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Chez Clarabel

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25 septembre 2007

La maison Tudaure ~ Caroline Sers

A l'occasion de son deuxième roman, Caroline Sers a décidé d'employer le genre du roman noir et policier. En quelques touches incisives, elle crée une atmosphère opaque, impénétrable d'un petit village écarté avec ses habitants tout aussi intrigants. Derrière ce climat de suspicion générale, Caroline Sers a aussi souligné la délicate délation de la presse, impuissante à percer des remparts, et qui préfère frapper dans le tas plutôt que s'avouer vaincue. Parce qu'ils vivent à leur mode, ces villageois sont déconsidérés de toute condition humaine et étiquetés comme des primates incultes et non civilisés. C'est flippant. Peut-on leur reprocher, ensuite, de s'unir en se taisant, au risque d'attiser les flammes de défiance ?
"La maison Tudaure" est un roman réussi, dans sa peinture des âmes humaines (tiens, cela se rapproche du livre de Philippe Claudel, "Les âmes grises") et dans son intrigue sombre et angoissante. Le fin de l'histoire, d'ailleurs, est plutôt cocasse et insoupçonnable !

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24 septembre 2007

Baisers de cinéma - Eric Fottorino

baisers_de_cinema« Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma. »
Depuis la mort de son père, le narrateur, avocat au Barreau de Paris, passe ses fins de journée dans un cinéma d'art et d'essai à visionner sans jamais se lasser les films en noir et blanc de la Nouvelle Vague. Car derrière les sourires figés de Delphine Seyrig, Romy Schneider, Françoise Dorléac, Anouk Aimée, Anna Karina ou Jean Seberg, Gilles pense saisir le mystère de son père, détecter une trace de sa mère.
Jean Hector était un capteur de lumière, un génie de la pellicule. L'homme a aimé beaucoup de femmes mais est parti avec ses secrets. Au fils qui a grandi seul, dans son coin, à ressasser ses questions, il ne reste aujourd'hui qu'un appartement avec des photos en noir et blanc, des journaux et des bobines de films amateurs.
Au cinéma Les Trois Luxembourg, le narrateur fait un jour la connaissance de Mayliss de Carlo. « Elle était très belle et très blessée. » Gilles tombe sous le charme, devient amoureux éperdu de cette femme qui est mariée et mère d'un petit garçon. Pourtant, les deux amants vont vivre une liaison fusionnelle, mais épuisante.
Et le roman va s'écrire sur ces deux poids, deux mesures ; d'une part il y a un enfant brisé de n'avoir jamais compris son père et qui cherche coûte que coûte à retrouver sa mère, et de l'autre il y a un homme envoûté par une femme insaisissable, elle aussi. Un seul homme, deux femmes, une quête impossible.
C'est finalement l'éternelle idée de « capturer une image », celle sur l'écran, celle sur la photographie et celle coincée dans une vie sans passion. Le roman d'Eric Fottorino est, sur ce plan, incroyablement fascinant. Il est merveilleusement bien écrit, très raffiné, empreint de zones d'ombre, influencé par les séances de films en noir et blanc, où l'on croise des héroïnes gracieuses et immortelles. Découvrir les mystères sur les origines de Gilles Hector est un fil rouge, le lecteur se prête à rêver une issue incroyable, et puis il y a cette aventure avec Mayliss de Carlo qui prend peu à peu une place plus imposante dans le récit.

C'est une histoire toute simple, finalement : un garçon qui a perdu son père, qui n'a jamais connu sa mère, qui ne parvient pas à aimer et qui tombe fou d'une femme inaccessible ... « Baisers de cinéma » est un roman mille fois plus troublant qu'il n'y paraît. Le portrait d'un homme s'y dessine, les voix des absents y murmurent et les secrets pleuvent, sans forcément trouver de réponses. Mais c'est ce qui rend ce roman attachant, incontestablement brillant et enchanteur. « Il accumulait des images à charge comme on cherche des preuves contre le temps qui passe. Mais toutes ces femmes finissaient par lui échapper avec son consentement. Loin de percer leur mystère, il prenait plaisir à l'épaissir. » (...) « Voilà ce que j'étais pour lui : un être qui passe et qu'on ne voit pas, un silence, une absence. »

Gallimard, 188 pages / Août 2007.

