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Chez Clarabel

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5 janvier 2019

Les Enchantements d'Ambremer (Le Paris des Merveilles 1), de Pierre Pevel

les enchantements d'ambremer audible

Quelle extraordinaire lecture, où l'on découvre un univers original et fabuleux sous la plume de Pierre Pevel.
L'histoire se déroule dans un Paris des Merveilles, un Paris pittoresque et vieillot, celui de la Belle Époque, avec ses Grands Boulevards, ses immeubles haussmanniens, ses rues pavées, ses canotiers et ses corsets... mais aussi ses sirènes dans la Seine, ses saules rieurs, ses chats ailés, ses farfadets, ses gnomes, ses dragons et ses licornes...
Oui, imaginez un monde féerique, où se mêleraient magie et enquête policière, avec des personnages truculents en sémillants porte-drapeaux. Voici donc l'univers flamboyant que nous propose cette série. De quoi se frotter les mains avec jubilation. 
Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan. Ingénieur excentrique, il prête également ses lumières pour résoudre des mystères... de là à être impliqué dans un trafic d'objets enchantés, il n'y a qu'un pas qu'il va franchir avec aisance. En chemin, il croisera également sa délicieuse épouse, Isabel de Saint-Gil, une habituée des arnaques. Même si entre eux, le mariage appartient désormais au passé, une profonde tendresse demeure. D'où une association inopinée face à des sorciers maléfiques qui vont sortir du bois et présager une prolifération de sombres complots.
Verdict : c'est entraînant, étourdissant, captivant. J'ai adoré cet univers follement original, la plume enjouée de l'auteur, les personnages fantasques, l'humour guilleret et l'influence romanesque de Maurice Leblanc ou Gaston Leroux. On se croirait dans un grand feuilleton du 19ème avec une touche fantastique pour éblouir davantage le lecteur. J'ai totalement adhéré.
Je suis déjà parée pour écouter la suite proposée en exclusivité par Audible Studios : Maud Rudigoz livre une performance enchanteresse et très plaisante pour l'oreille. Le cocktail est savoureux. Un régal, vraiment.

©2015 Bragelonne (P)2018 Audible Studios

Également disponible en Collection Folio SF (n° 571)

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Parution : Mars 2017

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4 janvier 2019

La Cité du feu sacré (The Mortal Instruments 6), de Cassandra Clare

La cité du feu sacré PKJPresque dix ans après avoir découvert cette série, je plonge enfin dans le dernier tome consenti par l'auteur. Cassandra Clare m'a en effet donné l'impression d'étirer en longueur sa saga, en multipliant les volumes et les ramifications.

Il est à noter que de nombreux liens sont d'ailleurs recoupés dans ce livre, lesquels nous invitent à lire encore et toujours plus (Codex: Le guide du chasseur d'ombresLes chroniques de Magnus BaneLes origines ou Renaissance de La Cité des Ténèbres). Les pistes ne manquent pas et les aficionados n'ont pas fini de baigner dans cet univers foisonnant.

Pour ce final, l'auteur a su renouer avec l'étincelle du début : on retrouve de l'action, des rebondissements, des drames, des trahisons et de l'émotion. C'est réussi. J'avais sincèrement plaisir de reprendre ma lecture et de suivre les aventures de Jace, Clary et tous leurs compagnons.

Certes, la menace est plus grande que jamais. Sebastian a rassemblé une armée et attaque à tout bout de champ, prenant de court les Chasseurs d'Ombres. L'Enclave est aux abois, les instituts sont fermés à travers le monde, tous se replient à Alicante et convoquent leurs alliés pour consolider leurs accords. Forcément, les vestes se retournent, les sentences tombent et les sacrifices découlent.

J'ai applaudi des deux mains. Ce roman est dense, lourd de 800 pages et s'écoute sur plus de 20 heures, pourtant je n'ai nullement trouvé le temps long. C'est palpitant de bout en bout. L'auteur mêle la noirceur et la nostalgie, distille de la tendresse et de la passion dans ses chapitres. Quelques passages un peu plats interviennent à mi-parcours, mais je ne suis pas rancunière.

