22/04/07

Mais qu'est-ce qu'il a, mais qu'est-ce qu'il a ce Georges

Salvatore Adamo & Olivia Ruiz

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Respirez ! il fait soleil

Petite musique toute fraîche ... vous allez voter, pis en route pour flâner au soleil !

Au revoir Simone / fallen snow ...

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21/04/07

Encore lui !

Love today ...   * more more more *

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Pascal Morin en poche

eau_du_bainQuel plaisir de parcourir les pages d'un livre aussi captivant ! Pour une entrée dans l'arène littéraire, Pascal Morin saute à pieds joints et impose applaudissements ! "L'eau du bain" est une histoire à la fois hallucinante, grinçante et ironique. Mortelle !.. On n'en soupçonne pas l'impact au début, et ça nous surprend au détour d'une phrase... paf ! "Je m'approche, je lui dis bonjour, et je le jette à l'eau." ... Le sang nous glace, mais avant ça qui aurait pu s'en douter ? Car le narrateur vient de la ville passer ses vacances à la campagne, lieu de son enfance, où résident toujours le grand-père, le père et les deux frères, Emmanuel et Franck. Tous sont des gars de la terre, des authentiques produits du terroir, du pays que le narrateur a fui, toutes voiles devant. Pourquoi il revient cette année ? profiter du soleil, bronzer, paresser ... et se baigner dans la piscine ! Car ça y est, le grand-père a cédé : une piscine a été creusée à la place du potager ! Victoire ! Le grand-père pleure ses haricots et ses fraises, les trois frères barbotent avec bonheur !

Ce livre a le charme des histoires silencieuses, une piscine, du soleil et la mort. Celle-ci arrive subtilement et avec fracas. "Il va y avoir du malheur" répète à longueur de journée la petite, une fillette qui rôde autour du narrateur, une espèce de Manon façon Pagnol. Parmi ces présences masculines, fortes, redoutables et mystérieuses, il y a les ombres des femmes, on n'en sait rien mais on devine tout. Au centre, le narrateur et ses frères évoluent tout en noirceur, un rien capricieux ("C'est ma piscine que je veux.") et impénétrables. Bref, voici un roman qui vous donne le frisson : bonheur, plaisir, réjouissance, affolement, désarroi, trouble, crainte, etc...  (121 pages)


amants_americainsUn homme de quarante ans, au volant de sa voiture, va à la rencontre d'une femme qui fut une adolescente rêveuse, dans les années 60, et qui a eu et abandonné son enfant. On comprend que ce bébé fut Alexandre, qu'on suit dans son évolution, depuis l'enfance à l'adolescence, et aujourd'hui adulte, en perpétuelle quête de ses origines. Tel un fantasme, se dessine également le parcours de Rose, autrement dit Sourde, qui a caché, abandonné son enfant et tourné le dos à celui-ci sans ciller. Entre reproche, état d'âme et nostalgie, l'histoire d'Alexandre et Rose est celle d'enfants rêveurs et utopistes, blessés et solitaires.
"Les amants américains" est un roman plus travaillé, plus fouillé et réfléchi. L'auteur a emprunté de nouveaux sentiers, mais qui se révèlent déconcertants au démarrage. Ce n'est pas un mauvais livre, mais je suis déçue de ne pas retrouver les qualités qui m'avait séduite dans son premier roman. Un peu frustrée, en somme.  (122 pages)

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Bon vent - Pascal Morin

bon_ventC'est un stage de parapente de deux semaines, cinq néophytes s'y trouvent dont Paul, le narrateur. Ils sont tous un peu empruntés, s'inventent des vies et parlent à mi-voix du mort de la Montagne-Rouge. C'est tout récent, survenu dans un autre club, mais le spectre est bien présent. D'ailleurs, dans le village, la famille de ce mort est là, une mère et sa fille, Agathe.
En fait, Paul est comme ses compagnons, un tricheur. Il prétend être journaliste mais on devine qu'il est fragile et déboussolé. Une liaison amoureuse a mal fini, son histoire avec Suzanne le rend à fleur de peau. Elle l'obsède, le pèse et ses souvenirs d'elle l'envahissent et nuisent à sa concentration.