** Rentrée Littéraire 2007 **

L'avis de Fluctuat 

23 septembre 2007

Le canapé rouge - Michèle Lesbre

canape_rougeAnne, la narratrice, voyage dans le transsibérien pour rejoindre son amant de toujours, Gyl, qui n'a plus donné de nouvelles depuis quelques mois. En quittant Paris, Anne a dit au revoir à Clémence Barrot, une dame âgée et sa voisine du dessous, avec laquelle Anne passait de longues heures à lire et parler des amours perdues.
Et c'était sur le canapé rouge que s'étiraient ces instants précieux.
Pleine d'espoir, folle d'attentes mais tournée sur son passé, Anne va se questionner, perdue dans ses livres, sur le sens de son entreprise, et comprendre la portée de ce voyage qui va la ramener à la vie, celle qu'elle n'attendait plus.
« Au fond, cela n'avait pas vraiment d'importance, ce qui comptait c'était la rencontre, l'instant fugace, cette sorte de hasard heureux qu'offre le voyage. Les mots n'ont plus la même valeur et même leur absence provoque de salutaires dérives. »
Michèle Lesbre a une écriture lumineuse dans un roman où, finalement, il ne se passe pas grand-chose. L'essentiel se trouve dans le fond, le style, la beauté des mots et l'introspection. Il faut savoir être sensible à cette fugacité, à saisir les petites perles pour savourer cette lecture. Concrètement, c'est une histoire de rencontres, de souvenirs et de désir. Il n'y a aucune tristesse derrière toute la mélancolie inhérente aux réminiscences, tout est sauvé par l'écriture pure, limpide et pleine de charme.
Encore une fois, Michèle Lesbre a su me combler au-delà de tous les mots !

Sabine Wespieser Editeur - 150 pages  / Août 2007.

** Rentrée Littéraire 2007 **

Les avis de Cathe ; la librairie Caractères ; Tatiana    (... à compléter si j'ai oublié des références !!!)

extrait de la présentation de l'éditeur : À la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. Clémence Barrot doit l’attendre sur son canapé rouge, au fond de l’appartement d’où elle ne sort plus guère. Elle brûle sans doute de connaître la suite des aventures d’Olympe de Gouges, auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, de Marion du Faouët qui, à la tête de sa troupe de brigands, redistribuait aux miséreux le fruit de ses rapines, et surtout de Milena Jesenská qui avait traversé la Moldau à la nage pour ne pas laisser attendre son amant. Autour du destin de ces femmes libres, courageuses et rebelles, dont Anne lisait la vie à l’ancienne modiste, une belle complicité s’est tissée, faite de confidences et de souvenirs partagés. (...)

22 septembre 2007

Mettez de la couleur dans votre vie !

Yelle / je veux te voir   (attention, ça décoiffe !)

( pour danser comme des folles !!!! )


OH!? clip Micky Green ? envoyé par MickyGreenMusic

( parce que trop danser, à force, ça use ... )

( Alors on se coule dans un bain parfumé et on chante comme des casseroles !!! )

(( Bon, j'avoue qu'on a beaucoup passé en boucle cette chanson l'hiver dernier, la Miss C. était accro au refrain ! fallait l'entendre s'époumonner ! un ré - gal ! ))  ;o)

Et vous, c'est quoi votre programme (en musique) pour rythmer votre journée / votre samedi ??? Ou votre ouikend ?

21 septembre 2007

Les Pintades à Téhéran - Delphine Minoui

Pintades___teheranCe n'est sans doute pas demain que vous, comme moi, allez vous rendre en Iran. Et c'est bien dommage, je m'en rends compte en levant mon nez de ce livre à la couverture fantaisiste, qui n'est sans doute pas gage de sérieux selon les critères de quelques-uns, et pourtant que l'auteur Delphine Minoui, journaliste installée à Téhéran depuis 8 ans, sait très bien de quoi elle cause, et elle le fait très bien, même !

Téhéran est une ville trépidante, à la fois redoutable et fascinante. « Une capitale des clichés et des faux-semblants entourée d'un halo de mystère qu'il ne vaut mieux pas chercher à percer. Ici, on porte des strings roses sous le voile, on flirte sur Internet et on danse à la barbe des mollahs. Téhéran, c'est le noir des martyrs, c'est l'odeur de l'essence qui s'accroche au nylon du tchador. Mais Téhéran, c'est aussi la poésie de Hâfez vendue au détour d'une ruelle sur un joli papier de soie. C'est le blanc des montagnes qui entourent la ville et qu'on prend plaisir à contempler quand, par un miracle printanier, la brise vient chasser le couvercle de pollution qui s'abat sur les gratte-ciels. Téhéran, c'est le rouge des lipsticks de ces dames, symbole d'une vie qui résiste à tous les coups de matraques imposés par une minorité au pouvoir qui s'accroche à des idéaux religieux dépassés. »