À vrai dire, en plus d'être comblée, je me sentais réconciliée avec la série qui nous offre un dénouement décisif. Je quitte un monde extraordinaire et fascinant avec la certitude d'y rentrer tôt ou tard (envie de recroiser Tessa, Will et Jem par exemple). Après deux volumes en demi-teinte, la série se boucle donc sur une note satisfaisante. C'était bon d'y croire encore !

©2015 PKJ. Traduit de l'anglais par Julie Lafon (P)2018 Audible Studios

La cité du feu sacré

3 janvier 2019

Bilan de l'Année 2018 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

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Le meilleur de 2018 en lectures, faites place à notre petit bilan personnel :

 

Mes indispensables :

Broadway Limited de Malika Ferdjoukh

Sauveur & Fils S.1 de Marie Aude Murail 

Calpurnia & Travis, de Jacqueline Kelly

 

Mes séries / rendez-vous incontournables :

Agatha Raisin Enquêtede MC Beaton

Trois baisers, de Katherine Pancol

Après tout, de Jojo Moyes

 

Mes révélations jeunesse :

Rien ne va plus sous les étoiles, de Jenny McLachlan

Le sourire étrange de l'homme poisson, de Tom Avery

Le célèbre catalogue Walker & Dawn, de Davide Morosinotto

La légende de Podkin le brave, de Kieran Larwood

Jake Djones : Gardien du temps, de Damian Dibben

La terrifiante histoire de Prosper Redding, d'Alexandra Bracken

Grisha, de Leigh Bardugo

 

Mais aussi...

Une fille au manteau bleu, de Monica Hesse

Mes nuits à la caravane, de Sylvie Deshors

Star Trip, d'Éric Senabre

Audrey retrouvée, de Sophie Kinsella

 

Mes précieux pansements :

Amours et autres enchantements, de Sarah A. Allen

Pas facile d'être une fille facile, d'Anna Premoli

Comment le faire craquer en 10 leçons, de Joanna Bolouri

Trop beau pour être vrai, de Kristan Higgins

Poppy Wyatt est un sacré numéro, de Sophie Kinsella

Les Dix vœux d'Alfréd, de Maude Mihami

 

Mes bonnes trouvailles :

La dernière confidence d'Hugo Mendoza, de Joaquin Camps

Une histoire des abeilles de Maja Lunde

Les enfants du fleuve, de Lisa Wingate

Tout un été sans Facebook, de Romain Puértolas

Streamliner #1. Bye-bye Lisa Dora & #2. All-in Day, de 'Fane

Chère Mrs Bird, de AJ Pearce

Vintage, de Grégoire Hervier

 

Mes indémodables :

Mort sur le Nil, d'Agatha Christie & lu par Samuel Labarthe

Claudine à l'école (de Colette) version BD par Lucie Durbiano

Les premières enquêtes de Miss Silver, de Patricia Wentworth

Les tribulations d'une cuisinière anglaise, de Margaret Powell

Ça peut pas faire de mal : La littérature jeunesse, lu par Guillaume Gallienne

 

... entre autres  et mes bilans mensuels.

 

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2019 2019 est dans la place

 

20 décembre 2018

Bilan du mois de Décembre 2018 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

Xmas blue vintae

Nos sympathiques rendez-vous du mois de Décembre ont été les suivants :

Nos vies en mille morceaux, de Hayley Long

Un jour inoubliable, de Stephanie Kate Strohm

La Théorie de l'iceberg, de Christopher Bouix

Agatha Raisin enquête : Gare aux fantômes, de MC Beaton

Sleeping Beauties, de Stephen King & Owen King

 

♪♫•*¨*• Séries TV •*¨*•♫♪

VU !  13 Reasons Why : série US (diffusion Netflix 2017) inspirée du roman de Jay Asher

13 reasons why

Autant j'ai accroché à la 1ère saison (suspense, émotion, intensité... tout était parfait, très prenant), autant j'ai détesté la saison 2 qui dénaturait tout le propos du livre. Ou quasiment. Les personnages perdent leur identité, les agissements deviennent encore plus troublants, les intentions écœurantes... et que de violence ! J'ai été soulagée d'en venir à bout. La saison 3 qui s'annonce ne m'attire pas du tout. J'arrête les frais.