Parce que j'ai été estomaquée en lisant son tout 1er roman "L'eau du bain", j'ai toujours suivi avec intérêt les publications de Pascal Morin. Or je remarque de plus en plus que je demeure moins sensible et emballée par ses romans. "Bon vent" ne fait pas exception, j'ai bien aimé, mais sans plus. Le manque de compassion pour les personnages a semblé paralysé mon entrain dans cet univers qui est, avouons-le, très masculin. Au début, ça ne me gênait pas de plonger au coeur de ce désespoir vraiment flippant, de tâter la tristesse de Paul qui est un peu énigmatique. Et puis tout a fini par me lasser, à me filer une légère aversion, j'étais ennuyée par cet homme embourbé dans son chagrin qui le rend pathétique. Ce n'est pas la faute du roman qui est bien écrit, mais c'est un "feeling" qui ne passe pas, qui ne m'émeut pas. J'ai adhéré totalement à ce qui plane, bien loin des sensations du parapente, dans la perception du doute, des angoisses et puis ces fantômes qui rôdent. Je ne regrette pas, mais par contre Paul a des fantasmes qui deviennent glauques, poisseux et cela finit de nous le rendre exaspérant ! Désolée pour lui, le roman s'alourdit par sa faute !

Editions du Rouergue, 155 pages  (Août 2006)

  • A force de lire les avis élogieux sur le net, je commençais à devenir verte ... et puis ouf ! l'avis d'InColdBlog est venu rejoindre mon opinion ... Me voilà moins seule ! :)

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20/04/07

L'autre clé des champs

Y'a pas à dire, le temps des vacances c'est drôlement bien ! Surtout si le soleil est de la partie ! ... Nous, on vous le dit : la poudre d'escampette, ça existe et c'est permis ! Prenez le vélo, filez à toute berzingue, le nez en l'air et les cheveux au vent (bof, un peu rare aussi le vent ! même pas au rendez-vous pour faire décoller le cerf-volant !) et prenez quelques bons livres qui vous causent de ... ben tiens !?! de La clé des champs !

IMGP3889Miss C. a donc trouvé une autre clé des champs. C'est un titre de la collection Hortense la petite fée par Claire Gaudriot. Nous en avions déjà parlé ici et . Inutile de rappeler que ce sont des livres qui remportent un très gros succès auprès de Miss C.

Pourtant, quand on compare avec d'autres très, très beaux albums, riches en poésie et finesse, on peut être un peu déçu par les histoires bien gentilles de Hortense petite fée.

L'épisode du jour : Mimi la vache a disparu ! Aussitôt, Marius et ses amis décident d'appeler Hortense la fée détective et son compagnon Gomez à la rescousse. Vite, il faut récolter les indices et remonter la piste à travers champs ! Heureusement, de drôles d'animaux sont là pour les aider à résoudre la clé de l'énigme.

Je vous préviens tout de suite que l'énigme est vite résolue et sans grande surprise. Ce n'est pas le plus gros avantage dans cette série. L'atout indiscutable est cette fraîcheur dans les dessins, cette candeur, cette douceur et cette délicatesse. Vraiment c'est très joli à feuilleter ! Et voilà pourquoi Miss C. et moi nous sommes "fans" de cette série.

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Quelques extraits :

Hortense petite fée, La clé des champs - par Claire Gaudriot  * Hachette jeunesse *   (Août 2006)

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L'Affaire du collège indien - Sylvie Brien

  1. Mortels Noëls

affaire_du_college_indienEncore une fois j'ai beaucoup aimé parcourir cette nouvelle enquête de Vipérine Maltais, 13 ans et demi, qui part avec sa grand-tante Soeur Saint-Ignace aider un "collègue" du pensionnat de Saint-Elme, victime d'un terrible incendie. Heureusement, aucune victime à déplorer ! Mais le père Cloridan est persuadé d'un acte de sabotage prémédité et criminel, il demande discrètement à Vipérine de fouiner dans les couloirs de Saint-Elme. Sa réputation fait déjà grand bruit, cf. Mortels Noëls.
Embrouilles, mystères, mensonges... tout le monde n'y voit que du feu. Sauf Vipérine, bien sûr.
Et j'ai aimé cette ambiance de Québec, 1921 (le cadre mais aussi le langage). Les personnages ne manquent pas de répondant, mais rarement Vipérine se laisse impressionner. Elle n'a pas sa langue dans la poche, a l'esprit aiguisé et ses cellules grises s'activent bien assez vite, "tous les morceaux de notre jeu de cubes s'assemblent enfin pour former un solide échafaudage". J'ai trouvé l'intrigue particulièrement bien cerclée, encore mieux que dans le tome précédent. Et l'histoire sur les collèges indiens s'inspire de faits historiques appuyés ! Quand le rideau tombe en fin de partie, cette solution pourrait faire rougir Dame Agatha Christie, pas peu fière d'inspirer de jeunes émules ! N'attendez plus.  Dès 10 ans.