Téhéran, la ville aux deux visages. La ville mystérieuse et pleine de charme. C'est ce qu'on ressent en lisant ce livre, ce qu'on éprouve en rencontrant les Téhéranaises qualifiées de malicieuses car ce ne sont décidément pas celles qu'on pense, des femmes soumises, accablées, à la féminité gommée. Comme à New York ou Londres, il existe bel et bien des Pintades en Iran !!! Les Téhéranaises aussi sont belles, sexy, soigneuses et appliquées à suivre les diktats de la mode. Elles flirtent, batifolent, rêvent du prince charmant, vont à la salle de gym, cancannent à la mosquée, pleurent comme des madeleines, puis s'abreuvent de thé en s'empiffrant de pistaches...

Le portrait des Téhéranaises est un joyeux mélange de couleurs, d'odeurs, de saveurs. Très superficielles et matérialistes, aguicheuses et ne boudant pas leur plaisir à s'acheter des dessous affriolants, les Pintades en Iran sont aussi des femmes investies, impliquées et qui ne reculent pas devant les menaces, les censures. Au contraire, elles redoublent d'efforts, à l'image de Chirine Ebadi, l'avocate ayant décroché le Prix Nobel de la Paix. Les Téhéranaises sont là où on ne les attend pas, dans un taxi, en chef d'entreprise, ou en fliquette pour la répression des moeurs.

Insoumises, insaisissables, imprévisibles et épatantes ... ce sont les Pintades à Téhéran. En choisissant la capitale de l'Iran comme nouvelle destination de la basse-cour des pintades, les éditrices ont assurément voulu tordre le cou aux idées reçues, aux clichés et à la réaction d'appréhension. Elles ont bien eu raison, parce que les Téhéranaises aussi sont des femmes formidables, et courageuses ! Ce livre tout en charme et énergie, aussi dans la futilité et les gloussements, est une belle opportunité pour rendre les honneurs à des femmes anonymes et mieux cerner les us et coutumes d'un pays qui fait souvent parler de lui sous ses plus sombres et terrifiants aspects !
NB : Non, ce livre n'est pas de la chick-lit !

Editions Jacob-Duvernet - 195 pages /  Mai 2007.  Le site des Pintades !

Couverture : Sophie Bouxom

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20 septembre 2007

La fille du cannibale ~ Rosa Montero

L'histoire folle de Lucia commence dans un aéroport, à la veille d'un embarquement pour Vienne, afin d'y fêter la nouvelle année. Lucia et Ramon sont mariés depuis dix ans, la flamme est éteinte depuis un bail, et c'est d'un regard goguenard et agacé qu'elle suit son mari aller aux toilettes quelques minutes avant l'appel. Or, les minutes passent et Ramon ne revient pas. En clair : il a disparu ! Paniquée, proche de la démence, n'y comprenant plus rien, Lucia va apprendre que son époux a été kidnappé par un mouvement indépendant, qui réclame une forte somme d'argent en échange de sa libération. La police est impuissante, Lucia prend en charge d'aller sur le terrain pour débusquer la vérité, mettre la main sur Ramon et se sortir de ce cauchemar. Elle sera secondée par son voisin Felix Roble, un vieillard de 80 ans, ancien pistolero, anarchiste révolutionnaire et torero, et aussi par Adrian, jeune homme de 21 ans, paumé, mystérieux mais incroyablement séduisant. Lucia a le coeur qui s'emballe, la tête fiévreuse et les sens en alerte. En s'embarquant dans cette quête, cette femme de quarante ans n'imaginait pas qu'elle allait parcourir un long, douloureux et irréversible chemin.