13-reasons-why-season2

 

 

VU !  Under The Dome (série US diffusée entre 2013 et 2015) d'après le roman de Stephen King

Under the Dome

Pour avoir vu la saison 1 il y a quelques années, puis lu le roman (en partie), j'ai finalement tout repris à zéro pour connaître le dénouement (en 3 saisons). Bon. Avouons que la série TV s'éloigne très vite du roman de Stephen King et s'embarque vers une interprétation un peu tirée par les cheveux. Ai-je aimé ? Mouaip. Par contre, bon point pour l'ambiance. On retrouve l'univers de l'auteur, comprenant la petite ville américaine de Chester's Miller et ses personnages crapuleux. J'avais la curiosité de connaître le fin mot de l'histoire, surprise par l'orientation envisagée par les scénaristes (soupirs), je vais me replonger dans la deuxième partie du roman très bientôt. Je préfère.

 

Séries en cours : The Last Kingdom - La Casa de Papel ...

 

20 décembre 2018

Le Fabricant de poupées de Cracovie, de R. M. Romero

le fabricant de poupées de cracovie gjUn soir dans son atelier, un fabricant de poupées, ancien soldat devenu infirme, découvre l'une d'elles en train de parler. Elle se présente sous le nom de Karolina et lui raconte une histoire incroyable : elle vient d'un vaste royaume que des rats sont venus envahir en saccageant tout sur leur passage. Notre Fabricant de poupées est incrédule mais fasciné.
Cette rencontre va en effet rendre sa vie plus belle et plus douce. Comprenant que Cyryl Brzezil est un homme bon et généreux, souffrant de solitude, Karolina va s'appliquer à rendre son existence plus agréable. Ils vont ainsi rencontrer un musicien juif et sa fille Rena (qui va découvrir son secret).
Mais l'horizon annonce aussi de gros nuages sombres. L'Allemagne va envahir la Pologne et semer la terreur dans les rues de Cracovie. Bientôt, leurs amis vont être persécutés et Cyryl va refuser de se soumettre, quitte à prendre des risques insensés pour les protéger.
Outre le contexte dramatique et poignant, on assiste avant tout à un déploiement d'enchantement et de magie. L'auteur a choisi la voix du conte, jouant habilement les équilibristes, et dénonce l'horreur et l'oppression sous ses artifices irréels.
Le mélange est surprenant, mais réussi. On y croise donc des sorciers, des rats, un soldat au pourpoint argenté, un homme sans mains, une maison de poupées, une montagne de verre, une pomme d'or et bien d'autres légendes encore.
Très vite, la lecture nous envoûte dans son univers merveilleux et insolite, au-delà de son histoire bouleversante. Car oui, c'est très, très triste aussi. Mais l'invitation n'en reste pas moins
 fabuleuse et inoubliable !

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Anne Krief

Titre VO : The Dollmaker of Kraków

illustration de couverture : Maria T. Middleton

 