Gallimard jeunesse, coll. Hors-Piste - 150 pages.

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19/04/07

Quelques lectures pour les plus grands

Voici 3 romans destinés pour les lecteurs dès 12 ans :

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Des princesses et des hommes, Emmanuelle Delafraye. - Lucille a seize ans, elle vit seule avec sa maman qui est peintre et qui a un peu de mal à joindre les deux bouts. Le papa est un homme fort occupé, qui téléphone trois fois par an à sa fille et lui envoie des vêtements qui coûtent une fortune mais qui ne collent pas du tout au style de celle-ci. Alors un jour elle décide de lui suggérer qu'il lui adresse des tissus plus originaux car Lucille est habile de ses mains et se confectionne ses propres tenues. L'idée n'est pas au goût du père et les deux se fâchent.
C'est le début de la galère. Soudainement Lucille se sent mal dans sa peau, abandonnée donc agressive. Elle néglige ses leçons, devient arrogante avec ses professeurs, se dispute sans cesse avec sa mère et même l'acteur Johnny Tebbud parvient difficilement à lui faire oublier la réalité sordide et pénible de son existence.
Avec un titre aussi mirifique, "Des princesses et des hommes", le roman d'Emmanuelle Delafraye tient effectivement ses promesses à raconter le malaise d'une adolescente qui souffre de l'absence de son père. Se sentant mal aimée et rejetée, la jeune fille va se réfugier dans un monde imaginaire, celui des paillettes du cinéma hollywoodien. Et plus elle s'y perd, plus la remontée vers le réel lui semble insurmontable. Il lui faudra donc beaucoup de patience, pas mal de prises de tête encore, et surtout du soutien, de l'amitié et de l'amour pour qu'elle reprenne pied dans la vraie vie. Ce roman est léger, pétillant, reflète bien les effets pervers de l'adolescence désenchantée qui cherche ses repères où elle peut, et évidemment la fin est bien heureuse et hâtivement remédiée !  D
ès 14-15 ans.

Les trilingues, Emmanuel Arnaud. - Je comprends que ce livre remporte autant de succès auprès des jeunes lecteurs car le style du narrateur ne peut que leur être très proche. C'est un franc parler, un style décousu et mordant, un mélange de verlan, de franglais et de vas-y-comme-je-te-pousse. Moi je n'aime pas trop, par contre ça a le mérite d'être très drôle ! Le narrateur nous livre sans ambages son année de 6e 7 dans le collège-lycée La Bruyère à Paris dans sa classe des trilingues (le choix délibéré des parents pour contourner la carte scolaire !). Avec lui, on comprend que ses camarades japonaises sont taxées de "thons", que leur mutisme et leur politesse sont trop beaux pour être vrais, que leur culture a le goût douteux du thé vert à boire sans fin ou du tofou ("un gros bloc de gelée, genre pas de goût, à faire vomir un zombi, qui flotte comme ça à la surface des plats"...). Et c'est le père Goldour qui est à l'initiative de toutes ces réjouissances, lui le responsable de l'Association d'amitié franco-japonaise. Je vous laisse la surprise de bien autres expériences poilantes prévues à leur programme ! Le livre se terminerait même sur un voyage au Pays du Soleil Levant, cela annonce-t-il une suite prochaine ?
C'est finalement ce qu'on lui souhaite, car même si c'était plutôt mal parti, ce roman est bourré de charme, d'humour goguenard et il colle définitivement au public destiné. Par contre, le personnage du père est un peu lourd, ou bien l'auteur a résolu un problème en épinglant les adultes dans la caricature un peu trop facile. Pas grave, ce roman a des atouts en poche qui vous feront convaincre que ... Allez, optez pour l'option Japonais !  Dès 12 ans.

La main de l'aviateur, Florence Aubry. - Découvrez vite cet univers angoissant, ce silence, ces mystères qui pénètrent dans le roman de Florence Aubry ! On y rencontre une adolescente de 16 ans, Gabrielle, enfermée dans une hutte de chasseurs, blessée, affaiblie et l'esprit en miettes. Pourquoi est-elle là ? Comment tout a commencé ? En Espagne ? Chez sa mère qui l'élève seule et qui semble être déçue de sa fille à vouloir s'en débarrasser sans état d'âme ? Ou en 1945, près de la dépouille d'un aviateur ? Et cet anneau en or, Emily and Greg for ever, quel étrange pouvoir dégage-t-il ?
"La main de l'aviateur" vient enrichir le catalogue de la nouvelle collection DoAdo Noir et c'est clair que son orientation toute désignée se passe de commentaires. C'est très bien écrit, laissant la place à une intrigue bien ficelée, une enquête se déploie, infime mais suffisamment aggrippante, et ces plongées dans le passé rendent le récit encore plus dense et passionnant ! J'ai beaucoup aimé, même frissonné à quelques indices, et même si ce roman est destiné à la jeunesse, il peut intéresser un large lectorat.  Dès 15 ans.