Lucia va croiser de vilains truands, négocier une rançon bien mal acquise, jouer un rôle auprès de la police, prétendre être ce qu'elle n'est pas. Mais ses compagnons sont de fidèles acolytes qui vont la guider et l'aider à garder la tête hors de l'eau, que ce soit par la confession des souvenirs de Felix, autrement dit Fortuna, ou par la séduction dangereuse d'Adrian. Dans le fond, ce kidnapping va permettre à Lucia de se dévoiler la face, de fouiller sa mémoire pour sortir de l'enfance et des images de ses parents. « La fille du Cannibale » est un titre qui fait peur, mais le cannibale en question n'est qu'un acteur de second plan. Son anthropophagie est plus exactement une voracité autrement inquiétante : il dévore ses femmes d'un amour totalitaire, il les mange à petits feux, de sorte qu'elles lui sont acquises, dévouées, bafouées. Mais le Père-Cannibale est, au contraire, un homme différent du souvenir que Lucia a conservé. En voulant retrouver Ramon, Lucia va en fin de compte se trouver elle-même, dans le dédale de ses perditions, de sa crise de la quarantaine, dans le souci de ne plus plaire, de vieillir, de perdre la beauté, d'échapper au temps qui passe.

« La fille du Cannibale » est en somme un roman formidable, à la fois initiatique, policier, drôle et pertinent. Son personnage de Lucia Romero, écrivain de contes pour enfants, est un drôle de bout de femme, attachante et lucide, accrochée à des illusions, des faux-semblants. Son histoire est captivante, palpitante, parfois angoissante. L'auteur Rosa Montero est habile dans son intrigue, dans le portrait de ses personnages et dans la véracité de décrire l'époque cahotique de l'Espagne du 20ème siècle, et le monde taurin. En un mot : adrénaline assurée !

septembre 2006

20 septembre 2007

Les enquêtes d'Enola Holmes, tome 2 : L'affaire Lady Alistaire - Nancy Springer

enola_holmes_2Ne perdons pas de temps à refaire les présentations, pour cela reportez-vous au tome 1 "La double disparition" où Nancy Springer introduisait la soeur cachée des frères Holmes, Enola, âgée de 14 ans.

La jeune fille vit désormais seule à Londres, derrière la facette polie du Dr. Leslie T. Ragostin, spécialiste en recherches. En fait, Enola a chipé à Sherlock la ruse des déguisements puisque la jeune fille peut tour à tour devenir Miss Ivy Meshle, secrétaire, Mrs Ragostin ou une nonne muette. Ce n'est pas parce que sa mère ne lui donne aucune nouvelle qu'elle doit se morfondre ou accepter de rentrer dans le rang pour devenir une jeune lady appliquée. Héritière de la nature indépendante de sa mère disparue, Enola a pris le risque de s'émanciper à la barbe de ses frères, livrée chaque jour aux risques grouillant dans les rues de Londres. N'a-t-elle pas failli être étranglée par un individu, en pleine nuit ?

Qu'importe. Enola Holmes a décidé d'accomplir sa première mission : retrouver lady Cecily, demoiselle de la bonne société, et briller de discrétion pour éviter tout scandale. La tâche sera plutôt difficile, car Sherlock Holmes, ce fin limier, se rapproche dangereusement de la cachette de sa jeune soeur !

Après un début qui se place dans une réflexion tatillonne, conviant ainsi le lecteur à partager les pensées de l'enquêtrice, la trame du roman connaît de remarquables tournures de situations avec une cadence soutenue, une vision réaliste de la condition sociale de l'Angleterre du 19ème et un final tout à fait époustouflant ! A découvrir, à suivre sans tromper son ennui ! Vraiment une série qui confirme toutes les espérances !

Nathan - 265 pages  / Septembre 2007.  Traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo.

Prochain tome à paraître au printemps 2008 !

Couverture : Raphael Gauthey

19 septembre 2007

Dugenou - Thomas Fersen & Elisabeth Eudes-Pascal

Je ne vais pas vous parler (encore !) de musique mais d'un artiste qui passe souvent près de moi et qui pourtant reste un inconnu à mes oreilles ... Cet artiste, c'est Thomas Fersen et j'ai bien compris qu'il jouissait d'une solide réputation auprès d'un microcosme d'aficionados ... vers lesquels je me tourne un peu aujourd'hui pour compléter mes lacunes ! ... Help ! dites-moi comment rattraper mon retard !  ;o)

Pour l'heure, je vous conseille cet excellentissime .. Hyacinthe !


Thomas fersen - hyacinthe

 

Ceci me conduisant donc à vous parler d'un livre reçu dans ma boîte aux lettres et qui a eu l'effet d'une petite révélation ! ...

dugenouDugenou - texte : Thomas Fersen / illustrations : Elisabeth Eudes-Pascal 

Le tout nouvel album jeunesse du chanteur Thomas Fersen ! Ce premier album, d’une série de trois, met en images le monde singulier de Thomas Fersen. Avec la chanson Dugenou, tirée de l’album qu4tre, Fersen nous raconte sur un ton espiègle et délicieusement irrévérencieux une histoire qui parle des malheurs de celui qui n’est jamais à la hauteur, qui est toujours le dernier. Et ça commence dans la cour de l’école…

C'est vrai qu'en feuilletant ce livre, je n'avais qu'une envie ensuite : celle de découvrir LA fameuse chanson. Je n'ai pas trouvé mieux que ce court extrait (cliquez ici ! ).