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19 décembre 2018

Nos vies en mille morceaux, de Hayley Long

Nos vies en mille morceauxDylan et son frère Griff ont passé leur enfance à parcourir le globe avec leurs parents. Libres et insouciants, ils incarnent la famille aimante et offrent un aperçu du bonheur de vivre ensemble. Mais peu avant le 13ème anniversaire de Griff, leurs parents ont un accident de voiture. Un drame puissance mille. Les garçons sont anéantis, privés de repères, ils se retrouvent seuls au monde. D'abord recueillis par une collègue d'école, la sublime et attachante Beyoncé (keep on dreaming), ils sont ensuite envoyés dans une petite ville du Pays de Galles, chez une cousine qu'ils n'ont jamais rencontrée de leur vie.
Commence une autre étape pour recoller les morceaux de leur existence brisée. Et là, moi j'étais effondrée avec mon roman entre les mains : ses éclats de rires et ses cascades de larmes vont et viennent en alternance. Ascenseur émotionnel droit devant. J'ai pourtant tout encaissé car cette lecture est aussi extrêmement positive. Elle vous envoie de bonnes ondes vivifiantes, elle déborde d'amour, de poésie et de musique, en même temps qu'elle évoque le chagrin insurmontable, la perte et la solitude.
L'auteur avait déjà produit ce numéro de haute voltige avec son héroïne Lottie Biggs, ou comment raconter une histoire poignante, sans verser dans le mélodrame, en rappelant qu'il faut s'accrocher et croire en la vie. Elle récidive donc avec Dylan et Griff à travers un portrait magnifique et bouleversant des deux frères dont la détresse est à couper le souffle. Et même si on a le cœur lourd et la boule au ventre, même si on tend l'oreille pour écouter leurs murmures, on sourit aussi tout du long à la lecture de cette histoire miraculeuse.
On fait ainsi provision de mots doux, on ramasse des mots piochés ci et là : “avec ou sans moi, la vie continue”, “on se sent toujours mieux après un bon thé gallois”, “parfois, malgré tout, la vie est belle”. Et on court écouter l'album des Beach Boys et leur chanson, The Nearest Faraway Place. « On aurait dit la musique qui clôt un film. Du genre doux et triste et, en même temps, plein d'espoir. » 
Ce roman est magique.

Gallimard jeunesse (2018) - Traduit par Laetitia Devaux

Titre VO : The Nearest Faraway Place

18 décembre 2018

Lion, de Saroo Brierley & lu par Julien Allouf

Lion Saroo Brierley

Au départ, cette lecture ne m'enchantait pas particulièrement, d'où mon agréable surprise de découvrir un récit d'une grande fluidité, lu impeccablement par Julien Allouf et soutenu par un rythme entraînant.

Ce roman raconte l'histoire de Saroo qui, à l'âge de cinq ans, s'est endormi dans un train pour se réveiller dans une ville inconnue, loin de sa famille. L'enfant va errer comme un malheureux dans les rues de Calcutta avant d'être confié à un orphelinat pour être adopté par un couple d'Australiens. Exilé loin de ses racines, le garçon va grandir en espérant reprendre des nouvelles des siens. Bien des années plus tard, Saroo va retracer la route du chemin de fer sur Google Earth et ainsi obtenir les indices précieux qui vont le guider jusqu'à sa famille indienne. Un vrai miracle.

Aussi stupéfiante soit-elle, cette histoire est tirée de l'expérience personnelle de l'auteur. Saroo Brierley n'a en effet rien inventé et nous raconte son incroyable épopée en toute modestie, sans jouer les héros, sans titiller la corde sensible non plus. Il relate les faits avec sobriété et émotion. Si cela avait été une simple fiction, j'aurais franchement tiré la langue. Au lieu de ça, j'avais les yeux écarquillés à l'écoute de son histoire : j'ai eu peur quand il était livré à lui-même et aux rencontres hasardeuses, j'ai usé la rétine de mes yeux à scruter son écran d'ordi pour scanner comme un forcené des kilomètres et des kilomètres d'un territoire étranger, j'ai croisé les doigts pour raviver la flamme du souvenir, j'étais bouleversée à l'heure des retrouvailles, tout en me demandant quel accueil lui serait réservé ou comment sa famille adoptive appréhenderait cette entreprise.

C'est une lecture assez courte (environ 6 heures) et pourtant les événements se bousculent. Saroo n'en demeure pas moins lucide quant à la dualité de son parcours, entre son appartenance au présent et son attachement au passé. Mais son aventure est exceptionnelle et inspire magie, espoir et merveilleux. Car Saroo est né sous une bonne étoile, promis à un destin hors du commun et nous inspire autant d'admiration que d'empathie. Très bonne découverte écoutée pour le #ClubAudible de décembre 2018 !