Editions du Rouergue, collection DoADo.

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Chut ! - Jean Marie Gourio

chutUn jeune militaire en permission rencontre une jeune fille assise sur un banc dans un parc, elle est coupée du monde, le nez plongé dans son livre. Le garçon la regarde, fasciné. Il souhaite la revoir et l'aborde. Elle lui tend son livre, elle s'appelle Mathilde, elle est bibliothécaire. Et l'histoire d'amour peut commencer. On peut s'attendre à tout de la part de ces deux mondes qui s'entrechoquent et s'éblouissent. Lui n'a jamais ouvert un bouquin de sa vie, chez ses parents les 21 volumes de l'Encyclopédie universelle sont fermés sous clef et exposés sous une lumière bleue. C'est un cadeau de son père pour la mère qui lisait et qu'il fallait respecter pour ça. Or, la mère est morte, en lisant un Jim Thompson à la page vingt-sept, depuis le père a tout bouclé, il s'est éteint. Avec son fils, on préfère boire un verre au café au lieu de parler de ces livres qui leur semblent étrangers... De son côté, Mathilde est une ogresse, dans sa famille les livres se comptent par milliers.
L'amour résiste aux fausses idées, et pour les beaux yeux de sa belle n'est-on pas prêt à entrer dans une librairie pour la première fois de sa vie ? acheter un livre, construire une bibliothèque, ranger des livres en vrac, poser son attitude de lecteur dans la rue, chez le boucher, devant sa douce...
chut_poche"Chut" est donc ce livre qui parle des livres et des lecteurs qui les rencontrent. Il fait aussi bien la part belle aux passionnés qu'aux incultes, démontre l'étendue de ce territoire inconnu et qui fait peur, et pourtant c'est un monde qui ne demande qu'à être conquis, approché, aimé ! Jean-Marie Gourio nous en parle bravement et vachement bien, la gouaille de son jeune homme qui fait semblant nous touche. C'est drôle. Mais c'est aussi plus émouvant qu'on ne le pensait, car l'histoire du père ne laisse pas insensible. C'est le portrait d'un homme qui a perdu sa moitié et qui va chercher dans les livres un sauf-conduit, oui vraiment ce livre a de quoi vous offrir des pistes de lecture nombreuses, à la fois fascinantes, facétieuses et palpitantes. A découvrir.   Julliard, 177 pages (1998) / ou chez Pocket.

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18/04/07

5. Les saisons du coeur

Prenez un petit garçon (Romarin) très, très amoureux d'une petite fille de 5 ans comme lui et qui s'appelle Fleur. Ce petit garçon va écrire de belles petites lettres à sa dulcinée, au fil des quatre saisons. Et Chut ! ... En tant que parent, lire ce très bel album me semble presque impudique car je transgresse un journal intime de deux jeunes amoureux qui sont mignons à croquer !

saisons_du_coeurFleur, c'est un langage secret, toi et moi, on le connaît. - Toc je toc-toc pense toc-toc-toc à toi. - Toc tu toc-toc es toc-toc-toc mon roi.

Fleur, voici des pensées douces comme la mousse, qui pousse au pied des fleurs.

Fleur, si on était des tournesols, on danserait toute la journée, les yeux dans les yeux comme des amoureux !

Et ça continue. Que des bouts de poèmes sur chaque page, avec de jolies illustrations fort colorées, parsemée de coeurs, d'avions en papier qui s'envolent, de baisers qui papillonnent, de fleurs qui éclosent, de couronne de fruits, etc. Non ce n'est pas permis aux parents de le lire, c'est à donner à un petit garçon, à une petite reine et puis Chut !... (A nous deux, Fleur, on a presque douze ans ! ) ... J'ai trouvé ça gracieux et craquant ! Pour l'aspect pédagogique, soulignons que les quatre saisons sont déclinées, conjuguées au mode "je t'aime" ... Tu es mon printemps par tous les temps, mon été toute l'année, mon automne qui chantonne, mon hiver en pull-over ...

Les saisons du coeur, par Pénélope  * Gallimard jeunesse, coll. Giboulées *  (avril 2007)

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