Vous pensez quoi de l'idée de mettre en images une chanson, un univers musical ? Pour ma part, je trouve que c'est une divine initiative. D'un côté, c'est un cadeau inestimable pour les "fans", de l'autre cela ouvre une porte aux amateurs, à ceux qui ne connaissent pas (trop bien) le Monsieur en question !!!

Concernant le livre en lui-même, et indépendamment du reste, cela reste une lecture assez drôle, cocasse et très distrayante d'un texte bourré de dérision et de fantaisie. Vous en sortirez en fredonnant le refrain :   

« Mais la nuit Dans mes rêves, On m'appelait : Mon p'tit lu, Ma colombe, Mon Jésus, Mon loukoum Ou ma Fève. »

Pour vous donner le sourire et piquer votre curiosité, je ne peux que vous le recommander !!!

Je le conseille plus pour les grands enfants (nous, les parents) -  A partir de 9 ans, sans quoi !

((( Tiens donc, amis enseignants, j'ai également trouvé ce document "page pédagogique" à partir du texte "dugenou" ! un (futur) grand classique, ou je me trompe !  ? )))

Editions Les 400 Coups - 32 pages  / Août 2007.  7.50 €

free music

18 septembre 2007

... amis lecteurs, pas trop le moral en ce moment

... amis lecteurs, pas trop le moral en ce moment ... je vous laisse en musique !

Pour un exil
Ce petit bout de femme t'emmenera loin
Tout est permis
J'ai mis mes pas dans les siens
Elle est bien le soleil
Puisque tout tourne autour d'elle
Petite merveille
Pas si facile
D'etre aussi pure dans un monde qu'il l'est moins
Mille et une symphonies
Qu'elle inventera en un rien
Enfin le bonheur
C'est toutes les couleurs
De son coeur
Tu donnes goût à la vie
Je t'avoue je t'envie
T'es tout c'qui m'donne envie
M'donne la vie

Melody ...
Je m'adoucis
Quand je m'rends compte qu'au fond elle m'aime bien
Pour un de ses sourires je f 'rais
Le tour de la terre sur les mains

Aux nouvelles des étoiles
Elle fait briller son âme
Quand l'jour s'enflamme
(...)

17 septembre 2007

Ce que je sais d'elle ~ Béatrice Hammer

Une femme a disparu, laissant derrière elle un mari et deux enfants. "Un enquêteur" interroge la famille, les amis, les collègues et les gens du quartier, ceux qui ont côtoyé cette mystérieuse femme. Car à la lecture des différents témoignages, on s'aperçoit que celle-ci n'était pas tout à fait la même : secrète, certes, mais pour certains, destructice et croqueuse d'hommes, pour d'autres, artiste utopiste, excellente professeur de maths, introvertie mais rancunière, une mère, une femme, une épouse lassée par son quotidien, qui a pris les voiles. On pense qu'elle est morte, qu'elle a été enlevée, qu'elle s'est enfuie avec un amant, qu'elle a changé de vie... Chacun tente d'apporter une solution, ou sa propre explication pour rejeter le sentiment de culpabilité, pour refuser de voir et de comprendre pourquoi cette femme s'en est allée sans mot dire. A la fin du livre, il n'est vraiment pas possible d'apporter un portrait défini de cette femme : elle est tout et rien à la fois. Ses traits sont flous, son caractère fuyant... peut-être n'a-t-elle jamais existé ? Il est possible de créer l'image fantasmée d'une personne, il est plus difficile de cerner la vérité. Ce livre de Béatrice Hammer démontre que toute personnalité est nuancée, qu'elle est le fruit de l'imagination des gens qui nous entoure. D'un autre côté, ce livre m'a rappelé celui d'Emilie Frèche, "Une femme normale". "Ce que je sais d'elle" de Béatrice Hammer a l'infime avantage d'avoir une conclusion délirante et ouverte aux plus folles spéculations !

septembre 2006

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Chez Clarabel
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2023 Reading Challenge
Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
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Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
Ps I Love You


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