©2017 City Éditions. Traduit de l'anglais par Christophe Cuq (P)2018 Audible Studios

Adapté au cinéma par Garth Davis (2016) : Regarder la bande-annonce sur YouTube


Discussion FB entre les partenaires blogueurs membres du  #ClubAudible, autour de la version audio de « Lion » de Saroo Brierley, lue par Julien Allouf. 

Pour bien commencer, voici la première question : Quel est votre avis sur "Lion" ? Avez-vous apprécié l'histoire ? La performance de Julien Allouf a-t-elle su vous convaincre, vous émouvoir ?

Avis positif ! Au départ, cette lecture ne m'enchantait pas particulièrement, d'où mon agréable surprise de découvrir un récit d'une grande fluidité, lu impeccablement par Julien Allouf et soutenu par un rythme entraînant. Je n'ai pas été émue mais charmée par la simplicité avec laquelle l'histoire s'écoule.

Deuxième question : Qu'avez-vous pensé du style de l'auteur Saroo Brierley, qui narre sa propre histoire ?

Le style est simple, sans chichis. J'ai apprécié qu'il ne verse pas dans le mélo et se contente de raconter son parcours incroyable (perdre sa famille à 5 ans, déjouer les pièges, quitter son pays, être adopté, retrouver ses racines en scannant google earth comme un forcené...). Si cela avait été une fiction, j'aurais été franchement sceptique. Saroo est assez modeste également, il ne joue pas les héros, va à l'essentiel, ne s'appesantit jamais, est reconnaissant envers sa bonne étoile. Il raconte assez bien la dualité de sa vie, son appartenance au présent et son attachement au passé. Il a su me tenir en haleine car son récit est prenant.

Troisième question : Qui connaissait cette histoire avant de lire le livre ? Qui parmi vous a vu le film "Lion" sorti en 2016 ? Et que pensez-vous de l'adaptation cinématographique ?

Je ne connaissais pas du tout, pas vu le film non plus.

Quatrième question : Quel a été votre passage préféré ? et le moment qui vous a plus ému(e) ?

Je ne pense pas avoir de passage préféré ou quoi que ce soit. J'ai considéré ma lecture comme un ensemble à parcourir avec avidité. Et comme l'auteur raconte son parcours vite et bien, on suit le mouvement entre stupeur et émotion. En gros, on a peur quand il est un enfant de 5 ans seul dans les rues indiennes (erk les rencontres vicieuses à la gare), on scrute à ses côtés son écran d'ordi pour retracer son chemin, on frissonne d'excitation quand il retourne enfin auprès des siens en se demandant quel accueil lui sera réservé, on se demande aussi comment sa famille adoptive va appréhender cette entreprise. Tout est tellement providentiel, c'est incroyable ! On a le sentiment qu'il a survolé son histoire, finalement. Peut-être aurais-je aimé qu'il rencontre des difficultés ou des désillusions... *gnak gnak* Un peu de croquant sous la dent !

Cinquième question : Avez-vous le sentiment qu'il manque quelque chose dans le récit ? Ou au contraire ? Auriez-vous souhaité plus/moins de détails ?

Il manque peut-être un peu de matière à cette histoire trop-belle-pour-être-vraie : des épreuves, des échecs, des doutes, des déceptions. Un peu d'amertume. Et après tout... pourquoi pas ? Saroo est un homme extraordinaire, né sous une bonne étoile. Son destin est hors du commun. Donc, c'est merveilleux et je suis très heureuse pour lui.

Sixième question : Finalement, que retenez-vous de cette fantastique histoire ?

Elle est tellement fantastique qu'on reste les yeux écarquillés en l'écoutant (quasiment) d'une traite ! C'était une aventure exceptionnelle.

 

Toute la discussion ! 

