée par Annie Saumont, qui a mis son grain de sel dans ce fort sympathique texte !
Pour le reste, le recueil se décompose de manière cocasse en : deux nouvelles policières, deux nouvelles sportives, quatorze expressos (des nouvelles courtes, d'une page au moins), deux nouvelles de fantaisie, deux nouvelles graves, vingt-quatre nouvelles en quatre lignes (qui allient l'humour à la vacherie, et la critique sociale à de belles acrobaties d'écriture), deux nouvelles en morceaux, deux clins d'oeil pour finir.
Autant reconnaître que l'ensemble est un peu inégal, c'est dommage. J'ai beaucoup aimé certaines tournures, mais je n'ai été pas aussi enthousiaste que lorsque j'avais découvert cette collection avec les deux livres précédemment cités.
Je retiens, cependant, qu'il y a beaucoup d'humour dans ce recueil. Un esprit plus plaisantin et farceur, mais personnellement j'avais préféré le côté frissonnant des textes de B. Aubert de J. Molla. A voir, donc.

Couper court, de Jean Noël Blanc - Editions Thierry Magnier - 214 pages - Octobre 2007.  9.50€

Et un petit livre chouchou pour finir :

la_soupe_de_bebePour faire une bonne soupe de bébé, il faut un bébé bien dodu. Dépiautez-le, plongez-le dans l'eau tiède, puis nappez-le de savon doux. Ensuite mettez-le en papillotte dans une serviette-éponge moelleuse, séchez-le et assaisonnez. C'est prêt, bon appétit !

Amusant ?

Oui, et pas qu'un peu ! C'est très sincèrement une singulière façon de parler de son enfant, de lui clamer son amour. Et pour ce faire, Lili Scratchy a décidé de jouer sur le  « régal » du bébé à travers la séance du bain. Jolie recette droit devant !!! A ce propos, « pour réussir cette recette digne des plus grands chefs, il faut avoir sous la main l'ingrédient principal j'ai nommé : Un Beau Bébé Dodu ! »

A lire le soir, succès assuré ! 

Ou comme dit Miss C., 7 ans :  « ça explique comment s'occuper de son bébé, ça va m'aider pour quand je vais être maman ! »  (sic)

La soupe de bébé, par Lili Scratchy - Thierry Magnier - 16 pages - 12 €

L'avis de Gawou

  • A lire du même auteur : Firmin Latouche (en collaboration avec Agnès Lacor)

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9 octobre 2007

Mise à mort - Benoît Luciani

Mise_a_mortParce que la mise en place de ce roman est pernicieuse, parce qu'il est presque délicat d'en parler pour ne pas trop en dévoiler, parce qu'il est bon aussi de laisser au lecteur toute la surprise de l'intrigue, je vais tâcher d'être succincte.

« Mise à Mort » est un roman à tiroirs sur une incroyable orchestration réglée par Franck, cet ami qui vous veut du bien ... ? Qui est-il ? Ou qui était-il ? Car Franck est mort, d'une maladie foudroyante. Il a laissé en héritage une lettre à son ami Philippe, dans laquelle il invite celui-ci à « terminer un travail ». Franck et Philippe s'étaient rencontrés un soir dans un bar, l'homme vêtu de noir avait initié son acolyte au poker et aux parties interminables entre amateurs, professionnels, requins et redoutables « killers ». Franck était également un puissant « hacker », on le découvre aussi amoureux fou de la femme de son ami d'enfance, puis finissant seul ses jours dans un hôpital.

Autour de Philippe, de trois pirates de l'informatique et de la sublime Carla, une partie commandée depuis l'au-delà va se jouer contre Richard, présenté un peu comme le grand manitou dans ce roman, celui qu'il faut abattre, parce qu'il est trop empoisonné par sa passion du jeu ! ? Laissons les rouages s'engraisser et se mettre en branle ! Le lecteur va ainsi découvrir qu'il existe une nouvelle sorte de polar psychologique où l'intrigue, haletante, voit son action régler ses comptes sur le tapis vert des joueurs de poker.

Ce qu'il y a d'extraordinaire chez Benoît Luciani, c'est son style entraînant. Celui qui fait que le lecteur est aussitôt embarqué ! Pourtant, ce n'est pas gagné quand on découvre que le poker est la pièce maîtresse de cette trame (et qu'on n'y connaît strictement rien !), que les personnages sont assez ambivalents, cernés de zones troubles, qu'ils n'ont pas un charisme acquis d'avance. Blablabla. Malgré tout, le roman se dévore ! Dès qu'on commence la lecture, on ne lâche plus le livre et on jubile ! Quelle machination perspicace et diablement efficace ! Merci Monsieur Luciani, j'ai beaucoup aimé !

Hugo roman - 210 pages - Octobre 2007.  13.50 €

  • Du même auteur, j'ai lu et beaucoup aimé "Au bar de l'Univers"  (l'auteur fait quelques clins d'oeil à celui-ci dans son nouveau roman ! )

Il existe un blog pour une mise en bouche de cette ... Mise à Mort : http://bruitdeshommes.typepad.com/miseamort/

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