18 décembre 2018

La vie est belle et drôle à la fois, de Clarisse Sabard

La vie est belle et drôle à la foisConviée par sa mère à passer les fêtes en famille, Léna se rend dans un petit village de Haute-Provence la mort dans l'âme. La jeune femme déteste Noël et a la désagréable surprise de trouver une maison vide à son arrivée. Son frère et sa grand-mère sont également au rendez-vous mais n'en savent pas davantage, seule Léna sent venir le traquenard à des kilomètres. Qu'importe. Elle accepte de poser ses valises et de profiter de l'instant présent... Ses retrouvailles avec son amour de jeunesse auraient pesé dans la balance ? Han-han. Le lecteur hoche béatement la tête et replonge fissa le nez dans son bouquin pour connaître la suite des réjouissances. Ceci dit, la lecture ne va pas nous en boucher un coin non plus. On se doute qu'au menu, roucoulades et sérénades romantiques seront servies avec faste. Et c'est tant mieux. Après tout, on a bien besoin de guimauve et de tendresse dans ce monde de brutes. Pourtant, ce n'était pas gagné au début. J'ai même pris sur moi pour encadrer l'héroïne trop caricaturale, ses jérémiades et son cynisme sonnaient surfaits. C'est donc pour l'ambiance festive et pour la promesse d'une histoire de famille, avec des secrets enfouis, que j'ai poursuivi mon aventure. Depuis la disparition tragique du grand-père, vingt ans plus tôt, le temps semble s'être arrêté pour Léna et ses proches. Nul n'évoque cet accident en la présence de la jeune femme, qui en a fait un blocage. Mais cela ne peut plus durer. Elle a depuis compris qu'elle doit fouiller dans ses souvenirs pour raviver la scène dont elle a été témoin durant son enfance. Et se délester du poids qui handicape ses relations amoureuses. À côté de ça, on a une mère fan d'Elvis en quête de nouvelles aventures, un frère en pleine crise conjugale, une adolescente sur la corde raide, un père cavaleur et néanmoins repenti, une grand-mère qui s'éclate sur Meetic et incollable sur The Walking Dead. Cela fait tellement cliché, j'avoue. Toutefois, l'histoire est douce, chaleureuse et bienveillante. Comme beaucoup, je pense, c'est précieux en ce moment. Bon point, donc, pour cette lecture adorable et très distrayante. Dernière ligne droite avant les fêtes : on n'hésite pas !

©2018 Leduc.s (P)2018 Audible Studios

17 décembre 2018

Les Âmes perdues, Tome 1 : Les Terres du bas, de Jeff Giles

Les âmes perdues TOME 1 Les Terres du basZoé vient de vivre une année difficile, après la disparition tragique de son père, dans un accident de spéléologie, puis par la mort brutale de ses voisins, un couple âgé sauvagement assassiné par un individu en fuite. Depuis, Zoé a le sentiment de perdre tous ceux auxquels elle tient et partage avec sa mère et son petit frère un quotidien précaire et morne.
Mais l
e jour où Jonah se perd dans la forêt, alors que Zoé était supposée l'avoir à l'œil, elle refuse la fatalité et se précipite hors de la maison pour le retrouver. Malheureusement, elle croise le chemin d'un criminel. Débarque ensuite un parfait inconnu, avec des pouvoirs magiques. Zoé est sidérée. Ce garçon prétend venir des Terres du Bas, en tant que Chasseur d'âmes. En volant à son secours, il vient non seulement de griller sa couverture mais aussi de mettre Zoé et sa famille en danger.
Voilà un roman assez complexe, car si le début se révèle fascinant, dans le genre mystérieux et émouvant (écriture lyrique, descriptions poignantes, dialogues cocasses), la suite n'a eu de cesse de me désappointer.
En vérité, je n'ai pas du tout accroché à l'histoire du grand amour, hélas le pivot de l'intrigue. Concrètement, Zoé s'attache et tombe amoureuse d'un type surgi de nulle part. Vite, trop vite. Elle balaie tout d'un revers de la main pour s'en remettre à cet ange gardien. Comment dire ? La fulgurance des sentiments, la romance inéluctable et néanmoins impossible, non merci. De plus, ce garçon a aussi de lourds bagages à traîner : i
l a oublié son passé, ne connaît pas son nom, a grandi dans les Terres du bas, l'équivalent de l'enfer, où il a été formaté pour obéir et accomplir des missions, sans libre arbitre. Qu'on ajoute du romantisme, oui... forcément, on adore. Mais à doser au plus juste car là, trop, c'est trop. C'est maladroit, parfois incongru et superficiel.
C'est un peu dommage, car j'ai vraiment 
aimé l'ambiance hivernale du roman, je me sentais bien dans le cocon douillet de la petite maison de famille, même si l'humeur n'est pas toujours au beau fixe. Il règne une osmose délicieuse, douce et bienveillante, ce qui fait un bien fou à sept jours de Noël. Le changement de décor, avec les Terres du bas, a du bon aussi car on s'aventure plus loin, on croise d'autres fantômes, on perçoit un peu de tension dramatique et on gratouille la coquille qui enveloppe la figure énigmatique du garçon qui fait tant battre le cœur de Zoé.
Reste cette sensation de roman bancal, inégal. 
En somme, oubliez le sirop, optez pour l'action. À suivre, donc.

bayard jeunesse (2018) - traduit par Emmanuelle Urien

Titre VO : The Edge of Everything

 

14 décembre 2018

Gare aux fantômes : qui vivra verra ! (Agatha Raisin enquête 14), de M. C. Beaton

Agatha Raisin enquête Gare aux fantomes

Il y a encore du remue-ménage dans la vie d'Agatha Raisin. Ayant eu vent de ses talents d'enquêtrice, son nouveau voisin, Paul Chatterton, la convie chez une vieille dame acariâtre qui prétend que son manoir est hanté. La police a fait peu de cas de son affaire et ses voisins sont tous d'avis que c'est une vieille peau détestable. Agatha et Paul sont également reçus comme des malpropres et estiment qu'ils ont tout à gagner de retirer leurs billes avant le massacre. Dommage pour Agatha qui commençait à trouver excitant de passer du temps avec son nouvel ami...
Je vous vois venir, mais rassurez-vous, point de béguin à l'horizon. L'homme est marié, même si son épouse est absente. Et Agatha Raisin est vaccinée contre les peines de cœur. D'ailleurs, j'étais juste en train de songer à Charles Fraith que... tadam... le voici le voilà dans toute sa superbe. Le tandem qu'Agatha et lui forment figure parmi les plus attachants et improbables !
Mais revenons à notre intrigue : quid des fantômes chez l'horrible Witherspoon ? Sont-ce des affabulations d'une grand-mère esseulée et désireuse d'attirer l'attention ? Roulement de tambours. Et nouveau crime en perspective. On soupire d'aise à retrouver l'énergie positive d'Agatha Raisin. Même si la tournure de l'intrigue ne surprend plus, on apprécie énormément l'humour et les paysages anglais de ce rendez-vous incontournable. Je regrette un peu le personnage de John Armitage, au profit de ce Paul Chatterton, dont le rôle demeure encore très ambivalent (on apprend à se méfier aussi). L'enquête criminelle est également plus décousue, avec moins de substance croquante, par contre elle se conclut sur une perspective hautement réjouissante. À suivre, donc, très prochainement... et plus précisément fin février 2019 !
Bravo aussi à Françoise Carrière dont l'interprétation pleine de verve donne du piquant à cette lecture : sa participation est essentielle au succès de la série. Je ne cesse de le répéter.

©2003 / 2018 M.C. Beaton / Éditions Albin Michel. Traduit par Clarisse Laurent. Titre VO : Agatha Raisin and the Haunted House

(P)2018 Audible Studios

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2023 Reading Challenge
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Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
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